lundi, décembre 12, 2005

 

Des photos.


 

Ferrara roche d'or.

Abel Ferrara est sûrement le cinéaste indépendant américain le plus controversé de sa génération : cocaïnomane, alcoolique, ne dormant que deux heures par nuit, tournant frénétiquement film sur film, il vit au rythme de ses personnages dérangeants... On le connaît dirigeant des films comme Bad Lieutenant (1992), au propos volontairement provocateur et choquant. Il impose un style net et un sujet subversif ; même dans Body Snatchers, pourtant, au départ, une oeuvre de commande, qu'il transforme en un magnifique pamphlet politique. Son premier film, Driller Killer est plus un exercice de style que réellement un film où il explique son propos. Ce n'est qu'en 1987 que Ferrara connaît le succès avec King of New York : un film avec Wesley Snipes et Christopher Walken où il aborde le problème de la drogue à New York. Mais Ferrara ne le traite pas de manière conventionnelle, et il évite le piège moralisateur. Il transpose l'univers de la banlieue New Yorkaise dans un univers à la mesure de la splendeur des personnages (Il utilise une grande partie de son budget pour la création de décors majestueux). Grâce à l'argent gagné avec ce film, Ferrara produit et réalise Bad Lieutenant, film dans lequel il s'interroge sur le déclin d'un officier de police (symbole de l'Amérique malade?!) magnifiquement interprêté par Harvey Keitel. Toujours dans le plus pur style subversif, Ferrara utilise les décors comme éléments narrateurs majeurs, et amplifie le dramatique de la situation sans jamais tomber dans le cliché. Harvey Keitel reprendra du service auprès de Ferrara dans Snake Eyes, où il interprète un réalisateur décadent et névrosé. A ses côtés, Madonna joue le rôle d'une actrice en proie à de nombreux vices (alcool, drogues, sexe). Ferrara nous dévoile une ambiance sombre et inquiétante dans laquelle baignent des personnages complexes et mystérieux. En 1993, la MGM lui commande Body Snatchers, un film de science-fiction apparemment banal, qu'il transforme en un magnifique pamphlet sur l'holocauste et la vie. Body Snatchers est la suite d'une longue série de films SF qui a commencée dans les années soixante, mais Ferrara nous subjugue là encore avec son style incisif et percutant. Il nous prouve une fois de plus qu'il est le réalisateur de l'imprévisible. C'est à ce jour son film le plus coûteux. En 1995 il réalise The Addiction, une merveilleuse parabole du vampirisme, et une réflexion sur la nécessité du "Mal" pour l'homme. Le film s'inspire très fortement de philosophes comme Nietzsche ou Heidegger, et l'héroïne, Lily Taylor est une étudiante en philosophie. Ferarra atteint là un niveau de réalisation et d'utilisation de la caméra qui plonge le spectateur dans une atmosphère toute aussi étrange que celle de la diégèse: la caméra se comporte comme un personnage (le spectateur), et Ferrara utilise un maximum de symboles pour connoter l'angoisse de l'héroïne (comme cette lumière qui glisse lentement vers le crucifix). Malheureusement le film est d'un abord assez difficile. Il est nécessaire de posséder quelques rudiments de la philosophie de Nietzsche, Heiddeger, Schopenhauer, avec un soupçon de connaissance de l'oeuvre de Dante, pour bien saisir la profondeur du propos. (C'est à mes yeux son plus grand film!). The Addiction est tout entier une métaphore qui remet en question la "moralité" de notre société, et son prétendu "Bien". Il est quand même regrettable que seulement quatre bobines aient été " disponibles " en France, ce qui prive un large public de ce chef d'oeuvre qui a obtenu le Grand prix du Festival de Sundance!) Sorti aux Etats-Unis depuis juillet 96, The Funeral apparaît en France. Le film parle de vengeance entre des familles de la communauté italienne à New-York. Le rôle principal est toujours tenu par Walken, aux côtés d' Anabella Sciorra, déjà présente dans The Addiction, et de Isabella Rossellini. Ferrara tourne avec Béatrice Dalle, Claudia Schiffer, Dennis Hopper et Matthew Modine. Le film est une oeuvre qui lui a été commandée et devrait s'intituler Blackout. On peut donc s'attendre après cela à un nouveau film, car Ferrara accepte de tourner des oeuvres de pure commande afin de pouvoir ensuite produire ses propres films. Zarathoustra empoudré, Ferrara opère son dépassement de la philosophie par vampires interposés.Une étude de Jacques Aumont, consacrée à Leçon de ténèbres (Body Snatchers) , de Ferrara vient tout juste d'être publiée dans la revue Cinémathèque, n° 10. (Revue semestrielle d'esthétique et d'histoire du cinéma, éditée par la Cinémathèque française, 29, rue du Colisée, 75008 Paris) Un article est paru dans les Inrockuptibles de décembre : Une journée dans la vie d'Abel Ferrara et dans son univers dérangé... Abel Ferrara ne se cantonne pas simplement au cinéma. Il a en outre réalisé deux épisodes de Miami Vices (Deux flics à Miami) et le clip de California, une chanson de Mylène Farmer. Même si l'on n'apprécie pas la musique, l'image reste déroutante et fidèle à son style. Titre Original: Bad Lieutenant, 1992, Etats-Unis, couleur, 35mm, environ 90minutes. Avec: Harvey Keitel. Nominé au festival de Cannes 1992. Beaucoup de spectateurs ont comparé la violence des films de Tarantino (Tartantino !?) à celle des films de Ferrara ! Sacrilège... A croire que certains n'ouvrent les yeux que pour regarder la violence du microcosme cathodique, cette violence dont Pradel nous parle comme d'un fléau. Cette violence commerciale par laquelle "Tartantino" est devenu le soit disant "emblème d'une génération"... Mais cette génération, dont je fais partie, ne revendique pas le "tarantinisme". Pulp Fiction est le meilleur exemple de la violence commerciale. Ferrara lui, a compris, il ne vante pas la violence par la violence; il nous parle, nous décrit la violence comme catharsis et non comme médium du vaniteux dollar de l'Uncle Sam. Comment oser comparer un seul plan de Tarantino avec les tableaux que nous projette Ferrara, un seul scénario de l'auteur de Natural Born Killer avec les poèmes que sont The Addiction ou encore le récent The Funeral. Tarantino (Tartantino ?!) se vautre dans le scabreux et la facilité, là où Ferrara nous offre un prélude malsain à la contemplation du Bien et du Mal. Tarantino ne connaît qu'une seule moconnaitrale, celle d'Hollywood : "l'argent et la gloire"... Ferrara ne moralise pas, il dépeint la décadence d'un officier de police (dont la devise est Servir et protéger), qui, lentement, va se superposer au déclin de l'Amérique malade et rongée de l'intérieur. Tarantino ne conçoit de l'Amérique que la puissance et l'égocentrisme. Ferrara nous lance à la figure une oeuvre chaotique, pamphlétaire, inspirée de Nietzsche et des auteurs décadents de la Beat Generation comme Burroughs ou Ginsberg, parfois même marquée par l'absurdité du catholicisme; comme la scène finale de Bad Lieutenant où apparaît le Christ rédempteur, et face auquel Keitel ne trouve pas d'autre mot que "Fuck". Quand "Tartantino" se contemple dans la presse hollywoodienne, Ferrara se rallie au symbolisme de Fassbinder et de Godard (qu'il site en référence comme ses maîtres!). On peut maintenant se poser la question: "Quel camp Harvey Keitel a-t-il choisi de rejoindre ?" L'acteur de Pulp Fiction, Reservoir Dogs, mais aussi (et surtout) de Bad Lieutenant et de Snake Eyes, serait-il suffisamment "amphibie" pour supporter les deux ? Titre original : The Addiction (1995), Etats-Unis, Film de vampires, noir & blanc, environ 90 minutes. Avec Christopher Walken, Lili Taylor, Annabella Sciorra. Grand Prix du Festival du film de Sundance. Pour écrire le scénario de The Addiction, Abel Ferrara s'est inspiré de philosophes comme Friedrich Nietzsche ou encore Heiddeger. Il remet en question les valeurs de bien et de mal dans notre société, et s'interroge sur la valeur de la nature humaine. Pour cela il choisit de transformer Lili Taylor, jusqu'alors une simple étudiante en philosophie, en une vampire assoiffée de sang. La médiation de ses symptômes vampiristiques se fait grâce à une femme, Annabella Sciorra, qui un soir l'agresse et la mord au cou. Dès lors Taylor commence une lente et pénible descente aux enfers (la référence à Dante est explicite), elle apprend à connaître ses pulsions, et à maîtriser sa soif de sang. Elle entraîne son professeur de philo chez elle et le mord au cou. Plus tard, après la remise des diplômes, elle organise une fête chez elle où elle regroupe tous ses amis vampires et d'autres illustres personnages. Mais la fête est en réalité une embuscade pour se nourrir des autres invités non vampires. Ferrara filme cette scène comme une scène de viol collectif, caméra portée... Taylor ne parvient pas à accepter sa différence et tente de se suicider. Elle rencontre alors Christopher Walken, lui aussi un vampire, qui va lui apprendre à survivre en état de manque. Il incarne un personnage mystique qui fait sans cesse référence à Nietzsche ou Dante. Il lui apprend qu'elle est immortelle et qu'elle doit savoir restreindre son addiction. Elle se sent complètement envahie par le "mal" et tente une nouvelle fois de se suicider. Elle se réveille à l'hôpital, elle demande à l'infirmière de la tuer mais elle dit qu'elle ne doit pas vouloir mourir. Au dessus de sa tête est placé un crucifix, elle le regarde, la lumière qui passe au travers des stores vénitiens glisse lentement vers elle, elle parle à Dieu et lui demande de la tuer. Mais au moment où la lumière va la pénêtrer (symbole de la main salvatrice de Dieu) Annabella Sciorra baisse les stores. Taylor la supplie de la laisser mourir mais elle refuse. Le film se clôt sur Christopher Walken citant une phrase de Friedrich Nietzsche issue de Par delà le Bien et le Mal" : Titre original: The Funeral, 1996, Etats-Unis, drame, couleur, 35mm, environ 90 minutes. Avec Christopher Walken, Annabella Sciorra, Isabella Rossellini, Chris Pen, Vincent Gallo.Le film s'ouvre sur une chanson de Billie Holliday et avec, à l'écran, l'arrivée d'un corbillard. Les croque-morts sortent un cercueil de la voiture et le rentrent dans une maison, transformée en chapelle ardente... Ferrara nous plonge dans la vie d'une famille italienne mafieuse, dans le New York des années trente. La famille se réunit à la suite de la mort de Johnny (Vincent Gallo), tué lors d'un règlement de comptes. Ses frères, Ray (Christopher Walken) et Cesarino (Chris Penn), s'attristent de la mort de leur frère et préparent déjà leur vengeance. Bien au delà d'une simple histoire de vengeance, Ferrara nous décrit la violence des relations humaines, entre frères, entre amants, entre amis... La violence de ce film est bien loin de celle de Tarantino ou d'Oliver Stone, qui s'adonnent à une violence commerciale qui séduit le grand public. Ferrara nous montre, comme une suite à The Addiction, une violence humaine, un besoin (souvent masculin) de se libérer par la violence. On peut même interpréter la folie de Cesarino par un symbole de la perte de ses moyens et de l'expression de la violence comme parade. Mais le film ne se cantonne pas dans la violence physique. Elle n'est pas traduite à l'écran que par des jets d'hémoglobine ou des fusillades. Le monologue d'Annabella Sciorra est un parfait exemple de la violence intérieure d'une femme qui parle de sa vie, des études qu'elle a faites, de ce qu'elle a manqué... Là encore Ferrara fait preuve d'un incontestable talent à diriger des acteurs. Il ne bâtit pas son film sur la virtuosité technique ou sur les mouvements de caméra, mais sur un scénario puissant (écrit par Nicholas St John) et sur des acteurs qu'il dirige à merveille et avec lesquels il se sent en symbiose. Ferrara nous prouve une fois de plus qu'il est le réalisateur le plus controversé de sa génération. En ayant réalisé The Funeral, il signe un chef d'oeuvre sur la vie et la violence, et nous laisse sans voix devant une scène finale aussi surprenante que fascinante. Titre original : Body Snatchers (1993), Etats-Unis, couleurs, 35mm. Budget environ $10 millions. Ferrara accepte la proposition qui lui était faite par la MGM, et réalise ce film de commande en le transformant en un magnifique pamphlet. Ce qui à l'origine ne devait être qu'un banal film de Science-fiction, devient un prétexte à des images flamboyantes, et il nous propose en filigrane un discours sur l'holocauste et la condition humaine. Ferrara s'imspire du film de Stanley Kubrick , 2001 l'Odyssée de l'espace pour traiter en images un aspect inattendu de la vie extraterrestre. Le générique s'ouvre sur des explosions dans l'espace, qui nous rappellent le mur de lumière du film de Kubrick. De même que le "foetus astral" nous renvoie au "starchild", l'enfant-étoile qui se profilait dans l'espace sur fond de planète Terre à la fin de 2001. A première vue, l'histoire de Body Snatchers paraît bien classique, sur un thème déjà abordé dans les années cinquante : la conquête du monde par une entité extraterrestre. Mais ici, elle est traitée par Ferrara avec plus de majestuosité qu'autrefois. Dans une base militaire, une jeune adolescente s'ennuie. Elle lie connaisance avec la fille du colonel qui va la traîner dans les bars, et lui faire rencontrer un garcon dont elle tombe amoureuse. Jusque là, tout paraît normal. Mais, un soir, la base est lentement envahie par une forme de vie gélatineuse qui prend la forme de sa victime. Des centaines de GI's sont contaminés, et deviennent des sortes de mutants capable de se reconnaître les uns les autres, en dépit de la nouvelle forme, humaine, qu'ils ont prise. Ferrara rompt avec le traditionnel Happy end du cinéma américain, et abandonne le spectateur sur cette phrase : "personne ne les croira". Ici encore, on retrouve une similitude avec Kubrick, et le célèbre dénouement ouvert de 2001. Ferrara nous jette cette formule au visage, comme si l'humanité était coupable de son incrédulité et de son obstination à vouloir toujours considérer qu'elle est summum de l'intelligence dans l'univers.

 

Bancal city étage 8 (rayon j'aime pas Noel)

Je suis naze, passé un week-end à traîner un peu partout. Vendredi soir émission. Samedi soir "Les rockeurs ont du cœur" avec une programmation plus pourrie que jamais mais enfin on est là pour la bonne cause. Plus de 200 cadeaux à se traîner jusqu’à 5h00 du mat dans un froid glacial. Dormi quelques heures et retour en réunion où je suis à nouveau adoubé trésorier de cette magnifique association musicale. Vive Paul anka (qui passe à la radio). Tiens, en fait Raphaël quand il parle c’est Fanny Ardant. Re-tiens, mauvaise nouvelle, un français enlevé en Irak. Tiens, re-mauvaise nouvelle, c’est pas un journaliste. J’ai bien envie de lire "cloner le christ", le bouquin de Didier Van Cauwelaert (DaVinci Code wanna-be-like ?) marrant, c’est les même initiales. "C'est la plus grande énigme du monde ou la plus belle arnaque de tous les temps. De la quête du Saint Graal aux manipulations génétiques, le sang de Jésus n'a jamais nourri autant de fantasmes qu'à notre époque où certains voudraient remplacer l'eucharistie par le clonage. Mais quelle réalité se cache derrière ces fantasmes ? Le même sang imprègne-t-il vraiment les reliques de la Passion - Linceul de Turin, Suaire d'Oviedo, Tunique d'Argenteuil ? Si elles sont authentiques, comment s'explique l'incroyable conservation des globules rouges et blancs que les biologistes y ont découvert ? L'ADN attribué à Jésus est-il réellement exploitable ? Et quel est le but de ceux qui, aujourd'hui, tentent le diable en voulant réincarner Dieu ?" Je suis toujours dans ma période" Des bouts de suaire sont étudiés aux quatre coins du monde avec plus ou moins de précautions, et si cela tombait entre de mauvaises mains, comme une secte millénariste O.T.S ou Raeliens par exemple ? C'est vraiment une periode de l'année où tout le monde m’emmerde avec un pic vers 18h00 quand tous ces crétins de Marmandais sortent du boulot pour aller faire ces putains de courses de noël. Justement parlons-en de Noël, cette magnifique époque de l’année où la population locale ne sait plus conduire, ni tenir une porte, ni dire "merci" ni "bonjour", pas plus de "aurevoir", et encore moins de "s’il vous plait" et ne pense qu’à une seule chose : consommer. La fameuse dictature du "soyons heureux près de l'atre avec ma brue penchée sur mon épaule. Conception Pétainiste de mes couilles. Je pense à certaines personnes qui n'auront pas de chauffage et d'autres qui mangeront seules le jour de noel. Alors etouffez vous avec cette connasse de dinde (Non, non ce n'est pas de vous dont il s'agit Mlle Rosenfeld et permettez moi de vous dire que votre blog est completement ridicule, je préfere de loin celui de Miss Aquitaine (baptisé Miss ricard) et de ses nuits libertines et alcoolisées, dommage qu'il soit interdit maintenant). Nous sommes toujours à la recherche d’un illustrateur pour le prochain festival, le notre montrant de sérieux signes de faiblesses et ses projets guère satisfaisants. Je sais ce que je vais avoir pour noël. Je suis content (intégrale Baby cart, cool) bon, moi par contre il faut que je trouve ce putain de coffret "desperate housewives", qu’est ce qu’elles ont toutes avec cette série…Mieux que Sex&the city ? Encore un truc de nanas…En cherchant une maquette de Citroen traction avant pour mon père je suis tombé sur des maquettes de robots géants et de Godzilla dévastant Tokyo, un peu chères mais quand on aime on ne compte pas...La semaine prochaine, j’ai 450 personnes à l’espace expo, j’ai pas intérêt à me trouer mais j’ai l’habitude, et puis de toute manière chaque année il y a une couille alors on fera avec, comme à chaque fois…Je me demande bien ce que ma mère va m’offrir cette année ?? Une huche à pain ? Un couteau électrique ? Un service à fromage ? Et à chaque fois elle me sort la phrase pêteglaouis "Ah de toute façon, avec toi on sait jamais quoi te prendre, t’as tout !" "Non je n’avais pas cette affreuse huche à pain et je n’en voulais pas d'ailleurs !!! Tiens, nous avons une ridicule et hideuse patinoire au square de Verdun qui bloque toute la circulation, c’est toujours pareil, l’idée est bonne mais à l'atterissage c’est moche, mal foutu et ça bloque toute la circulation…Toute la nuit j’ai rêvé que j’avais un gosse, putain quel cauchemar, en plus il ressemblait à Yoda, tout le monde me disait "mais ça va pas votre enfant ou bien ?" et moi je trouvais super classe d’avoir un gosse tout vert avec des oreilles pointues…C’est quand même chelou cette histoire de clonage… je m'étonne d'aimer "Down in albion"…

 

M le maudit.

J'aimais pas du tout l'univers de M et son coté Wolverine castra-cheap m'emmerdait profondement, mais au fil du temps j'ai appris à entrer dans la mégalopole créative de Monsieur Mathieu, ce type là est une usine à idées, et j'aime bien son côté "je prends des jeunes dans le public et je les invite à jouer de la guitare avec moi sur scène "Si Matthieu Chédid a choisi un nom de scène énigmatique, ce n'est pas pour faire oublier son patronyme. Il s'est simplement créé un personnage plein d'humour, un peu décalé qui lui permet de dépasser sa timidité naturelle. Instrumentiste de talent, il a choisi de s'exprimer par la chanson, relayé par des prestations scéniques remarquées. Matthieu Chédid naît le 21 décembre 1971 à Boulogne-Billancourt en région parisienne, un an avant que son chanteur de père, Louis Chédid, ne sorte son premier album. Lorsqu'il a 6 ans, Matthieu fait les chours sur le premier tube de Louis, "T'a beau pas être beau". Il est accompagné par sa sour aînée Emilie. Depuis, il ne quitte guère les studios. Dès son adolescence, il devient un excellent multi-instrumentiste et un musicien développant un univers imaginaire et ludique très personnel. Avec des copains qui s'appellent Julien Voulzy, Pierre Souchon ou Matthieu Boogaerts, il monte quelques groupes : les Poissons Rouges ou les Bébés Fous. A l'âge adulte, Matthieu devient tout naturellement musicien professionnel et accompagne de nombreux artistes français en studio : Philippe Chatel, Nina Morato, NTM, Sinclair ou Billy Ze Kick. Il fait les arrangements du premier album de Faudel. Et on le voit même sur scène aux côtés de son père. Assez naturellement, il sort son premier album en mars 1997, "le Baptême". C'est dans une ambiance familiale, à tous les sens du terme, que Matthieu enregistre 16 titres poétiques et groovy à souhait. De sa voix haut perchée, il raconte un tas d'histoires avec une totale aisance teintée d'humour et de causticité. Pour les textes, il s'est adjoint le talent de la chanteuse de Billy Ze Kick, Nathalie. De plus, à l'instar des voix d'Emilie et de Matthieu sur "T'as beau pas être beau" vingt ans plus tôt, c'est au tour de Joseph et de Anna, les derniers-nés de la famille Chédid, de faire les chours sur le titre "Nostalgic du cool". Déjà fort d'une expérience de studio, il enrichit très vite son expérience de la scène. On le voit dans toutes les bonnes petites salles parisiennes, le Cithéa, le Divan du Monde ou le New Morning. Le 12 décembre 1997, il passe à une autre dimension en faisant la première partie du groupe écossais Texas à Bercy, devant 12.000 personnes. A la même période, il accompagne CharlElie Couture dans sa tournée des clubs, puis remonte pour trois soirs sur la scène des Etoiles les 2,3 et 4 février 1998. Sur scène, chaque titre est illustré d'une mise en scène et parfois même, quelques comédiens viennent entourer M ("Les Acariens") revêtu de son costume de scène rouge et le front orné de son incontournable houppe. C'est un réel univers enfantin et ironique qui marque son arrivée dans le paysage musical. Entre délire, jeu et un perfectionnisme certain, M le Musicien ou M le Magicien s'est imposé aux yeux des professionnels d'abord, puis d'un public avide de rêveries. Lors des Francofolies de la Rochelle 1998, M reçoit le Prix Félix Leclerc destiné à promouvoir un jeune auteur compositeur en France et au Québec, d'où est issu ce prix. Au cours de l'été 1998, M commence à travailler sur l'écriture de plusieurs titres pour Vanessa Paradis. Il compose et écrit aussi des titres pour lui-même. C'est ainsi qu'à l'automne 1999 sort "Je dis aime". Ce nouvel opus donne une vision poétique des événements parfois absurdes de la vie quotidienne. La fantaisie, l'humour mais aussi la tendresse sont les ingrédients essentiels de ces "petits plats" musicaux. Une fois le disque sorti, le plus grand plaisir du musicien est de se produire en public avec ses deux acolytes Vincent Segal à la basse et au violoncelle et Cyril Atef à la batterie et aux percussions. Dès la fin de l'année, il est en tournée en France avec un passage parisien à l'Elysée-Montmartre les 22 et 23 novembre. L'échange avec les gens venus l'écouter semble être une priorité pour ce jeune chanteur. Sur scène, Matthieu s'amuse, délire, dialogue avec qui veut, danse, s'embarque dans des riffs de guitare façon Jimmy Hendrix, etc. Il essaie de faire partager son enthousiasme. Pari réussi. Petit à petit, Matthieu devient une figure originale et incontournable du paysage musical hexagonal. Au cours du printemps 2000, il reprend sa tournée avec un succès grandissant. Son passage à l'Olympia en mars se déroule à guichets fermés. Des simples sortent les uns après les autres. Après "Je dis aime", c'est "Onde sensuelle", puis "Bleu électrique" enregistré en live à l'Elysée-Montmartre. Le point d'orgue de cette saison est la cérémonie des Victoires de la Musique le 11 mars au cours de laquelle M remporte la Victoire convoitée du Meilleur interprète masculin de l'année ainsi que celle, fort méritée, du meilleur concert. La suite de la tournée est d'autant plus une réussite. M est désormais un artiste populaire, qui plaît par sa gentillesse, son humour et l'immense énergie qui se dégage de ses prestations. En juin, M s'installe quatre soirs à la Cigale. Puis le 9 juillet 2000, en pleine tournée des festivals d'été, M fait une escale à Montreux pour un hommage à Serge Gainsbourg. Il y donnera une magnifique version de "Nazi Rock" ainsi que de "L'Eau à la bouche". Point de répit, à l'automne, M repart sur la route et fait un passage remarqué de cinq dates à l'Olympia en novembre. Alors que le disque s'est vendu à plus de 200.000 exemplaires, que la tournée a très bien marché, M ressent le besoin de se poser un peu et envisage de cesser pour un temps, ses activités scéniques. Pour répondre à la demande générale, Matthieu sort un double live en juin 2001. "Le Tour de M", tel est son titre, comporte des morceaux qui ont été enregistrés à différents endroits tout au long de sa tournée et qui n'ont pas été retouchés en studio comme cela arrive la majorité du temps. M a ainsi voulu conserver l'authenticité du son, des interprétations et des ambiances de toutes les salles et festivals où il s'est produit. Le 1er mai 2002, le jeune homme devient père. En effet, sa compagne Céline donne naissance à une petite fille nommée Billie. Matthieu commence à écrire de nouvelles chansons dès le mois de juillet. Au printemps suivant, il publie d'abord, un album d'instrumentaux intitulé "Labo M1", bric-à-brac de morceaux, maquettes et inédits issus de son studio d'enregistrement. Avide de nouveaux projets, M collabore aussi avec des réalisateurs de films: il compose et interprète le titre générique du premier film de Vincent Perez, Peau d'ange (sorti en France en octobre 2002) et interprète le générique des Triplettes de Belleville, dessin animé de Sylvain Chaumet (juin 2003). Puis avec ses acolytes, Cyril Atef et Vincent Segal, il rode quelques semaines plus tard, ce qui sera son prochain album de chansons, "Qui de nous deux ?", sorti en novembre 2003. Le chanteur met une nouvelle fois, son personnage de M en scène, même s'il songe aujourd'hui à s'en séparer et à devenir y compris sur scène, Matthieu Chédid lui-même. La paternité ayant sans doute jouer un certain rôle, les titres intimistes comme "le Radeau" ou "la Corde sensible" font preuve d'une sobriété assez récente. Le propos général de l'album semble être plus profond et de l'aveu même de l'artiste, plus personnel comme dans "Je me démasque". 13 février 2004, premier concert de l'année à Clermont Ferrand et premier d'une longue tournée qui passe par Le Caire, en Egypte, le 19 juin. Un concert exceptionnel pour la fête de la musique qui marque les retrouvailles avec les racines familiales : sa grand-mère, Andrée Chedid, écrivain et poète d'origine libanaise, son grand père Louis Antoine et son père, le chanteur Louis Chedid, sont en effet nés au pays des Pharaons."

vendredi, décembre 09, 2005

 

From the valley of wind.


 

Hayao Miyazaki.

"Miyazaki est né pendant la seconde guerre mondiale, le 5 janvier 1941, à Tokyo. Son père dirige alors l’entreprise familiale qui fabrique des pièces pour un avion de guerre japonais. Fasciné par ces avions, Hayao développe dès l'enfance une passion dévorante pour les engins volants qui ne le quittera jamais. C’est en 1958, alors qu’il est déjà très attiré par l’univers des mangas de Tezuka (Astro boy), qu’il découvre au cinéma Hakujaden (La légende du serpent blanc) que Taiji Yabushita réalise pour la Toei Doga. C’est le premier long métrage d’animation japonais en couleur, et Miyazaki se rend compte des possibilités de cet art. Pendant cette période il s’engage dans le combat syndical. Devant la baisse constante de qualité des films d’animation, la nouvelle génération d’auteurs, dont Miyazaki et Takahata font partie, s’attaque à la préparation d’un long métrage aidé par des animateurs confirmés comme Yasuo Otsuka, Kotabe Yoichi. C’est ainsi qu’Horus, Prince du Soleil (voir article)sort sur les écrans en juillet 1968. Le film ne marche pas très bien lors de sa sortie mais les artistes qui ont réalisé ce film se rendent compte qu’il est possible de créer des œuvres de haute qualité. Miyazaki continue son apprentissage au sein de la Toei Doga malgré les nombreuses tensions qui existent entre les dirigeants et les animateurs. C’est à cette époque (1969-1970) qu’il se lance dans le manga en utilisant le pseudonyme de Akitsu Saburo, avec Sabakuno Tami (Le peuple du désert).A la Toei, il enchaîne notamment les longs métrages Nagagutsu Wo Haita Neko (Le Chat botté - 1969), Dobutsu Takarajima (L'île au trésor des animaux - 1971) et Ali Baba to 40 no Tozoko (Ali Baba et les 40 voleurs - 1971). En 1971, Miyazaki quitte finalement la Toei Doga pour retrouver Takahata, Yoichi Kotabe et Otsuka Yasuo aux studios A-Pro. Ils créent dans ce studio deux merveilles : Panda Ko Panda (Panda et petit-Panda) et Panda Ko Panda amefuri Circus no maki (Panda et petit-Panda, Jour de pluie au cirque). Ces deux courts métrages d’une vingtaine de minutes sont d’une inventivité et d’une tendresse qui préfigurent l’un des chefs d’œuvres de Miyazaki : Totoro (ne serait-ce que pour la ressemblance entre le Papa Panda et Totoro). Puis en 1973, nouveau départ de Miyazaki cette fois-ci pour pour Zuiyo Pictures, en compagnie de Takahata et de Kotabe. Miyazaki y travaille sur la série Heidi réalisée par Takahata. En 1975 Zuiyo Pictures devient Nippon Animation et c’est quatre ans plus tard , en 1979, que Miyazaki réalise pour cette société son premier film Lupin III Cagliostro no Shiro (Le Château de Cagliostro), basé sur le personnage Lupin III lui-même tiré d’un manga. Malgré cette première expérience plutôt réussie dans la réalisation, Miyazaki retourne à l’animation de série télé pour la TMS (Tokyo Movie Shinsha). Mais en 1982 la vie d’artiste de Miyazaki va littéralement changer grâce à la publication dans Animage d’un manga du nom de Kaze no Tani no Nausicaä, dont Miyazaki terminera l’éciture en 1994. Le manga obtient un beau succès et il est rapidement décidé d’en faire une adaptation animée. Celle-ci est confiée à Miyazaki lui-même. Et c’est grâce au succès de ce film que Miyazaki et Takahata, producteur de Nausicaä, créent les Studios Ghibli (dont le nom est tiré d’un avion de guerre italien !) en 1985. Le premier film qui sort des studios est réalisé par Miyazaki, c’est Tenkû ni shiro Laputa (Le Château dans le ciel) en 1986, un film magnifique qui permet à Miyazaki de dessiner des avions. Puis les succès vont se succéder pour Miyazaki. 1988 : Totani no Totoro (Mon voisin Totoro) l’histoire de la rencontre de deux petites filles avec un monstre merveilleux de la forêt. Sûrement l’un des plus beau et plus tendre film de Miyazaki. Totoro marque tellement les esprits que les studios Ghibli l’utilisent comme emblème. Un an après c’est autour de Majo no takkyubin (Kiki la petite sorcière) d’apparaître sur les écrans japonais. Au travers de cette jeune sorcière, Miyazaki nous livre une très belle étude sur la difficulté de s’intégrer à un environnement étranger et la difficulté de passer de l’age adolescent à un âge adulte, thèmes que l’on retrouvera dans de nombreux films par la suite. Puis, en 1992, c’est Kurenai no buta (Porco Rosso) qui permet à Miyazaki de dessiner de nombreux avions. Miyazaki se consacre ensuite aux autres films de Ghibli, et c’est en 1994 que le producteur des studios Ghibli, Suzuki Toshio, convainc Miyazaki que le moment est arrivé de réaliser un vrai film épique. Il se remet alors à la réalisation sur un vieux projet qui deviendra l’un de ses films les plus importants. Pendant plus de trois ans Miyazaki va travailler sur le développement et la réalisation de Mononoke-hime (Princesse Mononoke), bien qu’il en profite aussi pour réaliser un court-métrage On your Mark (1995). Mononoke sort pendant l’été 1997 au Japon et bat tous les records au box office. Le film raconte l’histoire d’un jeune guerrier, Ashitaka, qui à la suite d’une malédiction doit partir dans une longue quête pour sa guérison. C’est à partir de ce film que Miyazaki fait apparaître autant de caractéristiques purement japonaises. La maestria de réalisateurs et l’animation sont sublimes. Quatre ans après, Miyazaki assit définitivement sa réputation de géant de l’animation avec Sen To Chihiro No Kamikakushi (Le voyage de Chihiro). Avec ce film, il revient sur l’un de ses thèmes favoris : le passage d’un état à l’autre dans cas précis, le passage de petite fille à adolescente avec l’histoire de Chihiro qui va devoir affronter de nombreuses épreuves afin de pouvoir sauver ses parents transformés en cochons. Là encore le film bat tous les records du box office japonais et remporte la récompense suprême du festival de Berlin (l’Ours d’or) ainsi que l’Oscar du meilleur film d’animation. Enfin, en 2001, Miyazaki réalise un court métrage - dans lequel apparaissent la petite fille Mei et les chats bus de Totoro - pour le Ghibli Museum qui vient d’ouvrir ses portes. Désormais, Miyazaki Hayao est une des valeurs les plus sûres du cinéma japonais, ses qualités dont l’exigence, la sensibilité, l’imagination et bien sûr un talent qui semble sans bornes, font que chaque nouveau film du maître est un événement. Si aujourd’hui on peut se féliciter de la sortie rapide du Château Ambulant en France (il est sorti au Japon en novembre 2004), il faut se souvenir que cette situation est très récente et qu’il y a encore quelques années, le meilleur moyen de découvrir les films de Miyazaki était le laserdisc non sous-titré. Pourtant Miyazaki arrive rapidement sur les écrans français (cf. Nausicaä dès 1987). Le problème c’est qu’à l’époque on espère peu de ce genre de "produit" et le film, distribué sous le titre Le Vaisseau fantôme, bénéficie d’une traduction très aléatoire. De plus, le film est remonté (21 minutes en moins), une version que Miyazaki lui-même veut qu’on oublie ! Il faudra attendre huit ans pour de nouveau voir un de ses films sur les écrans français. Alors que Porco Rosso sort au Japon, Miyazaki voit sa réputation grandir parmi les fans d’animation japonaise en Europe. Et c’est au festival d’Annecy 1993 que l’on pourra découvrir quelques uns de ses films, on se souvient notamment d’une séance mémorable de Totoro, pour laquelle Miyazaki avait été présenté par Moebius, et du quart d’heure de standing ovation à la fin du film… A ce même festival, Porco Rosso obtient le prix du long métrage. Fort de ce succès, le distributeur décide de promouvoir le film, et il fait même doubler la voix du héros par Jean Reno. Mais n’ayant pas réussi à se positionner, entre film d’auteur ou film pour enfant, le film ne marche pas tellement (150 000 entrées). Et il va donc de nouveau falloir attendre plusieurs années pour voir un nouveau Miyazaki. Ce sera Mon voisin Totoro d’abord sorti en vidéo puis diffusé à la télé ; le film finit par sortir en salle en décembre 1999. Cette fois-ci le score est honorable avec près de 250 000 entrées en France ( le film atteindrait maintenant presque 600 000 entrées grâce à une ressortie en 2002). Les sorties vont alors se succéder, grâce à l’accord passé entre Ghibli et Disney pour la distribution des films à travers le monde. Les sorties en salle ont parfois frisé le ridicule en ce qui concerne la chronologie des réalisations Le voyage de Chihiro sortant avant Kiki ou Le Château dans le ciel, faisant passer tous ces film pour des nouveautés !! La puissance de Buena Vista en France va réussir à imposer le génial cinéaste japonais sur nos écrans. Car avec plus de 700 000 entrées pour Princesse Mononoke, 1 437 000 entrées pour Le Voyage de Chihiro, 930 000 pour Le Château dans le ciel et 600 000 pour Kiki, chaque film du réalisateur sortant sur nos écrans devient un événement. Ceci ne devrait pas changer avec Le Château Ambulant qui risque de continuer sur sa lancée et qui devrait, après avoir battu des records au Japon et en Corée, rencontrer un franc succès en France. La quasi-intégralité des films de Miyazaki est passée sur grand écran, mais il en manque quelques uns puisque 20 ans après sa sortie au Japon, le premier chef d’œuvre de Miyazaki, Nausicaä, n’a toujours pas eu le droit à une vraie sortie. Encore un petit effort messieurs les distributeurs ! Et puis maintenant qu’on a eu le plaisir de découvrir cet immense auteur, il est nécessaire de ne pas oublier les autres réalisateurs d’animation japonaise… 1963 WAN WAN CHUSHINGURA Court métrage Histoire des 47 loyaux sujets (Participation d'Hayao Miyazaki à la partie animation)1963 OKAMI SHONENE KEN Série TV Ken l'enfant loup 1964 SHONEN NINJA KAZE NO FUJIMARU Série TV Fujimaru le garcon chevalier du vent 1965 GARIBA NO UCHU RYOKO Court métrage Les voyages spatiaux de Gulliver (Long métrage d'animation sur lequel Miyazaki travaille en tant qu'animateur) 1965 HASSURU PANCHI Série TV Panchi, le bagarreur Série TV qui marque une des premières rencontre entre Hayao Miyazaki (Croquis ) et Isao Takahata (séquence générique)1966 REINBOSENTAI ROBIN Série TV Robin, le soldat de l'arc en ciel 1967 MAHOTSUKAI SALLY Série TV Sally, la petite sorciere 1968 TAYO NO OJI HORUS NO DAIBOKEN Long métrage Le prince du soleil, les grandes aventures d'Horus. Tiré d'une légende nordique, ce long métrage est dirigé par Isao Takahata. La participation d'Hayao Miyazaki se situe au niveau des croquis et de la conception des décors 1969 NAGAGUTSU WO HAITA NEKO Long métrage Le chat botte, libre adaptation du célèbre conte de Perrault. Miyazaki réalise une partie de la fin du film en story board. Le chat botté eut un tel succès qu'il devint le symbole de la compagnie productrice, la Tôei Doga. 1969 SORATOBU YUREISEN Long métrage 1970 HIMITSU NO AKKO-CHAN Série TV Mysterieuse Akko-Chan(Caroline) 1971 DOBUTSU TAKARAJIMA Long métrage l'ile aux tresors des animaux Hayao MIYAZAKI souhaitait que la jeune fille est plus de caractère contrairement au réalisateur qui la souhaitait assez douce. Après des négacoations par Takahata entre Hayao et le réalisateur, c'est Hayao qui imposa son opinion. 1971 ALI BABA TO 40 NO TOSOKO Long métrage Ali Baba et les 40 voleurs 1971 LUPIN III Série TV 1972 AKADO SUZUNOSUKE Série TV 1972 PANDA KOPANDA Court métrage Panda, le petit panda 1973 DOKONJO GAERU Série TV 1973 PANDA KOPANDA AMEFURI SAKASUNOMAKI Court métrage Panda, le petit panda, journee pluvieuse au cirque 1973 KOUYA NO SHONEN ISAMU Série TV Isamu, le garcon des landes incultes 1974 SAMURAI JYAIANTSU Série TV Les samourai geants 1974 ALPS NO SHOJO HEIDI Série TV Heidi, la fille des Alpes 1975 FLANDERS NO INU Série TV Le chien des Flandres 1976 HAHA OTAZUNETE SANZENRI Série TV 3 000 lieues a la recherche de maman 1977 ARAIGUMA RASCAL Série TV Ce coquin de raton laveur 1978 LUPIN III Série TV 1978 MIRAI SHONEN CONAN Série TV Conan, le fils du futur. Miyazaki avait réalisé le story-board, dirigé la mise en scène et conçut des personnages 1979 AKAGE NO AN Série TV Anne aux cheveux roux 1979 CAGLIOSTRO NO SHIRO Long métrage Le chateau de Caggliostro. C'est le premier long métrage dont Hayao Miyazaki assure la réalisation et le scénario. 1982 SPACE ADVENTURES COBRA. 1983 LITTLE NEMO. Ce long métrage raconte les aventures de "Little Nemo". Adapté du personnage de BD de Winsor McCay, ce film devait être prometteur. Miyazaki, comme tant d'autres (même le Français Moebius) avaient apporté leur contribution à ce long travail dont la version finale (1991) se révèle être un film sans âme par rapport à la qualité du travail de Winsor MacCay. 1984 KAZE NO TANI NO NAUSICAA Long métrage Nausicaa de la vallee du vent 1984 AOI KOOGOKU NO MAKI Court métrage le rubis bleu 1984 KAITANO GIHOO NO MAKI Court métrage L'escroquerie au tresor des fonds marins 1984 MEITANTEI HOLMES Série TV Sherlock Holmes 1986 TENKU NO SHIRO LAPUTA Long métrage LAPUTA, le chateau du Ciel 1988 TONARI NO TOTORO Long métrage Mon voisin Totoro 1989 MAJO NO TAKKYUBIN Long métrage La messagerie de l'ensorceleuse 1992 PORCO ROSSO, KUREINA NO BUTA Long métrage Porco Rosso 1995 ON YOUR MARK (Clip musical) 1997 MONONOKE HIME Long métrage Princesse Mononoke 2001 LE VOYAGE DE CHIHIRO Long métrage 2004 LE CHATEAU AMBULANT Long métrage COURTS METRAGES "Kujiratori" réalisé par Miyazaki, et sur lequel a travaillé Masaaki Yuasa. Basé sur un livre pour enfant de Yuriko Oomura & Rieko Nakagawa "Koro no Dai Sanpo" réalisé pour le musée, par Hayao Miyazaki. "Meï & le Chaton-Bus" "Kûsô no Sora Tobu Kikaitachi" réalisé par Miyazaki pour un special Laputa. Miyazaki aurait prêté sa voix à un personnage cochon censé le représenter dans le court-métrage ...Il raconte l'époque du 19ème où Albert Robida tentaient de construire des engins volants farfelus, et explique le fonctionnement relatif de certains engins dans Laputa."

 

Astro boy & Cie.


 

Osamu Tezuka.

