mardi, mars 04, 2008

 

Cowardcountry dixieland.

Dans la plupart des séries télévisées y a toujours un Lindermann (généralement le méchant) le paf n'échappant pas à la rêgle et les auteurs trés inspirés qui en font des caisses en rajoutant des négociations avec une grosse boite américaine avec un nom qui ne laisse aucune place au doute, un truc genre la go West company par exemple. Hier Soir sur la chaîne d’état il y avait un biopic sur Françis Bouygues, enfin l'histoire d'un patron super gentil qui se bat pour la sauvegarde d'une petite crèche autogérée en voie d’expulsion (sans doute par une mairie socialiste). Heureusement que Super patron est là pour défendre la veuve et les orphelins. Une intrigue lundi soir pose-ton-cerveau pour ne pas dire cousue de fil blanc avec plein de répliques cultes et de proverbes du bâtiment "Tu sais fiston, le plus dur n’est pas de construire des choses, le plus difficile c’est qu’elles restent debout" dira saint patron à son fils alter mondialiste (oui un malheur n’arrivant jamais seul, il est marié à une jeune afro de deux fois sa taille, vous imaginez la douleur chez cet homme d’équilibre, y a tout un tas de Marie Chantal qui ont du en perdre leurs coques). Celle ci est pas mal non plus : "Décidement l’entrepreneur n’est vraiment pas aidé dans ce pays" ou alors "le monde est petit, injuste et méprisant" Au final il en résulte un téléfilm aux idées pas très saines : sa gamine blonde comme les blés refuse de respirer tant qu’elle a une nounou de couleur, le cliché des médecins qui ne servent à rien, les employés virables à merçi. Et puis finalement tout fini par s’arranger 1h30 plus tard quand ce cher Jean Luc sort son carnet de chèque, comme quoi rien ne vaut une bonne solution privée aux problèmes républicains. La seule réplique drôle de cette bouse insipide venant d’une phrase d’enfant : vous savez ce qu’il y a au Sapon ? Des Saponais. Malheureusement vous l’aurez vite compris, dans la vraie vie les patrons ne sont pas comme ça et j’ai vraiment envie d’effacer le sourire de Gaultier Sauvagnac à la ponçeuse ou faire fondre quelques Dulcolax dans son verre.

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