mercredi, novembre 16, 2005

 

Tsui Hark.

J’ai découvert Tsui Hark avec la trilogie du chaos (édité chez HK) puis pris une grosse claque avec the Blade. « Tsui Hark est un des réalisateurs les plus connus de Hong-Kong. Il est né au Vietnam en 1951 et a émigré à Hong-Kong en 1967. En 1991, il entame la fameuse saga de "Il était une fois en Chine" avec Jet li et relance le cinéma d'arts martiaux. Il mettra fin à ce genre de film avec "The Blade", en 1995 qui restera une légende dans le style Wu xia pian. Ce sera malheureusement un échec. On remarque surtout que Tsui est un des derniers cinéastes Hong-Kongais à être profondémment attaché à ses racines et à l'histoire du cinéma local. "Alors que John Woo a américanisé ses films, Tsui hark a toujours tenté de moderniser les vieux concepts, sans jamais les abandonner" En 1994, il réalise "The Lovers", qui est considéré par beaucoup comme son plus beau film, c'est un drame émouvant qui aura la réputation d'être sans doute l'un de ses meilleurs films. On retrouvera TSUI HARK avec des réalisations aux USA avec Double Team et Piège à Hong-Kong, mais comme d'habitude, le réalisateur ne s'entendera pas avec les américains (voir Takeshi Kitano). TSUI HARK continue aujourd'hui son cinéma avec sa dernière oeuvre, SEVEN SWORDS : A l'aube des années 1660, la Mandchourie annexe la Chine pour y installer la dynastie Ching. A la suite des multiples insurrections contre le gouvernement, ce dernier interdit l'étude et l'exercice des arts martiaux afin de maintenir l'ordre et la discipline dans le pays. Fire-wind, chef militaire de la dynastie antérieure, se dit qu'en aidant le gouvernement à faire appliquer la nouvelle loi il parviendra à s'enrichir rapidement. Il a projeté de s'attaquer à la dernière ville frontière, petite bourgade du nom de Martial Village, dont les habitants sont réputés rebelles et courageux. Fu Qingzhu tente de mettre un terme à cette boucherie et décide de sauver Martial Village. Il convainc deux habitants de l'accompagner jusqu'au Mont Heaven pour solliciter l'appui de Maître Shadow-Glow. Ce dernier leur vient en aide et ordonne à quatre de ses meilleurs disciples de parti." THE BLADE : 1995 - Genre : Wu Xia Pian - Au moyen Age, en Chine, en apprenant les circonstances tragiques de la mort de son père, un jeune forgeron décide de se venger. Mais au cours d'un combat, il perd son bras droit. Engagé dans un restaurant comme serveur, il se retrouve face à face avec un homme aux tatouages ... Le jeune forgeron va alors s'isoler et développer à la suite de la découverte d'un livre d'arts martiaux, toutes les plus grandes techniques de sabres. Ce film est parmis les plus grands du style Wu Xia Pian, un chef d'oeuvre du réalisateur TSUI HARK. En dehors du scénario plutôt bien ficelé, la manière de filmer les scènes d'actions est hallucinante, les combats sont d'une chorégraphie impresionnante, bref c'est de la perfection. L'acteur Chiu Man-Cheuk, le fameux Wuang Fei Hung dans Il était une fois en Chine est étonnant de réalisme. Accompagné par le très grand Hung Yan Yan ou Xiong Xin-Xin, le fameux Pied Bot de la série de TSUI HARK. A ne pas manquer. L'enfer des armes : 1980 - Genre : Drame - "L'enfer des armes", surnommé à sa sortie l'orange mécanique asiatique, a été censuré par la critique. Ce film est en effet choquant et la violence froide dont il fait preuve est parfois surprenante surtout qu'à la même période, des attentats avaient été commis dans des cinémas de Hong Kong. Avec ce film contextuel lié à une époque agressive à Hong Kong, Tsui Hark réalise ici un film sujet à polémiques juste après The Butterfly Murders (un film dans l'esprit plus marqué de ces années comme Zu les guerriers de la montagne magique). L'expression " Le pavé dans la marre " trouve ici tout son sens. Le film est totalement décalé, violent à une époque où les studios sortent encore des films d'arts martiaux au kilomètre. La raison d'une telle réalisation peut être interprêtée de différentes manières: certains y voient l'énervement de Tsui Hark face à la colonisation anglaise de Hong Kong, d'autres penchent plutôt pour le récit ci-dessus. On pourrait trouver un certain nombre de raisons, le fait est que " L'enfer des armes " est le premier chef d'œuvre du réalisateur à qui l'on doit un très grand nombre de films à succès comme la saga des "Once upon a time in china ", Time and Tide ou encore Histoire de Fantômes chinois. Témoin d'un accident mortel causé par trois jeunes étudiants en voiture, une jeune Hong Kongaise décide de faire chanter ces jeunes gens en leur demandant de participer avec elle à sa propre rébellion contre le système. L'histoire évolue dans un contexte d'introduction plutôt bon enfant jusqu'à ce que le scénario s'emballe pour finalement mettre à l'écran un vrai drame. Par peur de se faire dénoncer à la police, les étudiants vont entrer dans le jeu de l'adolescente sans jamais pouvoir faire marche arrière. Le mal est fait, la machine de l'insouciance est en marche et aucune alternative de retour n'est envisageable. Assumer est la seule possibilité. Mais, est-ce possible lorsque l'on est un adolescent confronté à des trafiquants d'armes ? L'anarchisme, les gangs et la violence sont alors le quotidien de ces jeunes qui ne maitrisent absolumentplus le déroulement de leur vie. Le cinéaste montre du doigt la délinquance de la jeunesse hongkaise en mettant en scène 3 jeunes étudiants et une jeune fille sans avenir. Dès le départ Tsui Hark inverse les rôles et donne les clés de la folie à cette jeune adolescente qui tient dans sa main la vie de ses trois pantins pour assouvir ses volontés décadentes. A cause d'un accident causé par manque d'attention, un témoin va alors créer un engrenage terrible qui va entraîner ces trois jeunes dans un monde beaucoup trop violent pour eux. Pour en revenir au film, l'ambiance est très saccadée, de violence en violence, les trois adolescents côtoient la folie et avancent dans ce film sans aucun garde-fou, jusqu'à la limite de la vie; ils suivent jusqu'à l'extrême les intentions malsaines et égoistes de cette jeune débutante en terrorisme. Tsui Hark a bien fait les choses. Dans ce film, chaque pas est un pas de trop pour ces 4 jeunes embarqués dans une histoire dramatique qui les dépasse. On ne vous racontera certainement pas le dénouement de cette aventure qui gagne à être regardée. Tsui Hark signe ici un film dont on se souviendra et pour notre plus grand plaisir, réédité en DVD chez HK vidéo. Il était une fois en Chine : 1991 - Genre : Kung Fu Wu Shu -1875, la Chine est en plein processus de modernisation. Le pays s'ouvre aux inventions, aux coutumes occidentales. Les machines à vapeur et le commerce font leur apparition mais aussi les armes à feu. Pour Wong Fei Hung, maître en arts martiaux et en médecine chinoise, ces transformations présentent un réel danger. Wong Fei-Hung va essayer de maintenir ce qui reste de paix.La fameuse série de Wong Fei Hung, l'histoire de ce médecin légendaire, grand maître des arts martiaux interprété par le très doué Jet Li. L'ensemble de l'oeuvre est étonnante."

Comments:
putain tu me crames encore tous mes futurs ex post!!! 'foiré!!
 
Non, vas y au contraire... moi je ne fais que survoler le sujet...tu as le sens du détail..
 
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