vendredi, février 29, 2008

 

Knock future.

Vraiment bien le débat de Taddei hier soir. "I've seen the future & it will be" disait Prince en 1989, pour ma part je dirais que faire de la "futurologie" c'est déplacer le problème, les vraies questions à se poser à l'heure actuelle sont comment transformer la peur en capacité de création, comment prévoir les comportements sociétaux et comment sortir de la société de consommation ? Le problème n'est pas de nous soucier des avancées technoloques puisque elles sont déja là mais bel et bien de se demander si nous saurons vivre et surtout mourir si dans cette société de la norme on nous impose un âge où il faudra passer l'arme à gauche (un peu comme dans l'âge de cristal). Pour l'instant nous sommes toujours dans un modèle de société de consommation mais au lieu de croissance on pourrait effectivement parler de "mécroissance" voire d'acroissance si l'on définit cette décroissance comme étant une mauvaise croissance alors il faudra trouver un terme pour son inverse : on dira l'eucroissance. Comment vont évoluer les sentiments ? Cette question me turlupine depuis un bon bout de temps, si on arrive un jour à une société de l'esprit, une sorte de technologie de contrôle (esclavagisme) retourné on développera sans doute la notion d'instinct. L'intuition va sans doute se developper. Selon Attali nous allons séparer la relation à l'autre en trois entités bien distinctes à savoir : l'amour, le sexe, la survie de l'espèce et donc la reproduction. Ceci dit, il faut reconnaître que la société de marché telle qu'elle existe à l'heure actuelle est un poison pour la relation amoureuse, nous sommes devant l'intêret du malheur de l'autre : je possède pour que l'autre ne possède pas, j'aurais donc un ascendant sur lui/donc du pouvoir quitte à me désocialiser : je vais aimer cet écran qui ne m'aimera pas, je vais chérir ce livre qui ne me donnera rien en retour (geeks & otakus) Ces gens-là ne sont déja plus capable d'aimer, nous préparons le total dérêglement des synapses. Ceci dit nous entrons petit à petit dans la phase du : j'ai intêret au bonheur de l'autre, notamment avec l'avancée technologique (seul, je suis comme un con et mon portable ne sert strictement à rien) d'où une société solidaire mais pas encore gratuite, j'y viendrais un peu plus bas. Si l'on s'attarde quelques instants sur la jeunesse actuelle, nous voyons que sommes face à une jeunesse non plus passive devant la TV comme au 20eme siècle mais bel et bien active/actrice devant le net et les NTIC d'où un changement, une mutation du comportement qui est en train d'opérer. D'ailleurs le portable est au centre de tout. Le téléphone portable change énormement nos comportements y compris nos reflexes amoureux (on trompe plus facilement grace au portable "non j'te jure suis bloqué au bureau chérie") Par ailleurs, le téléphone portable outrepasse sa fonction de haut parleur pour devenir la télécommande de notre vie. On fait tout avec un téléphone portable : surfer sur le net, prendre des photos, jeux, palm etc Bientôt cet objet central sera une télécommande SUR la vie et au lieu d'être sur internet nous serons dans internet et nous cliquerons en permanence pour ouvrir des fonctions vitales du quotidien. Moi la question que je me pose c'est comment contribuer au progrès dans la vie quotidienne ? Non pas en cherchant le vaccin contre la gastro mais bel et bien déja en arrêtant de pisser dans le lavabo. Si on se projète plus en avant on doit se poser la question : Pour nous libérer, devrons-nous refuser le progrès ? La tendance lourde à l'heure actuelle c'est le choix de la recherche de la liberté individuelle c'est à dire étendre le plus largement possible le champ libre de mon temps, d'ou une augmentation des relations amoureuses donc plus de libertinage et de moins en moins de loyauté. Le plaisir de soi pour soi. Chacun pour sa gueule et tous pour mon plaisir. Un individualisme généralisé. Sorte de juxtaposition de masturbations. Je suis viscéralement devenu un accro du net, dois-je refuser la gadgétisation de la vie ? Attali chiffre la fin du royaume du marché pour l'an 2035, date à laquelle vont arriver les hyper conflits. Cette phase selon lui se déroulera en cinq étapes : la croissance de l'empire américain, puis le marché devient plus fort que la démocratie, vers 2030 nous assistons à l'émergence du marché planétaire, puis à la disparition de la société relationnelle, fin de l'envie de vivre ensemble ; c'est la fin des états, arrivent les armées privées, le chaos, l'hyper violence pour un retour à l'hyper démocratie vers 2050 et un retour du fil social. Tout cela est cyclique. Chaque étape avait déja été écrite en 1935 mais cela n'a pas empéché la guerre. Nous verrons la guerre totale pour ériger la paix. Il aura fallu deux conflits mondiaux pour créer l'europe. Après chaque catastrophe le désir de paix, le plaisir de vivre ensemble et l'économie du don renait de ses cendres c'est particulièremement tangible à NewYork. Une vraie révolution sans en être encore à l'économie du don c'est bel et bien l'économie de la gratuité. Et en cela c'est révolutionnaire. Si je peux vous donner quelque chose et l'avoir encore c'est la fin de l'économie de marché et le début de la société solidaire de diffusion (les ONG représentatives du don de soi, la technologie sur les arts qui redeviennent ce qu'ils ont toujours été à savoir gratuits) Le temps reel, l'émotion et la fluidité monétaire vont developper ce concept jusqu'au consulting, aux assurances, à l'éducation et au banques en peer to peer et non plus sous leurs formes marchandes. L'intélligence connective enfonce les portes, le long trade se rapproche. Le drone Robocop est en vie. Il faudra vivre et apprendre à être surveillés, à surveiller nos créations, à surveiller nos machines même si cette compétition existe déja. La domination & le gouvernement mondial sont des notions déja bien présentes en 2008. Ces fenêtres vers notre société de demain me font entrevoir une certaine idée de la normalité. La norme imposée. Encore une idée de surveillance. Je dois me peser pour ne pas grossir au delà d'un certain poids imposé par la norme. Je dois surveiller mon propre écart pour être conforme à ces rêgles. L'auto-surveillance : mon poids, le sucre, le sel, les graisses, mes mots. Des illusions de liberté, nous croyons être libres alors que nous obéissons en permanence à des rêgles et à des schémas tout tracés (sur la plage même pour rester avachi je vais travailler ce putain de sable pour construire un nid et batir un paté pour mon gosse). Le futur de l'espèce humaine se jouera donc sur le non dit, sur l'intangible et non pas sur le virtuel. La sensation sur le sentiment face au seul ennemi commun contre lequel on ne peux rien : le temps.

Comments:
surtout continuez pour notre plus grand bonheur
gros bisous

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