jeudi, novembre 24, 2005

 

Faith & Devotion.

J'ai détesté, puis adoré, puis à nouveau détesté, puis bof et aujourd'hui miam. "Précurseur de la musique électronique, Depeche Mode est né à la fin des années 1970, en pleine vague new wave, et reste encore aujourd'hui l'un des groupes phares de la musique britannique. A l'instar d'un U2 ou des non moins célèbres the Cure de Robert Smith, la bande de Dave Gahan a su traverser les années avec un grand talent d'adaptation et de créativité. Glissant sur les modes, favorisant souvent l'émergence de nouveaux courants musicaux, ne cédant jamais à la facilité, DM prouve, à chaque album, que le temps ne joue pas contre eux. C'est dans la petite ville ouvrière de Basildon, près de Londres, que se forme l'embryon du futur Depeche Mode, autour de Vince Clarke et d'Andrew Fletcher. Leur premier groupe se nomme No Romance in China et recrute rapidement Martin Gore, camarade de lycée. Les trois compères deviennent de véritables amis. Leur passion de la musique se développe autour de ce nouvel instrument: le synthétiseur. En pleine époque punk, le public découvre aussi les premiers groupes électroniques: OMD, Kraftwerk et Human league en sont les jeunes représentants. Les trois amis font passer une audition pour un chanteur et sont subjugués par la voix de Dave Gahan, personnage charismatique et un peu loubard. Il est le quatrième de la bande qui prend désormais le nom de Depeche Mode, en référence au magazine français et au phénomène, propre aux années 70-80, de changement rapide des modes. DM tourne alors dans les boîtes et cafés londoniens, chantant les morceaux composés par Vince Clarke. Repérés dans l'un de ces pubs, ils livrent leur premier enregistrement, Photographic, sur une compilation sortie en 1980: Some Bizarre. C'est aussi au cours d'un de ces concerts que les DM font la connaissance de Daniel Miller, fondateur du label Mute Records. Dès lors, tout s'accélère pour les quatre garçons qui doivent faire le choix entre leurs emplois respectifs (banquiers ou étalagistes) et la musique. Car dès le premier 45 tours Dreaming Of Me, classé 57e dans les charts anglais, et surtout avec leur second single New Life en juin 1981 (11e), DM commence à se faire un nom dans le monde musical. Puis c'est le premier tube d'une longue série: Just Can't Get Enough, sorti en juin 1981, devient l'hymne du groupe et sera repris de nombreuses fois sous toutes les modes (ce titre fera notamment le bonheur des DJ's des années 90). Suit le premier album du groupe, Speak and spell, en octobre 1981. Mais la notoriété naissante du groupe ne convient pas à la personnalité timide et introvertie de Vince Clarke, qui, en décembre 1981, annonce son départ. La carrière de ce touche à tout de la musique ira crescendo puisqu'il fondera successivement les groupes Yazoo (avec Alison Moyet, ex-camarade de classe et dont le tube Don't Go révèle le duo dans toute l'Europe), The Assembly, puis, le non moins célèbre Erasure avec Andy Bell (Oh l'amour explose toutes les ventes en 1986). 1982 est donc déjà l'année du doute. Le groupe doit faire face à cette première défection et y parvient avec brio. Martin Gore prend définitivement les commandes créatives. A quelques exceptions près, il composera désormais l'ensemble du répertoire des DM. Et le premier opus de l'ère Gore est un grand succès: A groken frame, en septembre 1982, précédé des singles See You, The Meaning Of Love et Leave in Silence place DM au sommet des "charts". Pour palier le départ prématuré de Clarke, les Depeche Mode recrutent, par petites annonces, Alan Wilder. Il sera le quatrième DM jusqu'en 1995. Le groupe est maintenant complet. Il impose peu à peu une musique nouvelle. Les textes de Gore se font de plus en plus engagés (Everything Counts, Work Hard). Amorçant un premier virage musical, construction time again, à la mi-1983 s'annonce comme un album plus social, moins tendre. La pochette, un homme martelant la montagne à coup de masse, n'est pas sans rappeler l'imagerie soviétique révolutionnaire. D'ailleurs, les quatre de Basildon, comme on les surnomme souvent, ne cachent pas leurs convictions politiques socialistes et en font même, à cette époque, un de leurs fers de lance (jusqu'en 1986 et leur album Black celebration). Martin Gore part vivre momentanément à Berlin, dans une Allemagne pas encore réunifiée, et