Né le 3 novembre 1928 à Toyonaka, dans la préfecture d’Osaka, Osamu Tezuka n’est pas le pionnier de la bande dessinée japonaise, titre revenant de droit à Rakuten Kitazawa (1876-1955), mais il est celui dont le coup de crayon et les coups de génie ont, sitôt après la guerre, donné à l’industrie du manga ses nouvelles fondations, celui dans lequel plusieurs générations ont reconnu leur maître. Ses travaux ont bercé des auteurs comme Hayao Miyazaki et Katsuhiro Otomo, tous deux reconnaissant que se sont les mangas d’Osamu Tezuka qui leur ont transmis l’envie de conter et la vocation artistique. "J’ai toujours eu la plus grande admiration pour les mangas d’Osamu Tezuka. Sa rigueur et sa force créatrice m’ont beaucoup diverti et impressionné aussi. Ses travaux demeurèrent longtemps ma référence absolue". Hayao Miyazaki. Artiste fécond, Tezuka a laissé une oeuvre défiant le recensement, sans doute la plus vaste du monde. Dans chacune de ses planches éclate un talent débonnaire et généreux, celui d’un homme simple s’amusant en dessinant, laissant courir au fil de la plume son imagination et sa culture débordante. La générosité de Tezuka était celle d’un agitateur et d’un humaniste soucieux d’exprimer sous mille travestissements une même idée : "Aimez-vous les uns les autres. Aimez toutes les créatures. Aimez tout ce qui est vivant". Au cours de sa carrière, Tezuka va adapter, réinventer et rendre de vibrants hommages à des mythes cinématographiques et littéraires aussi divers que King Kong, Pinocchio, Le Tour du Monde en 80 Jours, Blanche Neige ou Crime et Châtiment de Dostoïevsky... Pourtant, l’oeuvre de Tezuka demeure infiniment personnelle. Elle adopte souvent des allures de méditation sur la nature de la destinée humaine. La sincérité des messages véhiculés va frapper énormément d’artistes à travers le monde, qui n’auront de cesse d’exprimer à Tezuka leur admiration, leur reconnaissance. Face à l’adversité, à la faillite ou à la maladie, Tezuka a toujours su, sans se renier, hisser de plusieurs crans ses ambitions narratives déjà élevées. Quand les critiques pensaient que son talent s’essoufflait, il leur a systématiquement répondu en enfantant une oeuvre servant aujourd’hui encore de phare pour les jeunes générations. "Le monde indifférent dans lequel nous vivons, devient, grâce à la contribution de l'amour et de l'art, plus heureux et plus généreux. Osamu Tezuka est un artiste qui déborde d'amour, dont les films d'animation, de la première à la dernière image, respirent la bonté. Nous l'avons perdu. Mais nous pouvons toujours sentir dans notre cœur sa fougue, sa passion et sa générosité, car son art est vivant. Nous devons regarder ses films. Nos enfants doivent les regarder. Les enfants de nos enfants devront les regarder. Pour rencontrer le grand maître, l'homme remarquable qu'est Tezuka Osamu, et pour être heureux". d’Edward Nazarov. On trouve peu d'exemples dans l’univers de la bande dessinée et du cinéma d’animation d’un auteur parvenu au sommet de la popularité et qui, loin de se contenter de gérer à satiété les mêmes personnages, se soit constamment fixé de nouveaux objectifs. Curieux, avide de s’essayer à toutes les aventures artistiques, Tezuka aborda tous les genres, du drame classique à la science fiction la plus débridée, avec un bonheur et un égal succès. Le plus surprenant, pour un lecteur européen, est qu’il parvienne à faire rire ou pleurer, réfléchir ou divertir, en conservant exactement le même coup de crayon, un style convivial, moelleux et rebondi ! Considéré dans son pays et de son vivant comme le "Dieu des mangas", en atteste le gigantesque musée construit à son oeuvre (elle aussi immense) et à sa gloire, Tezuka demeurera à jamais un grand auteur populaire, un homme ayant influencé de manière décisive la destinée d’un art (l’animation), d’une industrie (les mangas) et d’une culture (celle du Japon). "Si on admire son inépuisable capacité à inventer et son savoir-faire, on est parfois moins enclin à reconnaître au premier coup d’oeil une profondeur thématique, ni des ambitions véritablement artistiques à l’oeuvre de Tezuka. Bien sûr, on a tort. Un film sans image n'est plus le même film. L'art du cinéma d'animation sans Tezuka Osamu n'est plus le même art". Bruno Bozzetto. La vocation d’Osamu Tezuka se dessina sur les bancs de l’école primaire (1935) lorsque, moqué par ses petits camarades à cause de ses cheveux bouclés, il gagna leur respect en reproduisant fidèlement Norakuro et Fuku-Chan, deux célèbres héros de comics strip. Le père d’Osamu Tezuka, Yutaka, étant un grand fan de mangas, la bibliothèque familiale était donc remplie de modèles utiles à un artiste en herbe. Agé de dix et habitant dans la région de Takarazuka, le petit Osamu fut abonnée par sa maman au planétarium et au théâtre local. Se distinguant du Nô et du Kabuki, le théâtre Takarazuka se rapproche de l’opérette, tous les rôles étant interprétés par des femmes. Cette forme d’art eut sur Tezuka un énorme impact. Le jeune garçon commença d’ailleurs très tôt à croquer des pièces qu’il transforma en mangas dans ses cahiers de brouillon. Un autre tournant dans la vie du petit Osamu fut l’achat par son père d’un projecteur de films. Les bobines des courts et des longs-métrages de Walt Disney et de Charlie Chaplin s’entassant à la maison, il est impossible de savoir combien de fois Osamu a visionné ses classiques. Par contre, l’influence de ses films et l’amour de Tezuka pour le cinéma sont indubitables (il fut aussi un grand fan du cinéma britannique et hollywoodien), comme en attestera ses oeuvres à venir. Deux ans après l’entrée en guerre du Japon (1943), Tezuka doit accomplir son service militaire. Mais il est envoyé dans un camp d’entraînement spécial, et non sur un champ de bataille, en raison de sa forte déficience oculaire. Là-bas, il contracte une mycose maligne risquant de mener à l’amputation de ses deux bras. Tezuka est sauvé grâce à la compétence d’un médecin militaire zélé. Impressionné par le sang-froid et l’abnégation du praticien, il décide d’épouser la même vocation. Entrant à l’université de médecine à l’âge de 16 ans, Tezuka est enrôlé pour soutenir l’effort de guerre en travaillant comme manutentionnaire dans une usine fabriquant des munitions. Lors de chaque pose, entre chaque cours et pendant une grande partie de la nuit, Tezuka continue à dessiner des mangas. Il prend alors l’habitude de dormir seulement quatre heures. C’est d’ailleurs au cours d’un raid nocturne qu’il entra dans un cinéma pour voir le film d’animation Momotaro, dieu soldat des océans (Mitsuyo Seo), une fable, entre allégorie et oeuvre de propagande, décrivant les conditions de vie des marins japonais pendant la guerre. Suite à cette projection, germa dans l’esprit de Tezuka la volonté inébranlable de produire avant la fin de sa vie au moins un film d’animation tiré d’un manga. A la fin de la guerre, les forces d’occupation alliées investissent Takarazuka. Un jour, un soldat américain saoul aborda Tezuka. Ce dernier ne comprenant pas un mot d’anglais resta muet. Enervé, le militaire roua le jeune homme de coups. Cet incident où la violence fut engendrée par une déficience du processus de communication resta gravé dans le coeur de Tezuka, et devint l’un des thèmes récurrents de son œuvre. En 1946 Tezuka a déjà dessiné plus de 3000 pages de bédés. Etudiant brillant, il continue pourtant d’esquisser des mangas en classe, au point de décrocher à 17 ans une place de rédacteur permanent pour le quotidien Shôkokumin Shimbun (le journal du jeune citoyen), où il publia sa première bande dessinée professionnelle, Le Journal de Ma. L’année suivante, toujours parallèlement à son travail d’ouvrier et à ses études de médecine, Tezuka est pris d’une véritable fièvre créatrice. Il tire alors parti des procédés cinématographiques dont il s’est abondamment nourri : composition audacieuse, mise en images en vignettes donnant au lecteur des perspectives inédites, découpage hérité du story-board, développement rapide du récit, théâtralité augmentant l’impact des instants tragiques et traitement de sujets adultes non édulcorés... Le résultat produit se nomme La Nouvelle Ile au Trésor. Le volume se vend en quelques mois et dans un pays détruit où la population peine à trouver l’argent nécessaire pour se nourrir, à plus de 400.000 exemplaires, soit dix fois plus que tout autre succès de librairie. Caractéristiques essentielles de la patte de Tezuka, le mélange des registres, le métissage des cultures et des mythologies du monde entier donnent ici naissance à un cocktail explosif. Tezuka est alors sollicité de toute part, il devient une publicité vivante pour les magazines pré-publiant des mangas, mais n’abandonne pas ses études de médecine et réalise un nouveau rêve en décrochant un poste de critique de cinéma (il écrira des articles sur le sujet jusqu’à la fin de sa vie). Bien que son style graphique soit vivement blâmé par les ²anciens², l’artiste dessine près de 100 pages de bédés par mois, et son triomphe ne se dément pas. Puisant à satiété dans sa très riche culture cinématographique, comme le prouve trois de ses premières oeuvres, Lost World, Metropolis et Le Monde à venir, Tezuka s’octroie logiquement dans l’histoire des mangas une place d’importance égale à celle de David Ward Griffith dans l’histoire du cinéma. Il introduit la notion de montage et de rythme dans la bédé japonaise ainsi qu’un certain nombre de techniques qu’Hollywood essaya de fixer dans les années 10 : adoption du gros plan, de l’angle de vue et du panoramique, changement libre de la distance de prise de vues entre deux vignettes... Tezuka utilise aussi ses personnages comme des acteurs. Avant de réaliser une bédé il ²cast² littéralement ses créatures, n’hésitant pas à faire réapparaître les mêmes têtes d’ouvrage en ouvrage dans des rôles complètement différents (processus qu’il nomma Star System, ou actor studio). Ces techniques finissent par être appréciées par tous les créateurs de sa génération, qui vont les adopter, changeant ainsi littéralement le visage des mangas japonais. A titre d’exemple isolé nous pouvons citer les fameux ²gros yeux², que Tezuka emprunta à Disney pour, comme lui, rendre ses personnages plus expressifs. Ainsi, un seul homme, pas encore âgé de 20 ans, a défini les standards de production et de qualité d’une industrie qui est aujourd’hui, et de loin, la plus importante du monde en terme de création d’images dessinées (8 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuel pour plus de 2,5 milliards d’ouvrages imprimés par an). En 1950 Tezuka publie, entre autres travaux, le Roi Léo *1, l’une de ses oeuvres les plus populaires, qui est aujourd’hui encore l’emblème d’une célèbre équipe de base-ball et d’une grande compagnie ferroviaire. A l’âge de 24 ans il obtint son diplôme de médecin, qu’il validera définitivement 8 années plus tard en soutenant une thèse sur ²la membrane des spermatozoïdes atteints de malformations². Tezuka est alors au fait de sa gloire. Son manga Le Chevalier au Ruban (publié de 1953 à 1956), plus connu en France sous le nom de Princesse Sapphire, établit de manière définitive les règles du shojo manga (bande dessinée pour filles dont le chiffre d’affaire annuel excédait en 2000 trois milliards d’euros !). L’engouement suscité par Princesse Sapphire fut tel que les idées véhiculées dans ce récit ont été recopiées par tous les auteurs désireux de travailler dans le domaine du shojo manga. Délaissant, une fois n’est pas coutume, la mise en image cinématographique, Tezuka adopta dans cette bédé l’esthétique et le rythme du théâtre Takarazuka. Se faisant, son ambition était d'injecter l'action et la vitalité caractéristiques des mangas pour garçons dans une bande dessinée pour filles. C’est ainsi que les grands yeux, les personnages témoins, le personnage mannequin, le thème de l’histoire d’amour romanesque transposée dans un lieu exotique, l’ambiguïté sexuelle et physique concernant l’identité du héros/héroïne, s’imposèrent instantanément en stéréotypes incontournables. Même le "macro" phénomène des "idoles" (starlettes poussant la chansonnette pour faire vendre des voitures ou de la pâté pour chiens) trouva un point de départ dans Princesse Sapphire. Bien sûr, le génie et l’abnégation de Tezuka finirent par faire de lui une cible privilégiée pour les quolibets. Cette situation eut de positif que tous les jeunes artistes rivalisèrent d’inventivité pour "abattre" le maître qui, compétiteur né, ne s’en laissa pas compter. Cette saine émulation favorisa énormément le développement de l’industrie du manga. Le revers de la médaille fut que le rythme de travail acharné (il a déjà écrit plus de cent volumes) et les fortes sommes d’argents gagnées par Tezuka ne correspondant pas à son niveau de vie très modeste, il fut accusé de mener une vie licencieuse. Le gouvernement censura même plusieurs de ses mangas sous des prétextes fallacieux , car il craignait que le pouvoir médiatique de l’auteur ne se transforme en force politique. En effet, durant toute sa carrière, Tezuka s’amusa à célébrer la vie, l’antimilitarisme, l’écologie et la nature. Par contraste, le scientisme, l’économisme et les déterminismes de toutes eaux furent systématiquement plongés dans les abîmes de perplexité du maître. Evidemment, l’ascétisme de Tezuka n’était pas la conséquence d’actes honteux ou d’ambitions machiavéliques. En fait, il économisait d’énormes sommes d’argent pour être en mesure de réaliser une utopie : monter un studio indépendant d’animation afin de donner un écho animé à ses rêves d’encre et de papier. Aussi, dès 1958, et parallèlement à toutes ses autres activités, Tezuka travailla avec la Toeï sur différents projets, notamment comme scénariste. Finalement, un de ses mangas, Saiyuki fit l’objet d’une adaptation cinématographique. Ce conte inspiré par la légende du singe Sun Wukong sera diffusé aux USA dans une version tronquée (déjà !), l’année même de sa sortie au Japon (1960). D’autre part, cette collaboration avec la Toeï fut le lieu de nombreuses divergences d'opinion (artistiques notamment), qui confortèrent Tezuka dans son souhait de fonder son propre studio. Mushi Productions naquit en 1961. Au départ, le staff de Mushi Productions n’est composé que de six personnes, qui ont réalisé l’essentiel du premier film du studio, un court-métrage de 38 minutes nommé "Les Histoires du Coin de la Rue". Cette oeuvre au caractère social déjà bien trempé décrit de croustillantes tranches de la vie dans un Japon à l'aube de la période industrielle. Il est à noter que ce film, bien que racontant la vie de plusieurs individus, ne représente à aucun moment les personnages dont le narrateur évoque l'existence. Le succès fut immédiat, et Mushi Productions draina et forma alors un grand nombre de jeunes talents, parmi lesquels un certain Rintarô (Metropolis)... Si le premier programme animé diffusé à la télé au Japon fut Manga Calendar (1962), 52 épisodes éducatifs d’une durée souvent inférieure à 5 minutes, c’est Astro Boy *2 d’Osamu Tezuka qui mérite le titre de première série d’animation japonaise. Diffusé sur Fuji Télé à partir du 1er janvier 1963, le serial "indépendant" obtint immédiatement un immense succès et brisa le tabou concernant l’impossibilité de réaliser un épisode animé de 30 minutes par semaine. Les grands studios ne devaient pas tarder à s’immiscer dans la brèche en adoptant exactement les mêmes procédés que ceux inventés par Tezuka. Le maître venait de poser les jalons de l’industrie de l’animation japonaise. Ces derniers n’ont toujours pas changé, à peine évolué (narration par le montage et le plan plus que par le mouvement caricaturé -école Disney-, psychologie des personnages dominant l’action, prépondérance des dialogues et de la musique pour conférer du rythme au récit). "J’aimerais énormément réaliser un film sur un sujet aussi novateur qu’Astro Boy. Des séries comme celle-ci et Le Roi Léo sont formidables. Tezuka est un grand créateur, un grand cinéaste, il faudrait qu’un jour nous puissions travailler sur un projet commun. Je suis certain que le résultat serait formidable". Walt Disney. Déjà impressionné par les mangas de Tezuka, Stanley Kubrick décida suite à la vision d’Astro Boy (diffusé sur la NBC dès 1964) de commander plusieurs centaines de croquis à l’artiste pour 2001, l’Odyssée de l’Espace. Ignorant qu’il s’adressait au Dieu vivant des mangas, un sculpteur d’âme virtuose, Kubrick fit preuve de son habituelle "tyrannie". Tezuka mit donc officiellement un terme à son association avec le cinéaste en 1965, refusant mordicus de subir ses légendaires sautes d’humeur. Quant à lui, Kubrick garda un souvenir ému d’Astro Boy et un œil sur l’évolution de l’animation nippone, ne protestant même pas lorsque Tezuka digéra une partie des fruits de leur collaboration dans le fameux long-métrage Phoenix 2772 (1980). D’ailleurs, le script de 80 pages de A.I. dont hérita Steven Spielberg à la mort de Stanley Kubrick fourmillait de références (encore visibles dans la version finale du film) à l’oeuvre de Tezuka. N’oublions pas que dix ans avant la publication de la nouvelle de Brian Aldiss, Astro le petit Robot était déjà un récit d’anticipation décrivant une ère où la technologie domine le monde. Le héros, Astro, fut le premier croisement entre Peter Pan et Pinocchio, un androïde en quête de ses origines, d’une famille et d’humanité... D’autre part, c’est avec Astro que le thème du robot acquit ses lettres de noblesse dans l’animation japonaise. La descendance du petit robot est aujourd’hui innombrable. En 1965, Tezuka réalisa la première série d’animation japonaise en couleurs : Le Roi Léo. Des années plus tard, les studios Disney tentèrent vainement d’en racheter les droits. Finalement, Le Roi Lion (le plus gros succès de la firme américaine) plagia sans vergogne les figures majeures et des scènes entières de la série de Tezuka. Evidemment, la politique de Disney fut de nier en bloque toute influence. Or, cette défense paraît dérisoire quand on sait que la série japonaise eut aux USA un impact comparable à celui de Goldorak en France (le show fut renommé : Kimba the White Lion, le héros du long-métrage de Disney s’appelle Simba). Après la sortie de l’adaptation du Roi Léo sur grand écran, la Mushi produisit Pictures at an Exposition. Ces sketchs musicaux, souvent comparés à juste titre au Fantasia de Walt Disney, n’étaient en fait qu’un prétexte utilisé par Tezuka pour mettre en scène 10 épisodes satiriques, métaphores et pamphlets s’attaquant à la folie des hommes. Ce film demeure l’un des chef-d'œuvre de Tezuka et de l’histoire du septième art. "Monsieur Tezuka était de ceux dont le destin est de nous montrer le chemin. Il était extraordinairement altruiste et talentueux. La valeur d’un film comme Paintings at an exposition est inestimable. Monsieur Tezuka, du fond du cœur, je veux vous dire : merci". René Laloux. Toujours avide d’expérimentation, Tezuka engagea en 1968 le pari risqué de faire coexister des acteurs "live" et des "toon" dans la même série : Vampire. Mais la greffe ne fut pas vraiment une réussite. En 1969, après avoir été contraint d’encore augmenter sa production de mangas pour éponger les dettes contractées par ses dessins animés (la concurrence étant féroce), Tezuka trouva la force d’innover en proposant aux spectateurs le premier long-métrage d’animation nippon érotique : Les 1001 Nuits. Le public fit un triomphe au film. Malheureusement, même une autre fiction historique et coquine, Cléopatra, ne suffit pas à sauver Mushi de la banqueroute. Tezuka était un artiste ubiquiste, malheureux lorsqu’il menait moins de trois projets de front. Mais en contrepartie de son génie, Tezuka était aussi un très mauvais gestionnaire, un comptable pitoyable et un homme d’affaire au mieux médiocre. Sa vie, son oeuvre, étaient dédiées à la création, pas à la gestion. Accablé par des problèmes d’ordre financier, Tezuka commença donc à imaginer des fictions de plus en plus noires, reflets de son état d’esprit et de la mauvaise santé de sa société. Cependant, bien que cela aurait pu le sauver, en conteur né, Tezuka refusa de lénifier ses propos, de se laisser racheter ou de réduire sa productivité. Pour prouver que ses ambitions demeureraient à jamais inchangées, Tezuka publia en 1972 son adaptation de la vie de Bouddha *1. Au-delà de la fidélité au mythe original, l’artiste livra une bédé d’une portée philosophique inédite. Cette saga épique et picaresque est l’aboutissement du style graphique de son auteur. La souplesse du trait, la rondeur des personnages et le dynamisme des mouvements sont ici parfaitement maîtrisés. 1973 fut pour Osamu Tezuka une année des plus sombres, de celles qui marquent les grands artistes jusque dans leur chair. Certains en meurent, d’autres en sortent plus fort ! Cette année là, la faillite contraint le Dieu des mangas à vendre Mushi Productions. Rien d’étonnant donc, si, quelques mois après l’annonce de la funeste nouvelle, le maître prêta vie à un (anti)héros manquant de couleurs. Black Jack portait le Deuil de Mushi, il était l’exact reflet des états d’âme de son créateur, voire un autoportrait mélancolique et désabusé de Tezuka, le médecin égaré qui devint mangaka et n’exerça jamais son métier véritable et respectable. Black Jack (Tezuka) est un médecin (artiste) génial qui a décidé d’exercer son art sans se soumettre aux lois théoriques et figées imposées par les grands pontes de sa corporation (les dirigeants de la Toeï). Médecin hors-la-loi (réalisateur indépendant), sa condition le pousse à assumer pleinement les conséquences de ses actes (la mort de la Mushi). A l’hypocrisie (la censure), il préfère l’action (le dessin). Il opère, littéralement, sans licence (sans studio). Il ne se lasse jamais d’explorer la corruption du monde médical (de l’animation), et de la société en général, pour mieux en extraire les merveilles. Il demande des sommes astronomiques pour sauver la vie de ses patients (produire des films d’animation et faire rêver les gens). Pourtant, il reste profondément simple, généreux et humaniste. S’il pouvait faire profiter gratuitement l’humanité entière de ses talents, nul doute qu’il en ferait don. Toutefois, le personnage n’est pas dupe, il sait que le monde dans lequel il vit ne récompense pas les utopistes, mais il ne se décourage pas (Tezuka fonde un nouveau studio en 1977), car c’est la pire des censures. Black Jack *1 est la preuve qu’il est toujours possible de raconter de belles histoires sur la vie, même si cette dernière est, comme les mangas du maître, plus noire que blanche. En 1977, la maison d’édition Kodansha publia la première anthologie complète des oeuvres de Tezuka. Il s’agit d’une collection de 300 ouvrages de plus de 300 pages chacun ! Déjà à l’époque, les travaux de Tezuka composaient, de très loin, la première oeuvre dessinée du monde et faisait officiellement partie du patrimoine national japonais. En 1980, la nouvelle société de production de Tezuka frôla la banqueroute suite à la réalisation d’un luxueux film d’animation (122 minutes) adaptant l’un des chapitres les plus célèbres de son manga, Phénix *1. Les épisodes de cette oeuvre fleuve sont tous situés à des époques différentes. Dans chacun d’eux un personnage part à la recherche du mythique volatile réputé impossible à capturer (comme toutes les utopies). Malgré la diversité des intrigues, Tezuka délivra une leçon unique : le bonheur de l’homme n’est pas dans l’immortalité. Se découvrir une raison de vivre, tout est là ! La qualité de vie importe plus que la durée. A quoi s’ajoute l’idée que tous les êtres vivants sont égaux, que la vie est une valeur en soi, aussi respectable chez les insectes que chez les hommes. Enfin, dans Phénix, Tezuka ébaucha et augmenta tous les thèmes classique du cinéma d’anticipation, au point que des oeuvres comme Ghost in the Shell, A.I. et Abyss sont presque entièrement contenues dans ce manga. Agé de 55 ans, après une vie entière dédiée au travail, la santé de Tezuka déclina. Il fit d’ailleurs un premier séjour à l’hôpital dès 1984. Mais, conformément à la tradition, les médecins nippons lui cachèrent (ainsi qu’à sa famille) la gravité de son état, même si on peut supposer que le vieux sage ne fut pas dupe. Fidèle à sa réputation, Tezuka transforma l’adversité en une formidable énergie lui permettant d’écrire l’une de ses mangas les plus célèbres : L’Histoire des trois Adolfs *1. Dans la carrière du mangaka humaniste ayant dénoncé tous les totalitarismes, cette oeuvre apparaît comme un exorcisme nécessaire. Sans détour, ni emphase, l’artiste lance un regard éclairé sur les préjugés, les engagements idéologiques et militaires des hommes pendant le seconde guerre mondiale. Il dévoile ses convictions profondes en évitant tout sectarisme, mais se pose en juge implacable de l’histoire : celle d’un Japon profondément xénophobe et expansionniste qui, il y a 60 ans, choisit de continuer à rêver à un improbable mariage de raison fondé sur une réciprocité d’intérêt entre le nazisme et la tradition. En 1988, le cancer d’Osamu Tezuka atteint son stade terminal. Une nouvelle fois l’artiste parvint à puiser la force nécessaire pour continuer son oeuvre. L’auteur entama alors avec la bénédiction du Vatican une adaptation animée de la Bible, ainsi qu’une biographie (en manga) de Ludwig Van Beethoven... En janvier 1989 Osamu Tezuka emporta son matériel de dessin jusque dans sa chambre d’hôpital. Il continua de respecter les échéances imposées par ses éditeurs jusqu’à ce que le 9 février 1989, Dieu invite l’artiste à venir faire rêver les anges."Nous regrettons la mort de ce génie qui nous a quittés trop tôt. Si Mozart ne s'était pas éteint aussi jeune, combien de monuments musicaux aurait-il encore érigé ? De même, combien de films d'animation réalisés par Tezuka auraient-ils fait notre bonheur ? Mais n'oublions pas que comme Mozart, Tezuka a réalisé un très grand nombre chef-d'œuvres. C'est là notre plus grand réconfort". Raoul Servais*1 : ouvrage actuellement disponible en librairie en version française.*2 : ouvrage actuellement disponible en librairie en version française. Le manga d’Astro Boy fut populaire au point qu’avant même l’adaptation télévisée d’Osamu Tezuka, la bande dessinée fut portée au cinéma avec des acteurs de chairs et d’os dans les rôles principaux. Lors de sa diffusion aux USA, aucun auteur japonais n’était crédité au générique d’Astro Boy. Cette pratique généra une ambiguïté malsaine qui aura la vie dure."

jeudi, décembre 08, 2005

 

Le Klub des loosers.

VU Fuzati en Juin : artiste interressant. "Qu'est ce qu'un looser ? To lose : perdre. Loose : mal assujetti, branlant, détaché. Le terme looser, en tant qu’employé dans l’expression "Klub des Loosers" englobe ces deux définitions. On a trop souvent tendance à considérer le looser en tant que gentil perdant, en tant que mec qui n’a jamais de chance, tel Michel Blanc dans "Les Bronzés", ou la plus part de ses rôles. Cette conception est réductrice car elle dénie au looser toute intelligence, toute réflexion découlant de ses multiples échecs et le dépeint en tant qu’individu acceptant sa condition car persuadé qu’il ne peut y échapper. Mais revenons aux termes mêmes de la définition pour mieux comprendre ce qu’est un looser... Perdre : Est à mon sens un looser une personne qui à perdu toutes les illusions qu’il pouvait avoir sur l’existence. Le looser à compris qu’il n’épouserait pas un top-model, qu’un travail très ennuyeux risquait d’occuper la majeure partie de son temps, que l’amitié ou l’amour sont des choses extrêmement relatives. Le looser est d’autant plus sincère dans sa réflexion qu’il a bâti cette dernière de manière empirique. Il ne croit plus en l’amour parce que ses parents ont divorcés après s’être trompés durant des années, il ne croit plus en l’amitié parce que ses potes ne sont pas venus le voir après sa première tentative de suicide... Mais attention, le looser ne se complait pas dans le constat des nombreux échecs qui ont ponctués et continuent de ponctuer son existence. Pas de misérabilisme au sein du Klub. Le looser n’est pas non plus quelqu’un de dépressif, au sens médical du terme, même si les gens le qualifient souvent en tant que tel. Le looser est juste une personne hyper-réaliste, ce qui influe sur sa perception du monde et donc sur son comportement. Détaché : De la perte totale des illusions découle une réserve constante à l’égard des évènements. Vous ne verrez jamais le looser aduler ce que les autres appellent une "star" car lui ne voit en elle qu’une personne, avec peut être beaucoup de talent, mais qui reste une simple personne. Le looser ne fera jamais la queue pour rentrer aux Bains, il ne se mettra jamais à genoux devant une fille, aussi magnifique soit elle. Ce n’est pas une personne insensible non plus. Je dirais même que souffrant d’une trop grande sensibilité il a, au rythme de ses échecs, transformé cette dernière en un détachement quasi-total. Le looser vit dans un monde parallèle au votre. Vous voyez les mêmes choses mais il ne les perçoit pas comme vous. Cela ne signifie pas que son point de vue est plus important que le votre, néanmoins j’aurais tendance à penser qu’il est souvent plus éclairé car soumis à moins d’influences. "Autiste parce que je vis dans mon propre monde, pictural parce que j’arrive a décrire ce qu'il s’y passe via mes rimes"Comment définir la musique du Klub des Loosers ? Comme du hip-hop tout simplement. Mais le problème est qu’en France le terme hip-hop est utilisé à tort et à travers par les médias et les rappeurs eux même. Au Klub des Loosers, nous considérons qu’il n’existe pour l’instant dans notre pays que du "rap français", auquel nous ne nous identifions pas du tout. L’engouement de radios tel que Skyrock pour le rap a rapidement conduit à un formatage de ce dernier. Les thèmes abordés par les rappeurs français sont toujours les mêmes, la "vie de rue" et tous les clichés qu’elle traîne avec elle : la haine envers la police la justice ou l’Etat français, les sempiternels morceaux sur les taspés, la cité... Le rap français stagne depuis 4 ans, ce qui commence à se ressentir dans les ventes. "Pour nous le hip-hop est avant tout synonyme de créativité. Il ne s’agit pas de coller à une image mais de faire transparaître sa personnalité au travers de la musique. Ainsi, venant de Versailles, ce qui à priori pourrait être contradictoire pour un groupe hip-hop, nous revendiquons cette différence car considérant que cette ville influence particulièrement notre musique. Je répète d’ailleurs souvent que je n’aurais jamais crée le Klub des Loosers si je n’avais pas vécu à Versailles." Il est indéniable que le Klub des Loosers ne peut être comparé à aucun autre groupe "rap". Ceci n’est pas de la prétention et s’explique : "Le Klub des Loosers est composé d’un MC et d’un DJ, qui occupe l’espace musical sur un pied d’égalité. En effet, au sein des groupes, le DJ est trop souvent relégué à l’arrière plan, plaçant quelques scratchs dans les refrains. Nous considérons au contraire que les platines sont un véritable instrument de musique et en conséquence le scratch est intégré dans nos morceaux en tant qu'un élément musical à part entière. Plus encore, nous nous efforçons de créer une osmose entre la voix et le scratch, par l’usage de mélodies similaires, par exemple."Fuzati s’est rapidement fait connaître pour ses talents de lyriciste. Il se différencie des autres MC par son style écrit qui donne l’impression qu’il lit un ouvrage lorsqu’il rappe. Sa diction rend ses paroles très accessibles ce qui permet de retenir une partie de ses paroles après seulement une écoute. De plus, ses textes sont essentiellement bâtis sur de longues métaphores, et l’usage de la rime n’est pas primordiale car devant être au service du sens et non l’inverse. Les thèmes de prédilection de Fuzati sont l’amour, la mort et l’étude des rapports humains. Cela peut donner lieu à des titres parlant de sa fascination à l’égard des prostitués ou de sa répulsion envers la fécondité. Il aime choisir des images très choquantes, ce qui lui vaut de nombreuses critiques de la part des personnes qui ne retiennent que ses images sans en chercher le sens. Pourtant, son but n’est pas la provocation gratuite, chaque rime trouvant toujours une justification. Plus encore, il est connu pour ses facultés d’improvisateur, étant capable de rapper sur n’importe quel thème qu’on lui soumet et pour avoir battu de nombreux rappeurs lors de battles. Baise les gens ! Le fil directeur du morceau "Baise les gens" est la misanthropie. J'explique dans le 1er couplet comment j'en arrive à la ressentir de manière si exacerbée, pour dans le 2ème couplet montrer comment cela influe dans mes relations avec les gens du hip-hop. Enfin le 3ème couplet est une sorte de conclusion, un glissement vers la folie (avec l'image de la jugulaire). Le morceau commence et se termine par l'emploi d'une image, celle d'une feuille de papier toilette, afin de montrer que ma misanthropie est la seule défense que j'ai pu trouvé face à une situation où de toutes façons je suis obligé de subir. Fuzati Fondateur, Mc, et producteur du Klub. Son flow a souvent été critiqué : on retrouve chez Fuzati (son pseudonyme vient de Dino Buzzati, un auteur italien) la volonté d'avoir de vrais textes compréhensibles à la première écoute, sans se cacher derrière une quelconque technique, mais plutôt derrière un masque. Il le porte avec un chapeau (ou visière, au choix), pour rappeler aux auditeurs qu'il s'agit d'un personnage -même s'il s'inspire de sa vie- et qu'il faut se concentrer sur ce qu'il dit. Ce masque, c'est aussi parce qu'on ne le calculait pas à l'époque, et pour que sa boulangère continue à lui faire la gueule chaque fois qu'il va acheter son pain. On lui a aussi reproché d'être originaire de Versailles, une petite ville "où il ne se passe rien" en France près de la capitale, loin des banlieues, des cités, et finalement de tous les clichés hip-hop. Epaulé au départ par Orgasmic pour les productions, il a choisi après son départ de revenir aux bases classiques de cette musique: un sample, un beat, une voix. Il a aussi été journaliste dans Clark magazine (ce qui lui a permis de rencontrer MF Doom et Jonathan Lambert). Orgasmic le Toxicologue. Au départ, Orgasmic est le DJ de scène de TTC. Il devient ensuite le producteur (ses premières compositions ont été faites avec Fruity loops !) et DJ du Klub des Loosers jusqu'en 2001. Sa musique est peut être celle qui a le mieux refleter le Klub, du moins une partie, ce petit quelque chose de glaucque et malsain. Au moment où il quitte Fuzati, son premier mix sur CDR sort, Orgasmic le Toxicologue est secrètement amoureux de vous, qui se termine avec un inédit du Klub des Loosers qui porte le même nom, une sorte d'hommage à son DJ et sur ses non-expériences amoureuses, mais tout le monde s'y reconnaitra un peu, comme souvent. Orgasmic s'est ensuite concentré sur TTC, il pose les scratchs sur leur second album Bâtards sensibles, et fait parti avec TTC, Fuckaloop, et Siskid, d'un collectif de DJ, la Superfamilleconne (référence à vous savez quelle console), qui aujourd'hui organise une soirée tous les mois. James Delleck Sur le label Kerozen, il sort avec Tékilatex la mixtape L'antre de la folie. Plus tard, il participe à L'Atelier (qui réunit également Tékilatex, Fuzati, Cyanure, et Fuckaloop), et invite Fuzati sur son projet Gravité Zéro avant de participer au mixage et à la réalisation avec Fuzati du maxi La femme de fer (il apparait aussi dans le clip) et du premier album Vive la vie (l'album a été enregistré dans son studio, à Vitry) DJ Detect DJ actuel du Klub des Loosers. Membre également du duo Langage Computer avec John Bloug, il fait sa musique avec le scratch comme base. En avril 2003, on pouvait déjà écouter un morceau turntablist de lui-même et Orgasmic (Metalcrabs, avec Fab normalement), Speechless, sur la compilation Panic Room. Il apparait aussi dans le clip de La femme de fer.TTC (Tékilatex) Grekfrite était l'émission hip-hop de Canalweb animée par Tékilatex (TTC) à l'époque. Fuzati le connaissait déjà à l'époque depuis des années et était régulièrement invité dans ses émissions pour des freestyles, avec parfois Orgasmic aux platines. C'est aussi Tékilatex, avec James Delleck, qui a permis au Klub de faire leur première apparition sur une mixtape, L'antre de la folie, avec L'hymne. Les membres de TTC. ont posé avec Fuzati sur plusieurs mixtapes, notamment un morceau avec aussi Cyanure (ex-membre d'ATK.), que Tékilatex encore une fois a présenté à Fuzati (ils ont ensuite fait un featuring ensemble, Une minute à l'écran, étant tous les deux fans de Star Wars). Tous les trois ont aussi présenté au projet L'Atelier. Fuzati apparait également dans un clip de TTC, (Je n'arrive pas à) danser. Fuzati a fait appel à Jonathan Lambert, rencontré lors d'une interview, qui crie les "baiser" sur le refrain.

 

Total.Tekno.Collective

Rencontré tout le posse Kourtrajme : Teki latex, Fuzati et Cie. TTC pas du rap mais une entité étrange sur des cascades electro. Quand, en 2000, James Delleck et Tekilatex conviaient une ribambelle d’artistes loufoques à partouzer sur une K7 (L’Antre De La Folie), on était encore loin d’imaginer ce qui allait se passer. Alors que le rap français s’assoupissait tranquillement, entre recopiage, misérabilisme et "représentation" (vous savez, cette fâcheuse manie de donner son code postal à chaque intervention...), un projet confidentiel allait ouvrir la scène à de nouveaux porte-drapeaux opportunistes, désinhibés et talentueux.Loin des poncifs qui étaient venus, années après années, contaminer le rap, mais avec la même sincérité que celle affichée et défendue par les "pionniers" du "mouvement" (le smurf, le Globo, tout ça…), TTC, le Klub Des Loosers, La Caution, James Delleck et leurs amis et filleuls – bercés par NWA, Cindy Lauper, Daniel Balavoine et le Juice Crew et encouragés par les nouveaux indépendants du Rap nord-américain – s’imposèrent rapidement en missionnaires de la dernière chance, en secouristes ultimes d’un rap hexagonal en dernière phase de décomposition. Heureusement pour nous (et pour eux, du coup), L’Antre De La Folie n’était qu’un apettizer. Dans la foulée, suivront un EP prometteur de James Delleck (Acouphène), une poignée d’apparitions parfois presque révolutionnaires des parrains TTC et Asphalte Hurlante, premier véritable plat de résistance. Opus annonciateur, disque-transition idéal (entre rap de rue érudit et musique du futur, imbibée de gazole), le premier album de La Caution, chef de file de la structure Kerozen, se voulait un ultimatum, une dernière leçon de savoir-faire adressée à toute une scène déjà fainéante et rabougrie. Devant une oisiveté persistante, les trois de TTC emboîtent le pas. D’abord, en offrant trois successeurs de poids au maxi 'Game Over'/'Trop Frais' ; puis, en parachutant un premier long format dévastateur et dadaïste (Ceci N’est Pas Un Disque), cristallisant une inventivité à toute épreuve, une farouche envie d’ébranler et une complémentarité fabuleuse. S’y illustrent trois mc's hors normes et une palette de producteurs égorgeurs au premier rang desquels la paire Tacteel/Para One ("Baise Une Boucle"). «Dans quelques temps, tout le monde fera ce qu’on fait, attends simplement que tout le monde écoute, analyse et voit ce qu’on fait» Les laboratoires n’ont pas le temps d’être aérés que sort Cadavre Exquis, album réunion de La Caution, TTC et Saphir le Joaillier. Ce posse d’un nouveau genre, portant le soubresaut "gilliamien" de L’Armée des Douze livre un album providentiel, ponctué de punchlines surréalistes et produit de la meilleure des manières par une équipe de metteurs en son survoltés emmenée par un Nikkfurie (jeune diplômé en terrorisme sonique) au sommet de son art. L’anti-mc Fuzati, versaillais d’origine et dépressif d’adoption, devenu membre unique du Klub Des Loosers, recouvre d’une bile acide la dépouille vacillante du rap français avec son Baise Les Gens EP , hors d’œuvre idéal à un premier album tant attendu. Entre temps, La Caution se risque à l’exercice de la collaboration en acceptant l’invitation des électroniques de Château Flight (Crash Test), TTC se fait remixer par Diplo, Detroit Grand Pubahs et Octet, le jeune combo Hustla dépose un second opus on ne peut plus encourageant (Sonophrologie), Orgasmic découpe des chiches-kebabs (Est Secrètement Amoureux De Vous), Detect revisite la Westcoast Underground (Triple Threat) et Tacteel se fait courtiser par Lex records, petit frère du géant Warp. Rien que ça. En 2003, le même Tacteel (échappé du zoo ATK avec Cyanure) crée avec quelques amis (dont Tekilatex) une usine a hits undergrounds avec le label Institubes, attestant de l’ambition des protagonistes engagés dans cette lutte contre l’ennui rappologique. L’album de L’Atelier (Buffet Des Anciens Elèves) - assemblée de rappeurs malades aux rimes amphigouriques - essuie les plâtres avec la manière et une insolence démesurée, dépeçant le rap et célébrant la paire Fuckaloop comme le combo de concepteurs le plus excitant du moment, le flow élastique du Mc Cyanure et les punchlines sous Prozac de Fuzati. Para One y va de son projet solo et met en son un Beatdown EP prodigieux, qui augure du meilleur ; Delleck épouse Le Jouage (Hustla) pour une idylle kubrickienne (Gravité Zéro) ; Fuzati – quant à lui - se trompe de bouton et vomit un Femme De Fer EP indigeste et peu rassurant tandis que les imparables TTC s’associent aux deux de dDamage pour 'Trop Singe', tube simiesque et affichent de nouvelles prétentions en pondant Dans Le Club, bande-annonce alléchante d’un deuxième LP prévu pour le premier trimestre 2004. TTC, c'est les initiales de Tido, Tekilatex et Cuizinier : les trois MCs du groupe de hip hop le plus déjanté de la planète. Rappeurs autoparodiques, ils font leurs armes au sein de plusieurs collectifs comme "La Caution" et "L'armée des 12 singes", avant de produire en 1999 leur premier maxi intitulé "Game over 99 / Trop frais".L'année suivante, le trio signe "Leguman", un album anti-végétarien salué pour son humour. En 2002, il persévère dans l'absurde avec le nouvel opus "Ceci n'est pas un disque". Il faudra pourtant attendre deux ans de plus pour qu'il envahisse les ondes avec "Bâtards sensibles", 12 titres pour faire se marrer les dancefloors. TTC avait déjà à ses débuts tout ce qu'il fallait d'atypique pour susciter l'intérêt des amateurs de musique expérimentale. Leur première trace solide, l'autoproduction Game Over 99, single dévastateur associé au collectif Kerozen, chamboulait absolument toutes les bases du rap à la française: auto-dérision, humour loufoque, flows cartoonesques et sons électroniques, le tout s'assemblant de manière insolite mais avec une constante intelligence textuelle. Ninja tune n'allait pas laisser filer ces prodiges là, et ce fut une série d'excellents maxis qui s'ensuivirent sur le prestigieux sous-label Big Dada. Ceci N'Est Pas Un Disque, titre aussi délicat que magrittien, débute par un morceau funky et totalement fêlé qui annonce la couleur. Tido, Teki Latex et Cuizinier se partagent des lyrics complètement timbrés et jouissifs, affirmant leur rejet du rap conventionnel, sur une musique de leur comparse privilégié Flash Gordon. Suivent le tube dancefloor Je N'Arrive Pas A [Danser] et De Pauvres Riches, satire sociologique et hilarante décrivant avec assez de réalisme les tribulations de trois bourgeois désireux de se faire passer pour des racailles banlieusardes. Ce titre bénéficie d'ailleurs d'une production impeccable du soviétique Dj Vadim, toujours aussi attaché à aider ses voisins du Ninja Tune. On découvrira avec plaisir d'intéressants featurings, comme le mc alternatif Dose One sur le grave et percutant Pas D'Armure, mais aussi La Caution ou James Delleck, issus du crew de TTC et qui constituent véritablement le renouveau de la scène hip-hop nationale. Cette ribambelle de paroliers crachant allègrement sur la médiocrité du rap français, se pose brillamment sur des compositions rappelant autant le hip-hop de Company Flow que l'electronica de Plaid. Mais pour ceux qui penseraient que TTC n'aime pas le rap, le morceau Elémentaire, hommage métaphorique à cette musique venue du Bronx, vient remettre les pendules à l'heure sur un beat électrique et puissant concocté par Hi-Tekk. La voix gonflée à l'hélium de Teki Latex transporte le fun à son maximum, transcende la dramaturgie, parfois au détriment de la compréhension mais on ne s'en plaint que bien rarement. Point d'orgue de l'album, le grandiose Subway rappelle aux sceptiques que le trio TTC est capable d'écrire de véritables bijoux de poésie moderne. Cette description détaillée du métro parisien sur fond de hip-hop industriel provoque un sentiment presque mystique chez l'auditeur : l'interaction parfaite entre texte et musique n'est plus une utopie. Probablement l'un des meilleurs morceaux de rap français jamais produit, et dont les subtilités nécessitent plusieurs écoutes successives. Un hit qui aura beaucoup de mal à se démoder. A l'écoute de Ceci N'Est Pas Un Disque, on se rend compte qu'il existe de véritables artistes en France, ô surprise y compris dans le rap. A l'heure où tous les rappeurs hexagonaux choisissent la voie de la prostitution médiatique ou bien celle du rebelle grotesque, TTC se trace un chemin à part, celui de l'humour et de l'intelligence. Peut-être qu'un jour le hip-hop français guérira de sa constipation lamentable et produira de bons morceaux. En attendant, écoutons TTC tordre les faux mc's :« Si le hip-hop est malade tu n'es qu'une ambulance en panne ! »

 

Raimu.

Il y a une phrase que j'aime assez. Un jour Marcel Pagnol inaugurait une école baptisée en son nom et dit "je suis fier de parrainer cette école qui porte mon prénom et le nom de mon père". Mon père adore ce mec, du coup je baigne dedans depuis ma tendre enfance et aujourd'hui je me surprends à regarder ces films tout seul avec un certain plaisir. Comédien français, Raimu. de son vrai nom Jules-Auguste-César Muraire, est né à Toulon le 1 7 décembre 1883. Très jeune il découvre le spectacle et voue un véritable culte aux artistes qui se produisent à Toulon. Un jour, à son tour, le jeune Muraire monte sur les planches : dès lors il fait ses classes à la dure et sélective école du Caf'conc. Tout comme Jean Gabin et Fernandel. Vers 1910, sa rencontre avec le grand Félix Mayol est déterminante pour sa carrière. Le créateur de la célèbre chanson "Les mains de femme" lui propose en effet de monter à Paris. Pour Raimu c'est le coup de poker : Paris va-t-il l'accepter ? Sur la scène du "Concert Parisien" (devenu le "Concert Mayol") Raimu triomphe dans de nombreuses revues. En 1914 éclate la guerre alors que Raimu a fait deux ans auparavant des débuts, obscurs, dans son premier film : L'HOMME NU. Il tournera cependant, en 1914, L'AGENCE CACAHUÈTE avant d'être mobilisé puis réformé en 1915. En 1916, Raimu est déjà l'un des grands comédiens du théâtre de Boulevard. Le cinéma ne l'intéresse pas. En fait, Raimu est un acteur pour qui la parole est capitale : c'est pourquoi il ne reviendra au cinéma qu'en 1931 avec "le parlant" et surtout grâce à son ami Marcel Pagnol, ex-professeur d'anglais, devenu auteur dramatique, puis cinéaste, avant de revêtir en 1946 le fameux "habit vert" des Académiciens. C'est Pagnol qui proposa à Raimu de jouer dans sa pièce MARIUS le rôle de Panisse. Raimu refusa, affirmant que le seul emploi qui lui convenait était celui de César. Pagnol céda; il eut raison car la pièce fut un triomphe. En 1931, MARIUS, dont Raimu avait assumé la mise en scène sur la scène du Théâtre de Paris, est adapté pour l'écran et c'est le cinéaste anglais Alexander Korda qui a l'immense responsabilité de la réalisation. D'emblée, un problème se posa. L'ingénieur du son de Korda se plaint : il n'arrive pas à enregistrer la voix de Raimu. Ce dernier entre alors dans une de ses nombreuses colères et déclare : "0n ne remplace pas Raimu, on renvoie l'ingénieur du son. " Ce qui est fait... Et MARIUS premier film de la trilogie MARIUS - FANNY- CÉSAR va connaître sur les écrans un succès qui dure encore. Raimu devient célèbre : il a 48 ans. Et il a maintenant adopté le cinéma : "Il est indéniable que le cinéma nous a donné des moyens d'expression supérieurs à ceux du théâtre. Car un artiste, à mon avis, n'a de réelle valeur que par la mobilité de ses traits et surtout par l'expression des yeux". 1937, Raimu est un acteur comblé: on se le dispute. Sacha Guitry qui l'admire lui offre un rôle sur mesure dans LES PERLES DE LA COURONNE, cependant que Pierre Colombier réunit à ses côtés Fernandel et Jules Berry dans LES ROIS DU SPORT que dialogue Jeanson. 1937 c'est aussi UN CARNET DE BAL, de Duvivier. Mais, bien que se disputant et se réconciliant avec Marcel Pagnol chaque fois qu'il le rencontre, Raimu ne peut se passer de lui. En 1938, Pagnol lui offre avec LA FEMME DU BOULANGER le plus grand de ses rôles. Ajoutons que ce film, un classique, fut l'un des préférés d'Orson Welles. En 1939, le méconnu Jeff Musso dirige Raimu et Jacqueline Delubac dans DERNIÈRE JEUNESSE sorte de "remake" de L'ANGE BLEU et c'est en 1940 les retrouvailles avec Pagnol dans LA FILLE DU PUISATIER. La Seconde Guerre mondiale fait rage. De nombreux réalisateurs français sont à l'étranger. En 1942, un jeune scénariste, Henri-Georges Clouzot adapte, pour Decoin, un roman de Georges Simenon: "Les inconnus dans la maison". En 1943, Raimu entre au Français: c'est l'aboutissement de sa carrière. Le contrat est signé le 13 septembre. Le 22 mars 1944 Raimu joue "Le bourgeois gentilhomme" et le 24 octobre 1944 "Le malade imaginaire". Il interprète encore "L'anglais tel qu'on le parle" puis retourne au cinéma. Il retrouve Fernandel devant la caméra de René Le Hénaff à l'occasion de LES GUEUX AU PARADIS et enfin, sous la direction de Billon il va être L'HOMME AU CHAPEAU ROND, son dernier rôle. Peu après le tournage, Raimu doit subir une opération chirurgicale. Il meurt le 20 septembre 1946. Paris lui fait des funérailles en l'église Saint-Philippe-du-Roule devant des milliers de personnes. Pagnol déclarera alors: " On ne peut faire un discours sur la tombe d'un père, d'un frère ou d'un fils, et tu étais les trois à la fois. " Raimu repose désormais dans le cimetière de Toulon, sa ville natale.
1911 - L'homme nu (Henri Desfontaines) 1912 - L'agence Cacahuète (Roger Lion) 1931 - Le blanc et le noir (Marc Allégret, Robert Florey) 1931 - Mam'zelle Nitouche (Marc Allégret) 1931 - Marius (Alexander Korda) 1932 - Fanny (Marc Allégret) 1932 - Les gaietés de l'esquadron (Maurice Tourneur) 1932 - La petite chocolatière (Marc Allégret) 1933 - Théodore et compagnie (Pierre Colombier) 1934 - Charlemagne (Pierre Colombier) 1934 - Ces messieurs de la santé (Pierre Colombier) 1934 - J'ai une idée (Roger Richebé) 1934 - Tartarin de Tarascon (Raymond Bernard) 1934 - Minuit place Pigalle (Roger Richebé) 1935 - L'école des cocottes (Pierre Colombier) 1935 - Gaspard de Besse (André Hugon) 1936 - Le roi (Pierre Colombier) 1936 - César (Marcel Pagnol) 1936 - Le secret de Polichinelle (André Berthomieu) 1936 - Les jumeaux de Brighton (Claude Heymann) 1937 - Vous n'avez rien à déclarer ? (Léo Joannon) 1937 - Les perles de la couronne (Sacha Guitry, Christian-Jaque) 1937 - Faisons un rêve (Sacha Guitry) 1937 - Gribouille (Marc Allégret) 1937 - Le fauteuil 47 (Fernand Rivers) 1937 - Un carnet de bal (Julien Duvivier) 1937 - La chaste Suzanne (André Berthomieu) 1937 - Les rois du sport (Pierre Colombier) 1938 - La femme du boulanger (Marcel Pagnol) 1938 - L'étrange monsieur Victor (Jean Grémillon) 1938 - Le héros de la Marne (André Hugon) 1938 - Les nouveaux riches (André Berthomieu) 1939 - Noix de coco (Jean Boyer) 1939 - Monsieur Brotonneau (Alexandre Esway) 1939 - Dernière jeunesse (Jeff Musso) 1939 - L'homme qui cherche la vérité (Alexandre Esway) 1940 - La fille du puisatier (Marcel Pagnol) 1940 - Le duel (Pierre Fresnay) 1941 - Parade en sept nuits (Marc Allégret) 1942 - Les petits riens (Raymond Leboursier) 1942 - Monsieur la souris (Georges Lacombe) 1942 - L'arlésienne (Marc Allégret) 1942 - Le bienfaiteur (Henri Decoin) 1942 - Les inconnus dans la maison (Henri Decoin) 1943 - Le colonel Chabert (René Le Hénaff) 1945 - Untel père et fils (Julien Duvivier) 1946 - Les gueux au paradis (René Le Hénaff) 1946 - L'homme au chapeau rond (Pierre Billon).

 

AFX a.k.a Polygon window a.k.a R.DJames.

A l'écoute de la musique d'Aphex Twin, on imagine un duo de frères déments. Une démence due à la dégradation génétique engendrée par une trop grande succession de mariages consanguins qui les aurait poussés à la création d'une nouvelle musique inquiétante, bicéphale, mutante. Pourtant derrière ce nom étrange se cache une seule et même personne : Richard D. James. Richard D. James est née dans un ghetto pauvre de Cornouailles, au sud ouest de l'Angleterre. Il grandit avec un intérêt particulier pour le matériel électronique. "J'étais toujours en train de cogner sur quelque chose", dit-il souvent. Il finit par prendre des cours d'électronique au Kingston Polytechnic de Londres mais il abandonne au bout d'un an. A l'époque, il a déjà une masse importante de matériel bidouillé sur mesure et un stock de mélodies déjantées sur cassettes. Fin 1991, les deux premiers maxis Analogue Bubblebath 1 et 2 estampillés AFX sortent chez Mighty Force, un label local d'Exeter. Complètement opposé à l'industrie du disque et à son système de choix de mise sur le marché, Richard jongle depuis dix ans avec les noms et les contrats. En 1992, les sorties se succèdent sous différentes appellations : Power-Pill, Q-Chastic, The Aphex Twin (pour les deux maxis Digeridoo et Xylem Tube qui sont édités par les belges de R&S), AFX et Caustic Window. L'album Selected Ambient Works 85-92, enfin signé Aphex Twin, marque un tournant dans la carrière de Richard D. James. Salué par la critique, le disque va sortir Richard des sphères de la techno brute pour le tirer vers le sublime. Il signe alors avec Warp Records et se transforme en Polygon Window pour la sortie de Surfing On The Sine Waves en 1993. Il signe chez Sire Records la même année et sort en 1994 Selected Ambient Works Volume II que le New York Times qualifiera de "musique classique pour le prochain millénaire." En 1995, Richard atteint le statut de numéro un indépendant en Angleterre avec le disque ...I Care Because You Do, sa première sortie Elektra aux États-Unis. Beats déchiquetés couplés à des mélodies vérolées qui s'étendent jusqu'à une orchestration pure. Le summum pour les oreilles difficiles des quelques irréductibles férus d'avant-gardisme étant le morceau ICCT Hedral sur lequel Richard s'associe aux orchestrations du légendaire Philip Glass. Grâce à son propre label Rephlex, Richard soutient les talents de quelques figures majeures de la scène existante (µ-ziq, Squarepusher, Leila, The Gentle People...). 1996, Richard D. James Album. De l'hypnotique To Cure A Weakling Child à un Girl/Boy Song bouffé par les cordes, Richard se fait plus cohérent dans l'équilibre qui tient le disque. "C'est plus une progression", dit Richard à propos de l'album. "Je deviens plus habile avec les machines." Il admet avoir exercé un plus grand contrôle sur la qualité : "J'ai trié parmi 200 morceaux pour trouver les bons pour cet album."Richard se fait plus rare. Fin 1997, il délivre le maxi Come To Daddy où il continue d'explorer une intériorité hantée par quelques névroses tout en gardant un coté franchement ludique dans son rapport à la composition. A travers le clip de Come To Daddy (réalisé par Chris Cunningham), la vie va être donnée à l'homme au rictus figé. La légende devient visuelle et n'en est que plus traumatisante. Après ? Mars 1999, un autre maxi, Windowlicker, accompagné d'une nouvelle vidéo de Cunningham. Au programme, trois morceaux : un tube décalé, une équation malsaine et une mélodie transcendante de simplicité et de beauté. Puis : quelques shows, la composition d'une musique d'accompagnement pour une exposition de Cunningham et... l’annonce en 2000 de son retrait "définitif" de la scène musicale. C’est une histoire de MP3 qui fera ressortir Richard de sa tanière. Il oublie dans un avion un baladeur MP3 contenant plusieurs centaines de morceaux inédits. Apeuré à l’idée de voir ces titres circuler sur le net et de perdre son gagne pain, il décide de sortir un nouveau disque. Durant l’été 2001, le maxi 2 remixes by AFX (édité chez MEN : le nouveau label de Richard et Tom "Squarepusher" Jenkinson) rentre directement les charts anglais avec des remixes acid de titres de 808 State et DJ Pierre vieux de 10 ans. Après un prélude (le CD promo Come And Get Some…), Drukqs envahit enfin les bacs à la fin du mois d’octobre 2001. Les 30 morceaux, pour la plupart identifiés par des titres en gallois, balancent entre piano trafiqué et rouleau compresseur rythmique mais laissent l’impression d’un manque d’innovation. Alors que certains disques d’Aphex Twin ont en leur temps révolutionné la musique électronique, Drukqs n’est pas la bombe attendue, Drukqs est "juste" un bon album. Remplissage de luxe pour satisfaire à une fin de contrat chez Warp et ensuite profiter de sa liberté ?
THE APHEX TWIN : CLASSICS
Cette imposante compilation recouvre la première période du jeune Richard D. James, entre 1990 et 1995. Ce sont pour la plupart des morceaux de techno pure et dure, mais portant déjà la patte décalée de leur compositeur. La formule parait simple, une grosse rythmique, une basse de folie, quelques effets sonores délirants, une plage de synthés sombre en arrière-plan, et voilà un morceau "classique" d'Aphex Twin. Mais en fait, au vu de la production techno actuelle, il est très difficile de réussir à atteindre une telle efficacité. Il est très difficile de donner à ce point à l'auditeur l'envie de sauter dans tous les sens. Il est très difficile de ne pas lasser durant 6 à 7 minutes avec des bases aussi minimalistes. En clair, cette compilation est l'un des meilleurs disques de techno qu'il m'ait été donné de croiser. Le départ en force de Digeridoo ne se dément jamais au long des 75 minutes et quelques qui suivent. Digeridoo fascine par son beat à la fois limite hardcore et franchement planant. Flaphead cloue l'auditeur par un martèlement incroyable. Plus loin Tamphex transporte encore plus loin dans la galaxie de la "hard" techno irrésistible. Mais lorsque arrive Metapharstic on est loin, très loin des clichés sur cette musique "froide", "sans émotion", c'est un plaisir pur des sens à base de basses titanesques et de rythmiques dantesques, le tout étant lié par des effets sonores monstrueux. Plaisir qui se poursuit avec le QQT Mix de We Have Arrived, annonciateur du révolutionnaire Ventolin. Sons métalliques et agressifs, rythmiques saccadées, breaks effrayants, c'est une usine métallurgique en folie qui aurait adopté un groove de Terminators sous acides sulfuriques. En clair, dès 1990, l'Aphex Twin avait déjà inventé beaucoup en matière de "big beat", "jungle" et autre joyeusetés du même genre, et encore maintenant la techno est loin d'atteindre la perfection de Polynomial-C et autres Phloam. Purement et simplement fondamental, historique et indispensable.

