lundi, août 06, 2007

 

Snuff : the final cu(l)t.

"Les Snuff movies (ou Snuff films) sont des films courts généralement sous forme d'unique plan-séquence mal filmé et instable qui mettent en scène un meurtre (supposément) réel, souvent précédé de pornographie avec viols de femmes ou d'enfants. Le terme de snuff movie apparaît au milieu des années 1970 pour désigner des films clandestins contenant les images de sévices et de meurtres qui se prétendent réels. Ces films faits de brutalité et de violence semblent destinés à des amateurs demandeurs. Un certain nombre de films pour le cinéma ont traité du thème des snuff movies. La réalité de ces films est toutefois discutée, certains considérant qu'il s'agirait principalement d'une légende urbaine. La légende populaire veut que le snuff soit le produit d'un faux tournage, suivant le schéma suivant : un producteur organise un casting pour un film pornographique, les interprètes engagées sont ainsi manipulées pour être victimes de vraies tortures et d'abus, avant le meurtre final. Ce film circule ensuite dans un circuit fermé de riches amateurs de crimes où ces cassettes circulent à prix d’or. Deux composantes sont essentielles dans le snuff movie : la mort et l’image. La mort : elle doit être présentée comme étant réelle, mais il faut également qu’elle soit visible dans son déroulement. On doit voir "le mourant", autrement dit la victime sur le point de mourir, ou en train de mourir, et non la mort ayant déjà réalisé son œuvre. Autre aspect, la victime est consciente de sa mort. L’image : la mort doit être filmée. Il ne s’agit pas de simples photos, il faut accentuer le réalisme par le mouvement et la durée. Le plan-séquence est généralement de mauvaise qualité et filmé par un cinéaste semi-professionnel (éclairage présent mais partiel et mauvais, cadrages instables mais ciblés, etc.). Polémique sur l'existence des snuff movies Un certain nombre d'éléments autour des snuff movies sont caractéristiques de ce qu'on nomme une légende urbaine, ce qui mène beaucoup de personnes à penser que ces films n'existeraient pas ou alors de façon très exceptionnelle, sans qu'existe un marché organisé. L'élément le plus convaincant est qu'il est, de toute évidence, considérablement moins risqué pour le réalisateur de mettre en scène un faux meurtre, et de le vendre en le faisant passer pour vrai à des clients qui ne verront pas la différence. Et s'il s'avère que le réalisateur est mentalement dérangé et vit en dehors de la réalité au point de ne pas se soucier des risques qu'il encourt en filmant de vrais meurtres, il n'est pas logique qu'il en fasse ensuite une utilisation "logique" et "rentable" en en faisant un commerce organisé. D'autres éléments laissent à penser qu'il s'agirait d'une rumeur : le fait que les snuff movies soient systématiquement filmés dans de mauvaises conditions de cadrage, d'éclairage, etc. qui facilitent l'utilisation de trucages ; le caractère particulièrement fantasmatique de ces snuff movies, qui allient des idées de violence, de sexe, de mort et d'argent ; le fait qu'aucune décision judiciaire ne semble avoir jamais été prononcée à ce sujet ; le fait qu'aucun rapport d'enquête policière ou journalistique à ce sujet n'ait été lu, ce qui laisse à penser qu'aucune enquête n'ai conclu à leur existence ; le fait que la transmission d'informations à ce sujet se déroule en majorité sur les médias les plus propices à la diffusion de rumeurs : transmission orale, forums de discussions sur internet, email, etc. le fait qu'une diffusion nécessairement réservée à un public restreint a peu de chances d'intéresser les organisations criminelles qui visent surtout le profit; En 2001, la journaliste française Sarah Finger a publié un ouvrage relatant son enquête de deux années sur le phénomène des snuff movies, notamment auprès d'InterPol et du FBI. [La mort en direct, Snuff movies, Le Cherche Midi éditeur, Paris]. Sarah Finger