y puise une nouvelle source d'inspiration. Some great reward, sorti en août 1984, s'il confirme le talent de Depeche Mode, a de plus le mérite de les faire découvrir en France et aux Etats-Unis. Master And Servant et People Are People passent sur toutes les radios et marquent le début de la carrière internationale de DM. Si les titres de cet album marquent les esprits musicalement, la censure qui se déchaîne sur Blasphemous Rumours ajoute au phénomène. Pour la première fois depuis cinq ans, 1985 n'est pas marquée par la sortie d'un nouvel album mais d'une compilation, assortie d'un inédit de grande qualité: Shake The Disease. Quand certains voyaient dans cette accalmie des prémices de mort, les DM profitent de ces quelques mois pour amorcer un virage essentiel dans leur carrière. Changement de look d'abord: exit le style sado-maso, chaînes et jupes de cuir. Les Depeche Mode nouveaux dominent les hits parades dans toute l'Europe avec black celebration en 1986, dans un style résolument meilleur. Pour preuve Stripped, Question Of Lust, Question Of Time, et la tournée internationale qui suit ce nouvel album. Ils sont désormais des stars mondiales. Cette période est aussi la plus créative du groupe dont les tubes font l'objet de nombreux remixes, faisant le bonheur des collectionneurs et des DJ's. Music for the masses, en septembre 1987, confirme l'ascension des anglais. L'album est plus rock and roll comme l'atteste cette surprenante reprise de Route 66 de Robert Group (titre déjà chanté par Chuck Berry). Ce disque prouve l'étendue du répertoire de Martin Gore, grand amateur de blues, de jazz et de rock. Il permet aussi au groupe, après une tournée américaine impressionnante, d'immortaliser leurs exploits sur scène dans leur premier album live 101 (une vidéo de D.A. Pennebaker sort au même moment). C'est aussi l'époque où le groupe s'adjoint les services du célèbre photographe Anton Corbjin qui offre au public une série d'images et de clips plus artistiques et plus esthétiques. La carrière de Depeche Mode culmine logiquement début 1990 avec la sortie de Violator, que d'aucuns considèrent comme l'album le plus abouti des DM. Personal Jesus, Enjoy The Silence, World In My Eyes, Policy Of Truth, Clean sont tous de véritables tubes. Les "quatre garçons" remplissent les stades de toute l'Europe et des Amériques. Au sommet de leur art, les DM s'accordent un temps de pause, temps qui ne leur sera pas profitable. Troublés par leur succès, ils vivent leur gloire difficilement. Dave Gahan sombre dans l'alcool et la drogue, divorce, tandis que Wilder, plus que jamais, s'investit dans ses projets musicaux personnels avec Recoil. Finalement, la cohésion du groupe résiste provisoirement aux tempêtes, et Songs of faith and devotion vient rassurer les fans en mars 1993, après trois années de silence. C'est un album de grande qualité, où le gospel (Condemnation) côtoie une musique plus rock (I Feel You).Moins d'un an après, le même album sort en version live et confirme, de façon désespérée (neuf mois seulement séparent les deux disques) que DM reste malgré les déboires, l'un des groupes les plus en vue de ces quinze dernières années. Mais c'est un leurre. Le succès ne peut cacher la mésentente et la fatigue psychique. Wilder quitte le groupe en 1995, laissant DM dans une mauvaise passe. Dave Gahan, dans sa maison de Californie, tente, par deux fois, de mettre fin à ses jours: en août 1995 et en mai 1996, il est admis aux urgences pour tentative de suicide et overdose. Au plus bas, Dave, pourtant père de famille, se laisse convaincre par ses amis de suivre une cure de désintoxication. Les trois compères se lancent alors dans le travail et enregistrent Ultra dans les studios Abbey Road chers aux Beatles. Sorti en avril 1997 (les parutions se font de plus en plus espacées), l'album est un album mature. La voix de Dave est plus posée que jamais, les instruments variés et nombreux, et les titres confirment l'immuable talent du compositeur Gore: Barrel Of A Gun, It's No Good et Home en sont les titres phares. Le groupe apparemment sauvé de la séparation, entame une tournée internationale. D'Espagne à Hongkong, des radios aux télés, DM confirme sa présence, et ce malgré ses presque vingt ans d'existence et les périodes difficiles. Tout comme en 1985, et le premier creux de la vague que les Anglais avaient