mardi, novembre 22, 2005

 

L'ennemi dans la glace.

La Sortie du live "concert impromptu dans les jardins du Luxembourg" est l’occasion pour moi de dire à quel point je trouve que Alain Chamfort est un artiste exceptionnel dont la carrière n’a malheureusement jamais véritablement décollée. "Depuis ses débuts, il y a plus de 30 ans, Alain Chamfort a laissé entrevoir plusieurs visages plus ou moins proches de sa réelle personnalité, avant d'atteindre enfin aujourd'hui une maturité authentique et chaleureuse. Aujourd'hui, Alain Chamfort a retrouvé, ou trouvé, une simplicité élégante autant dans son travail que dans sa relation avec le public. Alain le Govic est né à Paris le 2 mars 1949. Avec sa sour aînée de trois ans, il est élevé en banlieue parisienne par un père cadre d'entreprise et une mère commerçante. La musique berce son plus jeune âge, et dès ses trois ans, il est inscrit au cours de piano et de danse. Plutôt doué, il passe, et remporte, de nombreux concours classiques. Vers 13 ans, son père lui offre un petit orgue. Mais au lieu d'intégrer le Conservatoire national, il préfère s'orienter vers le rhythm'n'blues, le jazz,et le rock qui envahit la France dans les années 1960. Alain devient le clavier de nombreux groupes (les Dreamers, les Shakers, les Murators, les Mods). Puis, tout en continuant ses études en faculté, il accompagne quelques chanteurs à la mode comme Herbert Léonard ou Eric Charden. Mais le déclic survient en 1966 lors sa rencontre avec Jacques Dutronc. Pendant deux ans, il accompagne le chanteur dans toutes ses tournées et aussi dans tous ses excès. Vie facile, alcool, femmes et délires en tous genres, tel est le quotidien du futur Alain Chamfort à cette époque. Longtemps cantonné dans l'accompagnement de chanteurs plus connus, Alain Chamfort voit sa carrière plafonner quelques années. Avec les Mods en 1966, sortent deux 45 tours. Puis lorsque Alain quitte Dutronc en 1968, il part trois mois aux Etats-Unis, avant de faire une première tentative solo signée Etienne Roda-Gil, suivie de quatre autres 45 tours sous le nom de Alain le Govic entre 1968 et 1969. Mais le succès n'arrive pas. Une nouvelle ère commence pour Alain lorsqu'il rencontre Claude François, idole yéyé dans les années 19poussée à l'extrême, Claude François est aussi un homme d'affaire avisé, patron du label Flèche sur lequel il signe Alain Chamfort (il adopte définitivement ce nom à ce moment-là) en 1971. Grâce à Claude François, Chamfort va enfin connaître le succès, mais peut-être pas sous la forme qui lui convient le mieux. Avec son ami Michel Pelay, il compose de nombreux tubes sucrés sur des textes de Jean-Michel Rivat ("Signe de vie signe d'amour"), Vline Buggy, Yves Dessca ("Dans les ruisseaux"), Claude François ("L'amour en France") ou lui-même ("Adieu mon bébé chanteur", 1974). Première partie des concerts de Claude François pendant plusieurs années, Alain Chamfort devient un chanteur "pour jeunes filles". Avec ses cheveux mi-longs et ses costumes aux couleurs vives et satinées, il développe plus ou moins volontairement une image de séducteur précieux et efféminé. Entre 72 et 75, il sort huit 45 tours et une compilation. Si l'école Claude François est parfois rude et éprouvante, elle n'en est pas moins efficace et Alain Chamfort est désormais un chanteur de renom. Il lui reste juste à trouver sa véritable voie artistique. Changement de cap en 1976 lorsqu'Alain Chamfort décide de quitter la sphère de Claude François pour enfin trouver son indépendance artistique. Après une période de flottement marquée par un album moyen mais déjà différent, "Mariage à l'essai" en 1976, Alain Chamfort rencontre Serge Gainsbourg qui va l'aider à se construire un nouveau répertoire. En 1977, C'est à Los Angeles que Chamfort enregistre son premier album vraiment personnel, "Rock'n"Roses". Il