explique pourquoi elle met en doute à ce jour l'existence de ces films et semble les ranger dans le domaine des légendes urbaines et des rumeurs circulant sur Internet. Le sociologue Jean-Bruno Renard [Légendes urbaines et De source sûre, Payot, Paris] estime également que les snuff movies sont sans doute une légende. En revanche il est évident que des sites web proposant de telles vidéos sont forcément difficiles à trouver car leurs créateurs les masquent au maximum pour ne pas être retrouvés à cause de l'illégalité de la démarche, à l'image des sites de pornographie enfantine. L'illégalité de ces vidéos fait que leurs créateurs prennent forcément beaucoup de précautions. On retrouve beaucoup de ces vidéos sur des réseaux semi-anonymes, comme le peer to peer ainsi que sur des réseaux qui le sont totalement, comme Freenet où il y a carrément des sites spécialisés. Certains affirment qu'il n'y a pas de fumée sans feu, que le snuff movie n'a pas pu atterrir dans la légende sans avoir existé. Néanmoins cet argument ne revêt que très peu de valeur au vu des nombreuses autres légendes urbaines existantes. Tout ce que l'âme humaine est capable d'imaginer de pire est généralement produit au moins par quelques pervers. L'affaire Kuznetsov : D'après un article du journal anglais The Observer, les autorités russes ont en l'an 2000 procédé à l'arrestation du Russe Dmitri Vladimirovich Kuznetsov, 30 ans, réalisateur de vidéos de type snuff où l'on voyait le viol, la torture et le meurtre réels d'enfants. Toujours d'après l'article, l'enquête montre que l'individu écoulait à prix d'or sa production dans des pays comme la Grande-Bretagne ou l'Italie à destination d'une clientèle sadique et pédophile. Toutefois, en définitive, la justice russe ne semble pas avoir retenu contre lui la qualification de meurtre : Kuznetov semble avoir été condamné à 3 ans de prison pour production et distribution de pornographie infantile.Réalité ou légende, les snuff movie n'en ont pas moins inspiré nombre d'œuvres connexes au cinéma comme en bande dessinée ou en littérature. Par ailleurs, certaines vidéos qui s'échangent sur le réseau Internet sont proches des snuff-movies en ce qu'elles montrent des morts violentes filmées dans la réalité. Sur Internet circulent des films et images qui ne sont pas exactement des snuff movies, mais qui leur sont semblables sur plusieurs point : vidéos montrant des mises à mort ou tortures en temps de guerre ou de guérilla, des lynchages, des morts violentes par accident, etc. En 2004 et 2005, certains de ces films ont beaucoup fait parler d'eux car ils ont collé à l'actualité : il s'agit des vidéos diffusés par des groupuscules extrémistes et montrant la décapitation d'otages, notamment américains, après la seconde guerre d'Irak. Si les raisons de la consommation de tels films ou images ont quelques ressemblances avec celles qu'on prête aux consommateur de snuff movie (fascination pour la violence et la mort, pulsion de destruction, voire de perversion dans certains cas), leur production n'obéit pas à la même logique. Dans le snuff movie tel qu'il est défini, la mise à mort elle-même n'a pour objectif que l'excitation morbide voire sexuelle qu'elle peut engendrer et donc par derrière le profit financier que peut apporter un tel matériel. Dans ces autres types de films, les mises à mort ont d'autres raisons (guerre, idéologie, extrémisme religieux, haine et colère d'une foule, etc.) et leur captation est souvent fortuite ou bien effectuée également pour des raisons idéologiques (frapper l'opinion publique, etc.). Dans les années 1970, un certain courant cinématographique était à la recherche d'un réalisme le plus cru possible dans la violence et la mort. Entre autres, plusieurs réalisateurs italiens ont mis en scène des récits de cannibalisme dans quelques films relativement célèbres : Cannibal Holocaust, Le Dernier monde cannibale, Mondo Cane, etc. Ces films ont fait