eu à subir, une double compilation sort en 1998 avec un inédit Only When I Lose Myself. The singles 86-98 est impressionnant de tubes et rassure le groupe et ses fans. Le public adhère à chaque nouvel album, fut-il déconcertant (Ultra ne ressemble en rien au Speak And Spell de 1981 !). Avec un rythme de croisière d'environ trois ans par album, Dream On, en avril 2001, marque le retour de Depeche Mode. Ce single précède la sortie de l'album Exiter, mélodieux et novateur, dans la lignée d'Ultra. Dave Gahan et Martin Gore se partagent l'interprétation des titres et le trio semble trouver une nouvelle harmonie en affichant une certaine sérénité. La stabilité de la quarantaine sied parfaitement aux anglais de Depeche Mode. Après presque vingt cinq ans de carrière, Depeche Mode reste l'un des groupes majeurs dans l'évolution de la musique des années 80 et 90. Passant allégrement d'un style à un autre tout en conservant une forte identité autour de son créateur Martin Gore et de son charismatique chanteur Dave Gahan, DM fait preuve d'une longévité inhabituelle dans le milieu du show-biz et d'une richesse musicale jamais démentie. « J’avais vraiment un sentiment d’incomplétude avant de commencer PLAYING THE ANGEL, notre 11e album studio », confie Dave Gahan. C’est ainsi que le groupe de pop électronique le plus subversif du monde et doyen de la death disco s’est reformé pour la première fois depuis 2001, date de sortie de son album EXCITER qui s’est vendu à deux millions d’exemplaires. Depeche Mode sent qu’il lui reste beaucoup à accomplir et à prouver. « Nous avons fait de très bons albums ensemble, mais nous cherchons toujours à nous surpasser », explique le chanteur du groupe. « Et ça, c’est un virus dont on ne se débarrasse pas si facilement ». Pourtant, le groupe n’a pas chômé entre-temps. En 2001, Depeche Mode a effectué une tournée de 85 concerts devant près de deux millions de spectateurs. En 2004, REMIXES 81/04 s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde entier avec une nouvelle version remixée et également sortie en single de l’incontournable Enjoy The Silence. En 2003, le premier album de Dave, recueil de confessions cathartiques intitulé PAPER MONSTERS, a reçu un excellent accueil. De son côté, Martin Gore a sorti COUNTERFEIT 2, deuxième volet de sa « contrefaçon » originale en hommage aux anciennes et nouvelles légendes de la musique, tandis que Fletch a lancé son propre label baptisé Toast Hawaii. Martin et Fletch se sont également produits à plusieurs reprises comme DJ. Bien qu’ils aient trouvé le succès en solo et que leur vie privée les sépare géographiquement (Londres, Californie et New York), les Depeche Mode ont ressenti la nécessité de se reformer pour leur second projet du 21e siècle. PLAYING THE ANGEL, album étonnamment frais et exubérant, marque le 25e anniversaire de Depeche Mode, groupe innovateur qui a beaucoup influencé son époque (bien que son premier single Dreaming Of Me soit sorti sous le label Mute en février 1981, Depeche Mode a commencé à travailler sa proto-électro l’année précédente). Au cours du quart de siècle suivant, le groupe a vendu plus de 50 millions de disques dans le monde entier dont 38 tubes au Royaume-Uni (dont 29 au Top 20 et une dizaine au Top 10) et pas moins de 13 albums au Top 10 (y compris les deux compilations THE SINGLES 81-85 et THE SINGLES 86-98 ainsi que LIVE 101 en 1989). Chacun de ces albums a permis à Depeche Mode de faire évoluer l’écriture de ses chansons et de figurer aux côtés de U2 comme le groupe britannique le plus acclamé de la période post-punk. Depeche Mode n’en est pas à sa première réinvention. En 1981 et 1982 déjà, le groupe se situe à l’avant-garde de la synth pop, mouvement qui fait alors fureur en Grande-Bretagne, avec SPEAK AND SPELL et A BROKEN FRAME. En 1983, il devient le pionnier de l’échantillonnage et popularise les sonorités métalliques avec CONSTRUCTION TIME AGAIN. Tout aussi noirs à l’égard des critères de la pop, SOME GREAT REWARD (1984) et BLACK CELEBRATION (1985) marient à la fois ballades religieuses et beats industriels et agressifs, hymnes dévotionnels à écouter dans l’intimité et exploration de la manipulation psychosexuelle particulièrement appréciée dans les clubs. MUSIC FOR THE MASSES porte bien son titre. C’est en effet le premier album figurant au Top 40 américain. Grâce