signe les musiques avec ses amis Jean-Noël Chaléat et Michel Pelay, le tout sur des textes de Serge Gainsbourg. L'album est produit par les frères Porcaro, futurs créateurs du groupe Toto. La pochette est signée Jean-Baptiste Mondino, photographe avec lequel Alain Chamfort va se recréer une nouvelle image, plus raffinée. Sur l'album suivant, "Poses", en 1979, Serge Gainsbourg signe à nouveau trois textes dont le fameux "Manureva", hommage au navigateur solitaire Alain Colas disparu en mer l'année précédente. Ce titre inscrit Alain Chamfort aux premières places des ventes et des classements de disques. Un million d'exemplaires est écoulé. Ce virage est le point de départ d'une longue série de tubes qui vont marquer les années 1980. Alain Chamfort trouve enfin sa place dans la chanson française. Un vrai style se dessine, largement reconnu et apprécié du public et de la critique. Son album de 1981, "Amour année zéro", est encore marqué du sceau Gainsbourg. Les titres "Bambou", "Chaseur d'ivoire" ou "Malaise en Malaisie" sont des succès, bercés par les claviers du béninois Wally Badarou. "Malaise en Malaisie" sera même repris par les Américains de Manhattan Transfert en 1983. Citons aussi le magnifique titre "Geant" signé Chaléat/Pelay/Chamfort. Cependant, contrairement au raz-de-marée "Manureva", les chiffres des ventes sont faibles (50.000 exemplaires). La pochette de son album, "Secrets glacés" en 1983, est signée d'un des plus grands photographes japonais, Hideki Fujii. Elle est le parfait écho de l'image de Chamfort à ce moment-là : un peu froide, mystérieuse, légèrement ambiguë mais sophistiquée et élégante. Les textes signés Philippe Bourgoin apportent une touche d'exotisme au répertoire du chanteur. La sortie de ce 33 tours donne lieu à une série de concerts en 84 au Casino de Paris. La scène avait laissé une mauvaise impression à Alain Chamfort depuis l'époque où il n'était qu'une première partie faire-valoir de Claude François. En 1986, Alain Chamfort produit "Les brunes comptent pas pour des brunes" pour sa compagne, la chanteuse Lio. Ce titre sera un des tubes de la chanteuse. La même année, il sort son album "Tendres fièvres", sans doute le plus sensuel. Chamfort s'est pour l'occasion entouré d'une équipe solide : Jacques Duvall pour les textes (aussi auteur de "Les brunes." de Lio), Marc Moulin à la réalisation (et compositeur de "Les brunes." de Lio.) et à nouveau Wally Badarou pour les arrangements. Avec en particulier le titre "Traces de toi", Chamfort offre ici un de ses plus beaux albums, celui de la confirmation. A confirmation discographique, confirmation scénique. La tournée que Chamfort entame en 1987 lui permet de s'épanouir enfin sur scène. L'album live "Double vie" en témoigne l'année suivante. De plus, il développe ses activités professionnelles de producteur et de compositeur avec le duo A Cause des Garçons en 1987. D'album en album, l'image d'Alain Chamfort se précise et s'affine. Celui qui s'est toujours un peu camouflé derrière une fausse froideur, sans doute par timidité, trouve avec les années 1990 une vraie sobriété artistique qui met plus que jamais en valeur ses qualités d'auteur-compositeur. C'est entre New York, Bruxelles et Londres que Chamfort met au point l'album "Troubles" en 1990. Toujours écrit avec Marc Moulin et Jacques Duvall, cet album déroute. Le titre "Souris puisque c'est grave" donne un petit air dance-music à l'ensemble et cache peut-être d'autres titres plus intéressants ("Ce ne sera pas moi"). En avril 1993, à l'Opéra Comique, Chamfort inaugure une nouvelle formule scénique sobre et élégante loin des mises en scène des ses anciens spectacles. Avec le pianiste anglais Steve Nieve (musicien d'Elvis Costello), ils montent un concert à deux voix : piano et chant. Par ce biais, Alain Chamfort se