APHEX TWIN : SELECTED AMBIENT WORKS VOLUME II
Changement radical de style avec ce double album historique (encore) de 1994. LE chef-d'œuvre du genre ambient (aux côtés du Chill Out de KLF). Une longue aventure dans une autre dimension de la musique, une expérience unique. Les morceaux sont nommés par des dégradés de couleurs, ce qui est finalement très représentatif de l'œuvre elle-même. Les échos d'univers lointains bruissent sous des claquements et autres craquements formant une rythmique désincarnée, aussi présente que fantomatique, plus loin ce sont d'étranges claviers terrifiants qui prennent en otage les conduits auditifs ; et si, pendant un instant, une mélodie guillerette s'est faufilée dans les méandres d'une machine infernale, c'est pour mieux annoncer de longs silences peuplés de frémissements synthétiques qui expriment mieux que toute définition ce que les termes fascinants et envoûtants représentent. On a parlé de musique du 3e millénaire, de bande son d'un hypothétique 2061, de divertissement pour androïdes rêvant de moutons électriques, c'est un peu tout cela, et c'est bien d'autres choses. Aime-t-on ce disque ? Prend-on vraiment plaisir à traverser cet éther sonore et sonique ? Sans aucun doute. Certains auditeurs, peu préparés à l'écoute de cette dernière folie avant l'Apocalypse, en seront pour leur frais, noyés dans des océans d'ennui ; les autres auront depuis longtemps enfoncé la touche replay et passeront plusieurs dizaines d'écoutes en boucle avant de se rendre compte qu'il y a un second disque. Chef-d'œuvre, donc.

APHEX TWIN : ... I CARE BECAUSE YOU DO
Continuant sur sa lancée, Richard D. James aborde un style totalement différent sur cet album qui est peut-être son plus grand accomplissement (c'est dire !). Nous sommes en 1995, et l'Aphex Twin s'apprête, une nouvelle fois, à révolutionner la musique électronique. I Care Because You Do est un gigantesque puzzle, à l'image de ses morceaux, un bouillant chaudron de tous les genres de musiques électroniques, une sorte de délirant best of de ce que l'on peut faire musicalement avec des machines (seul le Not For Threes de Plaid a réussi à l'égaler sur ce terrain). Passionnant d'un bout à l'autre, cet album est tétanisant. La jungle, la house, l'ambient, l'electronica, la techno pure... s'y percutent, y copulent, s'y croisent, s'y fondent, s'y perdent, donnant naissance à une musique unique et toujours géniale. C'est l'agressivité révolutionnaire de Ventolin, c'est l'efficacité de Come On You Slags !, c'est la rêverie de Mookid, c'est le groove de Cow Cud Isa Twin (bon sang les titres !), c'est la magie de ce qui pourrait être une parfaite musique de films de Next Heap With, etc.... A noter qu'au même moment, Aphex Twin délivre un titre phénoménal pour le disque de remixes du Downward Spiral de Nine Inch Nails, At The Heart Of It All, morceau qui aurait très bien pu avoir sa place sur cet album du même niveau, à l'agressivité de la rythmique répond d'impressionnantes plages de synthés majestueuses et ténébreuses, sublime. En clair, I Care Because You Do est tout aussi indispensable que les deux précédents disques et marque pour l'instant l'apogée de l'Aphex Twin.

APHEX TWIN : RICHARD D. JAMES ALBUM
Après l'apothéose du précédent album, Richard D. James revient juste un an plus tard avec un album éponyme. Il y pousse encore plus loin l'association mélodies guillerettes et humoristiques et rythmiques déjantées. Les morceaux sont en majorité très courts (enfin pour de la techno) l'album faisant à peine 35 minutes (plus court qu'un Ep, quoi). L'ensemble s'écoute sans déplaisir, et des titres comme 4 ou Girl/Boy Song, font partie de ce que l'Aphex Twin a produit de meilleur. Mais c'est franchement moins révolutionnaire que les œuvres précédentes. Ce n'est même pas plus abordable en fait, cela aurait fait un bon Ep de transition, mais c'est un album. Le style Aphex Twin commence à tourner au procédé et si la courte durée et l'entrain des morceaux font que cet album s'avère des plus réjouissants, il manque un peu de la magie du précédent. Mais le Richard D. James Album demeure un très bon disque, au milieu de la foisonnante et très inégale production de musique électronique des années 90.

APHEX TWIN : COME TO DADDY
Celui-ci, c'est un Ep, c'est clairement précisé, mais on aurait pu se tromper vu que le disque est plus long que l'album précédent. Et c'est aussi assez clairement un Ep de transition. Car là encore l'Aphex abuse de procédés connus depuis longtemps (To Cure A Weakling Child Countour Regard, Come To Daddy Mummy Mix...), bien sûr c'est finalement toujours aussi bien, mais on demande toujours plus à un génie tel que Richard James. Et si son univers psychiatrique, entre enfance pervertie et industrialisation guillerette, fait mouche (Come To Daddy Little Lord Faulteroy Mix, Funny Little Man), c'est finalement quand il se tourne vers la parodie pure des Prodigy qu'il révolutionne le plus. Ce Come To Daddy, Pappy Mix est surprenant, car il ne ressemble à rien de ce que l'Aphex a fait avant (ou alors il faut remonter aux Classics), et en voulant se moquer des Prodigy, il les enfonce purement et simplement sur leur propre terrain. Pour sûr la "jungle" sauvage qui régit la seconde moitié du morceau, c'est du Richard James pur, mais l'ensemble dégage une agressivité et une énergie qui fait plaisir à entendre. Le tout étant renforcé par un clip fabuleux et monstrueux, l'un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) de l'année 1997. Et au final quand le Ep s'achève sur le classique mais tellement magique IZ-US, l'Aphex Twin a encore une fois remporté toute notre adhésion. Et on attend toujours avec impatience le véritable nouvel album qui changera de nouveau le visage de la musique électronique.

APHEX TWIN : WINDOWLICKER
De nouveau un Ep (et pas très long cette fois) et de nouveau presque une déception. Presque ! Car même si Aphex Twin fait toujours la même chose (en particulier sur les morceaux 2 et 3), il le fait de manière de plus en plus extrémiste. Windowlicker n'est pas un disque agréable à écouter, c'est clair, on est loin des travaux ambients des débuts. Ici c'est le bordel le plus total qui prime. Certes l'Aphex a découvert de nouvelles machines et il a appris à plus les exploiter qu'aux temps des Classics, mais le résultat est assez effrayant. C'est une collection de sons hyper travaillés qui partent dans tous les sens (je parle ici surtout du 2e morceau mais cela vaut aussi pour Windowlicker), pas de mélodie juste une belle démonstration de force. Windowlicker est un morceau largement aussi malsain que Come To Daddy (sans parler du clip), dans lequel James s'est amusé à massacrer des samples vocaux pour créer d'étranges sonorités inédites. C'est fascinant mais le concept semble rapidement tourner en rond, ensuite l'Aphex revient à ses principes habituels : explosion de rythme, micro-mélodies enfantines, ambiance lourde en fond. Windowlicker est un funk malsain pour dancefloors pervers, de l'electronica presque aussi extrémiste que celle des voisins d'Autechre. Le deuxième morceau au titre bien représentatif est aussi évident à écouter que d'essayer de calculer une équation à 5 inconnues. J'aime beaucoup même si j'ai l'impression d'avoir entendu cela pas mal de fois (chez l'Aphex Twin, mais pas seulement). Tout ce que l'on remarque c'est que sa musique se complexifie de plus en plus. Le troisième morceau, Nannou, annonce la couleur dès le titre, c'est une comptine décalée comme James en produit au kilomètre. Il faut l'avouer, c'est banal. Rien d'original dans ce morceau là (et surtout pas le coup de la boîte à musique que l'on remonte). J'aime toujours, c'est très agréable à écouter (plus facile d'approche que Windowlicker, c'est clair), mais cela ne révolutionne rien. En clair ce maxi flirte à la fois avec l'inécoutable, le génie, la banalité, la mélodie, le bordel, le malaise et le dancefloor du prochain millénaire. Le plus gros plaisir que l'on en retire c'est de se dire que Richard D. James n'a décidément pas vendu son âme au commerce et qu'il délivre ici une de ses œuvres les plus hermétiques. S'il réussit à vendre son disque ce sera auprès des fans hardcore (comme moi) ou sur la lancée d'un effet de mode et bon nombre d'acheteur vont se forcer à aimer pour paraître "in". Quelle erreur ! La musique d'Aphex Twin n'a jamais été créée pour le plébiscite, ni pour le grand public ! Et c'est pour cela qu'on l'aime.

APHEX TWIN VS BOGDAN RACZYNSKI
C'est la dure loi de la nature, le cycle inévitable de l'évolution, l'ancienne espèce dominante est peu à peu remplacée par une autre, plus faible a priori, mais mieux adaptée, plus maligne, plus en phase avec son ère. Le diplodocus Aphex Twin se voit donc grignoté par la souris Bogdan Raczynski. A la base, Bogdan est un "clone" de l'Aphex, signé par le monsieur lui-même, sur son label à lui, Rephlex, où d'ailleurs il ne signe que ses clones. Bogdan débute donc en faisant de l'Aphex, comme beaucoup d'autres (et pas seulement Radiohead). Mais, mais, mais. Il y a quelque chose d'autre chez Bogdan, dès le début on le sent, ce petit en veut, il y a d'immenses espoirs cachés derrière ses beats en délire. Petit à petit, dans le grand mouvement de l'évolution, Bogdan fait de l'Aphex, mieux que l'Aphex. Et en cette fin d'année 2001, au moment où tous les deux sortent un album acclamé par la critique, on ne peut que constater un fait tout simple : Bogdan Raczynski écrabouille Richard D. James.

L'album d'Aphex Twin, le sur-médiatisé Drukqs (qui doit signifier "best of" ou "greatest hits" ou "je me la foule pas" en langage Lourd, n'oublions pas que ce Drukqs est une compilation d'anciens morceaux !) est un hénaurme pétard mouillé qui dégouline de la cime aux racines (c'est pour la rime). 1/2 d'Aphex Twin qui s'auto-parodie (voire qui imite Bogdan, allez comprendre !) et 1/2 de remplissage. Ca nous donne un double album qui pisse dans un violon et dont on se fout éperdument dès la première écoute. A la seconde, cependant, on se rend compte qu'il y a de bonnes choses là-dedans. Sans la moindre once d'originalité ou de prises de risques, mais on discerne au moins 4 ou 5 bons, voire très bons, morceaux dans la masse. Ca fait peu, je vous l'accorde. Surtout que c'est son premier opus depuis 1996 et l'angulaire Richard D. James Lp. Ne vous attendez pas à retrouver le grand frisson de Ventolin, Girl/Boy Song ou des Selected Ambient Works (ici repris par moments note par note). Richard James est mort avec les années 90. C'est finalement bien logique. Drukqs est son chant du cygne, l'album de trop qu'il fallait pour tuer la légende. Monsieur James avait besoin de thunes, il va en avoir, il a rappelé au monde entier que sans lui il n'y aurait pas de Kid A, de Destiny's Child & co, maintenant il va falloir qu'il se bouge, il en est capable. Ou pas.

A l'inverse, l'album de Bogdan Raczynski, MyloveIlove, est une merveille du début à la fin. Expérimental tout en restant abordable, novateur en permanence même lorsqu'il paye tribu à ses inspirateurs (cf la fusion incroyable de Plaid et d'Aphex Twin sur le morceau 12), touchant, drôle, triste, bizarre, inclassable, brillant. Et pourtant on sent bien que ce n'est là qu'un disque de transition et que le petit (devenu grand) nous réserve des monuments pour dans peu de temps. L'ère 2000 lui appartient, car il vient de nous offrir là le disque le plus original de l'année. 17 morceaux et autant de prises de risque (ne serait-ce que le grandiose single, casé en toute fin d'album). Bogdan bidouille, essaie, triture, invente, ne se laisse jamais enfermer dans une formule toute faite, il touche à tout et lorsque l'on croit qu'il se repose sur ses lauriers, il fait surgir de la piste une imprévisible idée géniale. Chants désincarnés, instruments inattendus, sonorités fascinantes, mystères et humour... MyloveIlove est un album calme, apaisé, léger même dans ses touches sombres, il ne fait pas de bruit, il ne paye pas de mine. Mais il vient confirmer le talent d'un élève qui vient de dépasser son maître. L'Aphex Twin s'est arrêté sur le bord de la route, Bogdan Raczynski est désormais bien loin devant lui, et il sera bien difficile de le rattraper. Jusqu'à la prochaine passation de pouvoir ("le vrai pouvoir ne se donne pas, il se prend", n'est-ce pas ?). MyloveIlove est un disque presque bouleversant et certainement rassurant, il nous prouve que la musique ne cesse d'évoluer et que nous n'avons décidément aucune raison d'être blasés. Ouf !

Et voici la discographie de Richard D. James avant 1999 Ep : The Aphex Twin : Analogue Bubblebath (1991) AFX : Analogue Bubblebath 2 (1992) The Aphex Twin : Digeridoo (1992) The Aphex Twin : Xilem Tube ep (1992) Q-Chastic : Q-Chastic (1992) Pac-Man : Power Pill (1992) Caustic Window : Joyrex J4 ep (1992) Caustic Window : Joyrex J5 ep (1992) Polygon Window : (Quoth) (1993) Caustic Window : Joyrex J9 (1993) The Aphex Twin : On (1993) The Aphex Twin : On remixes (1993) The Aphex Twin : Words And Music (1993) AFX : Anologue Bubblebath 4 (1994) Aphex Twin : Ventolin (1994) (en 4 ou 5 version différentes...) Aphex Twin : Ventolin (the remixes) (1995)Aphex Twin : ICCT Hedral (1995) Aphex Twin : Donkey Rhubarb (1995) AFX : Hangable Auto Bulb ep (1995) AFX : Hangable Auto Bulb ep 2 (1995) Aphex Twin : Girl/Boy ep (1996) (2 version) Aphex Twin : Come To Daddy (1997) (4 versions) Aphex Twin : Windowlicker (1998) (3 versions) Albums : The Aphex Twin : Selected Ambient Works (85-92) (1992) AFX : Analogue Bubblebath 3 (1992) Polygon Window : Surfing On Sine Waves (1992) The Aphex Twin : Selected Ambient Works Volume II (1994) The Aphex Twin : Classics (1995) AFX : Analogue Bubblebath Volume 5 (1995) Aphex Twin : ...I Care Because You Do (1995) Aphex Twin : 51/13 Aphex Singles Collection (1996) Aphex Twin : Richard D. James Album (1996) Et après il y a les remixes, les compils, les collaborations, etc... mais bon, on n'est pas près d'en voir le bout...

mercredi, décembre 07, 2005

 

Fist of fury.

J’ai toujours été fasciné par les arts martiaux, mais j’ai attendu très longtemps avant de franchir le pas. Depuis tout petit et ce fameux noel où un pote avait enregistré "le jeu de la mort" qui passait sur C+ : je suis véritablement accro au petit dragon. Encore aujourd’hui, au jujitsu, pendant les combats, il m'arrive de penser à lui. Bruce Lee : un concentré de charisme. Alors mort naturelle ? drogué ? assassiné par les triades qui ne supportaient pas son "american way of life" ? "Bruce Lee, né le 27 novembre 1940 - année du Dragon, avec les premières lueurs de l'aube, au Jackson Street Hospital, dans le Chinatown de San Francisco. Son père Lee Hoi Chuen : Comédien, vedette de l'opéra de canton, est en tourné à New York, à près de cinq mille kilomètres, à l'Est, et le reste de sa famille - Son frère, ses deux sœurs et ses grands-parents - se trouve à Hong Kong, à plus de huit milles kilomètres dans la direction opposée. On comprend alors que la petite eurasienne d'origine allemande, du nom de Grace Li, qui vient de mettre au monde son quatrième enfant, se sente perdue, isolée, fragile étrangère en terre étrangère, et qu’elle désire avant tout s’attirer la bienveillance des dieux: Elle lui donne le nom de Li Jun Fan. Li se transforme alors très vite en son homonyme américain Lee, Jun Fan, qui signifie «Protecteur de San Francisco». Le petit Lee se retrouve affublé d’un prénom féminin signifiant «petit Phénix». C’est une ruse imaginée par sa famille pour tromper les démons qui volent, aux premières heures du jour, les enfants males, et Lee le conserve, jusqu'à ce, des années plus tard, lui revienne le surnom, justifié par sa naissance, aussi bien que par son tempérament, de Hsui Loong, « le Petit Dragon » Quant au prénom, que Marie Glover : l'infirmière de la maternité lui avait donné pour l’américaniser, Bruce ne l’entend prononcer que treize ans plus tard, lors de son inscription dans une école anglaise de son pays. Bruce apprend en même temps à parler, à marcher et à jouer la comédie. Il a trois ans quand ses parents décident de revenir habiter dans leur appartement de Kowloon au 218 Nathan Road, dans un quartier de Hong Kong. Grâce à son père, qui côtoie, le milieu cinématographique de Hong Kong, Bruce est très tôt un enfant star. Il enchaîne des films qui ont plus ou moins de succès. Mais à seize ans, avec "The orphan" s’est terminé la première carrière cinématographique de Bruce Lee. D’autant plus, qu’entre temps Bruce découvre la deuxième passion de sa vie : Les arts martiaux. C’est dans la soirée du 24 novembre 1954 que Bruce, fit la connaissance de celui qui allait devenir l’un de ses meilleurs amis, et qui surtout l’initia au Wing Chun Kung Fu : William Cheung. Durant la période où, William apprenait le Wing Chun, Bruce rejoignit un des nombreux gangs de Hong Kong ; Celui là s’appelait « Junction street, les huit tigres ». Un jour de 1953, le gang demanda de l’aide à Cheung, pour se battre contre une bande rivale. Bruce, très impressionnait par la démonstration de William, lui demanda à rencontrer son maître. Après quelques refus, il l’accepta et emmena Bruce, voir le vieil homme qui se prénommait Yip man. Bruce progressa très vite en Wing Chun ! il n‘avait qu’une obsession : Progresser. Ses ennuis chez Yip Man commencèrent à cause de certains étudiants jaloux qui prirent le prétexte que Bruce n’était pas entièrement Chinois pour faire pression sur Yip Man et l’évincer du club. En effet, sa mère avait un quart de sang germanique et Yip Man avait toujours refusé d’enseigner aux étrangers. Yip Man, dépendant à l’époque de ce groupe d’étudiant, accepta donc à contrecœur de renvoyer le jeune Bruce. William succédant à son maître, apprit donc le Wing Chun à Lee jusqu’en 1957. Madame Lee s'était assise près de son fils turbulent et bagarreur. Peter, le frère aîné, lui avait dit que Bruce s'était fait des ennemis redoutables qui avaient juré sa mort: "un certain nombre de ses amis et pas mal de ses ennemis appartenaient à la Mafia chinoise, bien que Bruce n'ai jamais fait partie de cette association" se rappelle Peter. Les parents de Bruce décident de l'envoyer à San Francisco, il partit à bord du cargo "Daisy Mary" Il remportera un concours de danse de Cha-Cha en Chine, "le Crown Colony" Bruce Lee arrive aux USA, à San Francisco en compagnie d'un ami de son père. Il exercera alors plusieurs petits boulots dans la communauté asiatique de San Francisco. Il se rendra ensuite à Seattle chez une amie de son père, Ruby Chow. Il habite alors dans une petite chambre située au dessus du restaurant dans lequel il travaille comme serveur tout en continuant ses études. Il obtient son diplôme universitaire. C'est à cette époque qu'il commence à enseigner le Kung Fu dans les parcs. La rencontre avec Linda Bruce intègre l'Université de Washington spécialisée en philosophie, il enseignera le Kung Fu aux étudiants. Bruce Lee retourne pour la première fois à Hong Kong. A son retour aux USA, il rencontre le 25 octobre 1963, Linda Emery, une jeune étudiante d'origine suédoise qui deviendra sa femme. Ils se marient à Oakland le 3 juillet 1964. Bruce commence à enseigner sérieusement les arts martiaux. Mais après avoir gagné un duel dont L'enjeu et la fermeture de son école de kung-Fu. Bruce met en doute l'efficacité de l'enseignement traditionnel et des arts martiaux en général. C'est alors qu'il commença à développer le Jeet Kune Do, qui est basé sur son expérience personnel martial et philosophique. C'est Le 1er février 1965 que né Brandon, leur premier enfant. C'est également cette même année que décèdera le père de Bruce. Le 19 avril 1969, Sa fille Shannon voit le jour. A cette période tout va très vite, Ed Parker (reconnu comme le père du Karaté américain) ayant entendu parler de Bruce Lee, l'invite à Long Beach, pour effectuer une démonstration à son premier tournoi international de Karaté. Bruce montra son efficacité notamment grâce à son célèbre One Inch Punch. Dans le Public, Jay Sebring, coiffeur du producteur de Batman, William Dozier qui recherche un acteur pour, voit en Bruce Lee de grandes capacités. Il donne à W. Dozier la vidéo de la démonstration de Bruce Lee. Rapidement. Nous sommes en septembre 1965, Dozier souhaite réaliser une nouvelle série TV: "The Green Hornet" (Le Frelon vert). En1966, La famille Lee déménage à Los Angeles pour le tournage de cette série dans laquelle il tient le rôle de Kato le justicier. Il en tournera une trentaine d'épisodes qui eurent un succès retentissant en Chine (la série fut d'ailleurs rebaptisée sur place "The Kato Show"). Cette même année, il ouvre une troisième école de Jun Fan Gung Fu dans le quartier chinois de Los Angeles.1967 - 1971 Durant cette période, Bruce Lee tourne beaucoup de séries et gagne avec ses cours près de 250 Dollars de l'heure en donnant même des cours particuliers à de nombreuses personnalités telles que James Garner, James Coburn, Steve McQueen, Sterling Siliphan ou encore Roman Polanski. En 1970, Bruce subit une grave blessure au dos. Les médecins affirme qu'il ne pourra plus remarcher et l'exhortèrent à cesser son entraînement et à rester allonger pour avoir une chance de récupérer sa santé. Ce fut probablement les moments les plus pénibles, les plus douloureux de sa vie. Bruce dû rester en pratique immobile pour six mois, incapable de détourner son esprit de son inlassable activité et en profite pour peaufiner sa théorie et sa philosophie des arts martiaux. Bruce se rétablira. 1971: La série télévisé "Green hornet" fait un tabac et Bruce devient une SuperStar en Asie où la série à pour nom "Kato show". Lui qui était à l'origine d'une autre série Kung Fu, il fut très déçu d'apprendre que David Carradine obtint le rôle à sa place. Il comprend alors rapidement que conquérir les USA ne sera pas choses facile. Aux yeux des Américains, le Chinois reste un bridé qui fait des arts martiaux. Déçu Lee retourne à Hong Kong pour voir sa mère, Raymond Chow (directeur des studios de la Golden Harvest), en profite et approche Bruce Lee qui signera un contrat de 2 films. La véritable carrière cinématographique de Bruce va alors démarrer avec le premier film d'une série qui n'en comptera que cinq: dont le premier "Big Boss". Il tournera "Big Boss" sous la houlette de Wu Chia Hsiang, puis de Lo Wei. Le tournage du film aura lieu en Thaïlande, à Pak Chong, près de Bangkok. Le film terminé dans l'année sera projeté pour la première fois le 31 Octobre à Hong Kong, et fera plus de 500 000 entrées et rapportera, dans les trois premières semaines d'exploitation, 3.5 millions de dollars. Ce qui pour l'époque, et en aussi peu de temps, reste un record. Le deuxième film du contrat de la Golden Harvest, dans le quel Bruce devient aussi Coproducteur, sera "Fist of Fury" (La fureur de vaincre) qui a marché aussi bien que le précédent. La même année, "The way of the Dragon" (La fureur du dragon) entre en chantier. Le multiple champion du monde de karaté de l'époque, Chuck Norris est de la partie. Le film est tourné en Italie. La Fureur de Vaincre, son second film bats tous les records au Box Office en Asie du sud Est, on est obligé d'annulé les projections a cause des embouteillages dans les cinémas. Il réclame et obtient le contrôle total de sont troisième film, il est le producteur, le réalisateur, le scénariste, le chorégraphe et la star de "La Fureur du Dragon" Ce fut son plus gros succès. Six mois plus tard, il est engagé par Warner bros pour tourner "Enter the Dragon" (Opération dragon) réalisé par Robert Clouse. Ce film est la première co-production Sino-Américaine. John Saxon prends un second rôle ainsi que Jim Kelly, ancien champion de Karaté, qui est révélé au public. La musique du film est réalisé par Lalo Schifrin (Bullit, Mission Impossible, Mannix, etc...). 1972 : Le deuxième film se prépare, "Fist Of Fury"- La fureur de Vaincre (repris en 2000 par Jet Li). Raymond Chow offre alors à Bruce Lee le choix de devenir, en plus d'être acteur, co-producteur de ce film. C'est le succès total et Bruce Lee passe au rang de superstar en Asie. La même année il entame le tournage de "The Way of Dragon", "la Fureur du Dragon" avec Chuck Norris (à l'époque déjà champion d'arts martiaux, il accepte de se faire battre pour le film de Bruce). Le succès est encore plus grand que pour les deux films précédents. 1972 - 1973 : Tout va aller très vite pendant ses 6 derniers mois Bruce Lee tourne "Enter the Dragon" - "Opération Dragon", ce sera la première co-production Sino-américaine avec John Saxon. On trouvera en début de film une scène avec Sammo Hung et dans les tunnels de la base une des premières apparitions de Jackie Chan. La même année il tourne quelques scènes de "Game of Death" - "le Jeu de la Mort" qui a sûrement été le meilleur des cinq films. L'idée de Bruce Lee est de faire s'affronter les plus grands maîtres d'arts martiaux, issus des disciplines les plus efficaces: Aïkido, Kung-Fu, Jujitsu ...Le guerrier monte les marches d'une pagode où à chaque étage se trouve un maître; Le film ne sera jamais fini. 1973 : Un mois après, le film "Enter the Dragon" sort à Hong Kong, le succès est phénoménal. Le 10 Mai 1973, alors qu'il synchronise les combats du Jeu de la Mort, Bruce s'écroule, il est aussitôt conduit à l'hôpital pour un examen neurologique, on lui prescrit un médicament pour le cerveau. Le 20 juillet 1973 Bruce Lee doit rencontrer Raymond Chow pour discuter du casting du Jeu de La Mort, sur le chemin, il s'arrête prendre l'actrice Taïwanaise Betty Ting Pei, afin de lui proposer un rôle dans le film. Chez elle, il a une autre attaque. Elle lui donne un sédatif, mais il ne se réveille jamais. Bruce Lee décède d'un œdème cérébral dû à une allergie à l'aspirine, selon la thèse officielle toujours très controversée. Un Mois après son décès a lieu la première d' "Opération Dragon". Bruce ne verra pas son triomphe se réaliser. Près de 20000 personnes s'amassent sur le trajet qui l'emmène à sa dernière demeure: Le cimetière de Lakeview à Seattle Est né le 1er février 1965 à Oakland, Californie. Fils de Jun Fan Bruce Lee et de Linda Emery Lee Cadwell. Brandon a quatre ans quand sa petite soeur, Shannon Emery Lee, née le 19 avril 1969 à Santa Monica, USA. Dès son plus jeune âge Brandon apprend les arts martiaux avec son père dont le Jeet Kune do. Malheureusement celui-ci décède le 20 juillet 1973 à l'âge de 32 ans pendant le tournage du film "le jeu de la mort". A la mort de Bruce, la famille déménage à Los Angeles. Brandon étudie au Boston's Art-Oriented Emerson College à Boston puis au Eric Morris American New Theater Compagny de New York, où il se perfectionne aux arts martiaux et au théâtre, tout comme son père le fit auparavant. En 1983, il est viré de l'école, à cause de son comportement. Apparemment, il fut impliqué dans plusieurs rixes dû au fait qu'il soit le fils de Bruce Lee. Brandon commence sa carrière cinématographique avec le film "Kung Fu: The Movie" en 1986. Il tournera aussi dans Legacy of Rage en 1988, puis dans Laser Mission en 1990. En 1991 Brandon partage l'affiche avec le géant russe; Dolph Lundgren dans "Showdown in Little Tokyo" plus connue en France sous le titre: "Danse les griffes du dragon rouge", Il devient en 1992 l'acteur principal du film "Rapid Fire" où il est aussi chorégraphe des scènes de combats. Malheureusement au cours du tournage de "The Crow" Brandon est victime d'un accident. Il aurait été touché par le projectile d'un revolver normalement chargé à blanc. Et mourra le 31 mars 1993 à l'hôpital Wilmington en Caroline du Nord. Tout comme son père, sa mort est soumise à de nombreuses controverses. Le film sortira en 1994 et sera dédié à la mémoire de Brandon Lee. 20 ans plus tôt, un acteur du nom de Bruce Lee mourrait en pleine consécration, à croire que le destin s'acharne sur cette famille. Brandon Lee mort à l'age de 28 ans, lui aussi en pleine gloire ! Il devait épouser Eliza Hutton. La date du mariage était fixée après le tournage de The Crow, le 17 avril 1993. Il y eu près de 400 personnes le jour de ses funérailles dont David Carradine, Steven Seagal et le meilleur ami de Brandon, un coordinateur de plateau, Jeff Imada. Aujourd'hui Brandon est enterré au cimetière de Lakeview à Seattle, Washington, où il repose au côté de son père. "

 

Murderabilia II.

La puberté fait vraiment dire énormement de conneries. Hier à la radio, j'écoutais un "adolescent-pue-des-pieds" fan de Marilyn Manson et qui chantait les louanges de Charles Manson, et de sa coolitude (mais d'où il a vu ça l'autre abruti ?) en cherchant la "bio" de ce cher crétin, je découvre qu'il y a une tartine de sites estampillés "fan club Charles Manson" merchandising à l'appui et tout et tout... Même pas du second degré, même pas drôle. Ca y est, nous y sommes, en pleine murderabilia. Et Kasabian ? hommage ? "Charles Milles Manson (né le 11 novembre 1934) a été reconnu coupable en 1971 du meurtre de Sharon Tate et de quatre de ses amis. Il n'a pas lui-même commis le crime, mais fut le meneur du groupe de personnes qui l'ont perpétré. Charles Manson naquit dans l'Ohio, à Cincinnati. À 13 ans, sa mère le rejeta. Incapable de trouver un foyer d'adoption, il finit dans une maison de correction. Il se sauva alors pour rejoindre sa mère la même année, mais elle ne voulut rien avoir à faire avec lui. Dès lors, il commença à vivre dans les rues, en volant pour survivre. En 1951, après une série d'arrestations et d'évasions, Manson fut envoyé en prison pour vol de voiture. À la fin de l'année 1952, huit plaintes pour agressions furent portées contre lui. On le transféra dans un autre pénitencier. Détenu modèle, il fut libéré en 1954. Peu de temps après, il fut à nouveau arrêté pour vol de voiture, mais relâché sous liberté conditionnelle. Cette dernière fut révoquée en 1954 après qu'il aie manqué une réunion au tribunal. Il resta alors en prison jusqu'à sa libération sur parole en 1958. En 1959, il fut de nouveau arrêté pour recel de chèques volés, puis une nouvelle fois libéré sur parole avant d'être arrêté neuf mois plus tard. Manson passa la plus grande partie de sa vie d'adulte en prison, dans la plupart des cas pour des vols de voiture et pour utilisation frauduleuse de cartes de crédit. Il fut également déclaré coupable de proxénétisme. Il fut finalement relaché en 1967. Manson partit alors dans la région de San Francisco en Californie et réunit un groupe de partisans, appelé "the Family" (la Famille). Il déménagea ensuite à Los Angeles, s'établissant tout d'abord avec sa "Famille" à Pacific Palisades, avant d'investir un ancien ranch dans la vallée de San Fernando utilisé auparavant pour tourner des westerns, le Spahn Ranch. Inspiré par la chanson Helter Skelter des Beatles — une chanson décrivant en réalité une attraction foraine — et par d'autres chansons du White Album, il était persuadé de l'imminence d'une guerre inter-raciale et d'une attaque nucléaire, d'après les prophéties de l'Apocalypse. Le 9 août 1969, Charles "Tex" Watson, Patricia Krenwinkel et Susan Atkins, membres de "la Famille", pénétrèrent dans la maison de Sharon Tate, femme de Roman Polanski, alors enceinte, et la tuèrent, ainsi que quatre autres personnes (Abigail Folger, Jay Sebring, Wojciech Frykowski et Steven Parent). Une des adeptes, Linda Kasabian, qui était surveillée, obtint plus tard une immunité juridique pour avoir apporté des preuves contre le groupe. Le lendemain, Tex Watson, Susan Atkins et Leslie Van Houten assassinèrent Rosemary et Leno LaBianca, un riche couple de Los Angeles. Les membres de "la Famille" étaient également responsables du meurtre de Gary Hinman, professeur de musique à Topanga, et suspectés d'avoir commis d'autres meurtres. Manson sortit en 1970 un album intitulé Lie ("mensonge") pour aider à financer sa défense. Charles Manson n'était pas présent aux meurtres mais il fut déclaré coupable le 25 janvier 1971 pour avoir dirigé les assassins et fut condamné le 29 mars à la peine de mort. Cette sentence fut commuée en une peine de prison à vie après l'annulation par la Cour Suprême des peines capitales jugées avant 1972. Manson reste emprisonné à ce jour. Le 5 septembre 1975, un autre membre de "la Famille", Lynette Squeaky Fromme, tenta, sans succès, d'assassiner le président des États-Unis Gerald Ford."

mardi, décembre 06, 2005

 

Darwin awards des morts à la con.

1- Selon le rapport de Police de Dahlonega, Georgia, le cadet de Police Nick Berena, 20 ans, est mort, poignardé par son ami le cadet de Police Jeffrey Hofman, 23 ans, qui voulait lui démontrer que la veste en Kevlar que Berena portait pouvait résister aux coups de couteaux...
2- Sylvester Bridel, Jr, 26 ans est mort en février à Selbyville, en gagnant son pari avec ses amis comme quoi il n'oserait pas mettre un revolver rempli de 4 balles dans sa bouche et tirer...
3- A Elyria, Ohio, en essayant de nettoyer les toiles d'araignées dans sa cave, Martin Eskins refusa d'utiliser le balai et préféra allumer une torche pour brûler les toiles, causant un incendie qui a ravagé les premier et deuxième étage de sa maison.
4- Paul Stiller et sa femme sont hospitalisés en septembre à Andover Township, NJ, blessés par un bâton de dynamite qui a explosé dans leur voiture : s'ennuyant à bord de leur voiture à deux heures du matin, ils ont voulu allumer un bâton de dynamite et le jeter par la fenêtre pour voir ce que ça faisait, mais apparemment n'ont pas remarqué que les vitres étaient fermées quand ils ont lancé le bâton...
5- Tacoma, WA - Kerry Bingham, et ses amis avaient passé la soirée à boire quand l'un d'entre eux dit qu'il connaissait quelqu'un qui avait sauté en élastique du pont de Tacoma Narrows Bridge. La conversation s'anime et à 4:30 du matin, Kerry et ses amis se rendent sur les lieux pour renouveler l'expérience. Arrivés sur le pont, ils s'aperçoivent qu'ils n'ont pas amené d'élastique pour le saut ; ils décident alors d'utiliser un câble qu'ils ont trouvé près du pont. Ils attachent donc un bout du câble au pont et l'autre bout à la jambe de Kerry. Après un saut de 12 mètres, le câble s'est tendu arrachant le pied de Kerry à la cheville. Il survécu miraculeusement, sauvé des eaux de la rivière par des pêcheurs...
6- Une femme rentre à la maison et trouve son mari de dos dans la cuisine tremblant, presque en transe avec un fil électrique à la main. Pour sauver son mari, elle attrape un bout de bois dans le jardin et le tape violemment à l'épaule pour l'éloigner du courant électrique. Ce faisant elle lui fait une double fracture au bras. Dommage, car en fait le mari était en train écouter de la musique sur son Walkman....
7- Brementon, WA - Christopher Coulter et sa femme voulant pimenter leurs ébats ont eu l'idée de verser du beurre du cacahuètes sur les organes génitaux de Christopher et de laisser le chien Rudy les lécher. Malheureusement, Rudy perd son contrôle et commence à mordre les testicules et le pénis de Christopher. Paniquée, Emily jette une bouteille de parfum qui se brise sur la tête du chien. Rudy surpris saute en arrière et du coup arrache le pénis de Christopher. Les chirurgiens de l'hôpital de Brementon ont mis huit heures pour recoller les morceaux et déclarent que Chris a eu beaucoup de chance que le parfum ait stérilisé la plaie.
8- Le test du poulet : dans le dernier numéro du magazine américain " Meat and Poultry ", la rédaction cite avec délectation un article récent de la revue " Feathers", organe de la Fédération de l'industrie volaillère de Californie, ou l'on conte l'intéressante (et véridique !) histoire suivante : Il semble que l'administration aéronautique fédérale américaine (FAA) ait un moyen unique de tester la résistance des pare-brise d'avions. Le système est composé d'un pistolet qui lance des poulets morts sur lesdits pare-brise à la vitesse approximative d'un avion en vol. La théorie est simple : si le pare-brise résiste à l'impact de la carcasse, il devrait survivre à une véritable collision avec un oiseau vivant. Les Belges se sont montrés très intéresses et ont décidé ainsi de tester la résistance des pare-brise du modèle de locomotive à grande vitesse qu'ils sont en train de développer ; ils ont donc emprunté le lanceur de poulet américain, l'ont chargé et ont fait feu. Le poulet sol-sol a explosé la vitre du train, traversé le fauteuil du mécano, défoncé la console d'instrument de bord avant de s'encastrer dans le panneau arrière de la cabine de pilotage. Les Belges un peu surpris, ont alors demande a la FAA de vérifier la validité de leur test. La FAA s'est donc livrée à un examen de la procédure pour aboutir à la recommandation suivante : "IL FAUT DECONGELER LE POULET AVANT LE TEST CRASH !!! "
9- " Après coup, craquer l'allumette a été ma grosse erreur. Mais j'essayais seulement de récupérer le hamster. " a raconté Eric Tomaszewski aux docteurs stupéfiés du Service des Grands Brûlés de l'hôpital de Salt Lake City. Tomaszewski et son partenaire homosexuel Andrew Kiki Farnum ont été admis pour un traitement d'urgence après qu'une sodomie eut sérieusement mal tourné. " J'ai poussé un tube en carton dans son rectum et glissé Raggot, notre hamster, à l'intérieur ", a-t-il expliqué. " Comme d'habitude, Kiki a crié "Armageddon! " pour indiquer qu'il en avait assez. J'ai essayé de récupérer Raggot mais il ne sortait pas, j'ai donc regardé dans le tube et craqué une allumette, pensant que la lumière pouvait l'attirer ". A une conférence de presse, un porte-parole de l'hôpital a décrit ce qui s'est passé ensuite: L'allumette a enflammé une poche de gaz intestinal et une flamme a jailli du tube, enflammant les cheveux de M. Tomaszewski et brûlant sévèrement sa figure. Elle a aussi mis le feu au pelage du hamster, qui, à son tour, a enflammé une poche plus grande de gaz plus loin dans l'intestin, propulsant le rongeur comme un boulet de canon. Tomaszewski a été brûlé au deuxième degré et a eu le nez cassé par l'impact avec le hamster, tandis que Farnum a été brûlé au premier et au deuxième degré à l'anus et sur la partie inférieure de son intestin. Source: Los Angeles Times
10- Le Darwin Award 1998 a été décerné, une fois n'est pas coutume, a un Allemand. Feu Werner R. était gardien de zoo. L'éléphant du parc, qui faisait l'admiration des foules, était depuis un certain temps fort malade, comme ça arrive à tout un chacun, de constipation. Le brave Werner lui a donc administré une bonne vingtaine de laxatifs spécialement conçus pour déboucher les intestins des éléphants. Il n'aurait pas dû stationner sous l'anus de la bête : sans crier gare, une véritable nuée ardente de gaz nauséabonds et empoisonnés allaient l'étourdir et le clouer par terre. Puis, les intestins du pachyderme libérèrent 120 kilos de matière fécale qui attendaient la depuis une semaine, et se déversèrent sur le brave gardien qui trépassa dans d'atroces souffrances...
11- En 1997 : Un des candidats en 1997 était un homme qui monta en haut d'un pylone dans le Connecticut, avec 6 canettes de bière, après s'être disputé avec sa fiancée. Ayant vidé 5 canettes, à 20m du sol, il éprouva le besoin de vider sa vessie mais ayant la flemme de redescendre, décida donc de le faire sur place. L'inconvénient de l'électricité, c'est qu'il n'est pas nécessaire de toucher le fil pour s'électrocuter, surtout avec des lignes de 115000 volts. De plus, l'urine se trouve être un excellent conducteur d'électricité. Dès qu'il commença à uriner, l'électricité remonta le jet jusqu'aux organes génitaux et le fit tomber de sa perche. Ayant décelé une baisse momentanée de tension sur la ligne, la compagnie d'électricité dépêcha sur place un dépanneur. En arrivant, il trouva un homme mort au pied du pylône, avec de la fumée qui sortait de sa braguette ouverte, et en haut une canette de bière.
12- Le lauréat pour 1997 s'appelle Larry Waters, de Los Angeles, un des rares à avoir survécu à son exploit. Tout petit, il rêvait déjà de voler ; c'est pourquoi, une fois ses études terminées, il intégra l'armée de l'air, avec l'espoir de devenir pilote. Malheureusement, une vue déficiente l'en empêcha et il dut se contenter de regarder passer les avions depuis la cour derrière sa maison. Un jour, il eut une idée de génie qui allait lui permettre de voler. Il se rendit au magasin le plus proche qui vendait du matériel provenant des surplus de l'armée et y acheta 45 ballons météorologiques, d'un diamètre dépassant un mètre, ainsi que quelques bouteilles d'hélium. De retour chez lui, il fixa les ballons au transat de son jardin, qu'il attacha au pare-chocs de son 4x4 avant de gonfler les ballons. Il se munit de quelques provisions, ainsi que de son pistolet à air comprimé, destiné à faire éclater un certain nombre de ballons pour lui permettre de redescendre sur terre le moment venu. Ensuite il s'installa dans son transat et s'attacha solidement, en pensant planer pendant quelques heures à une dizaine de mètres au-dessus de sa maison. Les choses ne se passèrent pas comme il supposait. En coupant la corde qui l'attachait à sa voiture, au lieu de s'envoler en douceur comme prévu, il partit comme le boulet d'un canon jusqu'à 4000 mètres d'altitude. A cette hauteur-là, il n'osait plus faire éclater ne serait-ce qu'un ballon, de peur de se déséquilibrer et dut se résigner à planer pendant plus de 14 heures, mort de peur et de froid. Ensuite les vrais ennuis commencèrent. Il atteignit les couloirs d'atterrissage de l'aéroport international de Los Angeles. Le premier à le repérer se trouva être le pilote d'un avion de United Airlines, qui signala à la tour de contrôle la présence d'un homme armé dans un transat. Le radar confirma qu'un objet planait effectivement à 4000 mètres au-dessus de l'aéroport. Le plan rouge était déclenché et un hélicoptère décolla à la tombée de la nuit. Malheureusement un vent de terre se leva et emporta Larry vers la mer, suivi de près par l'hélicoptère, qui ne réussit à le rattraper qu'au bout de plusieurs kilomètres. Une fois que l'équipage eut compris que Larry ne représentait aucun danger, ils essayèrent de se rapprocher mais échouèrent à cause des turbulences provoquées par les pales. Ils le remorquèrent donc jusqu'au rivage où Larry fut arrêté par la police de Los Angeles pour avoir violé l'espace aérien. Pendant qu'on l'emmenait, les menottes aux poignets, un journaliste qui avait assisté au sauvetage, lui demanda pourquoi il avait fait cela. Sans s'émouvoir outre mesure, Larry lui répondit : "On ne peut pas rester comme ça les mains dans les poches toute la journée... "
13- LE PRIX DARWIN 1995 - 96 En 1996, le prix fut attribué à un sergent de l'armée de l'air américaine qui attacha un moteur à réaction à sa voiture et s'écrasa contre une falaise à des centaines de mètres au-dessus de la route. La patrouille routière d'Arizona a trouve des bouts de métal incrustes dans une falaise au-dessus d'une route, au niveau d'un virage. L'épave semblait résulter d'un accident d'avion, mais il s'est avère être celle d'une voiture. Le modèle de voiture n'était pas identifiable directement. Le Labo a finalement réussi a déterminer de quoi il s'agissait et ce qui s'était passe. Il semble qu'un type ait réussi a se procurer on ne sait comment une "JATO" (Jet Assisted Take Off, une rocket) utilisée pour donner aux gros porteurs militaires une poussée supplémentaire au moment du décollage. Il a conduit sa Chevrolet Impala dans le désert, a trouve une longue ligne droite et a attache la rocket a sa voiture. Les faits, tels qu'ils ont été déterminés, sont que le conducteur de la Impala 1967 a pris de la vitesse et a allume la rocket a environ 3 miles (4.8km) du lieu de l'accident - ceci déduit graçe au bitume fondu a cet endroit. La JATO, si utilisée correctement, aurait atteint sa poussée maximum au bout de 5 secondes, propulsant la Chevrolet a plus (bien plus) de 350 mph (560 kmh), et aurait continuée a pousser pendant 20 a 25 secondes. Dans le meilleur des cas, le conducteur devenu pilote a subit une accéleration de plusieurs G théoriquement réservée aux pilotes de F-18 en mode afterburner, ce qui l'a rendu relativement insignifiant pour la suite des évènements. Quoi qu'il en soit, la voiture est restée sur la route pendant environ 2.5 miles avant que le conducteur n'écrase et fonde complètement les freins, explosant les pneus et laissant d'épaisses traces de gommes sur la chaussée. La voiture a ensuite quitte le sol pendant 1.4 miles de plus avant de percuter la falaise a une hauteur de 125 pieds (38metres !!), laissant un cratère de 3 pieds (1 mètre) de profondeur dans la roche. La plupart des reste du conducteur ne furent pas identifiable, mais des fragments d'os, de dents et de cheveux ont pu être extrait du cratère et quelques bouts d'os et d'ongles ont été retires de ce qui fut le volant.
14- San Jose Mercury News Un homme matraquait le pare-brise de la voiture d'une ex-fiancée avec la crosse d'un fusil. Une balle partit et le tua net.
15- Hickory Daily Record Ken Charles Barger, 47 ans, se tua quand le téléphone le réveilla à son domicile à Newton, N.C. En pensant attraper le combiné, il empoigna son Smith & Wesson 38 Spécial, et se tira une balle dans l'oreille.
16- Le 25 Mars un homme fut retrouvé mort dans son lit sans cause apparente. Les policiers constatèrent un taux élevé de gaz méthane dans son sang et dans sa chambre, qui était sans ventilation. Ils supposèrent que celui-ci résultait de son alimentation, composée exclusivement de choux et de flageolets. Trois personnes qui se portèrent à son secours tombèrent malades et l'état de l'un d'eux nécessita une hospitalisation. Il n'y a pas que les dinosaures...
17- UPI, Toronto Un notaire de 39 ans, Garry Hoy, tomba du 24e étage de l'immeuble Bank Tower à Toronto en démontrant la solidité des vitres à des étudiants. Son coup d'épaule brisa la vitre et il passa à travers.
18- AFP, Le Caire, Egypte, Six personnes se noyèrent en essayant de sauver un poulet qui tomba dans un puits de 20m. Un adolescent de 18 ans fut le premier à descendre suivi de sa soeur et ses 2 frères, qui ne savaient pas nager. Deux voisins qui leur portèrent secours se noyèrent à leur tour. Par contre, en récupérant les cadavres, les sauveteurs trouvèrent le poulet qui survécut.
19- James Burns, 34 ans se tua à Alamo, Michigan, en essayant de réparer son camion. Il demanda à un ami de conduire le camion sur la nationale pendant qu'il s'accrochait en dessous pour déceler l'origine d'un bruit insolite. Malheureusement, ses vêtements s'enroulèrent autour de l'essieu et il les suivit.
20- En 1994, dans le sud de la Françe, un type a voulu construire le plus grand cerf volant du monde. Il en construisit donc un en forme d'aile delta de 6 mètres d'envergure. (Par comparaison un deltaplane mesure 7 mètres d'envergure.) Le gars décida de faire voler son cerf volant du haut d'une colline dans la vallée du rhône ou soufflait un mistral de 50kmh. A peine le cerf volant laché, le type est monté à plusieurs centaine de mètres. On a retrouvé son corps à plus de 2 kilomètres de son point de départ! L'histoire ne dit pas si le cerf volant fut retrouvé!
21- En septembre à Detroit, un homme de 41 ans est mort noyé dans 50cm d'eau après avoir passé la tête dans une bouche d'égout et s'être bloqué...en cherchant ses clés de voiture...
22- En octobre un agent de change de San Francisco, qui d'après sa femme fait le vide total dans sa tête quand il court, se tue pendant son jogging en tombant dans un ravin de 60 mètres.
23- Buxton, NC: Jones, un résident de Woodbridge, Virginia, s'est tué à la plage quand le trou qu'il avait creusé pour s'asseoir s'est effondré et l'a enterré vivant. Les témoins affirment qu'il s'était installé dans son trou avec sa chaise longue quand soudain ça s'est effondré. Il a fallu une heure aux sauveteurs pour le sortir du trou. Il était mort à son arrivée à l'hôpital.
24- En février, Santiago Alvarado, 24 ans s'est tué à Lompoc, Californie, en tombant la tête la première du plafond d'un magasin de vélo qu'il essayait de cambrioler. La mort est due à la lampe de poche qu'il tenait dans sa bouche (pour garder les mains libres) et qui est entrée dans la base du crâne en touchant par terre...
25- Le 1er Janvier 1997, Laurence Baker, incarcéré à la prison de Pittsburgh, Pa., s'électrocuta avec le casque qu'il avait fabriqué, en regardant la télévision assis sur la cuve métallique des toilettes.
26- À Dunkirk, Indiana, Gregory David Pryor, 19 ans, se tua en inspectant le canon d'un pistolet défectueux à l'aide d'un briquet.
27- Un autre candidat de Hialeah, Floride, se tua à 24 ans à Lantana, sur la Route 95 en lisant au volant de sa voiture.
28- Un braconnier qui pêchait en électrocutant les poissons à l'aide d'un cable en Pologne subit le même sort que sa proie quand il tomba dans l'eau.
29- Au mois de décembre, trois hommes se sont électrocutés à Mineral Wells, Texas en essayant de voler les fils de cuivre des lignes à haute tension.
30- Un homme qui menaçait sa fiancée et son amant se blessa après une dispute. En rangeant son Magnum dans sa ceinture, il appuya malencontreusement sur la gachette et la balle arracha une bonne partie de ses organes génitaux.
31- Reuters, Mississauga, Ontario Un homme tomba de son balcon au 23ème étage d'un immeuble de Toronto en nettoyant une niche suspendue destinée aux oiseaux. Stefan Macko, 55 ans, se tenait debout dans son fauteuil roulant quand celui-ci s'avança et le précipita par-dessus la rembarde.
32- Times of London Un cambrioleur fut gravement brûlé à l'Odstock Hospital (Salisbury, Wiltshire) en essayant de perfectionner son bronzage. L'appareil à UV de l'hôpital avait un temps de dosage de 10 secondes maximum et il s'installa pendant 45 mn. Il fut arrêté quelques heures plus tard au Southampton General Hospital, où il du se rendre à cause de la douleur occasionnée par ses brulûres. Selon les médecins, il aura les cicatrices à vie.
33- Bowling Green, Ohio. Robert Ricketts, 19 ans, fut blessé à la tête en essayant de voir s'il pouvait s'approcher d'un train en marche sans être touché.
34- Wesley Chapel, Floride. Joseph Aaron, 20 ans, se blessa à la jambe quand il essaya de percer un trou dans son tuyau d'échappement en tirant dessus avec son pistolet.
35- Autres personnages à l'intelligence douteuse: Michael Anderson Godwin était condamné à la chaise électrique mais fut gracié. Au mois de mars 1989, il réparait sa télévision en prison, assis sur la cuve métallique des toilettes. En dénudant un fil avec les dents, il s'électrocuta.
36- Karen Lee Joachimi, 20 ans, fut arrêté à Lake City, Floride, quand elle essaya de braquer le propriétaire d'un motel à l'aide d'une tronconneuse électrique qui n'était même pas branchée sur une prise.
37- Ann Arbor News: un homme se présenta chez Burger King à Ypsilanti, Michigan à 7:50 avec un pistolet et demanda la caisse. Le caissier refusa sous pretexte de ne pas pouvoir l'ouvrir sans qu'il commande. Le braqueur commanda donc des beignets d'oignons, à quoi le vendeur répondit qu'ils n'étaient pas servis à l'heure du petit déjeuner. Dépité, le braqueur fit demi-tour.
38- Thurston Poole, 33 ans, de Des Arc et Billy Ray Wallis, 38 ans, de Little Rock étaient partis à la pêche à la grenouille et rentraient de nuit quand un fusible des phares sauta. N'en ayant pas de rechange, Poole remarqua qu'elle avait exactement la taille d'une balle calibre 22. Il en inséra donc une sous le tableau de bord et le phare fonctionna. 30 km plus loin, la balle ayant sans doute chauffé, explosa et se logea dans la testicule droite de Poole, qui lâcha le volant et le camion se précipita contre l'arbre. Quand la police prévint sa femme, elle demanda combien ils avaient attrapé de grenouilles et si quelqu'un avait pensé à les récuperer du camion.
39- [AP, Mammoth Lakes, CA] à San Anselmo, un homme décéda en rentrant dans le pylone qui soutenait le télépherique de Mammoth Mountain alors qu'il dévalait la pente sur un tapis de mousse. Matthew David Hubal, 22 ans, ne put être ranimé au Centinela Mammoth Hospital. Le tapis se révéla être la protection qu'il avait retiré du pylone dans lequel il est rentré. La mousse servait à eviter aux skieurs de se blesser en cas de collision avec le pylone.
40- Un chasseur, Marino Malerba, fut tué en tirant sur un cerf qu'il repéra sur un rocher qui surplombait l'endroit où il se trouvait. Il atteignit sa cible mais en tombant, le cerf l'écrasa. 10. Alex MIJTUS, 36 ans, a été assassiné par son épouse au moyen d'un vibromasseur de 30 centimètres de long. Madame MIJTUS en avait assez des pratiques sexuelles bizarres de son époux et lors d'une " folle nuit d'amour " elle enfonça complètement le vibromasseur dans l'anus de son mari. Le mouvement rotatif du vibromasseur provoqua des lésions à plusieurs organes internes. Alex MIJTUS mourut quelques heures plus tard des suites d'une hémorragie interne.
41- Debby MILLS-NEWBROUGHTON, 99 ans, mourut alors qu'elle traversait la chaussée. La vieille dame allait avoir 100 ans le lendemain. Alors que sa fille l'emmenait, dans sa chaise roulante, à une fête organisée pour son anniversaire, elle fut heurtée par la camionnette du pâtissier qui venait livrer son gâteau d'anniversaire.
42- Peter STONE, 42 ans, a perdu la vie par la faute de sa fille Samantha âgée de 8 ans. La fillette avait été envoyée au lit sans manger. Trouvant la mesure par trop injuste, Samantha estima que son père n'avait pas non plus le droit de manger et versa une grande quantité de "mort aux rats" dans son café. Le père devait décéder après avoir avalé une bonne gorgée du breuvage. Le juge estima que Samantha n'était pas en âge de prévoir les conséquences de son acte et lui infligea une peine assortie d'un sursis pour la totalité. Un mois après un jugement contradictoire fut prononcé parce que la fillette avait essayé d'assassiner sa mère de la même façon.
43- Javier HALOS a été assassiné par son propriétaire à l'aide d'une lunette de WC. HALOS n'ayant plus payé son loyer depuis 8 ans, son propriétaire, Kirk WESTON, lui assena un coup mortel avec la lunette du WC quand il se rendit compte depuis quand son locataire ne l'avait plus payé.
44- Mummod FOLI, un jeune barman de 22 ans, a été abattu par un gangster pour avoir, accidentellement, débarrassé trop vite le verre de ce consommateur. Le gangster en était tellement irrité qu'il obligea le barman à avaler 27 litres de Coca-Cola, ce qui lui fut évidemment fatal.
45- Helena SIMMS, épouse du célèbre spécialiste en sciences nucléaires Harold SIMMS, a été assassinée par son mari quand celui-ci découvrit qu'elle avait une liaison amoureuse avec leur voisin. Harold recouvrit les tubes d'ombre à paupières de son épouse avec une solution à base d'uranium hautement radioactive. Elle mourut 3 mois plus tard. Malgré le fait qu'Helena SIMMS présentait de multiples symptômes physiques dont une perte de poids, perte des cheveux et même d'un lobe d'oreille, elle n'alla jamais consulter un médecin.
46- Le Sergent John Joe WINTER assassina son épouse infidèle en bourrant son véhicule de TNT (Trinitrotoluène). Les 750 kilos d'explosifs furent mis à feu à distance par l'infortuné mari. L'explosion fut si forte qu'elle fut perçue à 15 kilomètres à la ronde. La voiture de la victime fut totalement pulvérisée et on ne retrouva pas la moindre trace ni du véhicule ni du corps. Par contre, un cratère de 55 mètres de profondeur sur 500 mètres de large s'était formé à l'endroit de l'explosion.
47- Michael LEWIS décida d'assassiner son partenaire homosexuel après une dispute. Il drogua son ami Tony BERRY et lui mit sur les épaules un grand panneau publicitaire blanc. D'un côté du panneau était inscrit le texte "Death to all Niggers!" et de l'autre côté " God loves the KKK ". Lewis conduisit son ami dans les faubourgs de New York, à Harlem, et l'y abandonna. Deux minutes plus tard, Tony BERRY avait perdu la vie.
48- Mary DRIDELY, Joseph COLES et Haven GILLIES moururent alors qu'ils passaient devant un hôtel à New York. Ils furent tués par David SMEE (7ans) et sa jeune soeur âgée de 6 ans. Les deux enfants étaient restés seuls sans surveillance des parents depuis plusieurs heures dans la chambre d'hôtel située au 27ième étage de l'immeuble. Ils s'ennuyaient et décidèrent d'essayer d'écraser " les petites fourmis qu'ils voyaient circuler en bas ". Les enfants commencèrent à jeter des fruits mais s'en prirent ensuite à différents objets de mobilier dont des chaises et même des postes de télévision.
49- Gail QUEENS, 23 ans, a été assassinée par son petit ami, Mathew KELLAWAY, parce qu'elle refusait de faire l'amour. KELLAWAY était employé comme soigneur dans un zoo et avait convié sa petite amie à venir assister au repas des lions. Mathew KELLAWAY amena son amie dans un local vitré d'où, lui avait-il garanti, elle aurait la meilleure vue sur le repas des fauves. Tout à coup, la jeune fille aperçut des gens de l'autre côté de la vitre. Elle frappa le verre en leur criant qu'ils se trouvaient du mauvais côté de celle-ci. Quand elle réalisa que c'était elle-même qui se trouvait du mauvais côté, trois lions affamés furent lâchés dans la pièce. Gail décéda deux jours plus tard dans un hôpital des suites de ses nombreuses blessures.
51- En 1994, un jury du Nouveau-Mexique accorda 2,9 millions $ de dommage et intérêts a Stella Liebeck, 81 ans, souffrant de brûlures aux troisième degré sur les jambes, le sexe et les fesses apres s'être renversée une tasse de café McDonald sur elle.
52- Janvier 2000. Un jury populaire du Texas accorda 780.000 $ à Kathleen Robertson pour s'être foulée la cheville en trébuchant sur un enfant en bas age courant entre les rayons d'un supermarché. Les propriétaires du magasin furent considérablement surpris par le verdict, considérant que le jeune trouble-fête était le fils de Mme Robertson.
53- Juin 1998. Carl Truman, 19 ans, de Los Angeles, gagna 74.000 $ plus frais médicaux lorsque son voisin roula sur sa main avec sa Honda Accord. Mr Truman n'avait apparemment pas remarqué la présence de son voisin au volant alors qu'il lui volait ses enjoliveurs.
54- Octobre 1998. Terrence Dickson, Pennsylvanie, quittait la maison qu'il venait de cambrioler en passant par le garage. Incapable de ressortir, en raison du malfonctionnement de la commande automatique de la porte du garage, il ne put réintégrer la maison, la porte reliant la maison au garage s'étant fermée à clé lorsqu'il l'avait claquée. Les occupants de la maison étaient en vacances. Mr Dickson se retrouva enfermé dans le garage pendant 8 jours. Il survécu graçe à un casier de Pepsi et un grand sac de nourriture pour chien déshydratée. Il poursuivit les propriétaires de la maison en justice, clamant la torture morale engendrée par la situation. Le jury lui octroya un demi million de dollars.
55- Octobre 1999. Jerry Williams, Arkansas, gagna 14.500 $ plus frais médicaux après avoir été mordu par le chien de son voisin. Le chien était enchainé à la cloture intérieure du jardin. Le montant accordé a Mr Williams fut moins élevé que prévue car le jury estima que le chien avait peut-être été un rien provoqué par Mr Williams qui lui tirait dessus au fusil a plombs.
56- Mai 2000. Un restaurant de Philadelphia fut contraint de verser 113.500 $ à Amber Carson après qu'elle se soit cassée le coccyx en glissant sur du soda. Le soda était sur le sol parce que Mlle Carson l'avait envoyé à la tête de son petit ami 30 secondes plus tôt au cours d'une dispute.
57- Décembre 1997. Kara Walton, Delaware, gagna son procès contre une boite de nuit d'une ville voisine lorsqu'elle les poursuivit car étant tombée par terre depuis la fenêtre des toilettes elle s'était cassée 2 dents. Ceci étant arrivé alors que Mlle Walton essayait de s'esquiver par la fenêtre pour éviter de payer 3,50 $ de boisson. Le jury lui octroya 12.000 $ plus les frais de dentiste.
Et le gagnant est:
58- Merv Grazinski, d'Oklahoma City. En novembre 2000, Mr Grazinski acheta un motor home Winnebago flambant neuf de 10 mètres de long. Lors de son retour chez lui, s'étant engagé sur l'autoroute, il lança le véhicule à 110 km/h puis quitta le siège du conducteur pour se préparer un café à l'arrière. Evidemment, le motor home quitta la route et s'écrasa plus loin après une série de tonneaux. Mr Grazinski poursuivit Winnebago pour ne l'avoir pas prévenu, via le guide de l'utilisateur, qu'il ne pouvait pas faire ça. Il gagna 1.750.000 $ plus un nouveau motor home Winnebago fit en plus changer son guide d'utilisation au cas ou d'autres parfaits crétins achèteraient leurs véhicules.

