mercredi, mars 22, 2006

 

Karate kid collection.

Bon comment justifier l'achat compulsif de ce coffret ? Les arts martiaux m’ont toujours fasciné, alors quand on me demande pourquoi je me pête le dos tous les mercredi à ce putain de ju jitsu je dis c’est à cause de Bruce Lee, ça fait classe... alors que mon vieux rêve à moi, c’est devenir Ralph Macchio et finir comme Pat morita, donc ouais j'acheté le coffret trilogie et ouais j’ai un peu honte (pas de scénario, calibré ado, acteurs médiocres) mais putain, du karaté, des bonzais, des bagnoles de collections, un super bandeau autour de la tête, et le nom de mon préféré à la Légion des Super-héros…alors j’ai craqué… "Sorti en 1984, "Karaté Kid" devint très rapidement le film d’une génération, transformant les préjugés sur ce sport en philosophie. Car depuis les années 1970 avec les films de Bruce Lee et de Chuck Norris en ce début d’années 1980, le Karaté souffre d’une image violente reflétant un sport d’attaque. "Karaté Kid", grâce notement à un scénario très imaginatif et très renseigné de Robert Mark Kamen, et à une composition d’acteur (en l’occurrence celle de Pat Morita) présenta ce sport sous une autre forme plus philosophique. Avec ce film, le karaté devint dans l’esprit collectif un sport de défense, où les bases se situent dans le quotidien. Le « Lustré, frotté », « repeindre la palissade, main droite grande planche, main gauche petite planche » ou encore « Haut, Bas », sont devenus des phrases cultes que l’on retrouve encore dans nos conversations. Le film comprend tous les thèmes fort des années 80, les dérives de l’après Viêt-Nam (Le sensei des Cobra), l’apparition des familles monoparentales, le chômage, le déracinement etc… L’histoire tient entièrement sur les rapports qui unissent ce jeune garçon devenu le souffre de douleurs de jeunes violents, avec ce vieux monsieur Japonais qui deviendra son maître à penser et à se défendre. Au-delà d’une relation, maître élève, c’est une véritable amitié qui se réveille soudain au delà de toutes les souffrances des deux protagonistes, les autres personnages devenant soudainement secondaire. Les acteurs sont, quant à eux, très convaincants, même si Ralph Maccio (Outsiders, 83, Mon cousin Vinny, 01)n’est pas le meilleur acteur du monde, surtout dans certaines scènes comme par exemple celle où il recrache un alcool trop fort. Pat Morita (Mulan, 98, Lune de miel à Las Vegas, 92)grâce à cette composition, reçu l’extrême honneur d’être nominé aux Oscars. John G. Avildsen fort de son expérience,( il fut le réalisateur inspiré de "Rocky" en 1976 pour lequel il reçu un oscar), a su s’entouré des meilleurs tant pour l’entraînement des comédiens, que pour le scénario. Tout le monde connaît son sujet et ça se voit à l’écran. Les plans en contre jour, l’initiation, et surtout la grande scène du championnat, tout est filmé avec une grande virtuosité. N’hésitant pas à faire des plans larges pour forcer ses acteurs à coller au plus près de l’art martial, la musique de Bill Conti ( Rocky, 76, Rien que pour vos yeux, 81)ne fait que rajouter une touche finale sur l’ensemble le rendant encore plus fort. Un film culte donc, où le karaté n’est plus un sport d’attaque avec toutes les dérives violentes que cela génère, mais est présenté comme une philosophie basé sur l’équilibre du corps et de l’esprit. Un film où l’amitié entre un jeune garçon et un vieil homme va finir par bousculer les certitudes. Un film que l’on aime regarder encore et encore, et que l’on aimera faire regarder à nos enfants. Même frustration que pour le son, l’image reste pâle. Et les couleurs semblent avoir eu du mal à passer l’épreuve du temps. Dommage car on attendait plus d’une édition spéciale. C’est la plus grande frustration de cette Edition Spéciale, un son 2.0 Dolby Digital, pratiquement identique à la version précédente, provoquant un manque énorme de dynamisme. Quand on sait que la musique de Bill Conti, fut composé de manière à renforcer le dynamisme de certains passages, il y a vraiment de quoi être frustré Alors pour le coup, là on entre vraiment dans le vif du sujet. L’édition précédente souffrait d’un manque de bonus. Là, l’édition spéciale nous régale. Elle commence par un Making Off très complet et surtout très intéressant du film. Les principaux interprètes reviennent sur le tournage, sa préparation, et l’approche qu’ils ont pu en avoir. C’est amusant d’ailleurs de découvrir Ralph Macchio et Pat Morita vingt ans après. Chacun y livre son petit secret, sa petite flamme qui fit de ce petit film, une grande réussite. Bien sur, il n’y a pas de film de karaté sans maître, et l’Edition Spéciale, n'a pas oublié Pat E. Johnson, qui signa la chorégraphie de tous les combats du film dans le reportage « L’entraînement du Karaté Kid ». C’est une bonne idée, car elle nous permet de mieux comprendre le cheminement suivi par le professeur pour amener ses acteurs à être crédible à l’écran. Ensuite et c’est l’une des meilleures idées, la musique dans le film. Bill Conti nous fait revivre sa réflexion et la façon dont il a composé la musique du film, et ses petits secrets pour nous faire plonger l’univers du film. C’est fascinant et on en re-demande. Le tout se fini sur une petite touche ludique et tout aussi intéressante, même si surprenante, mais un reportage est entièrement dédié à l’entretient d’un bonsaï, avec les conseils du maître Ben Oki, grand spécialiste de la chose. Pour une édition spéciale, du côté des bonus du moins, c’est une vrai réussite."

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