rapproche du public qui redécouvre le répertoire du chanteur. En octobre, sort l'album "Neuf" qui est bien plus que le neuvième album d'Alain Chamfort. Le chanteur s'installe vraiment dans un répertoire de plus en plus paisible et intime à l'image du clip de "L'ennemi dans la glace" (signé JB Mondino), superbe réalisation où l'on voit Chamfort changer de visage, mutation qui n'est pas sans rappeler les différentes évolutions physiques et artistiques de sa carrière. Sorte d'album "pierre-blanche" dans lequel Alain Chamfort se dévoile un peu plus que d'habitude, "Neuf" consacre aussi la collaboration Chamfort-Duvall-Moulin. Comme en avril à l'Opéra Comique, Alain Chamfort retrouve son public dans un autre très beau théâtre parisien, les Bouffes du Nord, dès le 23 novembre 1993. Ce n'est qu'en 1997 que réapparaît Alain Chamfort pour l'album "Personne n'est parfait" que, pourtant, beaucoup considèrent comme son meilleur. L'élégance est définitivement indissociable de son travail, alliée à un certain humour nonchalant et charmeur. Et avec le temps, la voix gagne en profondeur comme en témoignent les deux premiers singles, "Qu'est-ce que t'as fait d'mes idées noires?" et "Tombouctou". Plutôt rare dans l'actualité musicale, on le voit en 2000 au festival de Montreux pour un hommage à Serge Gainsbourg. Cette même année, il sort une compilation nommée modestement "Ce n'est que moi", avec un inédit "Ça ne fait rien". Puis l'année suivante, son répertoire est revisité par Bertrand Burgalat au cours d'un concert exceptionnel à Bruxelles, en septembre 2001. Les deux artistes partagent la scène pour l'occasion, expérience qu'ils renouvellent en février 2002 à la Cité de la Musique à Paris. Les ventes de l'album "Personne n'est parfait" n'ayant pas été mirobolantes, le contrat qui lie Chamfort à Sony prend fin avec la compilation "Ce n'est que moi" en 2000. Suit alors une période de flottement pendant laquelle le chanteur continue plus ou moins ses activités artistiques sans pour autant chercher à se "vendre" coûte que coûte. Alain Chamfort est même déclaré prématurément has been par certains. La rumeur publique l'aurait mis au rayon des souvenirs s'il ne sortait en septembre 2003, un nouvel album "Le Plaisir" chez Delabel. La réalisation en revient à Marc Di Domenico qui fit les beaux jours de "Un jardin d'hiver" de Salvador. Quelques musiciens comme Albin de la Simone (claviers), Régis Ceccarelli (batterie) ou encore le guitariste Sébastien Martel viennent apporter leur contribution. A noter aussi la participation de la chanteuse américaine April March ("les Spécialistes"). Hormis le parolier Jacques Duvall qui signe quasiment tous les textes, Alain Chamfort chante aussi les mots de l'écrivain Michel Houellebecq. Il en ressort un disque pop selon la définition anglo-saxonne, souvent léger et drôle ("Fuyons") mais aussi truffé de titres au tempo lent qui mettent en valeur le côté mélancolique de Chamfort ("l'Hôtel des insomnies"). Le premier simple se nomme fort à propos "le Grand retour". "Grand retour" aussi sur scène. Après une première étape au Bataclan le 30 novembre 2003, il enchaîne une tournée française qui devrait s'achever en 2005. De rencontres essentielles en mutations artistiques, Alain Chamfort a derrière lui une carrière pour le moins évolutive et riche en rebondissements. Aujourd'hui, forte de toutes ces expériences, son inspiration est une des plus attachantes du paysage musical français. Paris, le 18 février 2002 - Après trois dates consacrées à Yann Tiersen, c'est à Bertrand Burgalat que la programmation Couleurs Printemps de la Cité de la Musique (co-création avec le Printemps de Bourges) confie ces 19 et 20 février sa carte blanche. L'occasion pour ce producteur-chanteur de faire un mariage musical des plus curieux. Des invités certes mais surtout un : Alain Chamfort ! Quand l'underground rencontre la chanson. A vrai dire, ce n'est pas tout-à-fait la première fois que ces deux gaillards-là chantent de concert. L'expérience avait déjà été menée brillamment l'automne dernier aux Nuits Botanique, festival de Bruxelles. C'était alors le responsable des festivités qui leur avait fait la proposition. L'idée pouvait paraître incongrue au premier abord : le fondateur du label Tricatel d'un côté, amoureux de pop et des sons électriques, électroniques, des groupes et artistes atypiques, avec le dandy de la chanson, élégant et raffiné, à l'image romantique et légère. Pourtant en y pensant bien cela n'était pas si incohérent. "On a bizarrement trouvé chacun notre place, raconte Alain Chamfort. "C'est vrai qu'il y a quelque chose qui s'est passé d'une manière assez naturelle, alors que nous-mêmes n'y avions jamais pensé ! Finalement cela nous paraissait presque logique une fois que l'on y était !" Bertrand Burgalat y avait pourtant déjà songé. D'une autre manière : "C'est marrant parce que Chamfort a toujours été un des chanteurs que je respectais le plus. Il fut un temps où je m'étais même mis sur les rangs pour travailler avec lui. Mais je pense que l'information ne lui était jamais parvenue. Alors forcément, cette idée m'a fait très plaisir, c'est le genre de chose que je n'aurais même pas osé proposer. Même si j'ai un peu la cote actuellement, je suis quand même quelqu'un d'un petit peu en marge. Il aurait été méfiant et j'aurais trouvé cela tout à fait normal ! Comme la plupart des gens, il n'avait qu'une vague idée de qui j'étais. Mais je ne l'ai jamais vu avoir peur. Je suis sûr que c'est quelqu'un de très angoissé mais il ne communique pas du tout ses appréhensions. C'est agréable parce que nous, le groupe et moi, on travaille quand même sans filet, rapidement et sans se poser trop de questions. Je trouve qu'il est vraiment bien rentré là-dedans. " Chamfort n'a pas eu de mal à adhérer en effet. Il était d'autant plus à l'aise qu'il s'agissait de reprendre essentiellement ses propres chansons. Et à la grande surprise de tous, c'est encore ce qui se passera cette fois-ci. Etrange Burgalat qui propose sa carte blanche avec le répertoire d'un autre ! Il y aura bien quelques-uns de ses titres, mais peu à côté de ceux de son invité principal. "C'est un peu déroutant quand on se retrouve avec autant de liberté. Je n'en ai pas toujours eu l'habitude et cela me donne un peu le vertige. Les musiciens me demandent aussi pourquoi on ne fait pas plus de nos morceaux ? Mais bizarrement, je n'y avais même pas pensé. Je ne me suis pas demandé combien de morceaux de chacun on allait faire. J'avais pris tellement de plaisir à Bruxelles que je voulais juste recommencer. Alain est tout-à-fait conforme à l'image que je pouvais en avoir, quelqu'un de très gentil. Mais tout n'est pas simple quand on veut partager une affiche. On pense par exemple qu'une partie du public est toujours déçue. Les gens venus me voir sont obligés d'accrocher aux chansons de Chamfort et ceux qui sont venus entendre Alain s'ennuient sur nos morceaux. A Bruxelles, je ne me sentais pas très bien, je me disais que le public était surtout venu voir Chamfort et que j'allais les barber avec mes trucs à moi." Une peur visiblement non partagée par Alain Chamfort. Lui est plus serein, avoue ne jamais avoir pensé à cela : "Peut-être suis-je trop confiant mais je ne me pose pas ce genre de questions. Je crois que si les gens détestaient l'un ou l'autre, ils ne viendraient pas. A mon avis, ils acceptent d'emblée le partage. Ils connaissent la formule en arrivant." La formule est approximativement la suivante : Chamfort pour l'essentiel, accompagné de Burgalat et de son groupe A.S. Dragon, quelques titres de l'album The Sssound of Mmmusic dudit Bertrand, dont deux