 

Sad eyes.

Certains diront que je me "PhilippeManoeuvrise". Ils ont raison. Je respecte énormement la démarche de ce monsieur. Et cela pour deux raisons essentielles : Ses choix politiques (sa croisade anti bush et anti peine de mort) et ses choix artistiques (the river, Nebraska et the ghosts of Tom Joad) Rejoignant Bob Dylan au Rock & Roll Hall of Fame, Bruce Springsteen a dit : "Bob a libéré l'esprit de la même manière que Presley a libéré le corps. Il nous a montré que la musique pouvait être d'ordre physique sans pour autant être anti-intellectuelle."Soit, mais c'est tout de même Springsteen qui, le premier, a réussi à intégrer les impulsions intellectuelles et physique dans une seule démarche. Showman exubérant et athlétique en même temps que brillant song writer, Bruce Springsteen a atteint dans les années 80 le niveau de popularité qu'avait Presley au faite de sa carrière. Cependant, comme Dylan, Springsteen a tenu à suivre ses instincts créatifs, où qu'ils puissent le mener. Bruce Springsteen est né en 1949 dans une famille ouvrière de Freehold, New Jersey. Comme des milliers d'enfants de sa génération, il est tombé amoureux du rock la première fois qu'il a vu Elvis au Ed Sullivan show. " A 9 ans, dira-t-il plus tard, rêver d'être Elvis à la place d'Elvis était pour moi une évidence, ce devait être le rêve de tout le monde !" Mais son père ne l'entendait pas ainsi. Leurs conflits sur l'avenir de Bruce sont devenus un truc de légende et ont inspiré bon nombre de chansons sincères, de la fureur angoissée de "Adam raised a Cain" à l'adieu mélancolique de "Independance Day" jusqu'à la réconciliation de "Walk like a man". Malgré les doutes de son père, Springsteen n'a jamais dévié de ses objectifs. Il rejoint son premier groupe, "The Castilles" dès 1965 et après une brève besogne à l'Ocean County Community College ( où il a publié deux poèmes pour le magazine littéraire de l'école ), il commence à jouer dans les différents groupes de la ville côtière d'Asbury Park. Très vite, il devient une sorte de Jimi Hendrix du New Jersey. Il dirige une quantité de groupes à la fin des 60's et au début des 70's, parmi lesquels Steel Mill, Dr Zoom and the Sonic Boom et le Bruce Springsteen Band, dont la plupart des membres composeront finalement le E. Street Band. En 1972, après un voyage avorté en Californie, où sa famille a déménagé, Springsteen retourne sur la côte est et signe un contrat avec Mike Appel, un producteur novice, et son partenaire Jim Cretecos. Ce contrat, signé sur le toit d'une voiture dans un parking obscur, aura de sérieuses répercussions dans la carrière de Springsteen. Cependant, à court terme, l'appui de Appel va permettre à Bruce d'obtenir une audition aux légendaires studios Columbia, dont le directeur artistique n'est autre que John Hammond, l'homme qui fit signer Bob Dylan. D'emblée, Hammond se met à détester Appel, mais il tombe aussi sous le charme des chansons intenses et chargées d'images de Bruce, et décide finalement de lui donner une chance. Avec son premier album, "Greetings from Asbury Park, N.J." Springsteen est inévitablement étiqueté comme "le nouveau Dylan". En dépit de ventes médiocres, quelques critiques clairvoyants discernent tout de même le talent unique qui se cache derrière les textes jubilatoires de "Blinded by the light" et de "Does this bus stop at the 82nd street ?", de même qu'ils sont gagnés par l'intensité rageuse de "It's so hard to be a saint in the city". L'album suivant, "The wild, the innocent and the E.street shuffle", sorti à la fin de la même année, est accueilli avec plus de ferveur. Parmi les temps forts de ce disque, citons "Incident on 57th street", une éloquente saga adolescente, structurée comme un scénario de cinéma et "Rosalita", chanson dans laquelle Springsteen prend burlesquement la défense d'amants épiques. Quoique ses albums soient excellents, c'est en concert que Springsteen prend sa véritable dimension et semble en mesure d'atteindre les sommets. Après l'avoir vu à l'oeuvre au Cambridge's Harvard Square Theatre, le critique Jon Landau écrit alors ces mots devenus fameux :"J'ai vu l'avenir du rock, et son nom est Bruce Springsteen !". Très vite, les deux hommes deviennent amis. Lorsque Bruce est prêt à enregistrer de nouveau, il demande à Landau de co-produire le disque, ce qui n'est pas sans consterner Mike Appel. "Born to run" est un album majeur qui propulse simultanément son auteur en couverture de Time et de Newsweek. Caractérisé par une vision plus sophistiquée du lyrisme urbain développé dans ses premiers albums, et un son qui rappelle Phil Spector, Born To Run est une révélation : du vibrant et sincère appel de la route à la trahison fâchée de Backstreets, en passant par la propulsion magistrale de Born to run et le romantisme explosif de Jungleland, cet album rassemble toutes les aspirations majeures du rock. La sortie de l'album est suivie d'une tournée américaine et de quelques dates en Angleterre et en Suède. Mais déjà un orage se profile à l'horizon. Réalisant que son contrat de management donne à Appel le contrôle de ses revenus et, plus important, de ses chansons, Springsteen intente un procès pour casser le contrat. Appel, à son tour, essaye d'empêcher son client d'enregistrer avec Landau, qu'il accuse d'opportunisme. Ces procès ont éloigné Springsteen des studios pendant plus de deux ans, mais lorsqu'il recommence à enregistrer, Landau est effectivement son producteur aussi bien que son manager, et Springsteen a le contrôle de sa carrière et de ses chansons. "Darkness on the edge of town", l'album du renouveau musical, dépeint des univers un peu lugubres, mais symbolise malgré tout une sorte de triomphe existentiel. Il explore brillament les transitions qui s'opèrent entre les idéaux de la jeunesse, les désillusions de l'âge adulte et finalement l'acceptation qui s'impose à tout être mature. Plus direct et plus aigu que "Born to run", il égale ce dernier en puissance. Des chansons comme "Badlands", "The promised land", "Racing in the street" et "Darkness on the edge of town" permettent à Springsteen d'atteindre un niveau supérieur dans le réalisme émotionnel. Tout au long de la tournée qui s'ensuit, le E. Street Band s'impose comme l'un des groupes les plus performants, et Springsteen, avec ses ses concerts de 3 heures, est régulièrement salué comme le plus grand performer de l'histoire du rock. Il est alors en passe de devenir une force commerciale majeure, et son album suivant, "The river", accentue encore ce processus. Ce double album, caractérisé par le hit single "Hungry heart", est propulsé en tête des charts. Le son musclé de ce disque permet à son auteur de s'imposer dans les arènes du rock comme un champion à part entière. Mais, ce sont des ballades, comme "Independance Day", au ton mélancolique, "Stolen car" ou encore l'obsédante chanson titre qui symbolisent le mieux la démarche artistique de Springsteen. "Nebraska", sorti en 1982, incarne parfaitement cette nouvelle orientation. Tout entier coulé dans un style épuré, empreint de tonalités acoustiques, cet album explore les univers de tous les laissés pour compte du rêve américain. En dépit d'une tonalité sombre et des sujets abordés ( la chanson titre raconte l'histoire de Charles Starkweather, un tueur en série ), il se classe N°3 au Billboard. L'album suivant, "Born in the U.S.A.", sort deux ans plus tard. On retrouve alors les mêmes sujets d'inquiétude chez Springsteen, mais cette fois-ci portés par un monumental E.Street Band. Le disque connaît un succès énorme et marque une nouvelle apogée dans la carrière de son auteur. Considéré comme l'une des plus grosses ventes de l'histoire du rock, "Born in the U.S.A." a accroché sept singles au Top 10, notamment "Dancing in the dark", qui a atteint la 2éme place au Billboard des singles. ( La vidéo de cette chanson lancera aussi la carrière de Courteney Cox, que les fans de "Friends" connaissent bien. ) Le succès renversant de "Born in the U.S.A. s'accompagne alors d'une tournée sold-out à travers le monde et proclame Springsteen comme la plus grande star du rock. Au sommet de sa popularité, Bruce épouse l'actrice et modèle Julianne Phillips et sort un coffret de cinq disques, qui retrace sa carrière de 1975 à 1985. Composé d'une sélection de ses meilleurs concerts, l'objet, quoique assez cher, se classe premier au Billboard en 1986. Alors que Springsteen semble être à l'apogée de la réussite artistique, son nouvel album " Tunnel of love", sorti en 1987, jette une ombre sur la béatitude conjugale. Quoique l'album atteigne la première place des charts, le mariage de Bruce ne résiste pas à la tournée qui suit la sortie du disque. Pendant cette tournée, Springsteen se lie avec la choriste Patti Scialfa, et cette relation se trouve confirmée avec la naissance d'un enfant (Evan) en 1990. Springsteen et Scialfa se marient en 1991 et auront deux nouveaux enfants par la suite, Jessica et Sam.

 

Deadmen walking.


 

Crazy horses & Cinnamon.

Pourquoi Neil Young ? 1) “Because I’m still in love with you, I wanna see you dance again, because I’m still in love with you, on this harvest moon" Pour moi la plus belle lovesong du monde… 2) Deadman OST magnifique à tomber...“Young, Neil (Percival). Auteur-compositeur-interprète, guitariste, pianiste, harmoniciste (Toronto, 12 novembre 1945). Fils du journaliste Scott Young de Toronto, il se fixa à Winnipeg (les nuits sont longues) vers le milieu de son adolescence et se produisit d'abord au Manitoba et dans le nord de l'Ontario (1962-64) avec une succession de groupes rock au Manitoba et dans le Nord de l'Ontario, dont The Squires. Il travailla ensuite avec les Mynah Birds dans des coffeehouses de Yorkville (Toronto) et, plus tard, à Detroit avant de déménager à Los Angeles où il forma, avec Stephen Stills, Richie Furay et ses amis canadiens Bruce Palmer (basse) et Dewey Martin (batterie), le célèbre groupe rock Buffalo Springfield dont il fut membre de1966 à 1968. Même si Young travailla occasionnellement avec David Crosby, Steven Stills et Graham Nash du « supergroupe » Crosby Stills Nash and Young (1969-74, 1988) et durant quelque temps de nouveau en 1976 avec Stills, à partir de 1968, il se concentra sur une carrière de soliste qui devint l'une des plus fécondes et durables du monde rock. Sa musique du début des années 1990 est aussi personnelle et dynamique qu'au début des années 1970. Une douzaine de chansons, correspondant à divers moments de sa carrière, enregistrées par une variété d'artistes de rock alternatif (dont Nick Cave, Henry Kaiser, The Pixies et Sonic Youth) pour The Bridge - A Tribute to Neil Young (Caroline CAROL-1374, lancé en 1989) témoigne de l'estime que lui portent les générations de musiciens plus jeunes. Même si Young fut accompagné le plus souvent par le groupe rock Crazy Horse, il ne s'est pas restreint, sur disque comme en concert, à un seul genre pop. Par exemple, lors de tournées annuelles dans des centres sportifs, des stades et des grandes salles du Canada et des États-Unis durant les années 1980, Young se produisit seul en 1983 (s'accompagnant à la guitare et à l'harmonica ou au piano), avec un groupe country (les International Harvesters) en 1984 et 1985, avec le Crazy Horse en 1986 et 1987, et avec un ensemble de rhythm and blues (Blue Notes) en 1988. Cependant, sa façon de chanter est demeurée la même, empreinte de tension et de puissance mais aussi d'une douceur désarmante, avec cette voix décrite par Katherine Gilday comme "déplaisante et inoubliable" (Globe and Mail, Toronto, 3 octobre 1978). Sur Trans, un micr. de 1982 dans le genre "électro-pop", il utilise un synthétiseur de voix. Avec des groupes et en particulier avec Crazy Horse, son jeu à la guitare électrique est violent, désordonné et déformé, mais d'une surprenante efficacité par la franchise de ses attaques. Parmi ses nombreuses chansons, citons "Expecting to Fly", "Broken Arrow", "Mr. Soul" et "I Am a Child" enregistrées par Buffalo Springfield; "Country Girl", "Helpless", "Ohio" et "American Dream" (1988) pour Crosby Stills Nash and Young ; "Southern Man", "Round and Round", "Everyone Knows This is Nowhere", "Only Love Can Break Your Heart", "Tell Me Why", "Cinnamon Girl", "Old Man", "Heart of Gold", "Rockin' in the Free World" et "This Note's for You". Parmi celles-là, "Only Love Can Break Your Heart", "Heart of Gold" et "Old Man" furent des succès de palmarès au début des années 1970, la deuxième s'étant vendue à un million d'exemplaires en 1972. La version de Young de Four strong winds fut populaire en 1979. La même année, sa chanson "Lotta Love" enregistrée par Nicolette Larson connut un vif succès. En 1985, la pièce country "Get Back to the Country" ne connut qu'un succès modeste au Canada et aux États-Unis. On trouvera des anthologies des chansons de Young dans Complete Music (3 vol., Warner 1974, 1975, 1984). De ses albums parus entre 1969 et 1979, seulement Journey Through the Past (trame sonore d'un film autobiographique), Tonight's the Night et Zuma se vendirent à moins de 500 000 exemplaires aux É.-U. Rust Never Sleeps, qui parut conjointement avec un documentaire du même titre, connut des ventes excédant le million. Un troisième film, Neil Young in Concert, sortit en 1983; plus tard parurent des vidéos de ses spectacles incluant des pièces de ses albums Freedom et Ragged Glory. En 1982, Young fut intronisé au Juno awards Hall of Fame.

 

Goldorak gate.

Je suis quand même un peu dégouté...J'arretais pas de le dire et de le répeter (voir post de Aout-Septembre) Ces coffrets sont illégaux... Tous le monde me disait que non, j'ai acheté le volume 1 et 2 pour 50 € je crois (ils sont cotés 100 € l'un sur Ebay ce matin) Et ben j'avais raison, fait chier... j'aurais du acheter le volume 3...J'ai trop attendu...MERDE ! Ceux qui trouvent ce box 3 à moins de 50 € achetez c'est déja collector..."Europe 1 en parle 5 décembre 2005 L’émission de Stéphane Blakowski était ce soir consacrée au manga. Les intervenants ont brièvement évoqué l’affaire Goldorak. 4 décembre 2005 : La publication du 6 septembre dernier était un petit encadré en première page, ce matin il s’agissait d’un petit encadré en première page plus une demi-page en page 3. 3 décembre 2005 Cinq jour après la condamnation de Déclic Images et Manga Distribution, de nombreux points de vente continuent à vendre les coffrets malgré l’interdiction faite par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Plus incroyable encore, certaines enseignes de la distribution, qui ont déjà été assignées par Toei Animation par ailleurs, poursuivent malgré tout la vente en prétendant ignorer cette condamnation et s’en tenir aux instructions de Manga Distribution qu’ils disent toujours attendre. Rappelons que Déclic Images et Manga Distribution doivent mettre tous les moyens nécessaires en œuvre pour faire cesser la vente, faute de quoi ils s’exposent à des astreintes journalières de 500.000 euros par jour à compter de deux jours après la décision de justice. Or à ce jour, il semble qu’ils se soient contentés d’envoyer un email au réseau de distribution, dans lequel ils précisent qu’ils se dégagent de toute responsabilité si la vente se poursuit. Difficile de croire que Toei Animation puisse s’en contenter… Manga Distribution a commencé à envoyer des lettre recommandées avec accusé de réception au réseau de distribution. Article dans le Nouvel Obs’ 2 décembre 2005 Le Nouvel Observateur a mis en ligne un article sur la condamnation de Déclic Images et Manga Distribution. Gilles G. indique que la dépèche est reprise sur de nombreux autres sites, comme ceux de Radio France, le Monde, le Journal Du Net, Yahoo, La Croix, et l’Internaute 1 décembre 2005 Je vois dans les réactions que tous les amalgames sont faits, il me paraît donc important d’insister sur un point : Il est bien évidemment hors de question de jeter la moindre pierre aux acheteurs de ces DVD, et personne ne l’a fait. Tous ceux qui ont acheté les DVD en ignorant qu’ils étaient sujets à caution, ou en étant persuadés qu’ils étaient légaux, l’ont fait en toute bonne foi, et ça n’a, bien évidemment, absolument rien de critiquable. Ceux qui posent problème, en revanche, ce sont tous les internautes qui ont dit publiquement qu’il leur importait peu que les DVD soient illégaux ou non, et que la seule chose qui comptait à leurs yeux c’est que leur soif de Goldorak soit enfin étanchée. Si je comprends tout à fait la joie que nous avons tous partagée à la nouvelle de la sortie de ces DVD, je ne trouve en revanche aucune excuse à ceux qui cautionnent la contrefaçon et la spoliation des droits d’autrui sous prétexte que leurs désirs à eux sont satisfaits. Je rappelle que le recel de contrefaçon (c’est à dire l’achat et la possession d’un produit contrefait, dont l’acheteur connaissait ou avait les moyens de connaître la nature contrefaite) est un acte puni par la loi. Bien évidemment ça ne s’applique pas aux DVD de Déclic Images : le recel de contrefaçon s’applique quand la contrefaçon est manifeste, c’est à dire par exemple vendue à la sauvette, et/ou à un prix dérisoire, et/ou faisant figurer une marque détournée (Locaste au lieu de Lacoste, par exemple), ce qui n’est pas le cas ici. Néanmoins, il ne faut pas oublier que ça n’est pas parce qu’un produit est en vente qu’il ne faut plus penser qu’avec son portefeuille. La loi sur le recel de contrefaçon est là pour nous rappeler que l’acheteur se doit d’avoir une certaine éthique, au delà même de la peur du gendarme. C’est cette éthique qui fait défaut à ceux qui ont tenu le discours dont je parle. Pour faire clair, si vous ne soutenez pas la contrefaçon, quand bien même si celle-ci vous permettrait d’obtenir quelque chose qui vous est cher, alors mes critiques ne s’adressent pas à vous, bien évidemment.J’espère que cette précision permettra de dissiper tout malentendu sur ma position.Je voudrais aussi éclairer un peu l’interprétation du passage de la décision de justice que j’ai mis en avant dans le billet précédent. La Toei n’a pas remis en cause la moralité des fans. La présidente du tribunal a noté que l’attente de ces DVD était si forte que certains se moquaient éperdument de leur nature contrefaite ou non. C’est cette attente dont Déclic Images a profité au détriment de Toei Animation, et c’est pourquoi ils ont été condamnés pour concurrence déloyale. Je trouve au contraire appréciable que la juge ait eu bien conscience de la nature particulière de cette série culte, plutôt que de la considérer comme une nouvelle itération de “Pipo l’éléphant magique et la sorcière de Noël”.Je crois que tout le monde s’emballe sur le sujet sans vraiment faire attention à ce qui a été dit. Toei Animation ne jette pas l’opprobre sur les fans de ses séries. 30 novembre 2005 Il est notamment précisé que l’éxécution provisoire, concernant la sanction financière, ne porte que sur la moitié des sommes que Déclic Images et Manga Distribution sont condamnées à verser. Le retrait des DVD, leur destruction, et la publication de la condamnation dans 3 journaux sont en revanche intégralement éxécutoires.J’attire votre attention sur un passage en particulier : “il importe de relever que les extraits de groupes de discussion sur internet montrent que ces éléments sont de fait connus du grand public, certains internautes exprimant l’idée que ce différent sur la titularité des droits leur importe peu face à leur attrait pour la nouvelle diffusion de la série GOLDORAK”? Ce passage démontre que l’irresponsabilité et l’inconséquence de certains a pesé dans la condamnation de Déclic Images et Manga Distribution… J’ajoute également que les japonais observent de près l’affaire, et que les réactions de certains ne passent pas inaperçues… Si demain la publication de japanime en France devient plus difficile, ceux-là n’auront qu’à s’en prendre à eux mêmes… Je vous demande donc, pour le bien de tous, de faire attention à vos propos… et que tous ceux qui ne cautionnent pas la contrefaçon le fassent savoir, afin qu’il soit bien dit et su que tout le public français ne tient pas ce type de discours. 29 novembre 2005 Déclic Images a mis un communiqué sur son forum:Bonsoir,Comme nous vous l’avions annoncé, nous intervenons pour vous informer que Déclic Images a fait appel à la décision de justice rendue le 28 novembre 2005. Déclic Images est au regret de devoir cesser la commercialisation des 3 coffrets comportant l’intégralité de la série Goldorak. Nous effacerons tous les messages concernant le litige nous opposant à la Toei Animation, ceci dans le but de préserver notre intégrité pour le procès en appel qui aura lieu début 2006. Nous vous confirmons que tous les projets en cours et à venir sont maintenus, car les rumeurs récoltées font état d’une cessation de notre activité, or, ce litige ne met pas en péril l’avenir de notre entreprise, et que les salariés qui lui sont rattachés nous soutiennent dans cette affaire qui nous oppose à la société Toei Animation, entre autres. Nous remercions sincèrement toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien.Nous avons été touchés par leur tolérance. Beaucoup se sont tournés vers notre activité depuis sa création, et ont développé une analyse plutôt positive.Nous vous remercions pour votre confiance et votre fidélité. 28 novembre 2005 Maintenant que les DVD de Déclic Images sont censés être retirés du commerce, les fans se tournent vers Toei Animation et la version officielle annoncée.Il nous faudra encore faire preuve de patience avant de pouvoir les acheter : en effet, il faudra tout d’abord attendre que toutes les actions en justice soient achevées, que ce soit la procédure d’appel, voire par la suite un recours en cassation, comme la procédure sur le coffret 3, ou encore les assignations des enseignes de la distribution. Sans parler d’autres procédures qui pourraient encore être lancées. Une fois le volet juridique clos, alors le travail pourra commencer sur les DVD. Mais il ne se fera pas non plus aisément, dans la mesure où il reste quelques points à éclaircir, notamment sur la bande son des 52 premiers épisodes, mais il faudra aussi négocier les droits du générique, voire DES génériques s’il est question d’en proposer plusieurs, ainsi que de tous les bonus audiovisuels qui pourraient appartenir à des tiers. Il y aura donc un long travail de négociation s’il est bien question d’une édition “prestige” de Goldorak.Néanmoins le travail a déjà commencé, comme l’a signalé Jammy Magot de High Dream Corp. Je suis également en mesure de vous confirmer que vos doléances sur les coffrets officiels sont arrivées entre les mains des japonais, et que certaines sont d’ores et déjà à l’étude. Reste à voir de quoi il en retournera exactement. Espérons que Toei Animation saura satisfaire les fans avec une édition collector digne de ce nom, à la mesure du fiasco que nous avons connu! 27 novembre 2005 D’ici le jugement d’appel, que va-t-il se passer? Certes, l’essentiel des enjeux est maintenant temporairement résolu, mais il reste néanmoins quelques volets en cours : tout d’abord, le cas du coffret 3, qui a été traîté à part des deux premiers, et qui donnera probablement lieu à d’autres retombées. Il y a également les enquêtes des Douanes, de la DGCCRF, et de la BCRC qui finiront par aboutir. Enfin, les procédures à l’encontre des enseignes de la distribution vont également suivre leur cours, et il est probable que d’autres soient également inquiétées. D’autres procédures pourraient également être lancées sur d’autres volets de l’affaire. Il y a également le cas de Candy, dont on sait que Toei Animation n’a pas sanctionné la sortie. Certes, les DVD semblent toujours introuvables au jour d’aujourd’hui, mais la simple publication des publicités elles-mêmes peut entraîner une action en justice. On sait notamment que le cabinet Bataillon & Associés a alerté la distribution sur ces DVD, pour autant qu’ils soient disponibles à la commande.Enfin, il reste également à voir ce qu’il adviendra des licences en cours entre RCP et Déclic Images. Les deux sociétés ont par exemple toutes deux annoncé la sortie de Jem et les Hologrammes dans leurs catalogues respectifs, il faudra donc bien finir par tirer tout ça au clair. De plus, étant donné le passif entre elles, et ce qu’en a dit Valérie Uzan, on peut envisager que le volet Goldorak donne d’autres suites devant la justice…On peut également envisager que le cabinet Bataillon & Associés poursuive la défense de la chasse gardée de Toei Animation, sur d’autres licences encore de leur catalogue. J’ai pu constater à quel point le milieu de l’édition de japanime était nébuleux, un assainissement de la situation ne pourrait donc qu’être bienvenu, mais donnera probablement encore beaucoup de travail…Certes, le rythme des infos va probablement quelque peu retomber, et le débat va (heureusement) quelque peu se dépassioner, mais il reste donc un certain nombre de points à évoquer, et tant qu’il y aura quelque chose à dire sur le sujet, je continuerai à vous tenir informés.

 

Slumberland.

J'ai lu Mc Cay par Smolderen & Bramanti sur le personnage de Winsor Mc Cay. "Winsor McCay (Spring Lake, Michigan le 26 septembre 1871 - 26 juillet 1934) est un dessinateur, scénariste de bande dessinée et réalisateur de films d'animation. Créateur de Little Nemo in Slumberland il est considéré comme l'un des plus importants dessinateur de bandes dessinées et son œuvre a influencé de nombreux dessinateurs comme Moebius ou Hayao Miyazaki. Il est aussi un pionnier du cinéma d'animation et son dessin animé Gertie le dinosaure est le premier à mettre en scène un personnage unique à la personnalité attachante, ce qui influença les premiers films de Walt Disney, Max Fleischer ou Osamu Tezuka. Winsor McCay a très tôt une vocation pour le dessin, mais c'est à l'âge de 16 ans sous l'influence de son professeur de dessin John Goodeson qu'il découvre et développe ses qualités pour les perspectives architecturales originales et riches en effets inédits. Très vite il utilise ses dons et se lance dans une carrière itinérante de peintre publicitaire et de décorateur. À 17 ans, il se fixe à Chicago et poursuit ses études artistiques. Il est particulièrement sensible aux constructions réalisées pour l'exposition universelle et aux gratte-ciel qui jaillissent des décombres de l'incendie de 1871. À 19 ans, il est déjà un peintre et décorateur apprécié et expérimenté, si bien qu'il est employé par le Morton's Dime Museum de Cincinnati, musée d'histoire naturelle, d'ethnographie où se produisent des forains. Pendant une dizaine d'années, de 1886 à 1896, Winsor McCay produit des milliers de dessins pour les parcs d'attraction (Wonderland) qui sont alors en vogue aux États-Unis. Il est fort probable qu'il exerce également le métier de dessinateur forain : virtuose au travail, il impressionne les visiteurs. En 1891 il se marie avec Maud Leonore Dufour (alors âgée de 14 ans). En 1897, il commence à travailler pour la presse locale de Cincinnati et Life pour lequel il réalise caricatures et dessins de science-fiction. Il fini par se faire repérer par James Gordon Bennett propriétaire des très respectés New York Herald et Evening Telegram qui l'embauche. McCay s'installe à New York en octobre 1903.Pour James Gordon Bennett, McCay, réalise des planches pour les suppléments illustrés des journaux du dimanche. Dans Le petit Sammy éternue (1904), les éternuements du petit Sammy causent dévastations et catastrophes dans un univers ordonné, de même les cris stridents de Henrietta l’affamée (1905) provoquent la terreur. Mais c'est avec Cauchemars de l'amateur de fondue au Chester publié dans le Evening Telegram sous le pseudonyme de Silas et Little Nemo in Slumberland publié dans le New York Herald que Winsor McCay atteint le sommet de son art et peut se plonger dans ses thèmes favoris : le pays des songes, illusions, architectures utopiques, onirisme... Les deux strips se répondent l'un l'autre. Les Cauchemars de l'amateur de fondue au Chester développent la métaphore négative du cauchemar, les strips sont ancrés dans la réalité du New York des années 1900 et abordent les thèmes inhérents à la vie quotidienne urbaine et aux inquiétudes causées par la société industrielle et urbaine naissante. Les Cauchemars de l'amateur de fondue au Chester parlent des désirs et angoisses des new-yorkais face à la modernité.En revanche, Little Nemo in Slumberland développe la métaphore positive du rêve. Les couleurs y sont vives, les décors fantastiques avec des perspectives riches d'illusions et d'inventions graphiques, le monde onirique de McCay y est poussé à son paroxysme. Little Nemo in Slumberland propose une évasion aux pays des merveilles, au pays des distractions féeriques, au pays des inventions du génial démiurge McCay. Little Nemo in Slumberland rencontre un grand succès public. Même si chacune des planches dominicales se termine par la même chute (Little Nemo tombe de son lit et se réveille), les rêves se suivent et forment une intrigue qui se développe d'une aventure à l'autre, les personnages changent au fur à mesure de leurs aventures rêvées. Little Nemo in Slumberland est ainsi la première bande dessinée à adopter la pratique de la suite feuilletonesque. Lorsque McCay est débauché par le groupe de presse du tout puissant William Randolph Hearst en 1911 Little Nemo est rebaptisé In the Land of Wonderful Dreams et la série continue jusqu'en 1914. McCay poursuit ses réflexions sur la société contemporaine sous divers titres dont Day Dreams dans le New York Evening Journal.Cependant, à partir de 1909, Winsor McCay délaisse un peu la bande dessinée pour se consacrer à un nouveau média : le dessin animé pour y adapter les aventures de son personnage fétiche, Little Nemo. Comme Émile Cohl à la même époque, il travaille sur papier (le cellulo n'existe pas encore) et réalise tous les dessins de sa propre main. Avec Gertie le dinosaure premier dinosaure de l'histoire du cinéma, Winsor McCay invente le personnage du dessin animé moderne : un personnage central doté d'une personnalité propre et attachante. La science de la perspective permet à McCay de rendre parfaitement les effets en 3D. Ce film sera cité en exemple lors des balbutiements des dessins animés par ordinateur dans les années 1970. Il ne manque que le son au film. Qu'à cela ne tienne, McCay reprend le chemin des forains de ses années de formation et présente lui-même ses films à travers l'Amérique; durant les projections, véritable show man, il fait en direct les bruitages sonores et participe même au film (il donne lui-même des ordres à Gertie qui présente un numéro de music-hall et participe à l'intrigue au point d'intégrer le film à la fin). Le film est également riche en illusions d'optiques. Après la Première Guerre mondiale, McCay réalise des petits films qui reprennent des gags des Cauchemars de l'amateur de fondue au Chester.Mais il est rattrapé par les progrès de l'industrie cinématographique et, isolé et indépendant des studios, il doit renoncer au cinéma d'animation. Il continue cependant ses collaborations avec les journaux de William Randolph Hearst pour lesquels il réalise des illustrations et des caricatures sur les thèmes d'actualité. Parallèlement, McCay travaille anonymement pour la publicié. Il meurt brusquement le 26 juillet 1934.La création d'une technique de narration Des premières planches de Little Nemo parues en 1905 à celles publiées en 1907, l'évolution de la technique de narration de McCay est flagrante. Les premières histoires dominicales de Nemo sont présentées sous forme de planche divisée en cases rectangulaires et régulières. Sous chacune d'elle, un numéro de chronologie et un commentaire complétant l'action qui s'y déroule. Ces commentaires sont prédominants sur les rares phylactères présents dans la planche.Au fur et à mesure des publications, les commentaires diminuent au profit des bulles de dialogue, les numéros de chronologie s'insèrent dans l'image et les compositions de planches se débrident avec des cases qui soulignent l'intensité du récit." Le petit Sammy éternue (1904-1906) Cauchemars de l'amateur de fondue au Chester (1904-1913) Henrietta l’affamée (1905) L'Homme à la valise (1905-1910) Little Nemo in Slumberland (1905-1914) Pauvre Jake (1909-1911) Films d'animationLittle Nemo (1911) Winsor McCay, the Famous Cartoonist of the N.Y. Herald and His Moving Comics (1911) Comment opèrent les moustiques (1912) Gertie le dinosaure (1914) Naufrage du Lusitania (1915) Le Rêve de l'amateur de fondue au Chester (1921) Le Rêve de l'amateur de fondue au Chester: The Pet (1921) Le Rêve de l'amateur de fondue au Chester: The Flying House (1921) Le Rêve de l'amateur de fondue au Chester: Le Vaudeville des bestioles(1921) Gertie on Tour (1921) Flip's Circus (1921) The Centaurs (1921)The Midsummer's Nightmare (1922) John Canemaker, Winsor McCay, His Life and Art, Abbeville Press, 1997. Collectif, Little Nemo, 1905-2005, un siècle de rêves, éditions Les Impressions Nouvelles Thierry Smolderen et Jean-Philippe Bramanti, McCay, éditions Delcourt. Cahiers de la BD, n°78, novembre-décembre 1987.

lundi, décembre 05, 2005

 

Ape shall never kill ape (Nigo (Bape) VS Futura 2000).


UNKLE est un collectif de Trip-hop/Abstract hip-hop qui a vu le jour dès les débuts du label Mo'Wax sous la tutelle du producteur James Lavelle. À l'origine appelé U.N.K.L.E., le nom du groupe perd ses points lors de la sortie de son premier album. C'est de James Lavelle, patron du jeune label Mo'Wax dont émerge l'idée de ce collectif. Il souhaite faire de U.N.K.L.E. un ambitieux mouvement du jeune courant musical, le Abstract hip-hop. Il réunit alors Tim Goldsworthy, Kudo (du collectif japonais Major Force) et James Lavelle qui produisent entre 1994 et 1997 une série de maxi. De nombreux DJs sont conviés, comme Geoff Barrow de Portishead. Le collectif se fait quelque peu oublier, puis réapparaît en 1998 pour la sortie de leur premier album, Psyence Fiction, où Tim Goldsworthy et Kudo ont été remplacé par DJ Shadow. Thom Yorke de Radiohead, Mike D des Beastie Boys et Richard Ashcroft ont participé à l'album. En 2004, nouvel album (Never, Never Land), mais cette fois-ci, c'est Richard File qui a pris la place de Shadow. 3D de Massive Attack ainsi que Ian Brown et Josh Homme de Queens of the Stone Age sont conviés. Lavelle fait également participer deux groupes du label : South et The Psychonauts. Discographie1995 The Time Has Come (Mo'Wax / A&M) - maxi 1995 Berry Meditation (Mo'Wax / A&M) - maxi 1997 Trilogy U.N.K.L.E. (Mo'Wax / Toys Factory) - sorti uniquement au Japon. Ape shall never kill Ape (Vol.1) Rock on (Vol.2) Last orgy - Three Special Remixes (Vol.3) 1997 Ape VS Mo'Wax (Compilation) - sorti uniquement au Japon 1998 Psyence Fiction (Mo'Wax/Source) Rabbit in your headlights (Mo'Wax) - single remix Be There (Mo'Wax) - maxi remix 2003 Do Androids Dream on Electric Beats (UnkleSounds)- triple CD promotionnel (500 exemplaires), qui s'est vu distribué en bootleg par CMB. 2004 Never, Never Land (Mo'Wax / Island) Reign (Global Underground) - single 2005 Edit Music For A Film (Mo'Wax) L'ère japonaise L'incroyable trio qui sévissait sous le nom d'UNKLE n'a pas oublié le marché japonais, bien au contraire. La Trilogy U.N.K.L.E. est composée de : Ape shall never kill Ape – Vol.1, Rock on – Vol.2 et Last orgy special remix – Vol.3. Tous ces maxis sont disponibles en imports ou sur Internet. Ces trois maxis sont composés de la même manière : la version originale (avec James Lavelle et Kudo, accompagnés de divers complices pour chaque volume de la Trilogy) et une suite de remixs signés des grands noms de producteurs. James Lavelle est entouré du collectif de Major Force avec Kudo, Nigo, Tony Vegas et Jadell pour le titre Ape shall never kill Ape (Vol.1). Les remixs sont signés par Natural Calamity, Lab-Life, et divers producteurs japonais. Le trio gagnant des débuts d'U.N.K.L.E. pour les maxis The time has come et Berry méditation se retrouve sur le volume 2 de la Trilogy. Rock on ne faillit pas à la règle de ces trois maxis teinté de hip-hop, les remixs de DJ Yas (de Kemuri Production) et celui de John King (des Dust Brothers) restes des versions fidèles au Mix 1 Edit d'U.N.K.L.E. tout en étant différentes à l'original ; c'est tout le génie apprécié d'un remixeur ! Le dernier titre, Homebass mega mix, est un tour d'horizon de 20 minutes de tous les morceaux d'U.N.K.L.E., mixé par DJ Hasebe et scratché par DJ Missie (de ET-X). Last orgy - Three Special Remixes porte bien son titre quand on voit les remixeurs de talents qui s'attaque à la production de James Lavelle, Kudo et Tagaki Kan (de Major Force). Dan the automator signe une excellente version. Trugoy de De La Soul signe deux remix Rap version et sa version instrumentale. Le remix de Sound Hero transforme ce morceau de rap en une alternative aux ambiances feutrées des bazars d'Orient sentant bon le narguilé. Les tablas et sitars ont remplacé le beat omniprésent de la boite à rythme. Ape VS Mo'Wax est un double album destiné, lui aussi, au marché japonais. Le premier disque est un mix de James Lavelle qui permet à l'auditeur d'entendre quelques vieux morceaux du label Mo Wax, tandis que le mix de Nigo joue plutôt la carte des inédits et des raretés du label anglais. Ce disque est une très bonne approche des compositions de Mo'Wax et permet aussi de réécouter de vieux titres oubliés de Dj shadow avec les Groove Robbers Hip-hop Hardcore ou le ½ bonus scratchapella. Alors que la Trilogy d'U.N.K.L.E. s'adresse à un public amateur d'abstract hip-hop, le Ape vs Mo'Wax concerne les fans du label qui veulent se rafraîchir la mémoire des premières signatures de James Lavelle.

 

Ils reviennent !


 

Johnny Favorite.

