mercredi, novembre 09, 2005

 

Takashi Miike.

Après avoir vu Audition, Visitor Q, Ichi the Killer et la trilogie Dead or Alive, je pense vraiment que Miike est sacrement perturbé, mais je suis client à mort !!!! "Héritier farouche d’un cinéma japonais subversif, MIIKE Takeshi a réussi au fil des années à imposer son regard dérangeant au-delà des frontières nippones. Retour sur le parcours de l’un des cinéastes les plus prolifiques de sa génération, révélé par les films Audition et Visitor Q. MIIKE Takashi est né le 24 août 1960 à Osaka. Enfant très actif et très tôt épris d’indépendance, MIIKE Takashi intègre dans un premier temps une école d’ingénieur, dans l’espoir d’y assouvir sa passion pour la moto. Mais son manque d’assiduité le pousse à tenter sa chance ailleurs. C’est ainsi qu’il s’inscrit, sans conviction, à l’Académie des Arts Visuels de Yokohama afin d’y étudier la mise en scène. Les premières années sont difficiles : MIIKE, dont la culture cinématographique est plutôt mince, vit de petits boulots et refuse de se soumettre à un enseignement qu’il juge trop classique. Le jeune étudiant est cependant sollicité pour travailler sur des plateaux télévisés, une étape classique dont son œuvre à venir portera parfois les stigmates. Une expérience qu’il juge en certains points plus intéressante que celle des plateaux de cinéma: l’efficacité, la rapidité des tournages sont adaptées à son propre rythme de travail. Diplômé de l'académie, le futur cinéaste assiste parallèlement plusieurs metteurs en scène à la réalisation, notamment IMAMURA Shohei sur le film Pluie Noire en 1989. Au début des années 90, MIIKE Takashi se lance dans la réalisation de Hit & Run, premier long métrage cinématographique, tout en continuant à tourner des films destinés au marché vidéo. Il noue également des liens avec des acteurs importants de la scène indépendante japonaise, tel que TSUKAMOTO Shinya (comédien et futur réalisateur de Tokyo Fist). S’appuyant sur des budgets ridicules, MIIKE refuse de délaisser les méthodes de travail héritées de ses années passées à tourner pour la télévision, préférant le 16 mm au classique 35 mm, tournant en caméra digitale ou à l’épaule pour un résultat parfois bancal. Il faut préciser que le cinéaste ne se repose guère sur des scénarios solides, préférant laisser une large place à l’imprévu, au talent des acteurs, réécrivant les scènes au fil du tournage. En quelques années les films de MIIKE Takashi parviennent à se frayer un chemin dans les réseaux festivaliers. L’épreuve des grandes projections n’est pas toujours favorable au metteur en scène, et il n’est pas rare de voir les spectateurs de ces films indociles, parfois maladroits et surtout particulièrement violents quitter la salle. Il est en outre difficile de saisir le parcours d’un cinéaste qui peut tourner jusqu’à dix films par an en naviguant d’un genre à l’autre. Il n’en faut pas plus pour que la moindre réalisation de MIIKE soit dès lors précédée d’une réputation sulfureuse. C’est d’ailleurs par ce moyen que le réalisateur se fait un nom à l’échelle mondiale avec Audition, en 1999. Présenté comme un film d’angoisse, Audition commence comme une chronique familiale douloureuse, mais prend bientôt la forme d’un huis clos éprouvant et inquiétant dont le constat n’est guère rassurant, pour finir sur une scène de torture insoutenable. Incidemment, le film présente un cinéaste enfin maître de son style et de ses effets Si le nom de MIIKE Takashi est désormais connu de l’Europe et des Etats-Unis, ses films rencontrent néanmoins toujours des problèmes de distribution, de censure ou de montage. En effet le réalisateur amplifie jusqu’à l’excès des codes certes éprouvés du cinéma japonais populaire (érotisme, masochisme, violence graphiquement outrancière), proposant un spectacle parfois inintelligible au-delà de ses propres frontières. Ainsi Dead or Alive (1999), duel entre un policier et un Yakusa inspiré du Heat de Michael MANN, ou La cité des âmes perdues connaissent-ils un destin plus heureux que le très controversé Ishii The Killer (2001). Pourtant, qu’il explore le polar, la comédie musicale, le film d’horreur ou la chronique familiale, MIIKE semble poursuivre une réflexion intarissable sur la violence, sous toutes ses formes, y compris les plus anodines, tout en rejetant toute forme de jugement moral. En 2002, avec un certain retard, Visitor Q est programmé dans de nombreux festivals européens, puis dans toute la France. Cette exploration des tabous sexuels, voire incestueux, provoque un certain retentissement qui confirme la volonté de MIIKE de repousser toujours plus loin les limites de l'acceptable. En dépit d’une réputation sulfureuse qu’il a lui-même contribué à créer, MIIKE Takashi s’affirme comme un cinéaste farouchement indépendant, exprimant moins à travers ses films le désir de choquer que celui d’éprouver sa propre liberté créatrice. " A noter la sortie en import de l'adaptation des mangas Mpd Psycho (glop), Ichi the killer (glop glop) et de Zebraman (pas glop).

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