interprétées par Alain (L'Observatoire et Ma Rencontre), et enfin, d'autres invités. Il faut préciser qu'à quelques jours des deux concerts, les répétitions n'ont pas commencé. A en croire Burgalat, les trois derniers jours suffisent : "Je ne sais pas trop ce que l'on va faire en fait, mais trois jours, c'est assez confortable me semble-t'il. Comme le groupe et moi avons déjà appris les chansons à Bruxelles, on les a encore dans les pattes. On doit un peu se mémoriser les choses mais cela permet aussi de ne pas donner tout-à-fait les mêmes morceaux tous les soirs. Les arrangements ne sont pas franchement figés !" Et du côté d'Alain Chamfort, c'est à peu près le même discours : "La musique, c'est comme le vélo, on a des automatismes ! Trois jours de répétitions, cela suffit à tout mettre en place. Mais il faut dire que c'est aussi dans un état d'esprit un peu particulier ! L'intérêt est de jouer plus sur la spontanéité !" Même la liste des autres invités ne semble pas être totalement arrêtée. Bertrand Burgalat s'en occupe, il s'agit tout de même de sa carte blanche, il s'est donc réservé la tâche : "Il y aura Héléna, Etienne Charry (ex Oui-Oui), Count Indigo, d'autres encore. Mais c'est là où je me pose quelques questions parce que si on passe de choses très électriques à des chansons comme Traces de toi de Chamfort, ce n'est pas la même atmosphère. J'essaie donc de voir comment placer les invités. Ce n'est pas facile. L'idéal serait de monter cela comme un grand échiquier où chacun joue quelques morceaux avant que l'on revienne à l'invité principal. Ce n'est pas facile de faire cohabiter plusieurs genres si différents. En plus, c'est une salle assise et cela me panique toujours un peu. On a plus l'habitude de jouer dans des petits clubs un peu surchauffés. Je n'ai pas le savoir-faire, si je sens que la salle est un peu réservée. C'est souvent au moment du rappel que j'arrive à me débloquer ! Pour résumer, je suis ravi et en même temps, j'ai une certaine appréhension. Le dosage de tout cet ensemble est assez casse-gueule." On comprend que la présence d'Alain Chamfort rassure le grand manitou de la soirée. Il a l'habitude des salles assises, il entre dans le jeu sans problème, il a tout compris. Et on peut également supposer que Chamfort attire plus facilement les médias. Mais qu'en pense l'intéressé ? Que lui apporte Burgalat ? "Il m'amène l'attention des gens qui sont touchés par son travail, qui le suivent. Comme Claude François au début de ma carrière qui, quand il m'a permis de chanter, m'a apporté son public avec une oreille bienveillante qu'il n'aurait peut-être pas eu si lui n'avait pas été derrière. Bertrand draîne tout un univers que je ne connaissais pas. Et cela fonctionne. Mes chansons sont revisitées mais pas dans quelque chose qui ne leur appartiendrait plus. Je n'ai pas tellement de mal à entrer dans leur univers non plus. Je pense que tout cela n'aurait pas été possible si nos mondes avaient été si éloignés que cela." Aussi étrange que cela paraisse, ces deux-là semblent donc s'être bien trouvés. Rajoutez à cela une humilité rare de part et d'autre et vous aurez la totalité de leur points communs. Reste qu'Alain Chamfort semble un peu perdu dans la programmation : "Héléna, je la connais bien sûr, mais je ne sais même pas qui va venir d'autre. Vous le savez, vous ? Etienne Charry ? Je ne le connais pas. Un autre groupe également ? Mais il n'y aura pas la place !"Reste aussi la dernière appréhension de Bertrand Burgalat : "Deux soirs de suite, ouais, ouais, ouais ! Ça, je n'ai jamais fait ! Je ne sais pas comment on parle entre les morceaux et tout ça !" Pourtant il le fait dans ses propres concerts, non ? "Peut-être mais je ne reviens pas deux fois sur le lieu du crime ! Je plie bagages !"

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