Mes deux films préférés sont L’année du Dragon (et ses phrases cultes) et Angel Heart (à mon avis, le vrai Hellblazer) Mickey Rourke est dans les deux. Ce type sort tout droit d’un comics "Mickey Rourke est né à Schenectady, dans l’Etat de New York. Aîné des trois enfants d’une famille catholique irlandaise, il est boxeur amateur pendant plusieurs années au Gymnase de la Cinquième Avenue à Miami, puis revient à New York poursuivre une carrière d’acteur. Tout en exerçant divers emplois, il étudie sous la direction de Sandra Seacat, et obtient le rôle d’Eddie dans la pièce d’Arthur Miller " Vu du pont ". Arrivé en 1978 à Los Angeles, il tient son premier rôle à la télévision dans un téléfilm, "City In Fear". Ses apparitions dans 1941 de Steven Spielberg et La porte du paradis de Michael Cimino lui valent son rôle dans la Fièvre au corps de Lawrence Kasdan. Il tourne ensuite dans Diner de Barry Levinson et enchaîne avec Rusty James, Le pape de Greenwich village et Eureka, aux côtés de Gene Hackman et Theresa Russel. En 1985, Rourke retrouve Michael Cimino pour l’Année du dragon, où il interprète un capitaine de police luttant contre la corruption à China Town. Son rôle suivant, face à Kim Basinger, dans Neuf semaines 1/2 d’Adrian Lyne, fait de lui une star internationale. Son rôle dans Angel Heart, d’Alan Parker, aux côtés de Robert de Niro, confirme ce statut. En 1987, Rourke est salué pour son interprétation dans BARFLY de Barbet Schroeder, avec Faye Dunaway. On le retrouve ensuite dans un rôle difficile pour Sables mortels avec Willem Dafoe. Il tourne également dans Harley davidson et l’homme aux santiags, la maison des otages, sous la direction de Michael Cimino, Johnny belle gueule mis en scène par Walter Hill, Francesco de Liliane Cavani, l’irlandais de Mike Hodges, Homeboy dont il a écrit le scénario et qu’il a coproduit, et L’orchidée sauvage, produit par l’équipe de neuf semaines 1/2. Sa carrière part en couille, il se fait baiser par Rocancourt, se plonge dans la boxe (se fait défoncer la gueule par Robert Conrad), puis revient dans vers le cinoche. Il a joué depuis dans Double team, l’idéaliste, Buffalo 66, animal factory, Get carter, The pledge, Out in fifty, Shades, Spun, They crawl et Masked and anonymous, et plus recemment Marv dans Sin city et Domino. Filmographie Sélective 2005 - Domino (Acteur) de Tony Scott 2005 - Sin City (Acteur) de Robert Rodriguez, Frank Miller, etc. 2003 - Il Etait Une Fois Au Mexique Desperado 2 (Acteur) de Robert Rodriguez 2003 - Spun (Acteur) 2002 Masked And Anonymous (Acteur) de Larry Charles 2001 - Get Carter (Acteur) de Stephen Kay 2001 - The Pledge (Acteur) de Sean Penn 2001 - Animal Factory (Acteur) de Steve Buscemi 1998 - Buffalo 66 (Acteur) de Vincent Gallo 1997 - Point Blank (Acteur) 1997 - Double Team (Acteur) de Tsui Hark 1995 - Fall Time (Acteur) 1994 - Bullet (Acteur) de Julien Temple 1992 - Sables Mortels (Acteur) 1991 - Harley Davidson Et L'Homme Aux Santiags (Acteur) 1990 - La Maison Des Otages (Acteur) 1989 - Johnny Belle Gueule (Acteur) de Walter Hill 1989 - Francesco (Acteur) 1987 - L'Irlandais (Acteur) 1987 - Angel Heart (Acteur) de Alan Parker 1986 - 9 Semaines Et Demi (Acteur) de Adrian Lyne 1985 - L'Année Du Dragon (Acteur) de Michael Cimino 1984 - Le Pape De Greenwich Village (Acteur) de Stuart Rosenberg 1983- Diner (Acteur) de Barry Levinson 1983 - Eureka (Acteur) 1983 - Rusty James (Acteur) de Francis Ford Coppola 1981 - La Fievre Au Corps (Acteur) de Lawrence Kasdan 1980 - La Porte Du Paradis (Acteur) de Michael Cimino 1978 - 1941 (Acteur) de Steven Spielberg 1976 - Car Wash (Acteur)

 

A bathing Ape (leave the baboons)


 

Pocketwatch.

Remarquez les chaussures de Dave Grohl...Tiens de la Vans old school !! (pardon, aucun intêret) "Alors qu’il est le batteur de la formation Nirvana, Dave Grohl compose et enregistre chez lui des chansons qui ne seront jamais lancées. Ces enregistrements constituent toutefois le point de départ des Foo Fighters, le groupe que Grohl fonde en 1995, après la mort de Kurt Cobain. Tout comme Nirvana, les Foo Fighters allient un son de guitare bien musclé à des mélodies accrocheuses, et une sensibilité punk à un talent pour la composition de chansons pop. Dave Grohl commence à jouer de la guitare et à composer des chansons dès le début de l’adolescence ; il fait alors partie de nombreux groupes punk hardcore. À la fin des années 80, alors qu’il n’a pas encore 20 ans, il devient le batteur de la formation hardcore Scream, de Washington. La carrière du groupe tire à sa fin et Grohl commence à enregistrer ses propres chansons au studio de son ami Barrett Jones. Certaines de ces chansons paraîtront sur le tout dernier album de Scream, intitulé Fumble. Grohl se joint à Nirvana, et déménage de ce fait à Seattle, après une dernière tournée avec Scream à l’été 1990. Après l’enregistrement du classique de Nirvana, l’album "Nevermind", Grohl retourne à Washington y enregistrer des chansons qui paraîtront sur une cassette intitulée "Pocketwatch". Grohl passe l’année 1992 en tournée avec Nirvana, mais profite de chaque moment de répit dans l’horaire chargé du groupe pour enregistrer ses propres compositions avec Barrett Jones, qui vit maintenant lui aussi à Seattle. Malgré le désir de Grohl de lancer une nouvelle cassette, l’enregistrement de l’album "In Utero" de Nirvana et la tournée subséquente l’en empêchent. Après le suicide de Kurt Cobain, en avril 1994, Dave Grohl se fait discret pendant plusieurs mois. À l’automne de la même année, il entre en studio avec son ami Jones pour enregistrer en une semaine ce qui deviendra le premier album des Foo Fighters. Grohl joue tous les instruments sur la quinzaine de chansons qu’il a choisies dans son abondant répertoire. Il distribue une centaines de copies de l’enregistrement à des amis et associés, et devient vite la cible d’offres de nombreuses maisons de disques, toutes plus alléchantes les unes que les autres Plutôt que de se lancer en solo, Grohl choisit de former un groupe. Sa femme lui présente Nate Mendel, le bassiste de Sunny Day Real Estate, un groupe qui vient de se dissoudre. Mendel se joint à Grohl et entraîne avec lui William Goldsmith, le batteur de son ancien groupe. Le guitariste Pat Smear, qui accompagnait Nirvana en tournée, complète la formation. Le groupe emprunte son nom à des ovnis auxquels l’aviation américaine avait été confrontée en Allemagne lors de la deuxième guerre mondiale, et que les pilotes avaient baptisés Foo Fighters. Le groupe signe avec les disques Capitol et lance son premier album, composé uniquement des pièces enregistrées en solo par Dave Grohl, en juillet 1995. La chanson "This Is a Call" devient un succès sur les ondes des radios alternatives et l’album est certifié platine aux États-Unis dès le début de 1996. Après une tournée qui occupe le groupe durant la quasi-totalité de l’année 1996, les Foo Fighters entrent en studio avec le réalisateur Gil Norton, qui a travaillé avec les Pixies, pour enregistrer leur second album, le premier en tant que véritable groupe. Le batteur William Goldsmith quitte les Foo Fighters peu de temps après, et c’est à nouveau Dave Grohl qui joue de la batterie sur la plupart des chansons. Taylor Hawkins remplace toutefois officiellement Goldsmith avant la sortie de l’album "The colour and the shape", en mai 1997. Pat Smear quitte à son tour le groupe en 1997, et c’est l’ancien guitariste de Scream, Franz Stahl, qui le remplace le temps d’une tournée. Mais c’est à trois, Grohl, Mendel et Hawkins, que les Foo Fighters enregistrent leur troisième album. "There is nothing left to lose", réalisé par Adam Kasper, est lancé en novembre 1999. En 2002, le groupe entre en studio pour l'enregistrement de son quatrième album, "One by one". Le disque est cependant mis en veilleuse pendant un moment alors que Grohl accepte de jouer sur le nouvel album de Queens of the stone age et de partir ensuite en tournée avec le groupe." Reste un concert mémorable à la Médoquine à la sortie du premier album, une sortie des artistes à l'américaine, un Pat Smear qui part en 2CV, un Dave Grohl à bonnet, coolitude 2.0 et puis un autographe que Fab n'a pas eu, dommage jeune padawan...

 

Bancal city étage 7 (Rayon Happy few)

Week-end curieux, pas fait grand-chose si ce n’est mater des DVD (la revanche des Sith) et achats de coffrets (coffret Kubrick et Superman), Clone Wars volume 2 de Tartakovsky, le collector de Sin City avec un beau livre à l’intérieur "the art of Sin city" quelques atworks inédites plutôt intéressantes, les 3 Harry Potter, enfin, je vais essayer…Le régime de ma copine commence à lui monter à la tête : "Humm ça à l’air bon ça !!!" "Marie, c’est du Sheba…" Samedi réveil 8h00 du mat parce que mademoiselle à commandé des culottes par wagon sur un site de vente privée…Drinnnnng putain c’est quoi ce bordel???, bien sur c’est moi qui me lève, je signe au pif, le livreur gueule, je m’embrouille. Il est 8h10, j’ai un putain de carton sur les bras : la journée commence…Faut dire que hier, j’aurais pas du mater la TV si tard, le Téléthon je le regarde jamais d’habitude, ben hier je sais pas pourquoi j’ai regardé…Vers 2h00 du mat ça devient intéressant, les présentateurs qui savonnent, les problèmes techniques, la fatigue qui entraîne la tension, les coups de fatigue alors qu’il faut broder et puis il y a eu vendredi soir un truc spécial je sais pas pourquoi mais j’étais scotché à la TV…Une scène, quelques artistes (que j’aime pas forcement) et puis des impros…Les artistes : Jean louis Aubert et Louis Bertignac qui rejouent des chansons de Téléphone ça me rappelle mon enfance (qui ne s'est pas pris un rateau dans une boum sur un "Cendrillon", qui n’as pas eu un disque ou une cassette de téléphone en boucle sur une platine pourrie ou sur walkman de 17 kg en 1988 – 1989 ? Toi ? mytho ! Et tu n’as jamais écouté Richard Marx en plus ? re-mytho !! Ben "New York avec toi", "la bombe humaine", "c’est vraiment toi" ça m’as fait bizarre de les voir se marrer, de prendre du plaisir à jouer comme si c’était hier, le pauvre Cali et l’autre abruti de Nagui complètement largués devant tant de complicités Aubert et Bertignac tellement en phase…Samedi soir élection de Miss France et quelques magnifiques moments de télévision "Je suis titulaire d’un Bac comptabilité, mais je compte poursuivre vers un master puis ensuite devenir chercheur en biologie génétique" (ça me rappelle un bilan de compétence où une pauvre fille qui était titulaire d’un CAP cuisine répondait à la question "qu’est que vous voulez faire plus tard ?" de la formatrice "Avocate" «Heu.. Vous savez Mademoiselle, il faut être réaliste, vous avez 37 ans aucun diplômes... ça sera très dur…" "Et vous ?" "Flic" "vous voulez dire policier ??" "Non flic" "Bon et vous jeune homme, Damoon c’est ça ? Vous voulez faire quoi ?" "Mourir." Ces temps ci, je suis dans "Emily the Strange", plutôt pas mal, j’aime assez les dessins… Vraiment bon ces nouveaux albums de Depeche mode, DEUS et Millionnaire…Encore toute une flopée de trucs estampillés Inrockuptibles à écouter…ça m’emmerde…J’ai pour habitude depuis quelques temps de balancer des titres au pif venant d’albums que je n’ai pas écouté (Shame on me) et puis je vois les réactions. C’est comme ça que j’ai découvert Mattafix (qui sera à Taratata la semaine prochaine d’ailleurs), Gunthar (second degré) artiste à stache et son "Touch my tralala ?", et Michael Brown, formidable extraterrestre qui sort directement du New York des années 1980, version ghetto blaster et Germaine Jackson Pia Zadora, on a tellement passé son single en radio qu’on l’a appelé en direct, et le type est énorme, champion de France des imitations de Michael Jackson, ce qui lui a d’ailleurs permis de rencontrer le vrai Michael à Neverland. Je crucified myself sur l’autel du Happyfew, je meurs pour un tee-shirt A bathing ape… C’est vachement intéressant l’histoire de cette marque volontairement mystérieuse. Logo Tête de singe, site Internet uniquement en japonais, fringues coolisimes, là où Von Dutch est ringard A bathing ape est culte au même titre que DC shoes ou Pony…Crée par X-large (marque de fringues des Beastie Boys) pompé par les Japonais qui n’avaient pas de licence de la marque donc pas distribuée sur l’ensemble du continent asiatique. D’où une diffusion au compte goutte pour une intelligentsia bobo…Autre information qui ne présente strictement aucun intérêt : J’ai acheté des Vans ; "Quoi ? des Vans ?" me direz vous "c’est pourri ! c’est des grosses chaussures sans style pour les ados boutonneux planche à roulette" Pas exactement. La Vans revient en force, après la all star de converse, la old school relookée Marc Jacobs…Pharrel Williams ? Vous ne voyez pas ? Weezer sur le green album ? Non ? les Foo fighters ? ils ont toujours des vans.. Non ? Bon si ça vous dit toujours rien Dominic Maunaghan dans LOST, le musicien toxico ? ça va mieux ? Bon je vous l’accorde les chaussures à carreaux c’est pas top sobre mais il existe tous les motifs, toutes les formes (la plus culte c’est celle sans les lacets avec les petits élastiques sur les cotés) Bon moi j’ai opté pour l’achat discret : la old shool noire plus classique…Je suis fan à mort !! Croyez moi l’été prochain sera Vans ou ne sera pas !!! Tiens, je déteste Camille...

vendredi, décembre 02, 2005

 

Robert Zimmerman.

Cette pochette me rappelle la dernière planche de Daredevil Born again…Tout ce qui me faisait gerber autrefois me fascine aujourd’hui sans que je sache foutrement pourquoi…Bob Dylan ! Bob Dylan !, c’est un truc de vieux cons, ca ! next ! Mais alors pourquoi s’obstiner à reprendre ses chansons comme le fait la nouvelle génération dans ce cas la Comprends pas. J’aime son arrogance et sa vision d’une Amérique sale et ouvrière, d’une Amérique qui se torche la gueule le week end pour oublier qu’elle à portée des sacs de ciment sur le dos toute la sermaine. Aucun interet ? Pas si sûr "1941 24 mai Naissance de Robert Allen Zimmerman à Duluth, Minnesota, USA 1947 : Ses parents s'installent à Hibbing, petite ville minière au nord de l'état du Minnesota 1954 : mai Il chante à sa cérémonie de bar-mitzvah 1955 Il joue du piano avec un groupe, les Golden Chords 1958 : Premiers enregistrements amateurs 1959 : S'inscrit à l'université de Minneapolis, Minnesota octobre Premières prestations dans les cafés de Minneapolis, s'accompagnant à la guitare acoustique 1960 : février Joue régulièrement dans les cafés de Dinkytown, le quartier branché de Minneapolis, accompagné d'un autre guitariste été Séjour à Denver, Colorado; lit "En route pour la gloire", le livre de Woody Guthrie, qui devient aussitôt son idole automne Continue à jouer régulièrement dans les cafés de Minneapolis; il apprend l'harmonica. En décembre il quitte Minneapolis pour Chicago, puis à New York en janvier 1961 il arrive à New York où il rend visite à Woody Guthrie; commence à jouer à Greenwich Village. Le 11 avril, il touche sa première paie pour jouer à Gerde's Folk City septembre Premier article sur un de ses concerts 4 novembre Premier concert dans une salle de spectacle, le Carnegie Chapter Hall novembre Enregistre son premier album 1962 19 mars Parution du premier album, "Bob Dylan" 2 août Prend officiellement le nom de Bob Dylan. Le 18 décembre Joue dans une pièce de théâtre radiodiffusée par la BBC à Londres 1963 : 12 avril Concert au Royal Town Hall de New York 12 mai Refuse de jouer au Ed Sullivan Show à la télévision 27 mai Parution de l'album "Freewheelin'" 28 juin Joue comme invité de Joan Baez au festival de Newport été Reprise des chansons de "Freewheelin'" par de nombreux artistes, Peter, Paul & Mary entre autres 26 octobre Joue au Carnegie Hall de New York, sa première grande salle de spectacles 26 décembre Rencontre le poète beat Allen Ginsberg 1964 : 13 janvier Parution de l'album "The Times They Are A-Changin'" 17 mai Concert complet à Londres au Royal Festival Hall juin Enregistrement de la première version de "Mr.Tambourine Man" 26 juillet Invité d'honneur du festival de Newport ; le 8 août Parution de l'album "Another Side of Bob Dylan", enregistré en trois heures le 9 juin! Le 31 octobre : Concert complet au Philarmonic Hall de New York 1965 septembre La chanson "Like A Rolling Stone" atteint le numéro 2 des meilleures ventes américaines 25 novembre Mariage secret avec Sara Lowndes août-décembre Tournée aux Etats-Unis avec les Hawks, qui deviendront le Band 1966 : février-avril Tournée aux Etats-Unis et en Australie avec les Hawks Le 29 juillet Accident de moto à Woodstock, près de New York ; annulation de la tournée américaine prévue 1967 : avril-octobre Nombreuses chansons avec le Band, dont certaines seront publiées en 1975 dans les "Basement Tapes" 27 décembre Parution de l'album "John Wesley Harding" 1968 : 20 janvier Concert en hommage à Woody Guthrie, le seul en vingt mois 1969 février Sessions avec Johnny Cash 9 avril Parution de l'album "Nashville Skyline" Le 31 août Concert à l'île de Wight 1971 : 8 février Le film "Eat the Document", tiré de la tournée anglaise de 1966, est montré pour la première fois mai Parution du livre "Tarantula" 1 août Concert pour le Bangla-Desh avec George Harrison, Eric Clapton, etc. 1972 : novembre Tournage du film "Pat Garrett and Billy The Kid" dont il fait la B.O. 1973 : 5-6 novembre Enregistre avec le Band l'album "Planet Waves", publié en janvier 1974 16 novembre Parution de l'album "Dylan" 1974 : janvier Tournée aux Etats-Unis avec le Band, la première depuis huit ans juin Parution de l'album live "Before The Flood" 1975 17 janvier Parution de l'album "Blood On The Tracks" 30 octobre Début de la tournée "Rolling Thunder Revue" avec Joan Baez, Joni Mitchell, Roger McGuinn, Mick Ronson etc. 1976 16 janvier Parution de l'album "Desire", avec la chanson "Hurricane" 18 avril Deuxième tournée "Rolling Thunder Revue" 10 septembre Parution de l'album live "Hard Rain" 25 novembre Concert "The Last Waltz" avec le Band, fimé par Martin Scorsese 1977 1 mars Sa femme Sara entame une procédure de divorce 1978 25 janvier Sortie du film "Renaldo & Clara", filmé par Dylan durant les tournées de 1975-76 20 février Premier concert au Japon, début d'une tournée mondiale 15 juin Parution de l'album "Street Legal" juin-juillet Tournée européenne, la première depuis douze ans, avec cinq concerts à Paris 22 novembre Parution de l'album "Live At Budokan" 1979 janvier Conversion au christianisme 18 août Parution de l'album "Slow Train Coming", "premier album de rock chrétien" novembre Début d'une tournée avec uniquement des chansons chrétiennes 1981 : juin Nouvelle tournée avec de moins en moins de chansons chrétiennes 12 août Parution de l'album "Shot Of Love", dernier album chrétien 1982 6 juin Apparition surprise à un concert de Joan Baez 1983 6 juin Fréquente la secte juive des Loubavitch 1 novembre Parution de l'album "Infidels" 1984 mai Tournée européenne avec Mick Taylor, ancien guitariste des Rolling Stones 3 décembre Parution de l'album "Real Live" 1985 : 8 juin Parution de l'album "Empire Burlesque" 28 octobre Parution de l'album "Biograph", cinq disques ou trois cds récapitulant sa carrière 1986 février Tournée avec Tom Petty & the Heartbreakers 24-25 février Enregistrement des concerts de Sydney en Australie, pour la vidéo "Hard to Handle" 4 juin Second mariage secret avec une de ses choristes, Carolyn Dennis, à la suite de la naissance d'une fille; divorce en 1992. Juin Tournée américaine avec Tom Petty & the Heartbreakers, la première depuis cinq ans 8 août Parution de l'album "Knocked Out Loaded" 1987 juillet Mini-tournée avec le Grateful Dead, qui donnera en 1989 l'album "Dylan & The Dead" 7 septembre Concerts en Israël avec Tom Petty & the Heartbreakers 10 septembre Tournée européenne avec Tom Petty & the Heartbreakers 1990 : janvier Mini-tournée nord et sud-américaine, puis série de concerts à Paris et Londres 30 janvier Dylan reçoit les insignes français de Commandeur des Arts et des Lettres avril-mai Enregistre le second album des Traveling Wilburys 11 septembre Parution de l'album "Under The Red Sky" 30 octobre Parution du troisième album des Traveling Wilburys 1991 : 26 mars Parution de l'album "The Bootleg Series", trois cds d'inédits 1992 16 octobre Concert de célébration de ses trente ans de carrière, publié sur l'album "The 30th Anniversary Concert Celebration" 3 novembre Parution de l'album "Good As I Been To You", ne contenant que des reprises acoustiques 1993 31 août Joan Baez publie un album avec trois duos inédits avec Dylan 16-17 novembre Trois shows acoustiques avec groupe au Supper Club de New York, enregistrés et filmés 1994 février Première tournée en Extrême-Orient 22 mai Interprète en direct trois chansons avec un orchestre symphonique 14 août Concert à Woodstock II 1995 : 1 mars L'album "World Gone Wrong" reçoit le prix Grammy du Meilleur Album Folk Traditionnel 2 mai Parution de l'album "MTV Unplugged" 19 novembre Chante "Restless Farewell" au concert pour le quatre-vingtième anniversaire de Frank Sinatra 1996 : 29 juin Concert à Hyde Park, Londres, avec les Who, Eric Clapton et Alanis Morrisette 28 septembre Nominé pour le prix Nobel de Littérature 1997 : 25 mai Hospitalisé pour une infection cardiaque 19 août "My Blue Eyed Jane" est publié sur un disque d'hommage à Jimmie Rodgers 27 septembre Trois chansons au Congrès Eucharistique Mondial à Bologne, en présence du Pape 30 septembre Parution de l'album "Time Out Of Mind" 7 décembre Reçoit à la Maison Blanche, de la main du Président Clinton, un prix du Kennedy Center 1998 : 25 février A la cérémonie de remise des Grammies pour l'album "Time Out Of Mind", pendant le tour de chant de Dylan, un individu avec "SOY BOMB" écrit sur la poitrine se met à danser devant le groupe avril Concerts en Amérique du Sud en première partie des Rolling Stones mai Tournée nord-américaine avec Joni Mitchell et Van Morrison juin Parution de l'album "The Bootleg Series, Vol. 4: Bob Dylan Live, 1966: The "Royal Albert Hall Concert"", concert de Manchester (et non de Londres) qui fut sans doute le plus piraté au monde ! juin-septembre Tournée mondiale avec Van Morrison 1999 : avril Enregistre "Things Have Changed" pour le film "Wonder Boys", chanson publiée en 2000 juin-juillet Tournée nord-américaine avec Paul Simon 12 octobre Apparition humoristique dans une série télévisée américaine, Dharma & Greg octobre-novembre Tournée nord-américaine avec le groupe de Phil Lesh, ex-Grateful Dead 2000 mai Reçoit le "Polar prize" en Suède juin-juillet Tournée nord-américaine en première partie du groupe de Phil Lesh, ex-Grateful Dead septembre Contacts pour l'animation d'un show humoristique pour la télévision américaine septembre-octobre Tournée en Europe 2001 janvier Le film "Wonder Boys" gagne le Golden Globe de la chanson la plus originale pour "Things Have Changed", devant les musiques de Bjork et Sting! 5 mars Parution au Japon seulement de l'album "Live 1961-2000 - Thirty-nine years of great concert performances" 25 mars A la soirée des Oscars, la chanson "Things Have Changed" est retransmise par satellite d'Australie. Dylan reçoit le prix de la meilleure chanson devant Sting, Bjork et Randy Newman : "Oh bon Dieu, je suis surpris, j'aimerais remercier les membres de l'Académie qui ont eu le courage de voter pour cette chanson qui se mouille et qui n'est pas aveugle envers la nature humaine", déclare-t-il en toute modestie. 11 septembre Parution de l'album "Love and Theft", musique à contre-courant et paroles humoristiques Plus de cent concerts dans l'année, au Japon, en Australie, en Europe et aux Etats-Unis 2002 : 27 février A la soirée des Grammys, Dylan joue "Cry A While" et reçoit le prix du meilleur album folk pour "Love and Theft". Timeless, l'album d'hommage à Hank Williams auquel il a participé obtient le prix du meilleur album de Country. avril-mai Après une tournée américaine, 2 fois 2 concerts à Paris et Londres juillet Tournage à Los Angeles d'un film, "Masked And Anonymous" novembre Parution de l'album "The Bootleg Series Vol.5", deux cds "live" de la Rolling Thunder Review 1975 2003 juillet Sortie aux USA du film "Masked And Anonymous", avec Dylan dans le rôle principal, et co-rédacteur du scénario septembre Réédition mondiale de 15 albums au format SACD hybride, avec quelques photos inédites sur les pochettes octobre-novembre Tournée en Europe : aux 3 derniers concerts à Londres, Dylan reprend des morceaux absents de son répertoire depuis des années. 2004 30 mars Parution de l'album "The Bootleg Series Vol.6 Live 1964 - Concert at Philharmonic Hall" mars-avril Sortie en DVD du film "Masked And Anonymous", et de l'émission "MTV Unplugged", jouée en novembre 1994. juillet Tournée en Europe avec 2 concerts en France à Saint-Etienne et Montauban (!) octobre Parution du fort attendu "Lyrics : 1962-2001", et du premier tome des mémoires de Bob Dylan : "Chronicles Volume One" novembre "Like a Rolling Stone" élue "plus grande chanson de tous les temps" dans le magazine Rolling Stone 2005 mai Sortie du livre "Chroniques Volume I", accompagné d'un "double cd" édité seulement en France juin Réédition mondiale de 2 albums "remastérisés", avec de nouvelles pochettes : "Bob Dylan" et "The Times They Are A-Changin'" août Parution de l'album "The Bootleg Series Vol.7", deux cds d'inédits de 1959 à 1966, et du "Bob Dylan Scrapbook : 1956-1966", livre reproduisant les paroles manuscrites des chansons et autres raretés, plus un cd d'interviews avec une chanson inédite Septembre Sortie sur les télévisions anglaise et américaine, et en DVD, du film de Martin Scorsese "No Direction Home", documentaire sur les débuts de Dylan octobre-novembre Tournée en Europe, 4 concerts à Londres en finale.

 

Merci pour les photos.


 

Robert Malaval.

Vraiment passionnant le parcours de ce mec, un peu long, mais vraiment passionnant "J’aime le changement, c’est ma ligne. La seule ligne que je puisse me trouver, c’est une ligne en zigzag." Créateur d’une véritable version française du pop art, Robert Malaval a toujours cherché à réinventer son œuvre pour affirmer sa personnalité multiple et se surprendre lui-même. Il est l’un des rares artistes des années 1960-1970 à avoir intégré la culture rock dans son travail. La science-fiction, qui le fascine, traverse toute son œuvre, des premiers Aliments blancs de 1961 jusqu’aux Pastels Vortex de 1978. Héros underground, Robert Malaval a été tour à tour écrivain non publié, dandy pop admirateur des Rolling Stones, hippie voyant le monde en "rose, blanc, mauve", pionnier du glam rock peignant avec des paillettes, inventeur d’une esthétique punk, avant de se jeter — tel un kamikaze du no future — dans le gouffre de la mort volontaire. Passionné par les sons, il nourrit ses expositions des bruits qu’il enregistre autour de lui, et alimente sa peinture de la musique qu’il aime. Alors qu’une nouvelle génération d’artistes est profondément influencée par les cultures électroniques et les développements du rock, il est essentiel de redécouvrir l’œuvre de Robert Malaval afin de souligner l’actualité de cet artiste qui pourrait résumer à lui seul les années pop françaises et dont la disparition brutale, en 1980, ne saurait en occulter la vibrante présence. Artiste météore, Robert Malaval a fait de sa vie un cocktail mouvementé et intempestif. Toujours en recherche, refusant d’être figé dans une posture et curieux de tout, Malaval luttait contre l’ennui à grands coups d’élans créateurs. 29 juillet 1937 : Naissance à Nice. 1953 : Premières pratiques artistiques au contact d’un ami amateur. 1957 : Expérience de l’indépendance avec un séjour initiatique à Paris. "Vers l’âge de 19 ans, je suis parti, je suis venu habiter Paris pour la première fois. Pendant deux ans, là j’ai commencé à peindre, à me prendre pour un artiste, très fort. Et je pensais que c’était une voie maudite." 1958-1960 : Vit à la campagne dans les Basses-Alpes non pour des raisons idéologiques (le retour à la terre) mais parce qu’il avait "besoin d’espace", "envie de soleil" et n’avait "pas assez de fric pour vivre à Paris" Robert Malaval reçoit la visite de Louis Pons, artiste et d’André Labarthe, critique de cinéma. 1961-1965 : Recherches sur l’Aliment Blanc à Vence, invité et rémunéré par le marchand Alphonse Chave et, à Paris, à la galerie Raymond Cordier. Exposition de 15 dessins pour la remise à jour du Parc de Saint-Cloud, galerie Yvon Lambert, Paris. "Mon obsession était le grouillement, l’envahissement. Ce qui m’a rendu moins névrosé, c’est justement d’avoir fait l’Aliment Blanc, c’était pour moi une cure." 1969 : Cent demi-heures de dessin quotidien. "Et puis à un moment, j’en ai eu marre de faire de la peinture, j’ai décidé que je ne serai plus peintre et je me suis arrêté de peindre pendant trois-quatre ans." "Je considère [les Rolling Stones] comme le plus grand groupe qui ait marqué la musique, la poésie et le rock’n’roll dans ces dernières années. Ils expriment une morale, une manière de vivre." 1971 : Rock'n'roll & 100 demi-heures de dessin quotidien, Centre national d'art contemporain, Paris. 1971, l'Aliment Blanc, galerie Daniel Gervis, Paris. 1972 : Exposition Été pourri peinture fraîche, galerie Daniel Gervis, Paris. Participation avec l’architecte Claude Bernard au concours Evry 2 ville nouvelle. 1973 : Exposition Multicolor, galerie Daniel Gervis, Paris. "Dans mon exposition Multicolor, j’ai commencé à utiliser des paillettes le matériau me fascinait." 1974 : Exposition Poussière d'étoiles, galerie Sapone, Nice. "J’en avais assez de peindre comme un guitariste qui joue de la guitare sèche ; à un moment, on en a assez du son qui est toujours le même, on a envie de faire mousser un petit peu tout ça et c’est ce qui s’est produit un peu avec la paillette. Tout à coup c’est comme la photo qui se révèle, c’est un acte d’agression et de violence totale, c’est un coup de poing." Exposition Rolling Stones Rock Prints, (sérigraphies), galerie Shandar, Paris "Toute ma vie se passe à suivre mes fascinations. » Projet d’environnement visuel et sonore pour le parvis de la Défense. 1975-1977 : Série Kamikaze fin du monde à partir d’une édition de sérigraphie sur tee-shirt et de tableaux. 1976 : Intensification de l’activité d’écriture "J’écris énormément. Mais je n’arrive jamais à finir quelque chose parce que je n’ai pas la méthode." 1977 : Exposition Kamikaze, galerie Beaubourg, Paris. 1978 : Vit à Carrières sur Seine avec des amis musiciens. Réalise la série Pastel Vortex. "Pastel Vortex était un véritable tourbillon du passage d’une dimension à une autre. Toute ma vie j’ai été obsédé par cette idée de science-fiction, de passer d’une réalité à une autre. Je crois que la réalité est une trame qu’on peut, d’une certaine manière, transgresser, trafiquer. »1979 : Continue ses expériences sur le son et l’environnement à travers Environnement : Salle Marine pour l’inauguration du Forum des Halles, Light-Show au Claridge, enregistrement de groupes de rock. 1980 : Exposition Attention à la peinture, exposition-performance à la Maison des arts et de la culture de Créteil. "Ici, je veux que mon travail ait un aspect très rapide, le public pour moi n’est pas indispensable mais il ne me gêne pas. Mais puisque mon travail est rapide et spectaculaire aussi, autant le donner à voir." 8 ou 9 août 1980 : Plonge dans le gouffre de la mort volontaire sur la musique de Richard Hell. "Quitte à finir, au moins finir en beauté" 1981 : Exposition Robert Malaval.1982 : Exposition Paillettes.1989 : Exposition Malaval : paillettes et pastels . 2005 : Exposition Robert Malaval, kamikaze, Palais de Tokyo (Paris), site de création et Biennale d’art contemporain de Lyon. "Modèles pour le peintre, les musiques sont aussi ce qu'il écoute en peignant, ce qui donne à ses peintures des rythmes très divers. Car il écoute et il aime des musiques (le pluriel est important) très différentes les unes des autres. Il n'y a pas de hiérarchie dans ses goûts musicaux et il aime en même temps des œuvres que la plupart des gens jugent opposées, hostiles les unes aux autres. Il aime le rock bien sûr. Un certain nombre des titres de ses tableaux font allusion à des musiciens : Bill Haley, Bo Diddley, etc. D'autres à des titres de morceaux musicaux : Gazoline, Little Queenie, Silver Train, ou Haute tension. On sait aussi qu'il a eu, de 1970 à 1973, le projet de publier en français un album consacré aux Rolling Stones, mais n'a pas trouvé d'éditeur ; qu'il a (la même année) édité une série de sept sérigraphies : Rolling Stones Rock-Prints. Il aime beaucoup "les vieux rocks des années 50 et 60, Gene Vincent et toute cette équipe". Il s'intéresse à la musique des Sex Pistols, de Kraftwerk, de Starshooter, Diesel, Téléphone, Hémorragie, Calcinator, Asphalte Jungle. David Bowie (indique-t-il) nous donne "un véritable art corporel". Mais il aime aussi ce que certains rockers méprisent : les valses viennoises (liées pour lui au plaisir du champagne) et les bals musettes populaires où l'on danse la java. Il n'oppose pas le jazz et la java. À peu près toutes les musiques l'intéressent : la musique classique, la salsa, le reggae, la musique arabe, Edith Piaf… Il peint à peu près toujours en écoutant de la musique. Il aime faire découvrir à ses amis de nouveaux sons. Les bruits l'intéressent et, sans doute, font pour lui partie de la musique. Tour à tour, il est voleur de bruits, transformateur de bruits, organisateur de bruits.» Robert Malaval était une sorte de Kurt Cobain de la peinture. Mais Robert n’a jamais cherché le succès. Il l’a pourtant connu avec la série des Aliments Blancs mais, à l’époque où je l’ai rencontré au début des années 1970, sa soif de changement, son désir inextinguible de découvrir et de prolonger jusqu’au bout sa trajectoire de météorite incontrôlable l’empêchaient de faire de cette série le socle d’une carrière bien assise. La première fois que je l’ai vu, il m’a emmené dans son atelier, à l’issue d’une soirée chez Chantal Thomas où se trouvaient aussi Thierry Mugler et Andrée Putman. J’avais dix-sept, dix-huit ans et je me faisais encore une idée très naïve de ce que c’était qu’être un artiste. Son atelier rue du Pont-Louis-Philippe débordait de photos en tous genres, d’objets étranges (un masque de bouc, par exemple), de disques ( Let It Bleed et Goats Head Soup des Stones tournaient en boucle) et d’un bric-à-brac invraisemblable. La première chose que l’on découvrait en entrant, c’était une baignoire pleine de pots de peinture. J’étais fasciné, subjugué par cet homme à la générosité sans limites semblable à celle que j’ai retrouvée, bien plus tard, chez Keith Haring et Jean-Michel Basquiat. Très vite, Robert est devenu l’un des mes amis les plus chers et, pour ainsi dire, un mentor. Robert m’a aidé à surmonter cette timidité farouche qui me caractérisait à l’époque. Pour mon premier grand défilé au musée Galliera, c’est lui qui est venu me chercher dans les coulisses et m’a fait monter sur scène sous les applaudissements. Les fêtes se suivaient alors à un rythme éthylique et électrifié : toute une turbulence de personnalités se côtoyait, des New York Dolls au groupe de rock des Frenchies en passant par Malcom McLaren, Jean-Pierre Kalfon, Dani, Pierre Clémenti, la bande de la Closerie des Lilas, Agnès B., Jean-Marie Poiré, Gérard Lefort, Alain Pacadis, Marie-Laure de Decker, Yves Adrien, Olivier Mosset et bien sûr Jean-François Bizot, le fondateur d’Actuel. Nous étions toute une troupe tripante (Robert Malaval, Jean-Patrick Manchette et bien d’autres) à se retrouver ensuite, tard le soir, à la Coupole. C’était devenu notre cantine. Je débarquais avec ma Harley Duoglide de 1956 rouge pailleté, une moto qui fascinait Robert bien avant qu’il ne réalise ses poussières d’étoiles fulgurantes et cosmiques. Je me souviens d’ailleurs avoir eu quelques années plus tard un accident de moto sur ma BMW750. J’avais les deux bras dans le plâtre, et lorsque Robert m’a vu, il a signé sur mon bras plâtré en m’appelant l’"Aliment Blanc" : j’ai vraiment été l’espace d’un instant une œuvre de Robert ! Robert était un artiste curieux de tout, ouvert, transversal, qui peignait, composait, écrivait et enregistrait la mer ou la garrigue. Il avait une dégaine d’acteur incroyable et charismatique qui faisait tourner les têtes et lui, il vivait tout entier tourné vers la musique et vers les autres. Il était plus rock’n’roll que peintre, ou disons qu’il peignait comme on écrit une pop song. Avec une fascination pour le céleste, le galactique pictural, les étoiles, les stars, il nourrissait un sens intense de la phrase parfaitement calibrée qui faisait de lui un véritable écrivain : Niagara Gold, Rose Rouge Rock, Camping Gaz Flash… Été pourri peinture fraîche et Transat-Marine-Campagne Rock’n’Roll ont été deux expositions célébrant Malaval, consacrant son travail visionnaire, ses installations sonores et sa capacité à se renouveler entièrement. Transat-Marine-Campagne-Rock’n’Roll était d’ailleurs une exposition plus contemporaine que l’époque ne pouvait le comprendre. Des effets de sons créaient une ambiance galactico-rock transcendantale, des téléphones disposés dans les espaces permettaient aux visiteurs de communiquer entre eux : toute une convivialité qui faisait de l’exposition une fête qui était elle-même une œuvre d’art. Mais Robert, habité d’une dimension cosmique pop, s’est enfoncé bien au-delà de son temps. Jusqu’à ne plus pouvoir lutter contre cette « difficulté d’être » qui le rapprochait de cette autre météorite que je lui avais présentée, Bernard Carasso, fondateur de la mythique « Maison Bleue » dirigée par Fanny Deleuze, rue Pierre-Lescot, où il organisait des défilés ahurissants autour d’éditions créées pour lui par Michèle Rosier, Agnès B. et moi-même. C’est avec Bernard Carasso qu’il a réalisé cette fameuse série limitée de T-shirts Kamikaze, fin du monde, un travail passionnel qui a aujourd’hui une saveur douce-amère de prémonition. Peu de temps après sa mort, j’ai réalisé la robe « Fantôme » en reprenant un des textes les plus poignants qu’il ait écrit. La robe, créée pour le mariage d’Eva Truffaut avec le fils de Robert, est tout de suite devenue culte. Un hommage intense rendu à Robert qui, malgré sa disparition, n’aura pas cessé de vivre pour moi avec son élégante désinvolture. Je me souviens d’ailleurs de cette phrase de Jean-Jacques Schuhl écrite dans Rose poussière, un livre incontournable pour Robert et moi : « Il se recoiffe, met ou enlève sa veste ou son écharpe ainsi qu’on lance une fleur dans une tombe encore entrouverte. »Au-delà de la comète artistique à l’élégance rock qu’était Malaval, ce qu’il reste aujourd’hui pour moi, ce n’est pas seulement une poussière d’étoiles, mais bien une étoile qui brille définitivement à son firmament. « Malaval est fasciné par l’aventure des pilotes kamikazes japonais en 1944 et 1945, bombes vivantes, partant, sereins, pour une mission qu’ils savaient être mortelle, sans recours. Il ne s’intéresse pas, sans doute, aux raisons religieuses ou patriotiques que peuvent se donner les kamikazes, mais à leur étrange destin, à la singulière provocation que constitue leur geste, à leur jeu avec la mort. Il ne les considère pas comme des fanatiques ou comme des automates disciplinés, mais comme des individus qu’illumine (comme l’a écrit Ivan Morris) le sentiment tragique que l’échec peut être noble, qu’il est beau d’accepter une lutte que l’on sait inégale . Les kamikazes connaissent en général le vrai rapport des forces en présence. Ils en tiennent compte, mais en tirent une conclusion paradoxale : celle de mourir sans espoir, dans la sérénité, de manifester qu’ils sont au-delà des calculs stratégiques, même si leurs chefs prétendent parfois les utiliser à l’intérieur d’une stratégie. On connaît la formule qui définit le courage occidental : il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Chez les kamikazes, entreprendre suppose un état mental où l’espoir et le désespoir cessent d’être contradictoires. Ils ne veulent pas persévérer, mais en un seul instant (cet instant unique dont l’idée compte tant pour Malaval) faire coïncider la mort et la victoire sur elle, l’échec et le mépris de l’échec, l’éloge de la vie et son sacrifice. Souvent les kamikazes n’ont nul espoir de survie et ne s’en soucient pas. Ils n’espèrent en nul Walhalla. « Après la mort (dit l’un d’eux), il n’y a que le néant… Cela ne m’intéresse pas le moins du monde de savoir ce qu’il adviendra de moi après ma mort. » Ils sont fréquemment sans foi et sans peur. « Mourez (se disent-ils) chaque matin en imagination et vous n’aurez plus peur de la mort ! » Ils sont souvent sans haine : « Ceux que je combats (dit Miyanoo), je ne les hais point. » Comme le fera Malaval, Miyanoo pense à la fois à la mort et au ciel étoilé : « Tout doucement, je cesserai d’exister comme une étoile sans nom qui s’évanouit quand paraît l’aube. » » Dans les titres que Malaval donne à ses reliefs et sculptures-objets, il y a, assez souvent, des indications qui peuvent venir orienter les bribes de récits que nous nous racontons. L'Aliment blanc parfois habite quelque part. Il se fabrique un "nid". Il a diverses "façons d'être" et Malaval est en quelque sorte le zoologue de l'aliment blanc, peut-être son psychologue, ou son ethnologue. On observe parfois (cette fois en chimiste) une "cristallisation" d'aliment blanc et l'on note son "développement exceptionnel". Ce qui semble indiquer qu'il y a un développement normal, une croissance ordinaire de l'aliment blanc. Il arrive à Malaval de désigner quelque chose comme "le véritable aliment blanc". Cela laisserait supposer qu'il existe aussi des aliments blancs factices et trompeurs, des simulacres d'aliments blancs. Certains aliments blancs (la plupart sans doute) ne conviennent qu'à des sédentaires et parasitent leurs meubles et immeubles. Mais il existe des "aliments blancs de voyage"…

 

The Twilight zone.


 

Zi "Itchy & Scatchy show".

Dans les Simpsons mon personnage préféré reste le vendeur de comics qui ressemble à Francis Valery. Bon j’aurais pu dire l’abeille espagnole ou le pote de Krusty avec un os dans les cheveux, le père d’Homer ou encore la tortue qui se barre avec son dentier…Mais le vendeur de comics adipeux, désagréable et hautain, qui ruine le djeun's en vendant des cellulos hors de prix et se goinfrant de junk food à longueur de journée est de loin celui que j’adore plus… Y a vraiment des psychos. Certains fanboy vont même jusqu'à décortiquer chaque Itchy & scratchy dans chaque saison des Simpsons "Itchy & Scratchy est un court dessin animé mettant en scène 2 personnages : Itchy, une souris et Scratchy, un chat. Ce dessin animé est ultra violent et il est aussi le dessin animé préféré de Bart et Lisa. Son concept se rapproche un peu de celui de Tom et Jerry, c'est toujours la souris qui l'emporte sur le chat. Ce cartoon est devenu une partie importante de la série. Il existe depuis le Tracey Ullman Show et il connaît un tel succès auprès du public que la société Bongo, éditrice des comics américains des Simpson, a publié sur le sol américain, 4 numéros entièrement consacrés aux héros de ce cartoon sanguinaire. Seulement un d'entre eux est sorti en France. Ils ont à présent le droit à leur lot de produits dérivés au même titre que les Simpson. On compte plus de 50 épisodes d'Itchy et Scratchy parmi ceux des Simpson. Voici la liste accompagnée du titre en version française, lorsque celui-ci existe, et de l'épisode dans lequel il apparaît : 1. Burning Love (Un amour brûlant) - Un clown à l'ombre (s1) 2. Let Them Eat Scratchy - Aide-toi, le ciel t'aidera (s2) 3. Hold That Feline - Tous à la manif (s2) 4. Kitchen Kut-Ups - Tous à la manif (s2) 5. Messenger Of Death - Tous à la manif (s2) 6. Porch Pals - Tous à la manif (s2) 7. Sundae Bloody Sundae - Fluctuat Homergitur (s2) 8. Bang The Cat Slowly - Mon pote Michael Jackson (s3) 9. O Solo Meow - Le palais du gaucher (s3) 10. The Sounds Of Silencers (Le bruit des silencieux) - Le petit parrain (s3) 11. My Dinner With Itchy - Une belle Simpsonnerie (s3) 12. Field Of Screams (Hurlements dans les champs) - Tel père, tel clown (s3) 13. House Of Pain, Or This Old House - Burns verkaufen der kraftwerk (s3) 14. Cat Splat Fever - Un puits de mensonges (s3) 15. I'm Getting Buried In the Morning - Séparés par l'amour (s3) 16. Flay Me To The Moon - Homer l'hérétique (s4) 17. Steamboat Itchy (Steamboat Itchy) - Itchy et Scratchy le film (s4) 18. 100-Yard Gash - Le premier mot de Lisa (s4) 19. Kitty Kitty Bang Bang - Le grand frère (s4) 20. My Bloody Valentine - J'aime Lisa (s4) 21. Dazed And Contused (Etourdi et confusioné) - Le roi du dessin animé (s4) 22. Little Barbershop Of Horrors (Le petit salon de coiffure des horreurs) - Le roi du dessin animé (s4) 23. Screams From A Mall - Le roi du dessin animé (s4) 24. Germs Of Endearment (Germes de l'affection) - Marge à l'ombre (s4) 25. Spay Anything (Châtier tout) - Lac terreur (s5) 26. Burning Down The Mouse - Homer va à la fac (s5) 27. Ahhh! Wilderness (Ah ! La vie sauvage) - Scout un jour, scout toujours (s6) 28. Scar Trek: The Next Laceration - Homer dans l'espace (s5) 29. The Buck Chops Here - L'héritier de Burns (s5) 30. Planet Of The Aches (La planète des souffrances) - Bart des ténèbres (s6) 31. The Last Traction Hero - Itchy et Scratchy Land (s6) 32. Four Funerals And A Wedding (Quatre enterrements et un mariage) - Burns fait son cinéma (s6) 33. Skinless In Seattle (Manque de pot à Seattle) - Bart vend son âme (s7) 34. Foster Pussycat, Kill! Kill! (Le chat nourricier, tue ! Tue !) - Le foyer de la révolte (s7) 35. Esophagus Now (Apocalypsœsophage Now) - Lisa la végétarienne (s7) 36. Remembrance Of Things Slashed (Souvenirs de choses tranchées) - Le jour où la violence s'est éteinte (s7) 37. Good Cats, Bad Choices (Bons chats, mauvais choix) - Bart chez les dames (s8) 38. Reservoir Cats - Shary Bobbins (s8) 39. Why Do Fools Fall In Lava? (Pourquoi les idiots tombent-il dans la lave ?) - Itchy, Scratchy et Poochie (s8) 40. The Beagle Has Landed (Le beagle a atterrit) - Itchy, Scratchy et Poochie (s8) 41. Deaf Comedy Blam! - Je crois en Marge (s8) 42. The Glass Moan-agerie (La peine-agerie de verre) - Le journal de Lisa Simpson (s9) 43. Candle In The Wound (Trente-six chandelles) - Simpson horror show IX (s10) 44. The Tears Of A Clone (Les armes d'un clone) - Big mama Lisa (s11) 45. From Here To Infirmity - Le cerveau (s12) 46. To Kill A Talking Bird (A mort l'oiseau bavard) - Proposition à demi-indécente (s13) 47. Circus of the Scars (Le cirque des cicatrices) - La passion selon Bart (s13) 48. Par for the Corpse (Tir mortel) - Aventures au Brésil (s13) 49. Butter Off Dead (Meurt pour du beurre) - La double vie de Lisa (s13) 50. Bleeder of the Pack (Le "saigneur" de la bande") - Homer patron de la centrale (s14) 51. A briss before dying - Enfin clown (s15) 52. The Battle of Slaugher-loo - (La bataille de Water Flop) Fugue pour menottes à 4 mains (s15) 53. What's Nuked, Pussycat (T'es nul... cléaire) - Le canard déchaîné (s15) 54. Kitty-Kill Condition (Etat critique) - La grande malbouffe (s16) * Autres épisodes / apparitions diverses : 1. Sans titre - The Bart Simpson Show (Tracey Ullman Show) 2. Spécial Noël - Simpsons Xmas (Tracey Ullman Show) 3. Sans titre - T.V Simpsons (Tracey Ullman Show) 4. 500 Easy Pieces - Publicité Butterfinger 5. Sans titre - Simpsonothérapie (s1) 6. Itchy remplace les yeux de Scratchy par des bombes - Tous à la manif (s2) 7. Sans titre, avec l'écureuil-Marge - Tous à la manif (s2) 8. Bataille avec des flingues - Tous à la manif (s2) 9. Reportage dans "Un regard sur Springfield" - Itchy et Scratchy le film (s4) 10. That Happy Cat (un joyeux chat) - Itchy et Scratchy le film (s4) 11. Itchy et Scratchy contre Hitler - Itchy et Scratchy le film (s4) 12. Bande annonce pour Itchy et Scratchy - Itchy et Scratchy le film (s4) 13. Le film de Itchy et Scratchy - Itchy et Scratchy le film (s4) 14. Sans titre, avec Oliver Stone - Le jour de la raclée (s4) 15. Travailleur et parasite (parodie) - Krusty le retour (s4) 16. Scratchtashia (Scratchtashia) - Itchy & Scratchy land (s6) 17. Pinitchyo (Pinitchyo) - Itchy et Scratchy land (s6) 18. Itchy et Scratchy rencontrent Fritz le Chat - Le jour où la violence s'est éteinte (s7) 19. Manhattan Madness (Folie à Manhattan) - Le jour où la violence s'est éteinte (s7) 20. Sans titre, dédie à Lester et Elisa - Le jour où la violence s'est éteinte (s7) 21. Extraits pour un test - Itchy, Scratchy et poochie (s8) 22. Concours de sculptures sur glace - Itchy, Scratchy et poochie (s8) 23. Parodie de Guillaume Tell - Itchy, Scratchy et poochie (s8) 24. Apparition dans un jeu télé - Homer perd la boule (s11) 25. Publicité pour "Stabby-Oh" - La brute et les surdoués (s12) 26. Bonus DVD - La passion selon Bart (s13) 27. Emission à la radio - La dernière folie de grand-père (s13) 28. Spectacle de marionettes - En marge de l'histoire (s15) 29. Repas de Noël - Père Noël sans frontières (s15) 30. Rêve de Lisa - Krusty, chasseur de talents (s16) * 31. Sans titre, comédie musicale Cats - The Girl who Slept Too Little (s17) Le générique d'Itchy et Scratchy est courant et visible dans beaucoup d'épisodes. Il est cependant rarement en entier. Il apparaît pour la première fois dans "Un clown à l'ombre" (s1). Dans l'épisode "Tous à la manif" (s2), le dessin animé change totalement d'état d'esprit et un nouveau générique prend place. Dans "Itchy et Scratchy le film" (s4), le générique est très légèrement changé. Dans la dernière phrase, le mot "show" est remplacé par "movie". Enfin, dans "Itchy, Scratchy et Poochie" (s8), le nouveau personnage de Poochie entraîne la création d'un nouveau générique. Les paroles : Générique de début They fight! And bite! They fight and bite and fight! Fight fight fight! Bite bite bite! The Itchy and Scratchy Show! Générique de fin They fought! and bit! They fought and bit and fought! Fought, fought, fought! Bit, bit, bit! It was the Itchy and Scratchy Show! Générique de début - nouvelle version They love! They share! They share and love and share! Love, love, love! Share, share, share! The Itchy and Scratchy Show! Générique avec Poochie They fight! And bite! And bark! They fight and bite and bite! And bark! Fight bite bark! Woof woof woof! The Itchy and Scratchy and Poochie Show! L'histoire du dessin animé est assez complexe. Jusqu'à un certain temps, on a cru que le créateur d'Itchy et Scratchy était Roger Meyers Sr. Il a tout d'abord créé le personnage de Scratchy en 1928. Le duo de la souris et du chat arriva peu de temps après ; ils sont tout d'abord apparus dans l’émission "Les amis d’Itchy et Scratchy" avec Bouc le plouc, la Fourmi Fasol et Cul-Cul clan. Ensuite, on apprend dans "Le jour où la violence s'est éteinte" (s7) que Meyers a volé le personnage d'Itchy à Chester Lampwick, un vieillard qui s'est retrouvé à la rue. C'est lui qui a créé Itchy en 1919. On apprend également que Roger Meyers Sr. a volé tous ses autres personnages à d'autres personnes. Néanmoins, c'est bien Roger Meyers Sr. qui a fait de ce dessin animé une réussite. Aujourd'hui, c'est Roger Meyers Jr., son fils qui dirige la compagnie. Le cartoon est diffusé exclusivement pendant l'émission de Krusty le clown et s'adresse donc principalement aux enfants. Il a été programmé également dans l'émission de Gabbo. L'épisode "Quatre enterrements et un mariage" a reçu le prix du meilleur court-métrage d'animation au Festival du Film de Springfield (Burns fait son cinéma - s6).À une période, les audiences étaient tellement basses que la production a eu recours à des études de marchés et en a conclu que pour redynamiser le dessin animé, il fallait créer un nouveau personnage qu'ils ont appelé Poochie. Ce dernier n'ayant pas plu au public, il a été supprimé au bout du deuxième épisode. Le dessin animé est très apprécié par Springfield, ce qui lui a valu de construire un parc d'attractions et de sortir un film à son effigie. Les épisodes d'Itchy et Scratchy sont produits par Roger Meyers Jr. qui est également le président de la société Itchy & Scratchy. Les scénaristes sont nombreux. Parmi eux, on peut parler de Josh Weinstein et de Bill Oakley qui sont également des scénaristes de la véritable série des Simpson. Lorsque les scénaristes ont été à cours d'idées, c'est Bart et Lisa qui ont écrit quelques épisodes en utilisant le nom d'Abraham Simpson. Parmi les dessinateurs, on peut parler de David Silverman qui a dessiné le personnage de Poochie le chien (ce rôle est celui qui est décrit dans l'épisode ; en réalité Silverman est l'un des scénaristes des Simpson). Les épisodes sont réalisés en Corée par des asiatiques qui sont exploités. Le doublage est quant à lui confié à June Bellamy. C'est elle qui fait les voix à la fois d'Itchy et de Scratchy. Quant à Poochie, c'est Homer qui a eu l'honneur de le doubler après un casting. Dans "Le canard déchaîné", on apprend que les épisodes sont produits en Corée. "

 

Matt Groening.