à ce titre, Depeche Mode est le premier groupe de synth pop à remplir les stades américains et à susciter la reconnaissance d’une génération d’artistes de tendances aussi diverses que la techno de pointe de Détroit et la house de Chicago. Ces artistes citent Depeche Mode comme première source d’inspiration de la dance music électronique. Avec VIOLATOR (1990), que beaucoup considèrent comme le paroxysme de l’existentialisme numérique et de la noirceur, Depeche Mode s’affirme comme le plus grand groupe de pop alternative du monde. En 1993, il glisse vers une instrumentation conventionnelle du rock avec SONGS OF FAITH AND DEVOTION. Après avoir transcendé et survécu à toutes les époques du rock au cours de la dernière décennie, après avoir tutoyé le shoegazing, le madchester, le grunge et la britpop, Depeche Mode prouve que rien ne peut l’arrêter avec ULTRA (1997), album sombre et méditatif produit par Tim Simenon et EXCITER, opus chapoté par Mark Bell et méconnu. Même les événements troubles et très médiatisés de la fin des années 1990 n’auront pas raison du groupe : les trois artistes traversent alors une crise personnelle. Dave Gahan, en particulier, se rapprochera dangereusement du seuil de ce qu’un être humain peut physiquement et émotionnellement endurer. Pourtant, la muse de ce groupe ne montre aucun signe d’usure narcotique. PLAYING THE ANGEL donne l’impression que Depeche Mode est un groupe fraîchement formé et rien ne trahit ses vingt-cinq ans d’aventure commune. Avec ses vibrations cybernétiques et son refrain triomphant, Precious, premier single de l’album, exprime la quintessence même de Depeche Mode. Ponctué de brefs staccati explosifs et d’effets sonores comme la plupart des morceaux de cet album, The Sinner In Me dose à merveille organique et synthétique. La voix de Dave est plus puissante que jamais dans Suffer Well comme dans l’ensemble de PLAYING THE ANGEL. Macrovision chanté par Martin nous présente une pop hi-tech irradiante et accrocheuse. L’incroyable John The Revelator constitue l’un des tubes potentiels de l’album. Enregistré en mineur, le menaçant I Want It All est l’un des titres les plus lents et évoque un trip hop en provenance de l’enfer. A Pain That I'm Used To inaugure ce qui aurait pu être la deuxième face de l’ancêtre du CD dans un style à la fois subtil et fougueux, entrecoupé de véhéments solos de guitare. Fletch nous rappelle que le titre du 11e album studio de Depeche Mode est né des paroles d’un autre morceau intitulé The Darkest Star. L’enregistrement effectué à Santa Barbara, New York et Londres, à proximité des domiciles respectifs de Martin, Dave et Fletch, a débuté en janvier 2005 en Californie. En l’espace de cinq semaines, le groupe a mis cinq chansons en boîte, « un record mondial pour Depeche Mode », explique Fletch. Après avoir été le patron de Toast Hawaii pendant deux ans, Fletch confie qu’il a éprouvé quelques difficultés à remettre le pied à l’étrier : « C’était un peu comme de passer de la dictature à la démocratie, mais l’ambiance au studio a été stimulante et excitante ». C’est le producteur Ben Hillier (Doves, Blur) qui a insufflé au groupe ce goût du défi et de l’exploration. « Il faut travailler dur pour se réinventer », confie Dave. « Il faut du sang neuf, des personnes qui vous poussent et vous donnent de nouvelles idées. Nous ne regrettons pas d’avoir choisi Ben Hillier ». Avec le goût du paradoxe très caractéristique de Depeche Mode, les trois membres du groupe confessent avoir été heureux de découvrir que Ben n’était pas particulièrement fou de Depeche Mode. « Il n’était pas fan de notre musique », témoigne Dave. « Cela me motivait », ajoute Fletch. « C’était plutôt positif, car il n’avait pas d’idées préconçues sur nous ou sur ce que nous devions faire ». L’approche détendue et objective du producteur a contribué à créer une ambiance positive dans le studio. « Ben est très calme, il émane de lui une certaine aura qui nous a aidés à aller de l’avant », précise Martin. « Nous avions besoin que quelqu’un nous supervise à la manière d’un directeur, nous encadre et s’assure que nous allions dans la bonne direction ».Tous s’accordent pour dire que PLAYING THE ANGEL est bien plus rapide qu’ULTRA ou EXCITER et suscite cette fois-ci un sentiment d’urgence et de vigueur. Ben Hillier préfère les sonorités synthétiques et analogiques