Tout le monde connaît le créateur de Homer Simpson mais qui connaît le créateur de Akbar et Jeff ?? (life in hell) Mais bordel qui êtes-vous Matt Groening ? "Matthew Abram Groening est né le 15 février 1954 à Portland en Oregon. Il est divorcé et a deux enfants. Son père, Homer, est dessinateur de bandes dessinées et l'encourage très vite à faire du dessin son métier. L'école fut pour lui un endroit où il pouvait passer le plus clair de son temps à dessiner plutôt qu'à s'instruire. En 1977, il obtient un diplôme de Philosophie et un de Cinéma à l'école Evergreen State College à Olympia, Washington. Le seul élément positif pour lui pendant ses études fut sa participation à l'élaboration du journal de l'école. Juste après ses études, il se rend à Los Angeles en voiture. Il exercera divers métiers dont celui de chauffeur et biographe pour un réalisateur de cinéma. LIFE IN HELL Sa carrière prend un tournant décisif avec Life in Hell (La Vie en Enfer en français), un comic strip (bande dessinée de quelques images) cynique basé sur son expérience à Los Angeles. Il fera sa première apparition en 1978 dans le magazine Wet Magazine. Ce n'est que deux ans plus tard que l'hebdomadaire Los Angeles Reader décide de le publier régulièrement dans son journal. L'histoire de ce comic strip est basée sur le personnage d'un lapin bizarre et névrosé dénommé Binky. On y découvrira également Sheba, sa copine ; Bongo, le fils qu'il a eu avec Hulga ; Hulga, sa première femme ; Akbar et Jeff, deux jumeaux gay. (note: vous remarquerez que Bongo est devenu le nom de sa société de comics et qu'Akbar, le nom de la police de caractère des Simpson). Ce fut rapidement un succès et après 10 ans d'existence, cette bande dessinée est parue dans plus de 200 journaux américains. LES SIMPSONS Fort du succès de Life in Hell, James L. Brooks le contacte en 1986 afin de lui demander de faire de ces personnages un programme court animé d'une à deux minutes qui meublera les entractes de son prochain divertissement télé, le Tracy Ullman Show. N'étant pas persuadé que le transfert de Life in Hell fonctionne à la télé, il décide dans la précipitation de créer en quelques minutes de nouveaux personnages qu'il nommera Homer, Marge, Bart, Lisa, Maggie ainsi que le grand-père Abraham. Il venait de créer la famille Simpson en leurs donnant des prénoms qui lui étaient familiers étant donné que Homer n'est autre que celui que porte son père, Marge celui de sa mère, Lisa et Maggie ceux de ses soeurs. Seul Bart est l'anagramme de "brat", qui veut dire enfant terrible en anglais ! Il ne faut pas non plus oublier que le Itchy & Scratchy Show est né dans cette mini-série. C'est alors en 1987 que les Simpson font leur première apparition télé dans le Tracy Ullman Show animé par l'actrice Tracey Ullman. La série est accueillie comme étant une représentation fidèle et humoristique de la famille américaine moyenne. La première vie des Simpson a duré 48 épisodes répartis sur 4 saisons jusqu'au 14 mai 1989, date du dernier épisode diffusé. Suite à cet essai, la Fox a commandé à Matt Groening une série de 22 minutes à partir des personnages qu'il avait créé. Simpsons Roasting on an Open Fire (Noël Mortel) est le premier épisode à être diffusé le 17 décembre 1989 en prime-time face à l'indétrônable "Cosby Show". Jamais dans l'histoire de la télévision, un dessin animé avait été programmé en prime-time sur une grande chaîne. L'année suivante, la série obtient un Emmy Award pour le Meilleur dessin animé. Depuis, elle a gagné un nombre impressionnant de récompenses. Le 14 janvier 2000, les Simpson reçoivent même leur étoile sur Hollywood Boulevard (n° 7020) comme toutes les stars de cinéma. Son succès dépasse largement les frontières des États-Unis et la série est diffusée dans plus de 70 pays à travers le monde. Au bout de 14 saisons, plus de 16 millions d'américains sont encore rivés devant leurs écrans de télés pour suivre les nouvelles aventures de notre famille adorée ! Les Simpsons sont devenus depuis peu la série la plus longue de l'histoire de la télévision avec un total de 16 saisons La série est produite par Gracie Films, la société de production de James L. Brooks, pour la 20th Century Fox. La production confie l'animation des épisodes des trois premières saisons aux studios Klasky Csupo. Ensuite, ce sont les Films Roman qui ont pris la relève avec trois autres studios d'animation. Pour réduire les coûts de productions au maximum, ils décident de réaliser les cellulos (dessins et colorisations) en Corée. Jusqu'en 2002, la réalisation des épisodes se faisait en animation traditionnelle (cellulos dessinés puis peints à la main). La difficulté de trouver des dessinateurs qui travaillent encore l'animation de façon traditionnelle a poussé naturellement la production à travailler en images numériques dès la 14e saison. Chaque épisode coûte environ 1 million de dollars, demande 6 mois de travail et emploi plus de 200 personnes. The Simpsons™ représente la marque la plus lucrative de l'histoire de la télévision. La licence s'achète à prix d'or et rapporte aux sociétés qui l'utilisent un chiffre d'affaire considérable. Les Simpson sont partout ! Vous pouvez en trouver dans des paquets de céréales, de sucettes, de lessives, sur des barres de chocolat, des casquettes, des T-shirt, des chaussettes, des cravates, des tapis de souris, des téléphones, des bateaux, des stylos, des cartes, des verres, des parapluies,... Rien qu'en France, la vente de cassettes vidéos (les compilations) est estimée à plus de 5 millions d'unités ! BONGO COMICS GROUP Au vu du succès de la série, Matt Groening crée en janvier 1993 Bongo Comics Group avec Steve et Cindy Vance et Bill Morrison. Après avoir édité 1 numéro de Simpsons Comics and Stories, ils décident de publier la même année d'autres comics tels que Simpsons Comics, Bartman, Radioactive Man et Itchy and Scratchy Comics. Ce n'est que deux ans plus tard qu'ils tentent d'imposer de nouvelles BD comme celles de Lisa Comics, Krusty Comics et Bart Simpson's Treehouse of Horror. Le comics Bart Simpson Comics fait sont apparition en 2000. Aujourd'hui, seuls Simpsons Comics, Bartman, Radioactive Man, Bart Simpson's Treehouse of Horror et Bart Simpson Comics continuent d'être publiés. Les autres n'ont pas connus le même succès d'où leur arrêt au bout de quelques mois. La plupart de ces BD sont éditées aujourd'hui en Europe par Panini Comics (Dino Entertainment). FUTURAMA En 1997, enthousiasmé par le succès des Simpson, Matt Groening travaille sur le projet d'une nouvelle série, Futurama, en collaboration avec David S. Cohen, passionné de science-fiction et diplômé en science informatique, qui a également travaillé sur la série "Beavis and Butt-Head", avant de devenir scénariste des Simpson en 1991. Pendant deux ans, ils s'immergent dans la science-fiction de leur enfance, d'Isaac Asimov à Philip K. Dick en passant par Star Trek, les jeux vidéos des années quatre-vingt et les vieilles séries télévisées comme "Perdus dans l'espace". En 1998, ils présentent le projet fini à la Fox. Le premier épisode, diffusé le 28 mars 1999, a été suivi par 19 millions de téléspectateurs. Malheureusement Futurama se voit arrêter par la Fox au bout de la 5e saison faute d'audience Matt Groening crée sa propre société de production The Curiosity Company en 1999. Elle produira outre Futurama, Olive, renne d'un jour, un conte de Noël pour enfant très connu outre-Atlantique écrit par J. Otto Seibold et Vivian Walsh. Aujourd'hui, Matt Groening travaille sur l'élaboration d'autres séries et sur le film tant attendu des Simpson pour le cinéma."

 

John Malkovich.

Ben tiens, justement dans son dernier film, il joue un gars qui se fait passer pour Stanley Kubrick "C'est à Benton, dans l'état de l'Illinois, que John Malkovich voit le jour. Nous sommes le 9 décembre 1953. Dès son plus jeune âge, Malkovich ne manque pas de se faire remarquer grâce à son caractère plutôt prononcé… Il n’est pas surprenant en effet de le voir aujourd’hui jouer les rôle de méchants de façon extraordianire, surtout lorsqu’on sait que déjà tout petit, il traite sa maîtresse de « mother fuc***er »! Toutefois, l’acteur a plusieurs cordes à son arc et rentre de la peau de toute une gamme de personnages sans aucun problème, même le sien! Passionné de théâtre, il fonde sa propre compagnie pendant qu’il est encore aux études, mais c’est en 1976 que sa carrière théâtrale prend son véritable envol alors qu’il se joint à la troupe de théâtre Steppenwolf, nouvellement fondée par son ami Gary Sinise (il en fait d’ailleurs encore partie). Durant six ans, il joue, met en scène et crée les décors de plus de cinquantaine de pièces et fait des tournées un peu partout (New York, Londres et Los Angeles). Après quelques apparitions à la télévision, Malkovich apparaît au grand écran en 1983 dans True West. L’année 1984 est marquée par des rôles qui lui apportent de belles reconnaissances, notamment celui de Mr. Will dans Places in the Heart qui lui vaut une nomination aux Oscars, celui de Biff Loman aux côtés de Dustin Hoffman dans le hit Death of the Salesman et son rôle de photographe de presse dans The Killing Fields de Roland Joffé. Son premier grand rôle lui est offert par Steven Spielberg en 1987 dans le drame de guerre Empire of the Sun, mais c’est en 1988 que le public a véritablement un coup de foudre en le voyant campé merveilleusement, ou plutôt INVESTIR totalement, le personnage de Valmont dans Dangerous Liaisons. Malkovich devient une star. L’acteur possède une grâce, une finesse qui lui sont propres et passe facilement de la victime au bourreau sans malaise. Son registre est donc très large : on le voit dans la peau de Lennie dans l’adaptation du roman de John Steinbeck Of Mice and Men en 1992, dans le polar Jennifer 8 en 1993 et, la même année, dans le film d’action In the Line of Fire. Ce dernier rôle de méchant lui vaut d’ailleurs une deuxième nomination aux Oscars et une aux Golden Globe. En tant que vedette plus internationale qu’américaine, Malkovich n’a aucune difficulté à faire partie de la distribution de films étrangers comme Al di là delle nuvole et O Convento en 1995, films qui lui permettent d’ailleurs de jouer avec de grandes actrices françaises telles que Catherine Deneuve et Sophie Marceau. En 1996, Volker Schlöndorff lui permet de voler des enfants pour les livrer aux puissances hitlériennes dans le touchant Le roi des Aulnes (Der Unhold) puis, la même année, il est le Dr Jekyll dans Mary Reilly. 1997 et 1998 le ramènent aux États-Unis dans des longs-métrages un peu plus commerciaux comme Con Air, The Man in the Iron Mask et Rounders. En 1999 il fait une escale en Europe pour faire un passage éclair dans le film de Raoul Ruiz Le temps retrouvé, avant de retourner sur son sol natal pour camper son propre rôle, racontant son propre mythe, dans Being John Malkovich. L’acteur aux multiples talents se promène de continents en continents, mais il est de plus en plus Européen dans l’âme. Ainsi, on le voit en traître dans le Jeanne D’Arc de Luc Besson et il retrouve Raoul Ruiz pour le drame Âmes fortes. La série française Les Misérables, mettant en vedette Gérard Depardieu, permet au public, pour son plus grand plaisir, de découvrir un percutant Javert en 2000. En 2002 et 2003, Malkovich continue de multiplier les grands rôles passant du triller (Ripley's Game) à la comédie (Johnny English) et du drame (Je rentre à la maison) au policier (Knockaround Guys). Il passe également derrière la caméra, le temps de réaliser le drame The Dancer Upstairs et se promet de récidiver. John Malkovich continue, film après film, de prouver à ses admirateurs qu’il est, peut-être, le plus européen des acteurs américains…Filmographie: 1983 True West (Goldstein, Sinise) Places in the Heart (Les saisons du cœur) (Benton) 1984 The Killing Fields (La déchirure) (Joffé) Eleni (id.) (Yates) 1985 Death of a Salesman (Mort d'un commis voyageur) (Schlöndorff) 1987 Making Mr Right (Et la femme créa l'homme parfait) (Seidelman) The Glass Menagerie (La ménagerie de verre) (Newman) Empire of the Sun (Empire du soleil) (Spielberg) 1988 Miles from Home (Rien à perdre) (Sinise) Dangerous Liaisons (Liaisons dangereuses) (Frears) 1990 Un thé au Sahara (Bertolucci) 1991 Queens Logic (Rash) The Object of Beauty (Les imposteurs) (Lindsay-Hogg) 1992 Shadows and Fog (Ombres et brouillard) (Allen) Of Mice and Men (Des souris et des hommes) (Sinise) Jennifer Eight (Jennifer 8) (Robinson) 1993 In the Line of Fire (Dans la ligne de mire) (Petersen)Alive (voix) (Les survivants) (Marshall) 1994 Heart of Darkness (Roeg)Mary Reilly (id.) (Frears) 1995 Par-delà les nuages (Antonioni, Wenders) O Convento (Le couvent) (Oliveira) 1996 The Ogre (Le roi des Aulnes) (Schlöndorff) The Portrait of a Lady (Portrait de femme) (Campion) Mulholland Falls (Les hommes de l'ombre) (Tamahori 1997 Con Air (Les ailles de l'enfer) (West) Primary Colors (Nichols) The Man in the Iron Mask (Wallace) 1998 Dernier tour de table / Rounders1999 Dans la peau de John Malkovich / Being John Malkovich 1999 Messagère-Jeanne d'arc / Messenger, The 1999 Temps retrouvé, 2001 Ombre du vampire, L' / Shadow of the Vampire 2001 Libertin, Le / Libertine, The 2002 Je rentre à la maison2002 Âmes fortes, Les 2002 Hommes de mains, Des / Knockaround Guys 2003 Ripley's Game 2003 Dancer Upstairs, The 2003 Johnny English / Johnny English2005 Guide galactique, Le / Hitchhiker's Guide to the Galaxy, The2005 Libertine

 

Les Cusack attaquent Natacha.

"John Cusack est, comme la plupart de ses personnages, un homme peu conventionnel. S’il est un acteur acclamé par la critique et le public dont la carrière a été couronnée de succès, il préfère en général demeurer loin des projecteurs et des médias. Certains diront d’ailleurs qu’il n’a pas eu beaucoup de mérite d’être entré tôt dans le métier, puisqu’à l’exception de sa mère, toute sa famille a œuvré dans le show-business : son père, Dick Cusack, est acteur et réalisateur, et ses frères et sœurs, Joan, Ann, Bill, et Susie sont tous comédiens ou acteurs. John devient, dès l’école primaire, membre de l'atelier de théâtre de Piven à Chicago. À 12 ans, il a déjà fait plusieurs apparitions au théâtre, dans des publicités et au grand écran. Il fait ses vrais débuts au grand écran à 17 ans aux côtés de Rob Lowe et d’Andrew McCarthy dans la comédie romantique Class (1983). Son rôle suivant dans le film Sixteen Candles (1984), semble le destiner à devenir un habitué des films d'ados. Toutefois, Cusack demeure en marge du célèbre «Brat Pack», un groupe de jeunes acteurs devenu populaire principalement par les films de John Hughes , comme Pretty in Pink, Breakfast Club et cie. Il demeure malgré tout actif avec des rôles principaux entre autres dans The Sure Thing (1985), et Better Off Dead... (1985). Le rôle le plus marquant du jeune Cusack à cette époque reste sans doute celui du romantique Lloyd Dobler dans Say Anything... (1989). Un an après, il grimpe sur les planches pour y jouer un jeune escroc pris entre sa manipulatrice de mère et sa petite amie entêtée dans la pièce Grifters, (1990). Les années suivantes sont consacrées au théâtre, même s’il continue de tourner au cinéma à l’occasion. Il dirige et produit les pièces montées par une troupe de théâtre de Chicago, The New Criminals, qu’il a fondée en 1988. Quelques années plus tard, Steve Pink et D.V. DeVincentis, deux copains de collège se joignent à lui pour fonder la maison de production New Crime Productions. Le premier film de la compagnie est une comédie intitulée Grosse Pointe Blank (1997), laquelle donne un nouveau souffle à la carrière de Cusack. En plus de co-écrire le scénario, il y incarne un tueur désabusé qui se prépare à se rendre au conventum de son école secondaire et qui tente du même coup de renouer avec son ancienne petite amie, interprétée par Minnie Driver. Et, comme la réalité dépasse souvent la fiction, à la même époque l’acteur se rend à son propre conventum (afin d’honorer un pari au sujet du financement du film) au bras de Driver, sa vraie amoureuse du moment. Les années 1990 sont donc très remplies pour l’acteur (il joue dans une vingtaine de films). En 1997, il tient le rôle d’un agent fédéral dans Con Air, un film qu’il choisit parce qu’il croit qu’il est temps pour lui de faire des choix professionnels plus lucratifs. Il poursuit avec Midnight in the Garden of Good and Evil de Clint Eastwood, où il joue un reporter se trouvant pris dans une histoire de meurtre. Plutôt attiré par tout ce qui est excentrique, on n’est pas surpris de voir Cusack dans la peau d’un marionnettiste frustré, barbu et chevelu de surcroît, qui se retrouve dans le cerveau de John Malkovich dans Being John Malkovich (1999). Sa performance lui vaut d’ailleurs le Independent Spirit Award pour le meilleur acteur. En 2000, l’acteur revient à ses amours en tenant un rôle dans un des films de sa maison de production, dans High Fidelity. John Cusack entretient plusieurs liaisons avec des célébrités : Minnie Driver, Alison Eastwood, Claire Forlani, Lili Taylor, et, plus récemment, Neve Campbell. Il est aussi très près de sa famille, et donne régulièrement des rôles à ses frères et sœurs. Il se dit plutôt satisfait de sa carrière en général, alors qu’elle continue encore et toujours au même rythme effréné. Toutefois, l’acteur avoue attendre toujours le moment ultime où il fera partie d’une véritable pièce d’art. Filmographie : 2005 Moisson de glace, La / Ice Harvest, The 2005 Doit aimer les chiens / Must Love Dogs 2003 Maître du jeu, Le / Runaway Jury 2003 Identité / Identity 2003 Max 2001 Heureux hasard / Serendipity 2001 Couple chéri, Le / Americas's Sweethearts 2000 High Fidelity 1999 This is my father 1999 Mince Ligne Rouge, La / Thin Red Line, The 1999 Cradle Will Rock 1999 Dans la peau de John Malkovich / Being John Malkovich 1994 Coups de feu sur Broadway / Bullets Over Broadway

jeudi, décembre 01, 2005

 

La toilet zone.

Bon, ils vont se décider à le sortir ce putain de coffret oui ou merde !!!!! " Loin, très loin de la débauche d'effets spéciaux et du déluge pyrotechnique qui caractérise notre cinéma actuel, il y avait une petite série TV en noir et blanc qui, modestement, avait entrepris de jouer au chat et à la souris avec l'imaginaire, tout simplement d'inclure l'indicible, le merveilleux aussi bien que l'inquiétant dans la banalité de notre quotidien : La Quatrième Dimension. Avant tout, soyons clairs : la série que nous avons l'habitude de nommer Quatrième Dimension devrait en fait être appelée Cinquième Dimension (les faits donnant raison à la chaîne défunte "La Cinq" qui décida de la baptiser ainsi), car c'est non seulement la seule évoquée au générique, mais il est communément admis depuis Einstein que la quatrième dimension est le temps. Un point de détail certes, mais surtout une précision visant à respecter le choix d'un homme pour qui la Twilight Zone allait devenir une véritable terre de libertés, un exutoire sonore, visuel et surtout mental aux interdits de la télé des sixties ! Le 2 octobre 1959, sur un écran de télévision devenu noir apparaît un fond d'étoiles. Une voix off - celle de Rod Serling lui-même - délivre le texte de présentation qui deviendra aussi fameux que l'émission : "Il existe une dimension au-delà de ce qui est connu de l'Homme ; c'est une Dimension aussi vaste que l'Univers et aussi éternelle que l'Infini : elle est à la croisée de l'ombre et de la lumière, de la science et de la superstition, elle est le point de rencontre des ténèbres crées par les peurs ancestrales de l'Homme et de la lumière de son savoir, c'est la dimension de l'imagination, un domaine que nous avons baptisé... The Twilight Zone !" Du centre de l'univers, les mots Twilight Zone surgissent et s'effacent. Une silhouette solitaire fait alors son apparition. Elle déambule dans un paysage fantastique, onirique, comme si elle en était le maître... Le maître ? Mais IL est le maître de la Twilight Zone, Rod Serling, notre hôte, notre guide, le narrateur qui va nous présenter les histoires qui vont suivre. Rod Serling, est né dans l'Etat de New York, à Syracuse, le 25 décembre 1924. Fils d'un boucher, le jeune Rod connaît une enfance dominée par la passion des sports. Devenant boxeur amateur, il gagne la plupart de ses matches, acquérant au passage un profil qui restera caractéristique. Durant la deuxième guerre mondiale, Serling est parachutiste. Son goût de l'aventure, et son courage, lui valent d'être décoré de la médaille des Purple Hearts. Le contact de la guerre, et de ses atrocités, vont éveiller en Rod Serling un désir, une envie qu'il ne peut faire disparaître par le seul jeu des exercices physiques. Dès lors, sa carrière littéraire se prépare. Étudiant à l'université d'Antioch après la guerre, Rod Serling se met à écrire, couchant sur le papier les méandres de l'esprit humain, se purgeant, en quelque sorte, des années de guerre. Le marché en expansion, pour les jeunes écrivains de l'époque, est celui de la radio, et c'est cette voie que Rod Serling décide d'emprunter. Les premiers résultats ne sont pas conformes à ses espérances : plus de quarante de ses scénarii sont rejetés. Finalement, Rod Serling réussit à placer ses textes auprès d'une station de Cincinnati, mais ses histoires, riches en fantaisies, et ses personnages hautement introspectifs, se heurtent - déjà !- aux censeurs et aux directeurs de chaînes... Ceci va être le point de départ d'une longue carrière, brillante certes mais frustrée par le combat éternel de Serling, s'évertuant à faire accepter ses idées, ses thèmes, et ses façons de les traiter. Il rencontre sa femme Carol en 1946 et l'épouse, deux ans plus tard, mettant ainsi sa réputation de séducteur au placard. Un mariage qui lui apportera une sécurité émotionnelle et renforcera sa créativité. En 1949, il obtient le second prix d'un concours de scripts radiophoniques puis il se fait la main avec des documentaires sonores sur l'histoire des villes, avant d'entrer dans l'univers télévisuel, en 1951. En tant que free-lance, il est l'auteur de nombreux scripts pour des fictions régulières comme le Hallmark Hall Of Fame, Suspense ou Studio One. Le succès ne tarde pas à venir, en janvier 1955, sa première pièce télévisée, Patterns, une histoire d'intrigues au sein d'une grande compagnie, est acclamée par la critique et gagne un Emmy Award. Le premier d’une longue liste d’Emmys que Rod Serling va recevoir au cours de sa carrière. "Une minute après le début de la diffusion de Patterns, avouait-il, le téléphone s'est mis à sonner, et ne s'est jamais arrêté depuis!" Remportant un succès considérable, la dramatique est reprogrammée le mois suivant à la demande du public, et apporte à Rod le respect de la profession (vingt-trois propositions de contrat en deux semaines !). Un an plus tard, on en tire un film sous la direction de Fielder Cook, déjà responsable de la réalisation télé. En 1956, sa deuxième pièce, Requiem for a Heavy Weight gagne non seulement un autre Emmy, mais aussi le premier Peabody Award jamais conféré à un écrivain. En 1956, Rod Serling travaille sur différents scripts pour Playhouse 90, une série truffée de stars aussi bien du côté des réalisateurs que des acteurs (Boris Karloff, Charlton Heston, Vincent Price et bien d'autres...) Rod Serling supporte de moins en moins les tabous poussiéreux et la censure de la télévision américaine. Dans ces scripts, il essaie d'attirer l’attention aussi souvent qu'il le peut sur divers problèmes de société, mais il est à chaque fois obligé de les édulcorer pour les faire accepter, car tout thème sujet à controverse est impitoyablement balayé. Tout parallèle avec une situation politique ou sociale est proscrit ainsi que la moindre critique portant sur des individus ou des lobbies puissants. Ultime tabou : Les sponsors, qui apportent la manne céleste. Leur pouvoir décisionnaire est colossal au point (anecdote authentique) de gommer à l'image le building Chrysler lorsqu'il apparaît par la fenêtre dans un programme sponsorisé par Ford. Pratique courante : Nombre d'idées ou de répliques sont retouchées ou supprimées pour faire plaisir aux sponsors. Auteur infatigable, prolifique, mais aussi soucieux de qualité, Rod Serling va trouver un moyen de contourner l'obstacle : La science-fiction. Par ce biais, il peut en effet aborder entre les lignes des thèmes délicats comme les conflits raciaux ou les inégalités sociales. The Comedian, sa troisième pièce, remporte également un Emmy, faisant de Rod Serling l'auteur ayant gagné le plus d'Emmys dans l'histoire de la télévision américaine (six en tout, dont trois pour Twilight Zone et Night Gallery). Un jour de 1957, il exhume un vieux script écrit peu après ses études, le remodèle et le soumet à la chaîne CBS sous le titre The Twilight Zone : The Time Element. Il ne sait pas encore à quel point ce scénario va devenir pour lui synonyme de liberté d'expression. Enterré par CBS, le script sera finalement acheté par le producteur de Playhouse 90 pour devenir un épisode de ce programme. L'histoire : Un individu convaincu d'avoir remonté le temps essaie de prévenir les autorités de l'époque de l'attaque de Pearl Harbour. Vu l'accueil chaleureux réservé à l'épisode par le public, on décide sur-le-champ d'en tirer une série à part entière : The Twilight Zone. Un titre que Serling croyait avoir inventé, mais il découvrira plus tard que ce terme désigne en aéronautique l'instant où un pilote, pendant l'atterrissage, ne distingue plus l'horizon... Avant de vous présenter chaque saison, et à titre anecdotique, voici les cultissimes petits textes d’introduction de chaque épisode. Ils y’en a eu plusieurs différents tant dans la version française qu’en V.O. Un voyage ! Le voyage vers l’inconnu, dans des contrées jamais explorées. Un voyage dans des lieux où l’imagination est dépassée. Notre destination : La Quatrième Dimension ! Au delà des Dimensions classiques où l’Homme projette ses pas, il en est une où s’échappe ses pensées les plus folles. C’est une Dimension aussi vaste que l’Espace, aussi démesurée que le Temps. Un reflet changeant entre l’ombre et la lumière. Un champ d’hypothèses entre la science et la superstition. Un terrain glissant entre l’abîme de nos frayeurs et la cime de nos connaissances. Sublimant l’imagination, faisant éclater l’irrationnel, nous l’appelleront simplement : La Quatrième Dimension ! Vous allez pénétrer dans une autre Dimension, élargir votre cadre de vie habituel et déboucher dans une zone où la réalité peut à tout instant basculer dans le Fantastique. Attention ! Vous entrez dans la Quatrième Dimension ! Un aspect original de cette série fantastique est que c'est une des rares, voire la seule série à durer 20 minutes, et non pas une heure. Ils ont d'ailleurs testé la formule 40 minutes durant la saison 4, sans succès. Evidemment, vu l'époque, les premières saisons de la série sont en noir et blanc, et n'ont pas d'effets spéciaux. Les téléspectateurs d'aujourd'hui ont tendance à être arrêtés par cet aspect. Mais l'intrigue les ramène facilement devant le petit écran, et la réalisation compense largement l'absence d'effets. Le fait que la série aie été faite dans les années 50 nous offre une opportunité de voir l'Amérique de cette époque : le look, la façon de se comporter, les moeurs clean... Ainsi, tout le monde est beau, propre et de bonnes manières, les hommes travaillent dur et les femmes sont de parfaites épouses. Mais on y retrouve aussi les peurs de l’époque notamment celle du communisme. Après un passage où on voit une certaine situation, Rod Serling, le créateur de la série, nous explique la situation en concluant que ces gens vont entrer dans la 4e dimension. C'était comme un show en direct ou une pièce de théâtre, vu que Sterling est directement dans la scène. Son influence sur le monde du cinéma et des séries de science fiction et fantastiques est énorme. Tout le monde connaît la série. Elle est diffusée et rediffusée encore de nos jours. Et c'est d'ailleurs en regardant ces épisodes maintenant, à posteriori, qu'on découvre que les films et séries de nos jours s'inspirent largement de ces idées. Sans compter les références directes, sorte d'hommages à la série... Une des personnes qui fait le plus d'allusions à la Quatrième Dimension est Mat Groening dans Les Simpsons ou Futurama. On se souviendra de l'épisode d'Halloween où les Simpsons sont enlevés par des extraterrestres qui veulent les manger. Ou l'émission " The Scary Door " que regardent Fry et Bender (Futurama). Dans les idées qui ont inspiré les auteurs de SF et fantastique d'aujourd'hui, on retrouve les invasions extraterrestres, les mondes parallèles, les voyages dans le temps, les gens qui acquièrent des pouvoirs paranormaux, les objets étranges, les fantômes, hallucinations... En un sens, pratiquement toute la SF d'aujourd'hui. Certains acteurs, inconnus à l'époque, ont fait leurs débuts dans la Quatrième Dimension. Il est intéressant de noter que les épisodes sont toujours bâtis sur le même schéma. 1. Immersion directe dans une situation pas toujours claire. 2. Rod Serling arrive dans la scène pour expliquer la situation et nous dire que telle personne, le héros va basculer dans la 4e dimension. 3. La Situation initiale est généralement habituelle, mais le héros a un souhait ou un problème. 4. Un élément change tout (objet magique, entrée dans le passé ou un monde parallèle), et l'aventure commence. 5. Résolution des problèmes.... Vraiment ? 6. Retournement de situation imprévu (facultatif) 7. La morale de l'histoire Bien sûr, tout ne fonctionne pas de façon si fixe, il y a des exceptions... Quelques épisodes mémorables - 22 : une danseuse est hospitalisée pour surmenage, et fait toujours le même rêve. Elle se lève la nuit et se dirige vers la cave et la morgue, où une infirmière l'accueille en disant qu'il y a encore de la place pour une. Et la porte a le numéro 22 inscrit au dessus. Personne ne la croit, mais quand elle doit prendre le vol 22 et que l'hôtesse de l'air ressemble à l'infirmière de son rêve, elle sort de l'avion à temps pour le voir l'avion exploser au décollage. Commencé comme une simple histoire de malade s'achève sur une fin inattendue. On retrouve un peu de ça dans Destination Finale par exemple... - The lateness of the hour : Des parents et leur jeune fille vivent confortablement dans une maison, entourés d'androïdes domestiques. Personne ne sort jamais de la maison. Mais la fille veut sort, rencontrer des gens et l'amour. Elle supplie son père de la laisser sortir, mais à la place, elle découvre qu'elle est aussi un androïde ! ! ! ! Elle est effondrée et donc son père la reprogramme pour qu'elle soit une fille docile et sans esprit... Le thème de l'enfant robot qui découvre sa véritable identité a été utilisé et réutilisé depuis, mais ici le décor est 100% actuel. Cet épisode est la démonstration qu'avec peu de moyens et de décors, on peut faire une intrigue palpitante. - Would the real martian please stand up : Dans une région isolée et enneigée des Etats Unis, des policiers voient quelque chose tomber du ciel : une soucoupe volante. Le shériff se rend au bar du coin, seul endroit ou un éventuel martien peut être caché. Seulement voilà le bar est occupé par les voyageurs d'un bus. Plus un. Et tout le monde devient suspect, alors que le bus est coincé par la neige... Episode basé sur la paranoïa et qui arrive à donner l'ambiance qu'il faut malgré l'absence d'effets spéciaux. Tout le monde suspecte tout le monde, et en fin de compte, le résultat est très surprenant ! - The eye of the beholder : une jeune femme au visage bandé subit opération sur opération pour ressembler aux gens normaux. Comme cela ne marche pas, ils veulent l'exiler parmi les siens... D'une situation assez banale, une jeune femme et son image, l'épisode se transforme en parabole sur la beauté et son objectivité. A noter la réalisation, qui fait que le visage de la jeune femme est toujours bandé, et que les docteurs et infirmières ont toujours le visage caché. - The Invaders : une vieille femme dans une cabane isolée est attaquée par de minuscules robots. Cet épisode commence comme des aliens attaquant une pauvre femme, mais elle en vient à bout, vu sa taille. C'est alors qu'on découvre que la soucoupe volante est terrienne et qu'elle a atterrit sur une planète de géants. Encore une démonstration de la subjectivité de notre perception. - The Hunt : Un homme et son chien sont inséparables. Ils partent pour une chasse dont ils ne reviendront pas... L'homme se croit toujours vivant, avant de voir qu'on l'enterre. Puis il doit choisir d'entrer au paradis sans son chien, mais il refuse. Il décide d'aller un peu plus loin et bien lui en fait, car le premier endroit était en fait l'enfer, et son amour pour son chien l'a sauvé d'une éternité de souffrances. Voici un exemple d'épisode " Western " comme il y en a pas mal dans la série. C'est à dire que l'histoire se passe au 19e siècle. A partir de là, on trouve un élément anormal, mais rien de trop paranormal. Mais l'effet est quand même une fin surprenante..- Little girl lost : deux parents sont réveillés la nuit par les appels de leur petite fille. Ils l'entendent dans sa chambre, mais ne la voient pas. Elle est tombée dans une faille espace-temps, dont il faut la sortir. Cet épisode est un exemple type de référence et hommage par Matt Groening dans les Simpsons. On retrouve la même histoire dans un épisode d'Halloween, ce qui permet de voir Homer en 3 D et... dans le monde réel !- To Serve Man : des extraterrestres arrivent, annoncent de grands bienfaits sur la terre. Seulement pour engraisser les humains pour les manger !Autre épisode utilisé dans les Simpsons. On croit vraiment que le but de l'épisode est de montrer que les Ets sont bons, et on s'attend a ce que les humains leur fasse des crasses, mais, retournement de situation... les aliens ne sont là que pour former un nouveau troupeau de viande ! Apprêtez vous à entrer dans une nouvelle Dimension, qui ne se conçoit pas seulement en terme d’Espace, mais où les portes entrebaîllées du Temps peuvent se refermer sur vous à tout jamais… La Quatrième Dimension ! Au delà des classiques notions d’Espaces, où l’homme projette ses pas, il est une dimension où peuvent se glisser par les innombrables portes du temps, ses désirs les plus fous. Une Zone où l’imagination vagabonde entre la science et la superstition, le réel et le fantastique, la crudité des faits et la matérialisation des fantasmes. Pénétrez avec nous dans cette zone entre chien et loup, par le biais… de La Quatrième Dimension ! Nous sommes transportés dans une autre Dimension. Une Dimension inconnue de l’Homme. Une Dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d’Esprit. Une Dimension sans espace, ni temps, mais infinie. C’est un voyage dans une contrée dont la seule frontière est notre imagination. Un voyage dans les ténèbres. Un voyage au bout de la peur, aux tréfonds de nous-même. Un voyage dans la Quatrième Dimension ! Au delà des classiques Dimensions où l’Homme projette ses pas, il en est une par où s’échappe ses désirs les plus fous. Un champ d’hypothèses entre le réel et le fantastique. Pénétrez dans cette zone où vagabonde l’imagination, via… La Quatrième Dimension ! Nous sommes transportés dans une autre Dimension. Une Dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d’Esprit. Un voyage dans une contrée sans fin dont les frontières sont notre imagination. Un voyage au bout des ténèbres où il n’y a qu’une destination : La Quatrième Dimension !

 

Rapid Eye Movement.

J’ai toujours aimé ce groupe, peut être parce c’est pas un groupe "torsuel" où qui ne fait pas trop de vagues dans la presse mais qui avance tout doucement et fait son bonhomme de chemin. J’ai découvert R.E.M sur scène, à Bercy, en 1995, lors du Monster tour avec Belly en première partie, Michael Stipe était très éprouvé par le suicide de Kurt Cobain qui venait de se dérouler quelques mois auparavant, il lui dédicacera "Let me in" et c’est une salle combre qui se tait et qui écoute. Mon premier gros frisson "5 avril 1980 : Le groupe joue pour la première fois en public dans sa ville "natale" de Athens (Georgie) à l'occasion d'une fête organisée par un ami. 1981 : R.E.M. lance son premier 45 tours "Radio Free Europe" sous l’étiquette Hib-Tone Records. 1982 : Lancement du premier mini-album "Chronic Town" avec la défunte compagnie I.R.S Records. 1983 : "Murmur", leur premier disque voit le jour et il est nommé meilleur disque de l’année par le magazine Rolling Stones. 31 décembre 1984 : "Reckoning" fait partie des dix meilleurs albums de l'année, à en croire un sondage effectué parmi les professionnels de la musique. 30 mai 1985 : Michael Stipe se fait raser le crâne. Le groupe en est à plus de 500 représentations publiques en très peu de temps. R.E.M devient l'un des groupes les plus en vue du moment. 1988 : Arrivée de l’album "Green" par Warner Brothers Records 1991 : "Out of time", le sixième album du groupe et le deuxième sous l’étiquette Warner Brothers Records fait son entrée en première position sur les palmarès américains. R.E.M. s’impose comme le groupe le plus populaire de la planète. Titre alors disputé uniquement par U2. 1992 : Des rumeurs selon lesquelles Michael Stipe serait gravement malade circulent. "Automatic for the people", le meilleur de tous selon R.E.M., paraît. Janvier 1993 : Peter Buck dément les fausses rumeurs au sujet de Michael Stipe : "ce n'est pas vrai, et nous n'avons aucune idée d'où ces idioties peuvent bien venir". 1994 : Michael Stipe est profondément touché par le suicide de Kurt Cobain. Il avoue que R.E.M et Nirvana avaient de nombreux projets pour le futur. Lancement de Monster. 5 septembre 1994 : Avec "Monster", R.E.M livre un nouveau succès. La pièce "Let Me In" est dédiée à Kurt Cobain. 1er mai 1995 : Dû à une hémorragie cérébrale, le batteur Bill Berry s'effondre lors d'un concert à Lausanne en Suisse. Il se remet plutôt rapidement mais plusieurs concerts doivent être annulés. Dans les mois qui suivent, Michael Stipe et Mike Mills sont également hospitalisés. Malgré ces péripéties, le Monster Tour atteint des sommets en août. Décembre 1995 : La tournée prend fin de manière spectaculaire à Atlanta, et R.E.M se met alors au travail pour terminer son prochain album "New adventures in hi fi". Septembre 1996 : Warner Brothers Records annonce le plus gros contrat de l'histoire de la musique, qui lie désormais R.E.M et la maison de disques. Warner a déboursé 80 millions de dollars pour garder R.E.M. 10 septembre 1996 : R.E.M. nous livre un nouvel album au titre ironique de "New Adventures in Hi-Fi". Cet album marque clairement un retour aux sources, au vrai style R.E.M un peu oublié dans les albums précédents. 1997 : R.E.M. décide de prendre une année de repos, après l'éprouvant Monster Tour 95-96. 30 octobre 1997 : Bill Berry, batteur de R.E.M. annonce qu'il quitte le groupe. 27 octobre 1998 : Arrivée du nouvel album "Up". L’année suivante, le groupe voit sa chanson « Man on the Moon » devenir le titre d’un film consacré à l’acteur américain Andy Kaufman, dont la bande originale comporte également la pièce "The Great Beyond". En 2001, R.E.M. propose "Reveal" qui est accueilli favorablement, tant par les fans que par la critique. De son côté, le guitariste Peter Buck est impliqué dans un incident de rage de l’air, mais un juge le déclare non coupable, en mars 2002. À l’automne 2003, la formation propose une compilation de ses plus grands succès sur laquelle on retrouve également des nouveaux titres.

 

Stipe for civil rights.


mercredi, novembre 30, 2005

 

Bancal city étage 5 (Rayon c’est vraiment n’imp).

Lu ça dans un bouquin de ma mère mais j'arrive pas à savoir qui en est l’auteur "Arthur est aux banlieues ce que Laurent Boyer est à Mimi Mathy : On dit qu’on aime pour être politiquement correct, mais on rentre à la maison à Neuilly, avec des tops models. J’ai vu le nouveau clip de Mylène Farmer, dont l’état neurovégétatif semble s’améliorer, puisqu’on ne la voit plus danser auprès de rats s’enfuyant sur des cadavres enneigés ou de crucifix sanguinolents, et qu’elle se contente dans son dernier opus de se faire sobrement sodomiser par un danseur gitan. Je me suis toujours étonné que certains puissent voir en Sophie Favier l’image de l’idéal féminin. C’est étrange, mais moi quand je regarde Sophie Favier, je pense organique, je vois de la viande, du jambon, je pense à son foie, sa rate son gros intestin en plein travail digestif ou en train de s’épiler les jambes. Dans la série, c’est pas parce que c’est noël qu’ils vont devenir intelligents vous avez aussi Sophie Thälmann à qui on demande son souvenir de foot le plus marquant et qui répond : "Pour moi le souvenir le plus marquant qui m’ai marquée, c’est l’épopée des verts en 1975" Devant la stupéfaction de Thierry Roland et des autres, elle veut rattraper la connerie et précise : Oui, c’est vrai, je n’avais qu’un an, mais ça m’a beaucoup marquée." "Laurent Boyer à inventé un nouveau concept : le néant intellectuel esthétique, c'est-à-dire la phrase creuse mais qui sonne bien. Par exemple, dimanche, il recevait Patricia Kaas, à qui il a demandé : "Pat (ça, c’est pour montrer qu’il est intime avec les stars) Pat, tu diriges ton look, mais est-ce que tu diriges aussi ton envie d’être ?" Je voudrais dénoncer le réalisateur de France 2 chargé de filmer les émissions politiques. Voila un malade pervers qui s’amuse à faire des plans d’Arlette Chabot ce qui nous offre des images insoutenables sur la jupe retroussée laissant apparaître les cuisses de la journaliste. Déjà rien que le fait d’associer le mot "cuisse" avec le mot "Arlette Chabot" ça glace d’effroi, mais avec les images, ça devient carrément terrifiant."Des crânes cinq plus exactement, retrouvés dans un jardin près de Montpellier, alors que le propriètaire voulait planter un arbre. La police n’as toujours pas retracé de liens avec une quelconque affaire, super rassurant…Tiens, ca va faire quatre ans que Sextoy est morte. A travers Ann Scott, j’avais une certaine fascination pour cette fille, adepte du viet vo dao, du piercing, tatto et du lait. Tentée par les bordures, un peu trop. Et merde « Delphine Palatsi, Sex Toy de son nom de scène, 33 ans, une des plus fameuses disc jockeys françaises, est morte dans la nuit de samedi à dimanche à son domicile parisien, a-t-on appris jeudi auprès de son agent. Les causes de son décès ne sont pas connues. Originaire de Paris, cette "D.Jette" renommée avait commencé sa carrière au début des années 90, s'imposant comme une des rares femmes dans un milieu essentiellement masculin. Ambassadrice majeure de la scène électro hard-core, elle fut une des invitées régulières des clubs parisiens comme le Pulp, le Rex, le Batofar. Elle avait aussi signé la musique de plusieurs défilés du couturier Jean-Paul Gaultier.Sex Toy était également très demandée à l'étranger (New York, Londres, le Japon) et elle "mixait" encore derrière ses platines il y a 15 jours à Moscou. Elle avait publié plusieurs disques. Son dernier album, "Lick", avait été publié courant 2001 chez UWE. Dotée d'un charisme qui lui avait valu d'être qualifiée de "vraie rock star" par le journaliste spécialisé Philippe Manoeuvre, la jeune femme était notamment au coeur du roman techno culte "Superstar", de Ann Scott, paru il y a deux ans. Sex Toy sera incinérée au cimetière du Père Lachaise à Paris à une date qui n'a pas encore été arrêtée. Dans un communiqué, le maire de Paris Bertrand Delanoë a rendu hommage à une "artiste étonnante", qui était devenue "par son talent et ses audaces l'une des figures emblématiques des rythmes électroniques à Paris comme au niveau international". Elle avait animé la 20e Fête de la musique le 21 juin 2001 sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris.

 

Go west.

Toujours très sobres, très la classe. L’école anglaise quoi… "Neil Tennant, (chant) né le 10 juillet 1954 à Gosforth, Grande Bretagne. Christopher Lowe, (synthé) né le 04 octobre 1959 à Blackpool, Grande Bretagne. On raconte que c'est en l'honneur de trois amis qui travaillaient dans un magasin d'animaux domestiques, que le nom des Pet Shop Boys a été choisi. Mais l'histoire du duo commence bien avant, et c'est dans un magasin de matériel de Hi-Fi que Neil Tennant et Chris Lowe se rencontrent pour la première fois. Tennant, qui depuis un concert de David Bowie en 1972, veut devenir une Pop Star, a quitté son Newcastle natal pour Londres à l'âge de 18 ans, et écrit alors pour le magazine musical pour adolescent, "Smash Hits". Lowes, lui, a grandit du coté de Manchester et Liverpool. Son père était musicien de jazz, et il se passionne pour le Disco, en particulier le groupe Imagination. Dès leur rencontre, Neil et Chris se découvrent des passions communes : le hip hop, le disco et, en particulier, les productions du New Yorkais Bobby "O" Orlando. Neil Tennant rencontre le producteur fétiche à New York (il y était pour une interview de Sting pour "Smash Hits"). Trois mois plus tard, le duo enregistre trois morceaux, et les Pet Shop Boys (qui jusqu'alors devaient s'appeler West End) sortent la première version de West End Girl, en 1984 chez Epic. Le titre ne dépasse pas la 121éme place des Charts américains, remporte un petit succès en France et en Belgique, mais la Grande Bretagne passe complètement à côté. Les Pet Shop Boys se séparent rapidement d'Epic, pour signé, chez Parlophone pour EMI. Tennant abandonne son poste à "Smash Hits" en avril 85. Trois mois plus tard, le duo sort son premier single sur le nouveau label, mais Opportunities (Let's Make Lots Of Money), ne fait pas plus recette. La chanson West End Girls est alors réenregistrée sous la houlette de Stephen Hague. Elle arrive à la première place des Charts britanniques au tout début du mois de janvier 1986, et en avril aux États Unis. L'album Please sort en avril 1986, et Actually (disque de platine, un an plus tard). Pourtant, les Pet Shop Boys, sont avant tout un groupe de 45T. En juillet 1987, le duo sort le single It's A Sin. Bien que sujet à polémique, (l'ancienne école de Neil Tennant déplore la mauvaise interprétation de l'enseignement religieux qu'elle a donné à son élève, et Jonathan King, journaliste au "Sun", laisse entendre que le titre est une plagia de la chanson Wild World de Cat Stevens), It's a Sin reste trois semaines en tête des ventes. What Have I Done To Deserve This? chanté en duo avec Dusty Springfield, atteint la seconde place des Charts, et Always On My Mind, repris par les Pet Shop Boys à l'occasion d'une émission de télévision commémorant le dixième anniversaire de la disparition de Elvis Presley, reste pendant un mois à la première place. Après avoir signé un tube pour Eighth Wonder, le groupe de Patsy Kensit, 1988, entraîne les Pet Shop Boys vers le cinéma. Le film "It Couldn't Happen Here", qui devait être une vidéo d'une heure avec les titres de l'album Actually dans l'esprit du film "A Hard Days Night" des Beatles, soufre de la comparaison et ne fait pas bonne presse à sa sortie. Insistant sur les comparaisons avec les Fab Fours, Neil Tennant annonce alors l'album Introspective comme le "Sgt Pepper de la disco". Eté 1989, le duo part pour la première fois sur les routes (du Japon et du Royaume Unis seulement). A coté, ils composent la moitié du nouvel album de Dusty Springfield, et écrivent et produisent le disque de Liza Minelli. En 1990, Behaviour est enregistré avec l'aide du producteur Harold Faltermeyer. Après une reprise de Where The Streets Have No Name de U2 (que Tennant n'aime pas, tout comme The Cure) couplé avec un tube disco de Boystown Gang, Can't Take My Eyes Off You en 1991, l'album Very se retrouve à la vente deux ans plus tard. Très dansant, et sous influences techno, Very gagne la première place des Charts britanniques, pendant que le titre Go West, reprise des Village People, fait danser l'Europe entière. L'album est vendu dans un boîtier orange dans le genre jeu de Lego. Entre remixer en 94, le single Girls And Boys de Blur et le Hallo Spaceboy de Bowie en 1996, sortir Alternative, un double CD regroupant toutes leurs faces B, ils préparent Bilingual entre New York et l'Angleterre, album qui sort en 96. L'album Nightlife, est sorti en 1999. Sortie de la bande originale de Closer to Heaven, interprétée par les acteurs le 6 octobre 2001. Release, album aux sonorités plus acoustiques en 2002 suivi de Disco 3 album de remixes et d'inédits. En 2003 sort la compilation CD et DVD PopArt regroupant tous les singles du duo et deux inédits. En septembre 2005 paraitra la nouvelle bande originale du film Battleship Pokemtin composeé par les Pet Shop Boys suite a leur prestation live a Trafalgar Square du 12 septembre 2004. 2006 sera le grand retour des Pet Shop Boys avec un nouvel album studio produit entre autre par le célèbre producteur Trevor Horn..."

 

Bruce Timm (NB).


 

Pierre Vassiliu.

"Qui c’est celui la ?" est sorti en 1974, y a des signes qui ne trompent pas. Et puis Pierre Vassiliu est le seul chanteur que je connaisse qui ira jusqu’à enlever la dauphine de Miss Univers avant de l’épouser ? Préférant sillonner la planète plutôt que de s’occuper de sa carrière. Et enfin, j'adore sa stache. "Connaissez-vous ma cousine ?... Pierre Vassiliu est l'auteur qui a porté à son paroxysme l'art - on ne peut plus français - de la contrepèterie. En cela, déjà, on lui doit une reconnaissance éternelle. De plus il fait partie, modestement et sans se prendre au sérieux, de ceux qui ont su ramener d'ailleurs des influences musicales qui ont beaucoup enrichi la création française. Vassiliu est un fainéant génial, comme on les aime. Fils d'un médecin d'origine roumaine et d'une tourangelle, Pierre Vassiliu est né le 23 octobre 1937 dans le Val-de-Marne. Peu attiré par les études, il se passionne pour l'équitation et participe à de nombreux concours hippiques et autres courses équestres. Parallèlement, il joue un peu de guitare. Avec un ami, fan de Brassens comme lui, il fréquente les clubs de jazz. A la fin des années 1950, il écrit ses premières chansons et fait ses armes à l'Ecluse, célèbre cabaret parisien de l'époque. Son premier disque "Armand" sorti en 1962 est un énorme succès et se vend à 150.000 exemplaires. Co-écrit avec son frère Michel, ce titre lui ouvre les portes de l'Olympia où il fait la première partie des Beatles. Suit une tournée de deux mois avec Françoise Hardy, Jacques Dutronc et Johnny Hallyday. Il enchaîne les tubes comme "Charlotte", "Ivanhoe" ou "La femme du sergent" censuré pour cause de guerre d'Algérie. Sa plume truculente le rend très populaire auprès du grand public et on voit en lui, à l'époque, un concurrent de Pierre Perret. Claude Lelouch lui demande en 1964 d'écrire la musique du film "Une fille et des fusils", exercice que Pierre Vassiliu renouvellera une dizaine de fois pour le cinéma. De plus, il commence à composer pour d'autres chanteurs tels Claude François, Yves Montand, Eddy Mitchell et même Marlène Dietrich. Il faut attendre 1969 pour qu'il sorte son premier album "Amour Amitié". C'est à cette même époque qu'il s'installe dans le sud de la France, exactement dans le Lubéron, où il reste une quinzaine d'année. En 1972, il devient comédien pour la télévision face à Claude Brasseur et sort son deuxième album "Attends" dans lequel se dessinent les premières influences sud-américaines. D'ailleurs, son plus gros tube "Qui c'est celui là?" qui sort un an plus tard est l'adaptation d'un titre du brésilien Chico Buarque. Cette reprise est cependant assez mal vue des musiciens brésiliens qui n'admettent pas que Pierre Vassiliu ait fait d'une chanson politique et engagée, un titre humoristique. Pierre Vassiliu s'affirme très vite comme un réel artiste de scène où il est très a l'aise et où il sait s'entourer de musiciens de choix tels Bernard Lubat ou Claude Engel dès 1974. Entre d'innombrables voyages à travers le monde, Pierre Vassiliu continue d'enregistrer des albums presque tous les ans avec un succès mitigé. Après son album "Qui c'est celui-là?" sorti en 1974 et qui marche très bien, les années suivantes se passent un peu dans l'isolement. En 1975, il sort un album sans titre puis en 1976, c'est "Alentour de lune", en 1978 "Vassiliu déménagement", en 1979 "Toute nue", en 1981 "Le Cadeau", en 1982 "Présentement" et en 1984 "Roulé Boulé". Vers 1984, engagé pour se produire à Dakar et inaugurer un club de vacances, il découvre l'Afrique. C'est la révélation puisque assez vite, il décide de s'installer au Sénégal avec sa femme Laura et ses enfants. C'est en Casamance qu'il réalise son rêve d'habiter une case au bord de la mer. Il y reste un an, puis retourne à Dakar pour cause d'accouchement. Là, il reprend la gérance d'un bistrot restaurant qu'il transforme en club au rythme des rencontres musicales. Cependant, l'expérience est assez éreintante et pour se remettre, il s'associe à un ancien catcheur et ouvre un restaurant en brousse à Mbour, une ville de 70.000 habitants à 80 km au sud de Dakar. Il passe de nouveau sa vie à ne rien faire (ou presque): "C'est ça que je voulais vivre surtout en Afrique". Il rentre en France en 1986 avec le titre "Toucouleur" qui marche plutôt bien. Il organise alors une longue tournée sur les années 1986 et 1987. Installé vers Toulouse, Vassiliu sort en 1987 l'album "L'Amour qui passe" et en 1989, organise une nouvelle tournée après avoir adapté de façon caustique et rigolarde, un tube de la fin des années 1950 "Les Grillons". Cette reprise ne connaît guère de succès, mais n'empêche pas le chanteur, peu médiatisé, d'effectuer une carrière de scène très honorable en France comme à l'étranger. Enfin en 1993, le fils d'André Verchuren, Johnny William, décide de produire le nouvel album de Pierre Vassiliu qui, à ce moment-là, a du mal à trouver un producteur. Cet album "La vie ça va", largement influencé par la période africaine, connaît un certain succès auprès des médias. En 1995, Pierre Vassiliu sort un album reprenant ses anciens titres, "Les délires de Vassiliu". C'est à la sauce "musette-jazzy-manouche" qu'il enregistre à nouveau des chansons telles que "Ma cousine et mon cousin", "D'amour et d'amitié" ou l'incontournable "Qui c'est celui-là?". Grand retour de Vassiliu en mars 1998 avec un album coup de gueule, au nom pourtant tendre, "Parler aux anges". Enervé contre la mollesse ambiante et le manque de passion général, Pierre Vassiliu retrouve son acidité d'antan. Il rend également un hommage au Che Guevara, en reprenant "Hasta Siempre Commandante", véritable tube ayant donné lieu aux reprises les plus diverses depuis quelques années. En mai, Pierre Vassiliu se transforme à nouveau en restaurateur en organisant une croisière gastronomique à bord du paquebot "Norway", rebaptisé "France" pour l'occasion. Responsable de l'animation musicale, il convie à bord trois groupes de son choix, dont le sien. "

 

bruce Timm (color).


 

Batman, the animated series.

Y a du Fritz Lang dans tout ça. Je suis dingue de cette série. "Gotham City grouille de vermines en tout genre, voleurs comme mégalomanes, et Batman, multimilliardaire se transformant en justicier les nuits mouvementées, leur court après pour leur tirer les oreilles, et ça plaisante pas. S'il est une icône bien américaine qui a su traverser les ages c'est bien l'alter ego de monsieur Bruce Wayne, alias Batman. Ayant adopté les formes les plus folles, de la bande dessinée à la tordante série des 60's avec Adam West et Burt Ward qui elle-même déboucha sur une comédie joyeusement loufoque sur grand écran, des splendides films de Tim Burton aux catastrophiques versions version de Joel Schumacher le justicier masqué en a vu des vertes et des pas mures. Toutefois pour peu que l'on soit d'une génération avoisinant aujourd'hui les 20-25 ans, on se souvient surtout l'adaptation proposée dans les shows Warner pour enfants diffusés les samedis en fin d'après midi sur canal + dans les années 90 avant d'être ensuite multi rediffusée par la suite sur France3. Trois saisons et 85 épisodes plus tard, le générique somptueusement affiné et simplifié au possible, et son jeu d'ombres et de lumières sublimé par le célèbre thème de Danny Elfman alors rarement utilisé dans un dessin animé pour enfants, marquent encore les esprits. Issus d'une autre production de l'oncle Bugs, Les Tiny Toons (avant de s'attaquer par la suite aux Animaniacs) les dessinateurs Bruce Timm et Eric Radomski accompagnés de l'excellent scénariste Paul Dini, ont effectivement su donner à une série animée pour les plus jeunes une ambiance glauque et sombre très premier degré sans y perdre pour autant l'aspect cartoon. Sont habilement mélangés ici, un certain futurisme des décors (quoique certains bâtiments arborent un look que n'aurait pas renié Fritz Lang) et du découpage ainsi que l'esprit de l'age d'or des comics des années 40 à travers certaines tenues, véhicules ou visages, celui de Bruce Wayne étant d'ailleurs le plus probant. Des couleurs joliment saturées, des ombres presque vivantes, des carrures disproportionnées pour des personnages arborant fièrement des mâchoires quasi cubiques font de la silhouette du héros un personnage soudainement déshumanisé, à mi-chemin entre le monolithe et le félin. Et si tout cela rappelle beaucoup Mike Mignola ce n'est que pur hasard, bien que nous préférons le terme de talent partagé. Un vrai travail de collaborateurs complète une esthétique léchée par une qualité d'écriture assez exceptionnelle pour une série s'adressant aux enfants. Si quelques épisodes ne volent franchement pas haut (Christmas with Joker est d'ailleurs d'une débilité profonde durant lequel Batman lutte contre des poupées géantes, tout comme The Last Laugh concentré de coups de poings durant tout l'épisode), force est d'admettre que Paul Dini offre une sérieuse consistance à ses histoires comme à ses personnages, et étrangement Batman en second plan. Si l'on décèle éparpillé de ci de là les nombreux troubles de Bruce Wayne suite au meurtre de ses parents, ce sont surtout les nombreux ennemis de l'homme chauve souris qui bénéficient d'une analyse approfondie et c'est presque là le petit problème de la série. Difficile, voir impossible de développer des synopsis d'une grande richesse en à peine 22 minutes tant et si bien que lorsque l'ambiance et l'histoire sont bien mis en place, il ne reste alors que 7 à 8 minutes avant la fin de l'épisode. Pour combler cette frustration, quelques idées de narrations variables au cœur desquelles le super héros n'est qu'un second rôle ou n'est même qu'à peine évoqué dans une histoire racontée par une tierce personne. Par exemple dans Almost got him ses plus grands ennemis sont réunis autour d'une table pour évoquer chacun leur tour, l'occasion où il s'en est fallu de peu pour le tuer, tout comme The man who killed Batman, succession de flashbacks raconté par un petit escroc minable ayant "tué" le héros masqué par accident, histoire à laquelle personne ne veut croire. Dans le genre burlesque mais efficace, la seconde saison s'offre également un petit The strange secret of Bruce Wayne permettant à un savant fou retenant le millionnaire prisonnier, d'offrir l'ors d'une vente aux enchères la véritable identité de Batman au plus offrant parmi ses plus grands ennemis réunis pour l'occasion. Seconde idée un peu plus classique, concevoir des épisodes en deux parties nous offrant par la même occasion, les meilleurs épisodes de la série, Two Face, Feat of Clay, et Robin's reckoning (inspirant grandement la version ciné de Shumacher), trois épisodes de 45 minutes introduisant entre autres Double-Face, probablement l'un des méchants les plus intéressants de la série puisque étant l'ancien meilleur ami de Bruce Wayne. Des scénarios matures et aboutis, une plastique et une caméra virtuoses, il n'en a pas fallu plus à Batman pour obtenir la cerise sur le gâteau avec un casting aussi riche que surprenant incluant entre autres Heather Locklear, Adrienne Barbeau en Catwoman, Ron Perlman en Clayface et surtout Mark Hamill dans la peau du Joker. Cocktail d'une terrible efficacité, Batman Animated series comble le manque créé depuis Batman le défi, efface le catastrophique Catwoman, et malgré un léger coup de vieux offre de quoi patienter les prochains mois nous séparant du retour de l'homme chauve-souris en DVD avec le "plutôt-réussi-mais-rien-à-foutre" Batman begins".

 

Bruce Timm (Ladiz).


mardi, novembre 29, 2005

 

Bancal city étage 4 (Rayon Solitude)

Il y a vraiment des moments où le temps dure une éternité et où vous souhaiteriez entrer dans un minuscule trou de souris…Il y a quelques années, je travaillais chez des gens pour me faire un peu d’argent de poche pour payer mes études, ces gens là avaient trois enfants en bas age, et me servaient du melon à chaque repas, et ben sur moi le melon a des effets…enfin ça fait pas aller, ça constipe quoi… Les toilettes étaient immenses et bien évidemment ne ferment pas à clef (m’aurais étonné). Donc un jour j’étais plongé dans une séance d’accouchement dans la douleur, concentré, les yeux fermés, quand tout à coup je ré ouvre les yeux et je découvre les trois enfants en train de me regarder me soulager dans un grand plouf…"Vous pouvez sortir les enfants ?" Et merde. Il y a quelques années, j’avais rendez vous dans un laboratoire d’analyse afin d’effectuer spermogramme, parce que j’avais des trucs genre du sang à l’intérieur de mon sperme. Bon alors moi j’y connais rien, pas follement emballé à l’idée de me tripoter dans une salle froide à 8h00 du mat. Je prends mon courage à deux mains, c’est bon. Je rentre. "Ca va Damien ?" "Bonjour Madame…" "Ta maman va bien ?" "Oui oui…" (Merde, c’est une voisine de ma mère.) La nana en question me tends un gobelet et me dit sur un ton moqueur "Tu sais comment on fait !, je te laisse faire" (ah ah humour !! Très drôle) bon, elle est où cette putain de pièce ? Bon je rentre, je me mets à l’aise, et je me concentre…Putain, pas facile de s’exciter un lundi matin blafard du mois de février devant Marie Claire. Bon finalement j’y arrive, je sors et fier de moi je tends le gobelet à l’infirmière. Cette dernière, plutôt gênée, me répond : "A ce stade de l’analyse, on demande juste une analyse d’urine…" Re merde. Voyage scolaire en Italie, hôtel pourri, le reste de la classe fait la fête en bas et sont tous bourrés, et les voyages ont tendance à faire l’effet inverse des melons donc à fluidifier le terrain de sorte que c’est assez malade que j’entame une longue séance de "popinou rapido" dans les toilettes, quand tout à coup, je regarde au fond de la cuvette et je vois que l’eau est en train de bouillir. Merdum. Bon stay zen et au moment de tirer la chasse : rien, alors je tire un peu plus fort, et c’est toute la chasse d’eau qui s’effondre sur ma tête, sans évacuer un iota du contenu de la cuvette…ZUT…chasse pétée …aucun résultat. Je suis obligé de contacter quelqu’un de l’hôtel…"Scusi heu…possibile venir voir ? Piccolo soucis with i toiletti…" merde, comprennent rien ces cons, bon mission : appeler la prof d’Italien, je descends l’escalier direction la salle commune où la fête bat son plein, et là, au beau milieu de cette célébration quasi orgiaque au dieu Baccus, je retrouve ma prof, morte bourrée et commence à lui demander de me traduire la phrase : "les chiottes sont pétées, au 5eme étage" (première erreur) "quoi les chiottes sont bouchées ????" Hurle t-elle "C’est un scandale !!!! Appelez moi le Directeur !!!" Elle commence à rameuter toute la classe autour d’elle (seconde erreur) "Allons voir ça…" (Non pitié…) Et voila tout le monde, dans ma chambre d’hôtel, autour de mes toilettes où l’eau (enfin le mélange) avait débordée partout et où un odeur immonde avait envahie la totalité de la pièce… Soudain la fille que je me rêvait, sort de la pièce, nauséeuse, s’approche de moi et me dit "c’est toi qui a fait ça ?" Moi, écarlate de honte (impossible de mentir) "heu… ben… oui, je suis un peu malade…" Je ne l’ai jamais revue. Autre voyage en Espagne, autre tourista, 30eme étage, toilettes minuscules, urgence oblige, je m’assoie illico presto et commence mes affaires quand je constate que la paradoxale immense fenêtre en face de moi est grande ouverte donnant directement sur le balcon de l’appart d’en façe et où trois enfants attirés par les bruits crient "Maman viens voir le monsieur comme il fait caca !!!!" En trois minutes c’est toute la famille qui me matait…Plus l’appart d’à côté...et merde… prout.

 

My Taylor is rich.


"Souvent comparés à la pop psychédélique de Velvet Underground, les Dandy Warhols possèdent plus qu’une vague ressemblance à la bande de Lou Reed, mais on y détecte aussi des influences aussi variées qu’étonnantes se retrouvant chez Love and Rockets et Ride, pour ne nommer que ceux-ci. Formés à Portland, dans l’Oregon en 1994, les Dandy Warhols sont composés du chanteur et guitariste Courtney Taylor, du claviériste Zia McCabe, du guitariste Peter Holmstrom et du batteur Eric Hedford. Seulement quelques mois après sa formation, le groupe décroche un contrat avec la petite étiquette Tim/Kerr et lance, en 1995, son premier album intitulé "Dandy’s Rule OK?". Contrairement à plusieurs autres groupes rock, les Warhols n’hésitent pas une seconde à afficher leurs influences avec des pièces intitulées "Lou Weed" et "Ride". Au cours de la même année, Capitol Records offre un contrat aux Warhols, mais rejette le nouvel opus du groupe sous prétexte qu’il ne comporte aucun hit. Déçue, mais pas abattue, la formation retrouve le réalisateur Tony Lash qui avait signé la réalisation de son premier disque. Cette réunion mène à "Dandy Warhols Come Down" qui est lancé en 1997. Bien que l’album ne permet pas au groupe de s’établir parmi les favoris, il permet aux Dandy Warhols de se faire une réputation enviable dans l’underground, particulièrement en Europe où la critique les encense. Malgré un succès relatif au Royaume-Uni, Eric Hedford décide de quitter pour devenir DJ à Portland. Il est remplacé par Brent DeBoer qui est le cousin de Courtney Taylor. En 2000, le groupe propose un troisième effort avec "Thirteen Tales From Urban Bohemia" qui comporte la pièce "Bohemian Like You", un véritable succès dans les radios universitaires. De plus, les membres du groupe prouvent qu’ils sont pleins d’humour puisque Holmstrom décide d’opter pour le nom de son épouse – Loew – quand il se marie à l’été 2002 alors que Taylor change lui aussi son nom pour Courtney Taylor-Taylor quand un journaliste se trompe dans la prononciation de son nom. Au cours de l’année 2002, le groupe retourne en studio pour préparer un quatrième album, "Welcome to the Monkey House" qui paraît à l’été 2003. L’album se veut un hommage à l’auteur Kurt Vonegut Jr. et à son recueil de nouvelles. On y retrouve des collaborations avec plusieurs artistes connus comme Nile Rodgers, Nick Rhodes de Duran Duran et Evan Dando, ancien Lemonhead. De plus, David Bowie demande personnellement au groupe de faire partie de sa tournée A Reality qui prend son envol au cours de l’automne 2003."

 

J.Guice, G.Perez & S.Dude.


 

Patrickduffyland

J'aime bien cette histoire "Qu'une civilisation grandiose ait pu exister et disparaître subitement, voilà qui a de quoi fasciner. Un nom, l'Atlantide, résume cette histoire ou ce rêve. Le mot évoque une île mystérieuse, baignée par les rayons d'un chaud soleil, et un peuple, fondateur d'une culture brillante et éphémère. Au IVe siècle avant notre ère, le philosophe grec Platon est le premier à mentionner l'existence de l'Atlantide. Par la suite, la cité fabuleuse inspire divagations et utopies. Vers 355 avant notre ère, deux dialogues de Platon, le TIMEE et le CRITIAS, fondent le mythe de l'Atlantide. Dans le TIMEE, Critias, parent de Platon, raconte une histoire qu'il tient de son grand-père, qui l'a lui même reçue de son père, ce dernier l'ayant entendu raconter par le sage grec Solon. Alors que Solon se trouve en Egypte, aux environs de 590, un prêtre du temple de Saïs lui fait la confidence suivante : 9000 ans plus tôt existait une île dénommée l'Atlantide, " sortie de la mer Atlantique ", située au-delà des Colonnes d'Hercule (aujourd'hui Gibraltar), et " plus large que la Libye et l'Asie réunies " (pour les grecs de l'époque, il faut entendre le nord de l'Afrique et l'Asie Mineure). Il était alors possible de passer de cette île à d'autres et de gagner un continent qui s'étendait en face de celles-ci (l'Amérique ?).L'histoire du peuple qui habitait cette île est la suivante. Les rois atlantes, puissants et prospères, animés de visées expansionnistes, conquirent les rives de la Méditerranée, s'emparant notamment de la Libye et de l'Egypte et s'enfonçant en Europe jusqu'à la Tyrrhénie (Italie occidentale). Mais ils furent finalement repoussés et vaincus par les Athéniens. Peu après, des tremblements de terre gigantesques et des cataclysmes se produisirent, et la fière Atlantide fut engloutie. Dans le CRITIAS, le philosophe donne plus de renseignements sur l'Atlantide. Après la création du monde, les dieux se partagèrent celui-ci et Poséidon, souverain de la mer, reçut l'Atlantide. De son union avec une mortelle, Cleito, il eut dix fils, et chacun hérita d'une partie de l'île. Atlas, devint le roi et reçut la meilleure et la plus grande des régions. L'île était très riche et bénéficiait d'importantes ressources, tant agricoles que minières. Les sages qui la gouvernaient y faisaient régner le bonheur le plus parfait, distribuant méthodiquement le travail. L'Atlantide se divisait en districts. Les nombreux canaux qui la sillonnaient, convergaient vers sa capitale, de forme circulaire. Au cœur de celle-ci se dressait la résidence royale, ancienne demeure du dieu de la Mer. C'était une citadelle de forme également arrondie et d'un diamètre d'environ cinq kilomètres. Des anneaux concentriques de terre et de mer, reliés entre eux par des tunnels et des ponts, composaient cette acropole. Elle abritait les temples, les palais et les édifices publics ainsi que les champs de course. Le plus formidable des temples était celui dédié à Poséidon. Ses façades extérieures étaient entièrement couvertes d'argent et ses toits étaient plaqués d'or. A l'intérieur, les voûtes étaient en ivoire ciselé incrusté d'or, d'argent et d'orichalque (métal assez mystérieux dont on peut supposer qu'il s'agit soit de cuivre, soit d'un alliage de cuivre et d'or). Le temple était orné de nombreuses statues tout en or. L'une surpassait toutes les autres, celle représentant Poséidon se tenant debout sur un char attelé de dix chevaux ailés, et d'une grandeur telle que la figure touchait la voûte de l'édifice. La description de Platon montre la richesse et la puissance de l'Atlantide. Le CRITIAS étant resté inachevé on n'en sait pas plus sur l'île. Le texte de Platon est interprété aujourd'hui comme la première des utopies : une allégorie destinée à vanter les mérites de l'Empire athénien alors en décadence. Mais la cité idéale que décrit le philosophe est-elle purement imaginaire, ou la construction platonicienne repose-t-elle sur une tradition qui pourrait avoir des origines historiques ? Ce débat n'est pas encore clos. Les commentateurs antiques eux-mêmes semblent partagés sur le sens des dialogues platoniciens. Aristote, au IVe siècle avant notre ère, affirme que l'Atlantide n'est qu'un mythe. D'autre part, un disciple de Platon affirme avoir vu, à Saîs, les hiéroglyphes relatant l'histoire racontée à Solon. Selon Platon, l'Atlantide a disparu en un jour et une nuit, victime d'un cataclysme. Plusieurs auteurs, partant de l'hypothèse que l'île a vraiment existé, ont tenté sérieusement d'apporter une explication à cette disparition. La solution la plus évidente est celle de l'éruption d'un volcan, mais il est impensable qu'une explosion, même titanesque, ait pu engloutir totalement et en une journée une île de la taille de celle que Platon décrit dans le CRITIAS. Aussi certains commentateurs évoquent-ils l'hypothèse d'une gigantesque météorite qui serait tombée sur la Terre, entraînant le plus formidable raz de marée de l'histoire de l'humanité (une catastrophe dont le mythe du déluge garderait le souvenir). A moins qu'il ne faille voir dans la catastrophe évoquée par Platon qu'un effet littéraire destiné à dramatiser la chute éclair d'une civilisation brillante, la civilisation crétoise en l'occurrence, assimilée au déclin plus progressif d'Athènes. Au Moyen-Age, l'Atlantide est pratiquement oubliée. L'intérêt pour l'île engloutie renaît au siècle des grandes découvertes, certains auteurs se risquant à identifier l'Amérique à l'île platonicienne. Plus fréquemment, des philosophes reprennent le procédé du philosophe antique pour disserter sur la notion de cité idéale. A l'époque contemporaine, le mythe de l'Atlantide continue à alimenter utopies philosophiques et fictions romanesques. Au début du XXe siècle, l'écrivain Pierre BENOIT publie ainsi une Atlantide bientôt célèbre, où l'île mystérieuse est située en plein désert. Deux officiers s'y retrouvant retenus par la troublante Antinéa (le magasin de fringues ?). Plus sérieusement, des archéologues et des spécialistes de la mer ont cherché à identifier le lieu. Pour les Grecs comme pour Cousteau, l'Atlantide ne serait autre que l'île de Santorin, située à 110 km au nord de la Crète. Elle est circulaire, et en 1500 avant notre ère, la Crète est à l'apogée de sa puissance. De plus elle est l'ennemie d'Athènes et pratique le culte du taureau comme le font les Atlantes. Mais en 1470 avant notre ère, le volcan de Santorin explose brutalement. L'éruption s'accompagne d'importants tremblements de terre, de pluies de cendres et d'une vague formidable de plusieurs dizaines de mètres de haut. C'est cette vague qui dû s'abattre sur la Crète, détruisant sa civilisation sans retour. Onze cent ans après la catastrophe, Platon a-t-il confondu dates et lieux, l'île ensevelie et la culture crétoise sinistrée ? Ou a-t-il délibérément mêlé des évènements historiques et une tradition légendaire pour forger une allégorie à portée politique et morale ? Les deux hypothèses sont également plausibles."

 

Damoon Martin VS Spider"Namor"Jerusalem.


 

Fuckin'playboy.

Vraiment beau, ce mec là, la classe internationale... Maintenant un peu bouffi, comme pas mal d'entre nous me direz vous... (hum!) C'est quand même fou le nombre de potes qui ressemblent à des hamsters aujourd'hui... L'alcool et le temps sont de puissants revolvers... Comme quoi, faudrait jamais vieillir... "Steven Patrick Morrissey né le 22 mai 1959 à Davyhulme) Considérés par beaucoup comme le groupe Anglais majeur des années 80, les Smiths se sont formés à Manchester pendant le printemps 82. Morrissey (né Steven Patrick Morrissey le 22 mai 1959 à Davyhulme, Manchester) et Johnny Marr (né John Maher le 31 octobre 1963 à Ardwick, Manchester) sont les deux fondateurs du groupe. Auparavant, Morrissey avait joué quelques mois avec les Nosebleeds puis écrit quelques critiques pour le Record Mirror. Johnny Marr, lui, avait joué dans plusieurs groupes comme les Paris Valentinos, White Dice, Sister Ray et Freaky Party. Pendant l'été 1982, le duo Morrissey-Marr décide de former un groupe et enregistre quelques démos avec le batteur Simon Wolstencroft et un ingénieur du son nommé Dale Wolstencroft qui déclina l'offre de rejoindre les Smiths et qui devint plus tard un membre de The Fall. Finalement, Mike Joyce (né le 1er juin 1963 à Fallowfield, Manchester) est recruté comme batteur, ayant joué avant avec le groupe d'inspiration punk "Hoax and Victim". Pendant leurs premiers concerts à Manchester, le groupe est renforcé par James Maker qui rejoindra ensuite Raymonde puis RPLA. Fin 1982, le groupe a un bassiste permanent, Andy Rourke (né en 1963 à Manchester) qui a fait partie de différents groupes avec Johnny Marr. Après avoir vogué sous les ailes de l'entrepreneur local Joe Moss, le groupe signe chez Rough Trade Records durant le printemps 1983, après une série de concerts. A ce moment, ils sortent leur premier single "Hand in Glove", qui n'atteindra pas le Top 50 anglais. Durant l'été 83, le groupe est pris à partie par quelques tabloïds qui prétendent que certaines chansons encouragent les auteurs de mauvais traitements aux enfants. Morrissey, qui a déjà l'éloquence nécessaire pour se servir des medias, réfute fermement les rumeurs. Pendant la même période, le groupe travaille à son premier album avec le producteur Troy Tate mais cela tourne court et de nouveaux enregistrements sont réalisés avec John Porter. Au mois de novembre 1983, le groupe sort son second single, "This Charming Man", un étonnant titre pop qui atteint le top 30 anglais. Après une tournée aux USA à la fin de l'année 1983, le quatuor commence l'année 1984 avec un nouveau single, "What Difference Does It Make?", qui les mène jusqu'à la 12ème place du Top anglais. Avec leur premier album (appelé THE SMITHS), les Smiths montrent habilement l'étendue de leur potentiel, avec les textes curieusement androgynes de Morrissey qui se fondent merveilleusement dans le travail musical inspiré de Johnny Marr. Le dernier titre de l'album est "Suffer little children", un hommage aux enfants victimes des meurtres commis dans les années 1960. Une série de concerts à travers l'Angleterre commence à établir les Smiths comme un groupe culte, avec un Morrissey célébrant son malheur et sa mélancolie. Cette image est encore renforcée par la sortie du titre autobiographique "Heaven Knows I'm Miserable Now", qui atteint la 19ème place en Angleterre. Le titre suivant "William, It Was Really Nothing" atteint encore le Top 20. Pendant que les Smiths travaillent à leur 2ème album, Rough Trade sort l'album HATFUL OF HOLLOW, qui reprend des titres du premier album et inclut des enregistrements à la BBC et diverses faces B. Cet album bien fait réussit à restituer le charme de la musique du groupe. En 1984, de nombreux magazines de différentes tendances musicales considèrent les Smiths comme le meilleur groupe anglais du moment. La sortie du sublime "How Soon Is Now?" justifie leur choix. L'album suivant, MEAT IS MURDER, montre un Morrissey critiquant de plus en plus la société. Il avait déjà tenu des propos controversés à propos du Band Aid ou des actions terroristes de l'IRA. L'album dénonce la violence à l'école ("The Headmaster Ritual"), les abus envers les enfants ("Barbarism Begins At Home") et le massacre des animaux destinés à l'alimentation humaine ("Meat is Murder"). Ce prosélytisme est brillamment soutenu par la musique remarquable de Marr, Rourke et Joyce. Le travail de Marr sur des titres comme "The Headmaster Ritual" ou "That Joke Isn't Funny Anymore" le propulse comme un des guitaristes rock anglais les plus respectés. En dépit de cet album remarquable, les performances des singles dans les hit-parades sont décevantes. Le single "Shakespeare's Sister" reçoit un accueil mitigé et stagne à la place n°26 du Top anglais, tandis que se font jour des rumeurs quant à l'insatisfaction du groupe vis à vis de sa maison de disque. Une autre grande tournée en Angleterre en 1985 coïncide avec de nombreuses vagues avec la direction de Rough Trade, ce qui dissipe l'énergie du groupe. Un voyage couronné de succès aux USA est suivi de la sortie d'un single d'été plaintif, "The Boy With The Thorn In His Side", qui malgré son aspect commercial, n'atteint que la place 23 au Top. Une nouvelle dispute avec Rough Trade retarde la sortie du prochain album, qui est précédé du superbe "Big Mouth Strikes Again", un autre exemple du meilleur de Johnny Marr. Durant cette période, Andy Rourke est temporairement écarté du groupe à cause de son penchant pour l'héroïne. Il est bientôt repris, avec cependant un second guitariste, Craig Gannon, qui a joué auparavant avec Aztec Camera, les Bluebells et Colourfield. En juin 1986, l'album THE QUEEN IS DEAD sort et gagne immédiatement l'approbation des critiques par sa diversité et sa puissance. La variété d'humeurs et d'émotions offerte par cet album est surprenante, allant de la grandeur épique du titre donnant son nom à l'album au romantisme exacerbé de "There Is A Light That Never Goes Out" et aux parodies irrévérencieuses que sont "Frankly Mr Shankly" et "Some Girls Are Bigger Than Others". Donnant un superbe aperçu du couple Morrisey/Marr à son apothéose, l'album est vite placé à coté de MEAT IS MURDER comme l'un des meilleurs de la décade. Une tournée aux USA suit et pendant l'absence du groupe, "Panic", chanson anti-disco, atteint le Top 20. Les idées contenues dans la chanson ainsi que les commentaires négatifs de Morrissey sur certains aspects de la black music provoquent des controverses dans la presse, qui sont vite remplacées par la rumeur que les Smiths n'enregistreraient plus qu'un seul album avec Rough Trade et qu'ils allaient passer chez la major EMI. Entre temps, le titre pop "Ask" contraste avec les scènes de violence apparues pendant la tournée anglaise du groupe en 1986. Pour couronner le tout, Johnny Marr a un accident de voiture. Pendant qu'il récupère, Craig Cannon est viré, une décision qui soulève une action en justice. Le groupe termine l'année par un concert à la Brixton Academy avec un autre groupe de Manchester, The Fall. Cela devait être leur dernière apparition en Angleterre. Après un nouveau hit "Shoplifters Of The World Unite", le groupe enregistre ce qui sera son dernier album. Le titre "Sheila Take A Bow" atteint le Top 10 et Rough Trade sort une nouvelle compilation, THE WORLD WON'T LISTEN. Cependant, Johnny Marr devenait de plus en plus mécontent de la tournure musicale du groupe et annonçait en privé qu'il réclamait une séparation. Une annonce de rupture officielle arrive en Août 1987. La sortie de l'album STRANGEWAYS, HERE WE COME, un album de transition intrigant, est "posthume". Cet album montre les différentes directions que les protagonistes majeurs allaient emprunter à la fin de l'existence du groupe. Un documentaire télévisé sur la carrière du groupe suit et un tardif album live, RANK, sort l'année suivante. Andy Rourke et Mike Joyce apparaissent avec "Brix Smiths's Adult Net" puis rejoignent Sinead O'Connor, avant que Joyce ne rejoigne les Buzzcocks. Morrissey poursuit une carrière solo, tandis que Marr passe des Pretenders à "The The" puis "Electronic", en apparaissant en de nombreuses occasions pour des artistes aussi divers que Bryan Ferry, Talking Heads, Billy Bragg, Kirsty MacColl, the Pet Shop Boys, Stex et Banderas. En 1992, il y eu un regain d'intérêt pour les Smiths après la sortie de la biographie controversée de Johnny Rogan sur le groupe, et avec l'acquisition du catalogue du groupe chez Rough Trade par Warner Bros. La seconde moitié des années 1990 avait vu l'affaissement, puis la disparition, de Morrissey, l'une des voix les plus vénérées du rock britannique. En panne d'inspiration, l'ancien chanteur des Smiths avait quitté son Angleterre chérie, après les anodins Southpaw Grammar (1995) et Malajusted (1997), pour la Californie avec piscine et grosses voitures. On pouvait compter sur l'orgueil du bonhomme pour ne pas en rester là. Morrissey a choisi pour son retour une maison de disques indépendante, Sanctuary, spécialisée dans l'hébergement d'anciennes gloires du rock, à l'intérieur d'un label racheté par celle-ci, Attack, qui, au début des années 1970, s'était fait un nom dans le reggae et le dub. Armé d'une mitraillette et de mots vachards, le chanteur fait honneur au patronyme belliqueux de son écurie et sort de sa retraite en sonnant la charge. Les Etats-Unis, sa terre d'exil, en font d'abord les frais dans America Is Not the World, pamphlet anti-impérialiste qui oscille entre déclaration d'amour contrariée pour ce fan de James Dean et des New York Dolls et critique d'un pays dont "le président n'est jamais noir, femme ou homosexuel". Ce retour à la musique est aussi un retour à la Grande-Bretagne. Dans le mélancolique Come Back to Camden et surtout le fougueux Irish Blood, English Heart, Morrissey célèbre une nostalgie identitaire qui nourrit son œuvre depuis des années, au prix de quelques ambiguïtés. Entre rejet de l'establishment et amour du drapeau, il emprunte une route parfois tortueuse. Si Morrissey n'a jamais mis sa langue dans sa poche, les aléas de la notoriété ont pu transformer la verve insolente en amertume, mauvaise conseillère dans The World Is Full of Crashing Bores. Avec le temps, certaines poses de désespoir narcissique se sont enfoncées dans la caricature. Mais en crooner des fragilités intimes, Morrissey peut encore faire mouche. Des chansons comme I Like You, Let Me Kiss You, All the Lazy Dykes rappellent la capacité unique de Morrissey à mêler intimisme et panache, inhibition et impudeur. Surtout, cette voix, autant marquée par le glam rock que par le romantisme des torch songs ou par le music-hall britannique, profite d'une variété de textures et de mélodies dopée par l'efficacité luxuriante de la production. Les effets manquent parfois de subtilité, mais aux manettes l'Américain Jerry Finn a su donner du souffle aux cavalcades (l'accrocheur First of the Gang to Die) comme aux ballades. Le Monde 2004

 

Od'school.


lundi, novembre 28, 2005

 

V.Gallo - J.Frusciante. Bogossité 2.0

Ces deux là sont pareils, d'ailleurs c'est pas étonnant si les clips de Frusciante sont réalisés par Gallo et si musicalement, Gallo ressemble à Frusciante. Même physiquement, il y a quelque chose non ? "Né à Buffalo de parents siciliens le 11 avril 1962, Vincent Gallo s'intéresse d'abord à la musique. Il quitte l'école à 16 ans et part tenter sa chance à New York. Il joue dans différents groupes et devient l'ami de Jean-Michel Basquiat. Il débute sa carrière d'acteur dans les années 1980 avec des spectacles de café-théâtre. Il apparaît pour la première fois au cinéma en 1984 dans un film indépendant, The Way it is d'Eric Mitchell, film dont il compose la musique. Il y joue aux côtés d'un autre acteur débutant, Steve Buscemi. Il s'essaie ensuite à la réalisation avec deux courts métrages qu'il produit et monte, If you feel froggy, jump et The Gunlover. Il poursuit sa carrière d'acteur entre cinéma indépendant, films d'auteurs et cinéma européen. Il croise le chemin de Claire Denis en 1991. Il retrouve la réalisatrice à deux reprises : en 1996 pour Nénette et Boni, dans lequel il tient un second rôle, et en 2001 pour un film choc sur le cannibalisme, "Trouble every day". Fait rare pour un acteur américain, Vincent Gallo tourne régulièrement sous la direction de réalisateurs européens. En 1992, il est un doux rêveur dans Arizona Dream d'Emir Kusturica. Un an plus tard, il est le frère perturbé et vindicatif de Winona Ryder dans "La maison aux esprits" du Danois Bill August. Acteur au teint diaphane, à l'air éthéré et aux grands yeux clairs, il s'illustre à merveille dans des rôles de personnages instables et fragiles. Il demeure attaché à ses origines et à ses premières expériences artistiques. En 1996, il incarne Johnny, le jeune frère fougueux et fragile de Christopher Walken dans "Nos funérailles" du New-yorkais Abel Ferrara. En 1998, il écrit et réalise son premier long métrage, Buffalo’66. Ce film, dans lequel il interprète le personnage principal, s'inspire de sa vie à Buffalo. Une fois de plus, il compose la bande originale. En 2003, il écrit, produit, réalise et se fait sucer dans son deuxième long métrage, The brown bunny. Il y tient le rôle principal aux côtés d'une actrice emblématique du cinéma indépendant, Chloé Sévigny (chup chup !). Le film est en compétition officielle au festival de Cannes 2003". Filmographie 1984 - The way it is (Mitchell)1990 - A idade maior (Villaverde)1990 - Doc's Kingdom (Kramer)1993 - Arizona Dream (Emir Kusturica)1993 - La maison aux esprits (Bille August)1995 - Angela (Miller)1995 - The Perez Family (Nair)1995 - Nénette et Boni (Claire Denis)1996 - Les amateurs (Taylor)1996 - Nos funérailles (Abel Ferrara)1997 - La dernière cavale (Kiefer Sutherland)1997 - Goodbye Lover (Roland Joffé)1997 - Buffalo '66 (Vincent Gallo)1998 - Los Angeles Without a Map (M. Kaurismäki)

"Le guitariste John Frusciante a vécu des haut colossaux et des bas à la limite de la mort tant dans sa carrière musicale que dans sa vie personnelle. Né en 1971 à New York et élevé en Californie, Frusciante décroche de l’école secondaire quand il se laisse envahir par la musique. Appréciant autant le côté imprévisible du rock que la musique punk, Frusciante crée son propre style de guitare sachant allier dextérité technique et accords funk et psychédéliques. Les Red hot chili peppers deviennent rapidement l’un de ses groupes préférés lorsqu’il les découvre tôt dans leur carrière. Son rêve de se joindre à eux prend vie en 1988 après qu’il se soit lié d’amitié avec le bassiste du groupe, Flea. Il vient remplacer le guitariste original Hillel Slovak victime d’une surdose de drogue. Drôle de coïncidence, Frusciante vient tout juste d’être embauché par un autre groupe de Los Angeles, Thelonious Monster quand les Peppers le recrutent. C’est sur l’album "Mother’s Milk" paru en 1989 que l’on entend Frusciante pour la première fois avec les Peppers. Sa maîtrise de la guitare permet au groupe de sortir de son étiquette de groupe populaire dans les stations universitaires pour exploser dans le monde de la musique populaire. Le groupe obtient ainsi son premier disque d’or. Le quatuor propose un disque encore plus cru avec "Blood Sugar Sex Magik" en 1991. L’album projette le groupe dans la stratosphère du rock puisqu’il est certifié platine à plusieurs reprises en plus de faire des Peppers l’un des groupes rock phares des années 90. Mais tout ne va pas pour le mieux dans le monde des Peppers. Frusciante a de plus en plus de difficulté à vivre avec sa nouvelle célébrité et se retranche dans l’euphorie des drogues dures. Alors que le groupe se trouve au sommet de la popularité de "Blood Sugar Sex Magik", le guitariste décide de quitter la formation qui se trouve à ce moment au Japon. Mis à part deux albums en solo, "Niandra lades and usually just a t-shirt" (1995) et "Smile from the streets you hold" (1997), on entend peu parler de Frusciante depuis qu’il a quitté les Peppers en 1992. Un article troublant au sujet de Frusciante paraît dans le Los Angeles Weekly. On le dépeint comme un accro à l’héroïne qui est suicidaire. Heureusement, grâce à l’intervention d’amis, Frusciante accepte d’entrer dans un centre de désintoxication pour enfin cesser de consommer. Seulement quelques mois après avoir mis de l’ordre dans sa vie, Frusciante reprend contact avec les Peppers dont le guitariste, Dave Navarro, vient tout juste de quitter la formation. Après une répétition qui est qualifiée de succès, on demande à Frusciante de joindre à nouveau les rangs de la formation. Cette relation revigorée s’avère être un retentissant succès alors que les Peppers lancent "Californication" en 1999. Le disque est chaudement accueilli par la critique et se vend à la caisse. Deux ans plus tard et ses problèmes de drogue derrière lui, Frusciante se révèle être un auteur-compositeur impressionnant avec la parution de "To record only water for ten days". Frusciante se présente comme un homme motivé et détendu qui s’est libéré de ses démons. En 2004, il revient à la charge avec un quatrième effort en solo intitulé "Shadows collide with people"."

 

Eric the King.