au numérique et ce penchant contribue à forger un son plus proche de BLACK CELEBRATION ou VIOLATOR auquel le groupe s’identifie. Autre nouveauté, PLAYING THE ANGEL est le premier album co-signé par Dave Gahan qui, encouragé par l’accueil réservé à PAPER MONSTERS et déterminé à se faire un nom, a composé trois chansons (I Want It All, Suffer Well et Nothing's Impossible). Pourtant, le chanteur confie avoir éprouvé une grande nervosité le jour où il a joué pour la première fois ses morceaux devant Martin. « Si j’avais le trac ? J’étais terrifié. C’était même un moment assez pénible. Mais je crois qu’il avait aussi une certaine appréhension ». Avec le franc-parler qui le caractérise, Dave explique que I Want It All est autobiographique : « J’ai tout, mais je ne le vois pas ou je n’arrive pas à en profiter. En fait, je fais tout pour détruire ce que j’ai. J’ai naturellement tendance à voir le côté négatif de la vie, même si elle est positive grâce à mon adorable femme ou à mes enfants chéris. Je suis attiré par ce qui est mauvais pour moi. Je ne parle par forcément de drogue ou d’alcool, mais lorsque j’aime quelque chose, je le détruis et je me retrouve les mains vides, comme si je rejetais cette chose parce que je ne pense pas la mériter. Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je sais beaucoup plus apprécier ce que j’ai, même si je n’ai pas grand-chose ». C’est Martin qui signe les neuf autres morceaux de l’album. Comme d’habitude, il décrit la face sombre de la condition humaine avec beaucoup de stoïcisme. Les titres et les paroles parlent d’eux-mêmes avec leurs allusions bibliques à peine dissimulées à la souffrance et au péché, à la colère et à la douleur. Il précise même en plaisantant qu’au dos de la pochette, généralement conçue avec beaucoup d’inspiration par Anton Corbijn, pourrait figurer le sous-titre « douleur et souffrance en différents tempos ». « Dave dit que j’ai fait 25 ans de carrière sur le même thème. Mais je ne suis pas d’accord, car ce sont deux sujets distincts ! » Lorsqu’on l’interroge sur la thématique générale de l’album, Martin répond en souriant : « Tout ce qui attire les gens détraqués ». Plus sérieusement, il confie qu’il est en pleine procédure de divorce et que le premier single a été écrit pour ses enfants, même si The Sinner In Me (I've never been a saint/Not renowned for my restraint, « Je n’ai jamais été un saint/ Je ne brille pas par ma sobriété ») peut très bien s’appliquer à tous les membres du groupe. Malgré tout, on ne peut reprocher aux Depeche Mode de cultiver cet aspect sombre. « Je ne considère jamais notre musique comme trop noire. Il y a toujours une note d’espoir. Et j’espère qu’elle perce dans notre musique », ajoute Dave. « Nous prenons notre travail très au sérieux et c’est parfois très intense, très lourd et très noir. Mais il y a de bons moment et on s’engueule parfois ». PLAYING THE ANGEL laisse transparaître un certain optimisme, un renouveau et la satisfaction d’avoir réussi. C’est ce que trahit également le plaisir manifeste qu’éprouvent Dave, Martin et Fletch à se retrouver à l’aube de la sortie d’un album brillant et d’une tournée colossale. Cette dernière affiche déjà complet et confirme le succès phénoménal du groupe dans le monde entier. « Je me dis à chaque fois que nous faisons toujours de bons albums et que nous jouons encore bien. Nous avons beaucoup de chance », s’enorgueillit Fletch. Dave s’estime privilégié d’en être arrivé là où il est aujourd’hui. Il rit : « Nous avons accompli et survécu à tant de choses en 25 ans... De tous les groupes, j’aurais parié que Depeche Mode serait le premier à disparaître ! On nous place, plus que n’importe lequel des groupes qui ont percé en même temps que nous, aux côtés de U2 et de R.E.M. Pourtant, nous détonnons et nous détonneront toujours. J’ai appris à accepter l’idée que Depeche Mode était unique. Nous devons cependant continuer à innover et le véritable défi est dans le travail. Il ne s’agit pas de conquête. Nous devons être prêts à nous battre, car il y a toujours des groupes plus déterminés que nous. Après avoir perdu cette opiniâtreté au milieu des années 1990, je la retrouve aujourd’hui. C’est comme si on m’offrait une seconde chance. C’est encore mieux d’être Depeche Mode aujourd’hui qu’il y a 15 ans ».

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