Ce mec là me fascine, je l'ai vu chez Ardisson, samedi soir, toujours pareil, fidèle à lui-même, la barbe et quelques rides en plus. "J'ai pas besoin de tourner, j'ai besoin de rien, je suis rentier, j'ai pas honte de le dire, j'ai gagné beaucoup d'argent dans le football, je l'ai pas volé, je suis milliardaire, je paye l'ISF et je t'emmerde." Eric, vous avez aimé l'argent ? J'ai une rolls, je rêvais d'avoir une rolls : j'en ai une. Point. "Je ne souhaite pas trop faire de déclarations, parce que je ne suis pas modeste" Vous avez été élu meilleur joueur de Manchester " " C'est normal. Je vous avait dit que je n'étais pas modeste." Eric commence le football au niveau professionnel en 1981 dans le club bourguignon de l'AJ Auxerre dont il portera les couleurs sept années durant. Exception faite de la saison85/86 où il était prêté à Martigue. Guy Roux déjà entraîneur d'Auxerre saitdéjà qu'il a déniché l'oiseau rare. L' année 1988 sera celle de son émancipation,mais aussi celle de sa seule consécration au niveau international, Champion d'Europe Espoirs. En Juin 1988, alors que les salaires des joueurs flambent Auxerre ne peut suivre les clubs riches Eric est transféré à Marseille pour un montant de 22 millions de Francs. Le retour dans sa ville natale est difficile Canto déçoit. Eric ne peut accepter cette situation et lorsqu'il jette à terre son maillot lors d'un match amical contrele Torpédo de Moscou, le divorce est prononcé. Il est donc prêté pour la fin de la saison aux Girondins de Bordeaux. En 1989, alors qu'il est très controversé il part pour Montpellier où il retrouve ses amis de l'équipe de France espoir (Stéphane Paille, Laurent Blanc, VincentGuérin...). Ils étaient alors pleins d'ambitions, ils voulaient créer un football différent. Mais leurs beaux rêves se brisent vite les oppositions au sein du groupe se font sentir... Ils parviennent tout de même à remporter la coupe deFrance. L'année suivante l'OM lui redonne une chance de conquérir à nouveau le cœur des supporters olympiens. Mais son caractère fait le reste, une fois de plus. La séparation est inévitable. Dernière étape Française : le Nîmes Olympique en 1991. Un Cantona à la relance qui ne tiendra que 18 matches. Se sentant persécuter (suspension pour deux mois ferme de la commission) il décide alors de raccrocher les crampons c'était endécembre 1991. Mais heureusement les appels du pied de Michel Platini, notamment, auront finalement raison de son tempérament de feu. En février 1992, il part en Angleterre où après un essai infructueux à Sheffield Wednesday, il s'installe à Leeds. Il devient le maître à jouer de l'équipe qui enlève le titre à la fin de la saison. Mais un nouveau différent avec le staff technique le pousse vers la sortie. Malgré tout ses premiers pas dans le football Anglais auront été suffisant à Alex Fergusson pour le convaincre de rejoindre Manchester United. En Novembre 1992, il signe donc à Manchester. C'est alors le grand amour qui commence. En quatre ans le public d'Old Trafford en fait son King, etachète plus de drapeaux français que tous les clubs de l'Héxagone n'en possèdent. Poussant même le paroxisme en entonnant une Marseillaise qui en ferait rougir plus d'un. Guy Roux lui même fut en tout point emerveillé par la chaleur de ce public tout acquis à la cause de son Frenchie. Lors de l'année(1995/1996) de sa suspension Blackburn ravi le titre à Manchester. Mais lors de son retour il retrouva un Old Trafford plein à craquer qui entonna lors de son entrée sur le terrain un "Oh, Ah Eric Cantona" rempli d'émotions et de soulagements. God is back, et avec lui renait l'espoir de reconquête d'un trône délaissé. Une passe décisive et un but contre Liverpool ce jour là et le stade chavire. Le restede la saison fut de la même sorte. A la moyenne d'un but tous les deux matches, il offrira le titre à Manchester les deux années suivantes... Avril 1988 : Il fait un tacle très appuyé sur le Natais Der Zakarian. Il écope de trois matches de suspension. Septembre 1988 : Il insulte Henry Michel (qu'il traite de sac à merde-sic-), le sélectionneur national devant micros et caméras. Il est exclu pour dix mois de l'équipe de France Janvier 1989 : Il quitte le terrain de Sedan lors d'un match amical en jetant à terre le maillot de l' OM. Il prend deux matches de suspensions puis est transféré à Bordeaux. Octobre 1989 : A la suite d'une défaite à Lille, il frappe son partenaire Lemoult. Exclu de l'équipe, il est réintégré une semaine plus tard. Décembre 1991 : Il balance le ballon du match Nîmes - Saint-Etienne sur le dos de l'arbitre dont il conteste la décision. Il prend quatre matches mais il traite d' "idiots" les membres de la commission de discipline. Il en prend pour deux mois ! Février 1993 : Passé à Manchester, il crache sur des supporters de Leeds qui venaient del'insulter. 9000 Francs d'amende ! Novembre 1993 : Après l'élimination en coupe de Manchester, il va dire à l'arbitre qu'il a été mauvais. Quatre matches de suspensions en coupe d'Europe. 19 Mars 1994 : Il essuie ses crampons sur un défenseur de Swindon. Trois matches de suspension. 22 Mars 1994 : Il se retrouve expulsé dans les dernière minutes face à Arsenal. Deux matches en plus. Mercredi 25 Janvier 1995 : Un défenseur lui fracasse les cotes, il répond, on l'expulse, il sort. Depuis les tribunes, un spectateur néonazi éméché, lui crache sa haine au visage : " Sale ****** de Français, retourne dans ton pays. ****** de ta mère, fils de ****... " Cantona se fait vengeance lui même et façon Bruce Lee, il se balance à pieds joints dans le ventre du buveur de bière. La justice le condamne à une peine de prison ferme qui sera transformée en 120h de travaux d'intérêt collectif. Eric est devenu l'ambassadeur number one de la marque Nike © qui a mis le paquet pour le faire savoir...On se rappelle du spot publicitaire dans lequel il est dieu parmi les dieux (Ronaldo,Maldini...) où l'équipe Nike © battait des mutants from outer space. Et du " Au revoir " Il y eu ensuite la pub du légionnaire. Mais Canto tourne aussi pour les rasoirs Bic © où il est associé à son frère Joël, pour les camescopes Sharp © il tourne en dérision sa célèbre maxime : "Quand les mouettes...", puis se déguise en père Noël. Le shutlle © voit en lui le symbole du transport franco-anglais. Il joue au golf comme un pied pour Liptonic ©. Mais il réalise même des campagnes pour Sol en Si. A chaque fois, il crève l'écran. Il a joué au cinéma un rôle de rugbyman dans le film d'Etienne Chatillez "Le bonheur est dans lepré". Il a réalisé un court métrage en famille "Question d'honneur". Est retournée en Angleterre pour joué le rôle d'un consul de France auprès de la reine Elisabeth I dans le film du même nom. Enfin son premier grand rôle dans un film vient avec "Mookie"de Hervé Palud avec Jacques Villeret. Toujours avec Jacques Villeret il joua dans " Les Enfants du marais ". Coté spectacle, Eric a lancé la carrière du comique marseillais Patrick Bosso, il est le propriétaire du théâtre de la Renaissance s'investit aussi dans le théâtre. Comme producteur, il a produit la pièce " Qui a peur de Virginie Woolf ? " On lui prête aussi l'intention de racheter les droits de l'œuvre de Tennessee William " Un tramway nommé désir " et d'y jouer, pourquoi pas, le rôle principal. Lors de la soirée des restos du cœur 1996 Eric a chanté avec Johny Hallyday et Frederic Goldman la chanson " Excuse moi partenaire "Eric fait son entrée au guignols de l'info et y retrouve Papin. En marionnette le voilà philosophe, poète du ballon rond qui essaie de faire entrer quelques profondes pensées dans le crâne de cet écervelé ras du bulbe de Papin, qui malgré ses grognement de protestation continu à l'appeler "Picasso". "66 fut une bonne année pour lefootball anglais. Eric était né." "When the seagulls follow the trawler it is because they think sardines will be thrown into the sea.""Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est qu'elles pensent qu'on va leur jeter des sardines" "Je suis un homme libre et je tiens à cette liberté. Je suis un homme du voyage, capable, de tout abandonner pour des richesses inconnues. En dehors de ceux qui m'aiment rien ne me retient." (France-Soir 12 Octobre 1992) "Sur ma tombe je ne veux aucune inscription. Une pierre vierge, parce que je voudrais laisser derrière moi le sentiment d'un grand mystère." (L'express, août 1993) "Avec la Coupe d'Europe, l'équipe de France ne me manque pas vraiment. Mais je suis toujours disponible. Cela ferait plaisir à certains si je disais que je ne l'était pas !" (NPA, 2 octobre 1996 ) "Je suis exigeant. Je crois qu'il faut avoir honte de perdre. Il faut toujours rougir de la défaite." (Le Sport, 12 septembre 1987) "Je me suis fixé un objectif : être le meilleur. Je n'y arriverais peut être jamais, mais, au moins je vis pour quelque chose." (Le Nouvel Observateur, 12 Novembre 1989) "Dans le passée quand j'ai essayé de me corriger, j'ai perdu mon football." "Sans me comparer à Mac Enroe : est ce que vous pensez vraiment qu'il aurait possédé les mêmes coups, la même inspiration avec le caractère de Borg ? Impossible !" "La Marseillaise elle ne me fait plus rien. J' ai joué plus de quarante fois en équipe de France. Je l'ai écoutée plus de quarante fois. C'est comme un disque. Tu l'écoutes. Quand tu en as marre, tu le ranges. Terminé. Je joue pour une équipe, des copains, pour le plaisirs du football et celui des gens qui viennent." "Pourquoi devrait on respecter les hymnes ? C'est le bordel la vie. Faut continuer dans le bordel. L'ordre, ça me tue. Je ne suis pas un soldat. Le foot , ce n'est pas le défilée du 14 Juillet. Le foot, c'est léger." "Chez moi, le plaisir aura toujours une valeur supérieure àl'argent. Et mon comportement ne changera pas en fonction de l'argent que je gagnerai ou pas. Traitez-moi de démago, rien n'y fera ! Je suis prêt à tout assumer : mon caractère instable, mon manque de réflexion, mes mouvements d'humeur, mon insuffisance de formation, mais je jure que jamais, jamais l'argent ne me fera courir plus vite, sauter plus haut, bref, ne me fera sortir de moi-même." "Ma famille ils sont simples, très simples et rigolos. A la maison, on passe toujours des heures à table. C'est la famille à l'italienne, avec de la chaleur, des cris, des rires et des engueulades. Aujourd'hui encore, lorsque mon père et ma mère ont des mots pour un rien, les larmes me viennent aux yeux. Je déteste la dispute entre les gens qui s'aiment. Et j'en pleure. Mes frères sont différents. C'est ma nature, je n'y peux rien." "Rebelle, aujourd'hui, ce mot ne veut plus rien dire. Tout le monde se l'accapare. Il est tombé dans le domaine public. Les rebelles ? On ne sait plus qui sont les authentiques et les faux. L'apparence de l'homme n'a pas d'importance. Elle n'en a jamais eu. C'est l'intérieur qui compte. Etre fidèle à sa morale. Ne pas avoir à rougir. Ne pas avoir honte de soi." "J'aime peindre la folie. Tout ce qui me traverse la tête. Un mélange de statue de la liberté, de tour Eiffel, d'hélice qui tourne. Ma peinture ? Un sac de nœuds ! Quand je peins, c'est un peu comme quand je marque un but. Je ne suis plus dans le réel. Je décolle. Une sensation si puissante qu'elle me dépasse. Je suis seul au monde. Je suis fou et j'aime." "Je ne peux pas dire que je connaissais l'Angleterre. En dehors des préjugés des Français sur les Anglais, je ne savais pas vraiment où j'allais. C'était l'inconnu." "Les Britanniques aiment la terre, la nature, les animaux. Ils apprécient les vraies valeurs, celles que mon père a essayé de m'inculquer. Le reste est littérature." "Je me sens proche de la jeunesse insolente et pleine de vie de cette région. L'avenir nous séparera peut-être, mais nul ne peut nier que, derrière ses tristes carreaux, Manchester abrite un amour insensé du football, de la fête et de la musique." "Comment un fils d'Italien, un Marseillais, peut-il s'adapter à Manchester ? J'ai ma réponse : je suis de passage. Dans l'existence, parfois, on trouve des mots qui font du bien. J'ai trouvé : de passage. Quand j'ai un problème en Angleterre, je me dis : je ne suis pas d'ici. Quand j'ai un problème en France, je me dis bientôt, je retourne sur mon île. Et je me sens bien. Parce que je ne m'investis dans rien. Je n'appartiens à personne. Je deviens plus con, parce que je me sens moins concerné. Je réfléchis moins. Je me sens allégé." "Je me vois un peu comme le Robin des Bois des temps modernes. Voleraux riches pour donneraux pauvres. Si je n'avais pas fait de foot, j'aurais fait des trucs comme ça." "Les partenaires dopés, je ne les méprise pas, mais j'ai du mal à comprendre. Comment ils font pour n'avoir aucun amour-propre, aller signer des autographes à des gamins, s'accepter ?" "Good afternoon ladies and gentlemen; thank you for attending at such short notice. We have been asked to come along today so that we may announce that Eric Cantona has indicated his wish to retire from football with immediate effect." Martin Edwards 3.38pm, Sunday 18 May 1997. C'est par ses quelques phrases que Martin Edwards a déclaré a une presse étonné le retrait du monde du football d'Eric contona. Le King, l'enfant terrible du football Français, Eric le rebelle, Crazy Eric, Eric the Brat (Eric le fou) a encore une fois pris tout son monde à contre pied. Une nation entière pleure son enfant d'adoption. Eric Cantona arrète le football.

 

Grand corps malade.

Grand Corps Malade est né le 31 juillet 1977 sous le nom de Fabien Marsaud, sous le soleil de Seine-Saint-Denis, sous le signe du lion et sous les yeux de sa mère qui, déjà à l'époque, lui donne un surnom composé de trois mots : Petit Chaton Bleu. Très vite, les mots lui viennent facilement. Il chante, raconte des histoires et passe déjà de nombreux coups de téléphone. Grand Corps Malade est Polo pour son père avec qui il joue à se donner des baffes pour de rire. Il est Fab pour sa soeur avec qui il joue des pièces de théâtre et fait la voix du Locabiotal. Fab pour Kiki, Mathieu et Patrice avec qui il joue au foot Allée Verte. Fab pour Samy, Brahim et Bally avec qui il joue au basket à Delaune Quand il est grand, Fab veut faire prof de sport avec Audrey et Toussaint. Mais il prend l'hélico pour l'hosto. Alors il joue un peu au speed time avec François et Robert. Finalement, en 2003, il devient Grand Corps Malade aux côtés de John Pucc’Chocolat et du collectif 129H, avec qui il devient un activiste des scènes slam. Il remporte plusieurs tournois de slam (Bouchazoreil à la Boule Noire puis au Trabendo, Slam United à la Java…) Il participe à plusieurs émissions de radio (France Culture, Europe 1, Génération, FPP, Radio Nouveaux Talents) et de télé (Trace TV, France 5, Direct 8). Depuis septembre 2004, avec son pote John Pucc’, il anime Slam’Alikoum, les soirées slam mensuelles du Café Culturel de Saint-Denis. En 2004, avec John Pucc’, Droopy et Techa et les 129H, il forme « Le Cercle des Poètes sans Instru » pour une création de poésie urbaine que ces 7 slameurs proposent dans de nombreux festivals. Il participe ponctuellement aux concerts du chanteur-contrebassiste Fantazio (l'homme aux doigts défoncés). En avril 2005, il partage notamment une Renault Espace avec Fantaz et sa contrebasse pour une tournée de concerts en Bretagne Début 2005, Grand Corps Malade fonde l'association "Flow d'encre", structure sur laquelle il s'appuie pour animer des ateliers d'écriture/slam auprès de municipalités, centres sociaux, établissements scolaires... Jusqu'en juin 2006, il participe avec D' de Kabal, Hocine Ben, Gérard Mendy et Félix Jousserand au projet "93 Slam Caravane", ateliers d'écriture et scènes slam itinérantes dans plusieurs villes de Seine Saint-Denis. Il anime également des ateliers slam pour "La Maison des Ados" de l'hôpital Avicenne à Bobigny.
C'est quoi le slam ? Il y a évidemment autant de définitions du slam qu’il y a de slameurs et de spectateurs des scènes slam. Pourtant il existe, paraît-il, quelques règles, quelques codes : les textes doivent être dits a capella ("sinon c’est plus du slam" ?) les textes ne doivent pas excéder 3 minutes (oui mais quand même des fois, c’est 5 minutes…) dans les scènes ouvertes, c’est "un texte dit = un verre offert" (sauf quand le patron du bar n’est pas d’accord…) Bref, loin de toutes ces incertaines certitudes, le slam c’est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C’est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l'envie de jouer avec des mots. Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage. enfin bon, moi je dis ça…Grand Corps Malade
C’est quoi, c’est qui, ces mecs chelous qui viennent pour raconter leur vie C’est elle, c’est lui, c’est moi, c’est nous, on vient même si t’as pas envie Mais si t’écoutes un tout petit bout, p’t-être bien que t’en sortiras ravi Et ça c’est important pour nous, c’est grâce à ça qu’on se sent en vie J’aime ces attaques un peu surprise, c’est un attentat verbal On a faim de se faire entendre, moi j’ai l’appétit cannibale Certains diront que c’est un peu naze et d’autres que c’est franchement d’la balleQuoi qu’il se passe on poursuivra mais crois pas que ton avis m’est égal Capable de faire irruption dans des endroits inattendus Dans des bars et des théâtres, tu nous a déjà entendus Mais on a déboulé aussi dans des collèges, dans des lycées Dans des squares et dans la rue, on a posé, toi-même tu sais Le principe est clair : lâcher des textes là ou et quand tu t’yattends pas Claquer des mots un peu partout et que ça pète comme un attentat Dans des salles ou en plein air, laisser des traces, faire des ravages Va demander au 129H ce qu’on appelle le slam sauvage On pose des textes énervés, ou de geon-pi sentimental On aborde un peu tous les thêmes avec ou sans instrumentalMentalement prêt à proposer partout un intermède vocal Une interruption sonore, un homicide amical Si je vois de l’écoute dans tes yeux, je voudrai te dire merci Et tu pourras me croiser partout sauf sur la scène de Bercy J’ai des paroles pour te réveiller et j’en ai pour te bercer Je te les offre sous les projecteurs ou dans le RER C Le plaisir de capter des regards un peu destabilisés Qui se disent ceux-là, ils ont pas peur de se ridiculiser Le plaisir de capter des regards parfois remplis d’émotion Dans ces cas là, on sait qu’on a passé le test avec mention On prend la parole à l’apéro et on la prend au dessert Mais si les plus sceptiques nous disent "mais à quoi ça sert ?" A pas grand chose c’est vrai, j’avoue, si ce n’est à partager Des bons mots, des bons moments et des lyrics enragés C’est un poème, c’est une chanson, c’est du rap ou du slam Ferait tellement plaisir qu’après ce texte tu t’enflammes Appelle ça un ego-trip ou appelle ça du freestyle On est solide comme de la brique et fragile comme du cristal Les mots sont nos alliés, on les aime comme maître Capello Puis on les laisse s’envoler en musique ou a capella Et comme des flèches ils tracent, lancés par nos cordes vocales Puis on les entend résonner comme une bombe dans un bocalOn arrive comme un accident dans des endroits insolites Tu nous verras souvent en groupe, on vient rarement en soliste Et même si tu te sens à l’abris, il faut jamais que tu t’emballes Tu peux subir à tout moment, un attentat verbal Maintenant tu sais qui c’est, ces mecs chelous qui viennent pour raconter leur vie C’est elle, c’est lui, c’est moi, c’est nous, on vient même si t’as pas envie Mais si t’écoutes un tout petit bout, p’t-être bien que t’en sortiras ravi Et ça c’est important pour nous, c’est grâce à ça qu’on se sent en vie
Enfant de la Ville "J’avoue que c’est bon de se barrer à la mer ou à la campagne Quand tu ressens ce besoin, quand ton envie de verdure t’accompagne Nouvelles couleurs, nouvelles odeurs, ça rend les sens euphoriques Respirer un air meilleur ça change de mon bout de périphérique Est-ce que t’as déjà bien écouté le bruit du vent dans la forêt Est-ce que t’as déjà marché pieds nus dans l’herbe haute, je voudrais Surtout pas représenter l’écolo relou à 4 centimes Mais la nature nourrit l’homme et rien que pour ça faut qu’on l’estime Donc la nature je la respecte, c’est peut-être pour ça que j’écris en vers ?Mais c’est tout sauf mon ambiance, j’appartiens à un autre univers Si la campagne est côté face, je suis un produit du côté pile ?Là où les apparts s’empilent, je suis enfant de la ville Je sens le cœur de la ville qui cogne dans ma poitrine J’entends les sirènes qui résonnent mais est-ce vraiment un crime ?D’aimer le murmure de la rue et l’odeur de l’essence J’ai besoin de cette atmosphère pour développer mes sens Je suis un enfant de la ville, je suis un enfant du bruit J’aime la foule quand ça grouille, j’aime les rires et les cris J’écris mon envie de croiser du mouvement et des visages Je veux que ça claque et que ça sonne, je ne veux pas que des vies sages ?Je trempe ma plume dans l’asphalte, il est peut-être pas trop tard ?Pour voir un brin de poésie même sur nos bouts de trottoirs Le bitume est un shaker où tous les passants se mélangent Je ressens ça à chaque heure et jusqu’au bout de mes phalanges Je dis pas que le béton c’est beau, je dis que le béton c’est brut Ca sent le vrai, l’authentique, peut-être que c’est ça le truc Quand on le regarde dans les yeux, on voit bien que s’y reflètent nos vies Et on comprend que slam et hip-hop ne pouvaient naître qu’ici Difficile de traduire ce caractère d’urgence Qui se dégage et qu’on vit comme une accoutumance Besoin de cette agitation qui nous est bien familière Je t’offre une invitation pour cette grande fourmilière J’suis allé à New York, je me suis senti dans mon bain Ce carrefour des cultures est un dictionnaire urbain J’ai l’amour de ce désordre et je ris quand les gens se ruent Comme à l’angle de Broadway et de la 42ème rue Je suis un enfant de la ville, je suis un enfant du bruitJ’aime la foule quand ça grouille, j’aime les rires et les cris J’écris mon envie de croiser du mouvement et des visages Je veux que ça claque et que ça sonne, je ne veux pas que des vies sages Je me sens chez moi à Saint-Denis, quand y’a plein de monde sur les quais Je me sens chez moi à Belleville ou dans le métro New-yorkais Pourtant j’ai bien conscience qu’il faut être sacrément taré Pour aimer dormir coincé dans 35 mètres carrés Mais j’ai des explications, y’a tout mon passé dans ce bordel Et face à cette folie, j’embarque mon futur à bord d’elle A bord de cette pagaille qui m’égaye depuis toujours C’est beau une ville la nuit, c’est chaud une ville le jourMoi dans toute cette cohue je promène ma nonchalance Je me ballade au ralenti et je souris à la chance D’être ce que je suis, d’être serein, d’éviter les coups de surinD’être sur un ou deux bons coups pour que demain sente pas le purin Je suis un enfant de la ville donc un fruit de mon époque Je vois des styles qui défilent, enfants du melting-pot Je suis un enfant tranquille avec les poches pleines d’espoir Je suis un enfant de la ville, ce n’est que le début de l’histoire" (© Grand Corps Malade, 2005)
Je dors sur mes 2 oreilles "J’ai constaté que la douleur était une bonne source d’inspiration Et que les zones d’ombre du passé montrent au stylo la direction La colère et la galère sont des sentiments productifs Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu’un peu trop répétitifs A croire qu’il est plus facile de livrer nos peines et nos cris Et qu’en un battement de cils un texte triste est écrit On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores Pourtant je t’ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai décidé de changer de thème D’embrasser le premier connard venu pour lui dire je t’aime Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d’envie Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi C’est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité Je l’ai écrit avec une copine, elle s’appelle Sérénité Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal Et l’existence est fragile comme une vertèbre cervicale On t’a pas vraiment menti, c’est vrai que parfois tu vas saigner Mais dans chaque putain de vie, y’a tellement de choses à gagner J’aime entendre, raconter, j’aime montrer et j’aime voir J’aime apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange y’a de l’espoir J’aime les gens, j’aime le vent, c’est comme ça je joue pas un rôle J’ai envie, j’ai chaud, j’ai soif, j’ai hâte, j’ai faim et j’ai la gaule J’espère que tu me suis, dans ce que je dis y’a rien de tendancieux Quand je ferme les yeux, c’est pour mieux ouvrir les cieux C’est pas une religion, c’est juste un état d’esprit Y’a tellement de choses à faire et ça maintenant je l’ai compris Chaque petit moment banal, je suis capable d’en profiter Dans la vie j’ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c’est pareil J’ai tout le temps l’œil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles C’est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre Et j’ai compris les règles du jeu, ma vie c’est moi qui vais la peindre Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur J’ai envie d’être au cœur de la ville et envie d’être au bord de la mer De voir le delta du Nil et j’ai envie d’embrasser ma mère J’ai envie d’être avec les miens et j’ai envie de faire des rencontres J’ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m’en rends compte Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie » Mais j’étais de bonne humeur et même mon stylo m’a souri Et puis je me suis demandé si j’avais le droit de pas être rebelle D’écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belleSi tu me chambres je m’en bats les reins, parfois je me sens inattaquableParce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câbleLa vie c’est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareilMoi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreillesLa vie c’est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles" (© Grand Corps Malade, 2005)
Il a fait nuit toute la journée "Dîtes moi d’où vient ce phénomène qui mène tout droit à l’impasse Qu’est-ce qui se passe, je vois plus les traces, je reconnais plus mon espace Espacez-vous, écartez-vous, dîtes moi où est la lumière J’ai besoin d’aide encore une fois et ce sera pas la dernière Je ne vois plus où je mets les pieds, ne me dîtes pas que c’est normalTout ce que je respire est inquiet, je sais plus ce qu’est bien et ce qu’est malC’est la pénombre qui règne comme si le soleil était mort-né Messieurs Dames aujourd’hui, il a fait nuit toute la journée Je n’ai pas senti de chaleur s’épanouir au-dessus de nos têtes Je n’ai vu aucune lueur venir frapper à nos fenêtres Je ne sais pas si je dois attendre que la nuit se lève ou que le jour tombe Mais depuis 24 heures, il fait nuit comme dans une tombe Je vois plus les oiseaux s’envoler, tous ces petits trucs qui m’émerveillent Je sens plus les nuages s’enrouler, le soleil a perdu son réveil Si ça se trouve c’est grave la terre s’est peut-être arrêtée de tourner Messieurs Dames aujourd’hui, il a fait nuit toute la journée Pourtant les gens autour de moi n’ont pas l’air d’être étonnés Comment ça se fait, réagissez mais arrêtez de déconner Suis-je le seul à me rendre compte de la hauteur du danger La lune nous nargue en plein midi ça n’a pas l’air de vous déranger Est-ce que ça se passe vraiment ou est-ce seulement dans mon cerveau Tout ça me paraît bien réel mais je ne sais plus ce que ça vaut Est-ce un voile devant mes yeux, est-ce qu’il fait nuit dans ma tête J’ai l’impression que le monde est vieux et qu’y a que moi que ça inquiète Est-ce le prix du quotidien et le poids de la lassitude Il a fait nuit toute la journée mais ce n’est plus une certitude Peut-être que tout va bien et que l’instant n’a rien de fatal Et qu’il y a simplement un peu trop de poussière dans mon mental Maintenant il faut que je me reprenne et que j’arrête mes histoires J’attends que le soleil se lève à nouveau dans mon espoir Mais je n’oublie pas qu’il est possible que ce soit l’hiver toute l’année Comme il se peut que ce jour là, il ait fait nuit toute la journée Le poète est un grand mytho qui s’invente des thèmes Pour faire rire, pour faire pleurer, pour qu’on lui dise je t’aime Pour un bon mot il est prêt à tout, le poète est un malade Ne le croyez pas surtout, il ne raconte que des salades Moi je me prends pour un poète parce que je rappe sans instru Il a fait nuit toute la journée, j’espère que vous ne m’avez pas cru Ce n’est qu’un thème de plus pour mentir impunément Je pense donc je suis, j’écris donc je mens Y’a plus de repères dans mes histoires et tout ce que je dis peut être factice Dans mon prochain texte, je vous ferai croire que je courre plus vite que Carl Lewis Mais attention, soyez prudents, car si jamais vous m’applaudissez C’est que ça vous plaît quand je mens… donc je vais sûrement recommencer" (© Grand Corps Malade, 2005)

 

Michael-blanc.com

"Michaël Blanc est né en 1973 à Bonneville ville de la Haute-Savoie, un département connu pour ses stations de ski dans l'Est de la France. Sa famille est établie depuis longtemps dans la région, son père est un menuisier qui s'occupe de la petite entreprise familiale qui date du temps du grand-père de Michaël. Sa mère travaillait dans des tâches administratives et de secrétariat. Il a reçu une bonne formation ayant abouti au certificat de qualification professionnelle à la prestigieuse école hôtelière de Chambéry (Haute-Savoie). Il travailla comme cuisinier dans différents restaurants et hôtels de France, Suisse et Belgique pendant quelque temps. Il décide ensuite de visiter des pays d'outremer. Après un séjour en Guadaloupe, il voyage en Inde et finit pour rester à Bali, en Indonésie, où il travaille surtout dans un chantier naval tout en aidant son amie, qu'il a rencontré sur place, dans le petit commerce de vêtements qu'elle possède à Kuta, Bali. C'est pour l'achat de marchandises destinées à ce commerce qu'il entreprend des voyages en Inde. En 1999, le 27th décembre, Michaël arrive à l'aéroport international de Bali venant d'Inde. Dans ses bagages, en plus de ses effets personnels, il transporte un équipement complet de plongé sous-marine que lui a confié un ami français qu'il avait rencontré à la plage de Goma, en Inde. Des douaniers et des membres de la police de l'aéroport l'arrêtent sous l'accusation que les bouteilles d'air comprimé de l'équipement de plongé contiennent une “substance illicite”, en fait, 3800 grammes de haschich. Les circonstances de l'interpellation en absence de tout témoin indépendant, sans interprétation ou traduction, l'ouverture des bouteilles hors de la présence de l'accusé et le fait qu'il ait plaidé dès ce moment son innocence font que son inculpation apparaisse très irrégulière d'après les normes occidentales. Il a été emprisonné pendant l'instruction de son cas et il n'a informé complètement sa famille de la gravité de son cas que vers la fin du mois d'août 2000. Sa mère, Hélène Le Touzey, annula tous ses engagements et s'installa à Bali, où elle se trouve toujours. Le procès de Michaël eu lieu en novembre 2000. Le procureur demanda la peine capitale mais le Tribunal de Denpasar décida le 16 novembre 2000 de le condamner à la détention à perpétuité. Il avait 27 ans à ce moment. La dernière séance de son procès au Tribunal de Denpasar fut enregistrée par la télévision française (TF1). La diffusion des images de cette dernière séance et de sa condamnation à une heure de grande écoute quelques jours plus tard eut un énorme retentissement dans le public français : des milliers de messages de sympathie furent adressés à sa famille et Michaël Blanc devint du jour au lendemain une "cause célèbre" en France. La famille de Michaël, avec la collaboration d'une équipe composée d'avocats locaux (indonésiens) et d'avocats français, n'a pas épargné d'effort pour faire revenir la justice indonésienne sur ce qu'elle considère encore comme un procès biaisé et inéquitable. Voici la chronologie de ces efforts : 27.12.1999 Michaël arrêté à Bali 16.11.2000 Condamnation à perpétuité 08.02.2001 Appel rejeté pendant une session de la Cour d'appel sans convocation de Michaël ou de ses représentants. 15.09.2001 Cassation rejetée par la Cour suprême dans les mêmes conditions : absence de Michaël ou de ses représentants17.11.2001 Demande de grâce présentée par sa mère au nom de Michaël et adressée à Mme Megawati Soekarnoputri, Présidente de la République d'Indonésie. 17.08.2002 Lors du jour de la Fête nationale, 35,524 condamnés ont bénéficié de réductions de peine. Parmi eux, le criminel "Tommy" Suharto (fils cadet de l'ancien dictateur, condamné pour l'assassinat du juge Syafiuddin Kartasasmita) et son partenaire en affaires "Bob" Hasan. Michaël n'a pas bénéficié d'aucune réduction de peine. 06.12.2002 Pour “Idul Fitri” (fin du Ramadan), de nouveau quelques 36,600 prisonniers condamnés ont bénéficié de réductions de peine, parmi lesquels de nouveau "Tommy" Suharto et "Bob" Hasan. Michaël n'a bénéficié d'aucune réduction de peine. 17.08.2003 Une nouvelle fois, un grand nombre de condamnés ont bénéficié de mesures de grâce ou de réduction de peine. Michaël n'en fait toujours pas partie. 26.11.2003 Fitri n'a pas plus apporté de réduction de peine à Michaël. La famille de Michaël et l' Association "Soutien à Michaël Blanc" - ASMB confient encore dans la justice indonésienne. Ils gardent leur confiance aux paroles de l'Ambassadeur d'Indonésie en France, S.E. Adian Silalahi, qui leur rendit visite à Bonneville le 3 août 2001, et qui s'engagea devant les autorités françaises locales et régionales, ainsi que devant la presse et la télévision française, à remettre personnellement à Mme Megawati Soekarnoputri la demande de grâce pour Michaël au nom de la famille et du peuple français. Il exprima aussi à cette occasion la volonté sincère de son gouvernement de trouver une issue heureuse à cette triste histoire qui dessert l'image de l'Indonésie parmi les Français. Oui, ils gardent leur confiance mais ne peuvent pas s'empêcher d'être troublés quand ils lisent chaque jour dans l'édition internationale du grand quotidien indonésien "The Jakarta Post" comment les choses se passent pour d'autres détenus. Il leur est très difficile de ne pas comparer les procès et les peines pour des délits similaires. Et alors ils doutent. Des personnalités de premier plan comme Jacques Chirac, Président français, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, Ben Bella, ancien Président de l‘Algérie et ami personnel du Président Soekarno, père of Megawati, se sont adressés à la Présidente Megawati Soekarnoputri pour appuyer la demande en grâce de Michaël Blanc. Sans résultat ni réponse aucune à ce jour. On peut ajouter que la famille et l'Association ont appris, de sources indépendantes, que Michaël est très bien considéré par les autres prisonniers, les gardiens et même le Directeur de la prison de Kerobokan. Sa conduite a été sans reproche et il contribue toujours à améliorer les conditions de vie et le moral de ses codétenus. La famille et l'association de soutien s'efforcent pour découvrir pourquoi Michaël souffre de cet ostracisme et pourquoi les personnalités qui ont pris sa défense n'ont reçu, à ce jour, aucune réponse. Michaël n'a jamais été ni toxicomane ni trafiquant. Il n'a pas de fortune cachée ni de compte en banque et il gagnait à peine de quoi vivre comme beaucoup de jeunes de sa génération. Qu'est-ce qui joue contre lui ? Pourquoi prolonger cette situation qui ne peut qu'envenimer les relations entre l'Indonésie et la France ? Pourquoi le gouvernement indonésien désavoue son propre ambassadeur aux yeux de l'opinion française ? Voilà des questions sans réponse aujourd'hui. Quand je dis que je suis enfermé dans cette prison depuis plus de quatre ans, on s'étonne : "Quoi? Déjà!" J'ai pourtant l'impression d'y être resté toute ma vie... Le temps passe, inexorable, toujours le même. Hier, aujourd'hui, demain n'ont plus de sens. J'aimerais tant m'endormir pour ne me réveiller qu'au jour de ma libération. S'il y en a un, bien sûr ! Je compte les années passées sans savoir celles qu'il me reste à faire. Problème insoluble qui me plonge dans une sorte de léthargie. J'entame ma cinquième année de calvaire et vis sur les nerfs, tourne en rond dans ma cellule, essaie de me souvenir, retrouver des rires, des visages. Tout est flou. C'est tellement loin tout ça. Malgré tout, je m'efforce de garder espoir, m'applique à rester moi-meme. Je le fais pour toutes les personnes qui m'aident, me soutiennent, ma famille, toutes avec moi dans ce combat. Je garde espoir qu'un jour je sortirai de cet enfer et reprendrai goût à la vie. Imaginez : Un coucher de soleil, un ciel etoile... Cela vous parait banal. Merci à vous qui m'apportez un peu de lumière dans ce long tunnel qu'est la prison. Merci. "

vendredi, novembre 25, 2005

 

Kane à colorier.


 

Ron Mueck.


 

Eye'm hungry (le rapport aux êtres).

Ron Mueck (prononcer Mou-ick) est un sculpteur australien au talent immense. L'hyperréalisme époustouflant de ses œuvres fascine et trouble à la fois. Ses sculptures donnent l'impression d'être vivantes… Ce sentiment de malaise est amplifié par un élément très important : elles ne sont jamais à taille humaine en dépit de leur aspect "plus vrai que nature ". Je ne sais pas si Ron Mueck a été influencé ou non par "Alice in Wonderland" mais le monde de l'enfance a toujours été très présent dans sa vie. Jetons un coup d'œil à son parcours. Il naît en 1958 à Melbourne en Australie. Ses parents sont fabricants de jouets. Son père s’adonne à la sculpture sur bois tandis que sa mère crée une entreprise artisanale de fabrication de poupées en chiffon. Ron crée lui aussi de son côté «J’ai passé toute mon enfance seul dans une pièce à fabriquer des trucs… C’est ce que je fais encore principalement» dit-il. Cette continuité s’exprime à l’âge adulte par la création de marionnettes. Il s’inspire pour cela de Sesame Street. Mueck travaille ensuite, pendant trois ans, comme étalagiste chez Myer avant de rejoindre, en 1979, l’émission pour enfants "Shirl’s Neighbourhood" où il crée et anime des marionnettes d’animaux. Cette aventure dure quinze ans. En 1983, Ron quitte l'Australie. Il s'installe à Londres où un nouveau contrat l'attend. En effet, Jim Henson l'engage dans son équipe de marionnettistes de Sesame Street et du Muppet Show. Leur collaboration se poursuit dans de nouveaux projets. Il s'agit des long-métrages Dreamchild et Ladyrinth. Jim Henson réalise et Ron Mueck est chargé des effets spéciaux. Les films terminés, Ron fonde sa propre société et se met à fabriquer des mannequins pour la publicité. La carrière de Mueck va changer brutalement de direction … En 1996, un évènement imprévu se produit et lui permet de se lancer, à 38 ans, dans une carrière véritablement artistique. Sa belle-mère anglaise, Paula Rego, peintre contemporaine renommée, d’origine portugaise, prépare à l’époque un travail en vue d’une exposition à la Galerie Hayward de Londres. Ce travail s’inspire des mythes et contes de fées. Paula éprouve des difficultés pour l’une de ses toiles dont le sujet est Pinocchio. Il lui faudrait un modèle. Elle demande alors à Ron de réaliser une sculpture de Pinocchio afin de lui venir en aide. Là, l’influent collectionneur d’art, Charles Saatchi, deuxième personnage important dans la réorientation professionnelle de Mueck, entre en scène. Il débarque dans le studio de Paula Rego et découvre le Pinocchio sculpté par Ron. Subjugué devant tant de talent, il lui commande quatre nouvelles œuvres. C’est le début de l’aventure artistique pour Ron ! Le succès ne tarde pas. Un an plus tard, la Royal Academy de Londres accueille les sculptures de Ron Mueck au côté des œuvres de Damien Hist, Tracey Emin, Sarah Lucas, les frères Chapman, Rachel Whitehead, etc. L'exposition s'intitule « Sensation : young artist from the Saatchi collection et fait beaucoup de bruit. Un scandale éclate à propos des œuvres présentées dont la plupart sont provocantes. Je pense notamment à Myra de Marcus Harvey (portrait de la tueuse d'enfant Myra Hindley réalisé par des empreintes de doigts d'enfants). Ron se fait surtout remarquer avec sa sculpture "Dead Dad". Il s’agit de la réplique parfaite de son père récemment décédé. Elle est saisissante de réalisme à une exception près : il mesure moins d’un mètre ! Certains se choquent de cette représentation. Comment peut-on donner à voir un père, son propre père, rétrécit, cadavérique et nu ? Loin d’être scandalisée, je trouve qu’il s’agit d’un magnifique hommage. Il ose immortaliser son père vaincu par la mort dans une société qui la refuse. Quand je pense à toutes ces heures que Mueck a dû passer à essayer de se remémorer, le plus fidèlement possible, la moindre parcelle du corps de son père... Ce travail de remémoration extrêmement minutieux est déjà un sublime hommage en soi.

"La Fondation Cartier pour l'art contemporain accueille jusqu'au 19 février 2006 à Paris des oeuvres inédites du sculpteur Ron Mueck et du designer numérique John Maeda, rapprochant deux artistes qui questionnent, chacun à leur manière, notre rapport au réel et à l'artificiel. Le travail de l'Australien Ron Mueck, 47 ans, célèbre pour sa sculpture monumentale représentant un enfant accroupi, "Boy", présentée à la Biennale de Venise en 2001, fascine par son mélange de réalisme et de troublante étrangeté. L'hyperréalisme de l'anatomie et de la carnation, avec rougeurs, veines, rides, poils et cheveux plantés un à un, est perturbée par la taille, plus petite où plus grande que nature, et par d'imperceptibles variations dans les proportions. Mueck, qui a d'abord créé des marionnettes, et travaillé notamment pour la télévision et le cinéma (aux côtés de Jim Henson pour "Sesame Street", le "Muppet Show" ou encore le long métrage "Labyrinth" avec David Bowie) puis la publicité, se consacre à la sculpture depuis 1996. Pour sa première exposition en France, il a spécialement créé cinq nouvelles pièces en fibre de verre et silicone, dans la continuité d'une oeuvre d'une grande puissance émotionnelle, qui explore l'intimité, l'ambiguité des sentiments et la relation à l'autre. Visible de la rue, l'immense "Wild Man", homme nu barbu et échevelé, recroquevillé sur son tabouret, jette un regard effrayé au visiteur du haut de ses 2,85 m. A quelques pas, un homme et une femme nus "miniaturisés" allongés l'un près de l'autre ("Spooning Couple"), sont surpris dans un demi-sommeil dont l'apparente intimité semble contredite par l'absence de tout contact entre les corps. La plus grande des sculptures présentées, "In Bed", représentant une quadragénaire de près de 7 m allongée dans son lit, perdue dans ses pensées, côtoie "Two woman", deux vieilles femmes en manteaux, ridées et voûtées de taille réduite, qui jettent un regard peu amène dans la même direction, vers quelque mystérieuse scène. Considéré comme un pionnier du graphisme digital, le designer numérique John Maeda, ingénieur informaticien et artiste, à la fois étudiant et professeur au prestigieux MIT (Massachussets Institute of Technology), s'attache à réconcilier l'être humain avec l'ordinateur, imaginant une ère "post-numérique" où l'ordinateur "sera devenu aussi humain que nous". Né à Seattle en 1966 dans une famille d'immigrés japonais, John Maeda, qui refuse d'être enfermé dans une discipline, a étudié les Beaux Arts au Japon après avoir satisfait la volonté paternelle qui le voulait ingénieur. "La technologie seule est extrêmement ennuyeuse", insiste l'artiste, qui travaille toujours à partir de croquis ou de photographies, avant de concevoir ses programmes. Pour sa série intitulée "Nature", Maeda a créé un programme reproduisant la gestuelle simple du peintre, donnant vie à sept "Motion Paintings" influencés par l'expressionnisme abstrait. Composées de courtes séquences représentant des motifs aux couleurs vives en perpertuelle mutation, ces "peintures en mouvement" sensuelles et hypnotiques, projetées sur des écrans translucides, évoquent des phénomènes naturels (herbe qui pousse, pluie...) tout en conférant une nature organique à l'ordinateur. Avec "Eye'm hungry", conçu pour les enfants, Maeda invite à un rapport encore plus "primal" à la machine : autour du thème de la nourriture, l'artiste a imaginé des programmes "réactifs" qui permettent aux enfants de créer des formes colorées à partir d'images d'aliments grâce au clavier ou simplement la voix.

jeudi, novembre 24, 2005

 

Martin Scorsese.

Martin Scorsese est né le 17 novembre 1942 à Flushing, Long Island, second fils de Charles et Catherine Scorsese. Avec ses parents d’origine sicilienne, il grandit dans le quartier italien de Manhattan : Little Italy. Sa jeunesse dans ce quartier inspirera définitivement sa carrière et New York servira de décor privilégié pour plusieurs de ses futurs films. Enfant, il souffre gravement d’asthme, ce qui l’empêche de sortir et de pratiquer le sport, c’est ainsi que ses parents l’emmènent très vite fréquenter les salles de cinéma. Il est fasciné par les images sur l’écran et retranscrit chez lui en dessin ses premières idées de films. En 1956, il étudie dans un collège de séminaristes. Renvoyé au bout d’un an, il finit ses études secondaires à la Cardinal Hays School dans le Bronx. En 1960, il s’inscrit aux cours de cinéma de la New York University où il obtiendra une licence (1964) et une maîtrise (1966). Fortement influencé par la Nouvelle Vague française et par le Shadows de John Cassavetes, il réalise plusieurs courts métrages (What’s a nice girl like you doing in a place like this ? en 1963, puis It’s not just you, Murray ! et le fameux The big shave) qui remportent déjà de nombreux prix. Il y écrira également le scénario de son premier long métrage : Who’s that knocking at my door ? produit par Haig Manoogian, son professeur à la NYU. Le film avec Harvey Keitel dans le rôle principal sortira dans les salles en 1969. Parallèlement à ses premiers pas dans le cinéma, il enseignera à la NYU entre 1968 et 1970. En 1969, on lui confie le tournage de The honeymoon killers, mais il est renvoyé au bout d’une semaine (il dirigeait tout en plans séquences, très larges, ce qui risquait d’aboutir à un premier montage de quatre heures!) On ne sait pas s’il reste des plans de ce qu’il a tourné. Finalement réalisé par Leonard Kastle, le film reste unique dans le cinéma américain (comme l’a pu être avant lui La nuit du chasseur – The night of the hunter de Charles Laughton) tant par son thème particulièrement sordide que par son traitement documentaire et froid, fort original pour l’époque. En 1970, Scorsese participe au montage de Woodstock et il supervise la production de Street scenes, documentaire tourné collectivement par les étudiants de cinéma de NYU, sur les manifestations contre la guerre du Viêt-nam. Scorsese déménage pour Hollywood. Il y rencontre le producteur Roger Corman qui lui propose de réaliser son premier film hollywoodien Boxcar Bertha (1972), avec dans les rôles principaux David Carradine and Barbara Hershey. Encouragé par John Cassavetes à poursuivre un style de réalisation plus personnel, Scorsese commence à travailler sur le film Mean streets ; une histoire quasi autobiographique située dans son quartier d’enfance Little Italy (même si la plupart des prises de vue seront effectuées à Los Angeles). Les personnages principaux sont interprétés par Harvey Keitel et Robert De Niro. Scorsese tient pour ce film à utiliser comme musique ses morceaux favoris, un choix qu'il refera régulièrement par la suite. Acclamé au New York Film Festival en 1973, puis par la critique, Mean streets marque le grand départ de sa carrière. En 1974, recommandé par Francis Coppola aux studios Warner Bros ainsi qu’à Ellen Burstyn, Scorsese réalise Alice n’est plus ici. Ce film est son premier succès commercial et vaut à Ellen Burstyn l’Oscar de la meilleure actrice. La même année il réalise Italian American un documentaire qui traite de la vie de ses parents et de leur passé d’immigrants italiens. Présenté au New York Film Festival, il reçoit une standing ovation pendant le générique de fin (lequel inclut la fameuse recette de la sauce spaghetti de sa mère). De Niro dans le rôle de Travis Bickle, un vétéran du Viêt-nam devenu chauffeur de taxi, l’une de ses créations les plus terrifiantes, Taxi driver est réalisé en 1976. Harvey Keitel, Jodie Foster, et Cybill Shepherd complètent la distribution de ce premier chef d’œuvre controversé. Scorsese obtient pour ce film 4 nominations aux Oscars à Hollywood, mais surtout est récompensé par la Palme d'Or au Festival de Cannes dont le jury est présidé cette année-là par Tennessee Williams. L’année suivante (1977), Scorsese et De Niro se retrouvent une nouvelle fois pour New York, New York, avec Liza Minelli. Le film traite des déboires conjugaux d’une chanteuse populaire d’après guerre et d’un saxophoniste de jazz. Scorsese recrée l’ambiance et le charme des comédies musicales des années cinquante tournées en Technicolor à Hollywood. Malheureusement, New York, New York est un cuisant échec commercial. Peu après la fin du tournage, Lisa Minelli lui propose de mettre en scène un spectacle à Broadway, The Act, mais après quelques semaines de préparation, l’expérience ne lui convient pas du tout et il est remplacé. En 1978, il réalise un documentaire à petit budget, American boy, sur son ami Steven Prince, aperçu dans Taxi Driver. Cette même année, il met en scène The last Waltz, documentaire sur le fabuleux dernier concert de The Band. La musique est interprétée par quelques légendes du rock n’ roll comme Eric Clapton, Bob Dylan, Muddy Waters, Van Morrison, et Ringo Starr. C’est son film suivant Raging bull qui assoira définitivement la réputation artistique de Martin Scorsese. Réalisé en 1980, il recevra le titre de meilleur film de la décennie par de nombreux critiques de magazines, et obtient six nominations aux Oscars. Il en remportera deux : Meilleur acteur de l’année pour Robert De Niro pour sa remarquable performance du boxeur Jake LaMotta, et meilleur montage pour Thelma Schoonmaker (elle est depuis le film la monteuse attitrée du réalisateur). Se servant du succès de Raging bull (lequel a été tourné entièrement en noir et blanc), Scorsese lance une grande campagne sur le problème de l'usure des pellicules et la restauration des films du patrimoine. En 1982, il dirige Robert De Niro et Jerry Lewis dans The king of comedy (la valse des pantins, une comédie grinçante sur les affres du show business. Le film ne rencontrera pas le succès escompté. Scorsese décide de réaliser un petit film indépendant, After Hours (1985), avec Griffin Dunne et Rosanna Arquette, pour lequel il remporte le prix de la mise en scène au festival de Cannes. Il accepte par la suite le projet de Paul Newman pour Touchstone Pictures de donner une suite au classique de 1961, L'arnaqueur - The Hustler de Robert Rossen. C’est La Couleur de l'Argent - The Color of Money tourné en 1986. Paul Newman recevra pour le rôle d’Eddy Felson son premier Oscar du meilleur acteur. L’année suivante, Scorsese réalisera le vidéo-clip Bad pour Michael Jackson et une publicité pour son ami Giorgio Armani En 1988, après plusieurs années de travail pour trouver le financement, Scorsese réalise enfin son rêve d’enfant de faire son film sur la vie du Christ. Tiré du roman de Nikos Kazantzakis, La dernière temptation du Christ provoque un tollé général et même des drames dans les salles de cinéma où le film est projeté, de la part de certains chrétiens intégristes. Pour ce film magnifique et incompris, Scorsese reçoit sa seconde nomination aux Oscars comme meilleur réalisateur. En 1989, il dirige Life lessons, l’un des courts-métrages du triptyque New York stories (les deux autres seront dirigés par Woody Allen et Francis Coppola). Life lessons est une étude sur l’acte de création avec Nick Nolte dans le rôle du peintre, et Rosanna Arquette dans celui de la femme qui l’obsède. En 1990, Scorsese ainsi que sept de ses congénères créent « the Film Foundation ». Cette organisation encourage la restauration et la préservation du patrimoine cinématographique mondial. Les affranchis, basé sur l’histoire véridique de Henry Hill, membre de la mafia (interprété par Ray Liotta), sort en 1990 et est nommé six fois aux Oscars (Joe Pesci remportera celui du second rôle masculin). Le film recevra de nombreux prix à travers le monde dont le Lion d’argent au festival international de Venise. Sitôt le tournage de Goodfellas terminé, Scorsese se rend au Japon interpréter le rôle prestigieux de Vincent Van Gogh dans Rêves - Dreams d’Akira Kurosawa. La même année, il co-produira le film de Stephen Frears adapté du roman de Jim Thompson, The Grifters. Avec Les nerfs à vifs – Cape fear- (1991), Scorsese s’attaque à un genre nouveau pour lui : le thriller. Il s’agit de l’éprouvant remake du film du même nom de 1962 avec Gregory Peck et Robert Mitchum. Le film traite du violent conflit entre un ex taulard psychopathe (Robert De Niro) et son avocat (Nick Nolte) qui l'a envoyé en prison. Egalement interprété par Jessica Lange et Juliet Lewis, Cape fear est à ce jour le plus gros succès financier du cinéaste. En 1991, la Cinémathèque Américaine le récompense pour l’ensemble de sa carrière. L’année d’après il crée « Martin Scorsese Presents », une organisation dédiée à la restauration et l’exploitation de classiques du cinéma. Ainsi, Le carosse d’or de Renoir, Rocco et ses frères de Visconti, et Belle de Jour de Buñuel, retrouvent une nouvelle jeunesse et passionnent un nouveau public. En 1992, il produit Mad Dog and Glory une comédie dramatique avec Robert De Niro, Bill Murray et Uma Thurman. Puis, il retrouve les plateaux de tournage pour Le temps de l’innocence (1993), une somptueuse adaptation du roman d’Edith Wharton sur la société bourgeoise New Yorkaise à la fin du XIXème siècle, avec Daniel Day-Lewis, Michelle Pfeiffer, et Winona Ryder. C’est un grand succès critique et il est une nouvelle fois nommé à cinq reprises aux Oscars. En 1994, Scorsese fait une courte apparition dans le film de Robert Redford Quiz Show, mais aussi dans Search and Destroy (1995), dont il est le producteur. Avec Casino en 1995, Scorsese retrouve le monde des gangsters dans une grandiose épopée sur l’ascension et la chute d’un patron d’un grand hôtel de Las Vegas dans les années 70. Il retrouve pour la huitième fois (et dernière à ce jour) Robert De Niro, mais aussi Joe Pesci, et Sharon Stone (qui remportera un Golden Globe pour sa fantastique composition). Après Casino, il termine son fameux documentaire de quatre heures sur le cinéma américain avec Michael Henry Wilson, a personal journey with Martin Scorcese, commandé par le British Film Institute pour célébrer le centenaire de la naissance du cinéma. Puis, il produira Clockers de Spike Lee (1995), Grace of My Heart d’Allison Anders (1996), et co-produira Kicked in the Head de Matthew Harrison (1997)En 1997, Scorsese est honoré par l’AFI (American Film Institute) du Life Achievement Award, récompense très prestigieuse aux USA, pour l’ensemble de sa carrière. Et la même année il réalise Kundun, l’histoire de la jeunesse de l’actuel dalaï Lama, réfugié en Inde après la prise de pouvoir de son pays par la Chine communiste. Le film sera quatre fois nommé aux Oscars. En Mai 1998, il devient président du jury au festival de Cannes, l’année du triomphe du film de Roberto Begnini La vita e bella. Scorsese travaille ensuite sur un documentaire sur le cinéma italien. Il co-produit le western de Stephen Frear, The Hi-Lo Country, et fait une apparition dans The Muse d’Albert Brooks. En 1999, Martin Scorsese retrouve pour l’occasion les rues chaudes de New York, dans A tombeau ouvert – Bringing out the dead, avec Nicolas Cage et Patricia Arquette dans les rôles principaux. En 2001, Scorsese continue son exploration de l'histoire du cinéma, en proposant un nouveau documentaire fleuve, Il mio viaggio in Italia, qui, à l'instar de son Voyage à travers le cinéma américain, traite de ses souvenirs de cinéphile, mais là, en ce qui concerne le cinéma italien. Fin 2002, après de longs mois d'attente, sort enfin dans les salles, le film qu'il a tourné dans les studios de Cinecitta à Rome, Gangs of New York avec Leonardo di Caprio, Cameron Diaz et Daniel Day Lewis. Succès international pour ce film à grand spectacle. Il obtiendra 10 nominations aux oscars mais aucune récompense à la clé. Entre deux énormes films historiques, Scorsese refait un petit détour par le documentaire, genre qu'il n'a jamais occulté, en produisant une série justement nommée The Blues, consacrée à la musique du même nom. Il a réalisé le premier volet laissant la réalisation des six autres films à d'illustres collègues dont les immenses Clint Eastwood et Wim Wenders. Début 2005 sort en France The Aviator, la biographie du milliardaire américain Howard Hugues, avec le nouvel alter ego du cinéaste, Leonardo DiCaprio. Le film remporte le Golden Globe du meilleur film 2004.