scandale, des rumeurs accusant certains réalisateurs d'avoir été trop loin en filmant des mises à mort réelles d'animaux ou d'être humains ou même en les provoquant. Ces derniers s'en sont défendus, évoquant la seule qualité de leurs effets spéciaux. En 1976, Carter Stevens décida de rajouter une scène choc au film méconnu de Michael Findlay, The Slaughter que Carter Stevens renommera Snuff. Cette scène avait pour but de faire croire au spectateur que le pseudo-scénariste du film Snuff violait une des actrices du film The Slaughter avant de la tuer de manière très barbare. Cette scène créa une polémique gigantesque ce qui provoqua des enquêtes policières. La légende du snuff movie était née. Flowers of Flesh and Blood - Guinea Pig 2 vogue également sur ce courant. La rumeur veut que son réalisateur Hideshi Hino reçoive un paquet envoyé par l’un de ses fans. Celui-ci aurait contenu un film en 8mm, cinquante-quatre photographies et une lettre de dix-neuf pages qui parlait d’un crime atroce. Après avoir visionné le film, Hino décida d’aller voir la police, leur fournissant les preuves qu’il avait reçu. Le "film" en lui-même, montrait un homme portant un casque de samouraï qui y droguait une femme, puis la démembrait tout en expliquant à la caméra que ce qu’il faisait là était beau. Toujours d'après la rumeur Hideshi Hino décida donc de réaliser Flowers of Flesh and Blood pour exorciser cette vision. Expérience réussie, puisque l'acteur américain Charlie Sheen tomba sur le film et y crut tellement qu’il envoya un copie au FBI qui ne manqua pas de mener une enquête… sans résultat évidemment ! Face à la mort (en anglais Faces of Death) est encore un autre genre : c'est un film qui se veut documentaire sur les différentes formes que peut revêtir la mort. Il mélange des morts réelles (d'animaux et d'humains) avec des mise en scène évidentes. Il existe des sites Web montrant des images de cadavres et autres images choquantes, qui peuvent être considérées comme semblables à des Snuff movies, cependant, rien ne prouve que ces images soient réelles ou non, il se peut que ce soit des faux. Plusieurs films ont traité le sujet des snuff movies, le plus souvent pour les dénoncer : Dans Hardcore (1979) de Paul Schrader, George C. Scott part à la recherche de sa fille disparue, qu'il soupçonne d'avoir été enlevée par un réseau produisant des snuff movies. Dans Videodrome (1983) de David Cronenberg, un dirigeant de chaîne T.V découvre une transmission pirate entièrement dédiée au snuff appelée Videodrome. Dans Témoin muet (Mute Witness, 1994) d'Anthony Waller, une jeune Américaine, habilleuse de cinéma, souffrant de mutisme, est accidentellement le témoin, en marge d'un tournage "officiel" à Moscou, du tournage clandestin d'un snuff movie, puis poursuivie par le cinéaste et l'acteur masculin. Dans Strange Days (1995) de l'américaine Kathryn Bigelow, un ancien inspecteur de police doit visionner un snuff movie représentant le meurtre d'une de ses amies pour trouver des indices et retrouver son assassin. Dans Tesis (1996) de l'espagnol Alejandro Amenábar, un jeune étudiant découvre l'existence d'une bibliothèque de snuff movies cachée dans les soubassements de son université. Dans The Brave (1997) de Johnny Depp, un jeune Amérindien au chômage est recruté pour tenir le rôle titre d'un snuff movie. Dans Lost Highway (1997) de David Lynch, des personnages projettent dans une villa quelques secondes de ce qui semble être un snuff movie et dans lequel le musicien Marilyn Manson est mis en scène quelques secondes. Dans 8 mm (1999) de Joel Schumacher, une veuve demande à un détective privé d'enquêter sur la véracité d'un snuff movie que son mari gardait en secret. Un certain aspect artistique du snuff movie est mis en avant. Dans Une souris verte (2004) de Mathias Ledoux, un jeune informaticien voyeur assiste à un meurtre en direct sur une webcam d'un site d'exhibitionnisme. August Underground (2001) et August Underground's Mordum (2003) de Fred Vogel sont de faux snuff movies, comme si l'on avait retrouvé les bandes vidéo de psychopathes tournant des snuff movies. Dans Vacancy (2007) de Nimród Antal, un couple au bord de la rupture (Kate Beckinsale et Luke Wilson) se voit obligé de passer la nuit dans un motel après que leur voiture soit tombée en panne au milieu de nulle part. Une fois dans leur chambre, ils découvriront des cassettes de snuff movies dont le lieu de l'action n'est autre que leur propre chambre. Cannibal Holocaust (1980) de Ruggero Deodato : présente des scènes de meurtres d'animaux et humains d'une rare violence, mais également le viol d'une femme qu'on verra par la suite empalée. Hostel (2005) d'Eli Roth : un groupe criminel kidnappe des personnes pour les livrer à des riches hommes qui payent pour les torturer et les tuer. Lady vengeance (2005) de Park Chan-wook : un professeur de maternelle kidnappe et filme les meurtres d'enfants. Le sujet des snuff movies est utilisé dans une fraction non négligeable de l'intrigue du diptyque Golden Gate (2000) / Shadow (2002), 11e et 12e volumes de la série Largo Winch. Une série appelée "Le Réseau Bombyce" de Cecil et Corbeyran qui se déroule dans un XIXe siècle imaginaire est apparue récemment chez Les Humanoïdes associées. Manhunt de Rockstar North, est centré autour de la thématique du "snuff movie". Vampire: The Masquerade - Bloodlines de Troika Games, fait une référence au "snuff movie" dans une mission où le joueur doit récupérer une K7 vidéo contenant un film montrant d'horribles meurtres. Il est nécessaire de montrer patte blanche pour obtenir cette vidéo, les revendeurs du coin prétendant ne pas vouloir d'ennuis avec la justice. En 2001, Armin Meiwes publie plusieurs annonces sur Internet, dans lesquelles il déclare rechercher un homme voulant être mangé. Cette annonce est tout à fait sérieuse et le fait de manger la personne est à prendre au sens propre. Plusieurs personnes lui répondent, dont Bernd Jürgen Armando Brandes un ingénieur berlinois de 43 ans. La rencontre entre les deux hommes a lieu au domicile d'Armin Meiwes en mars 2001. Après avoir eu des rapports sexuels, ils décident d'un commun accord de sectionner le pénis de Bernd Jürgen Armando Brandes. Ils le cuisinent et le mangent ensemble. Toute la scène, qui dure plus de 9 heures, est enregistrée. Une fois le "repas" terminé, toujours avec l'accord de son hôte, Armin Meiwes le tue de plusieurs coups de couteau à la gorge. Dans sa cave, il l'étripe et découpe plusieurs morceaux de chair, dont il gardera certains au congélateur pour les manger plus tard. Sur ce point il déclare : "Je l'ai pendu par les pieds, éviscéré. J'ai découpé quelques 30 kilos de viande, les meilleurs morceaux ont été conservés dans mon congélateur". Le 10 décembre 2002, alors qu'il recherche, tout comme la première fois, une seconde victime consentante, il est arrêté par la police, après qu'un étudiant ai alerté les autorités. La police trouve à son domicile plusieurs sacs de viande humaine, il passe alors aux aveux. Armin Meiwes déclare regretter son geste, mais il garde tout de même un "bon" souvenir du repas. Plusieurs experts psychiatres le déclarent "sain" d'esprit et pouvant donc être jugé. Son avocat, Harald Ermel, plaide un homicide sur demande pour lui éviter la perpétuité. En janvier 2004, il est condamné à huit ans et demi de prison par le tribunal de Kassel. En avril 2005, le Parquet jugeant la peine insuffisante, saisit d'un pourvoi en cassation la Cour fédérale allemande pour rejuger Armin Meiwes, cette fois-ci pour assassinat à caractère sexuel. Le procès s'ouvre le 12 janvier et la perpétuité est demandée par l'accusation. Le 9 mai 2006, le tribunal de grande instance de Francfort condamne Meiwes à la réclusion criminelle à perpétuité. Le groupe allemand Rammstein a écrit une chanson sur ce fait divers, intitulée Mein Teil (dont la traduction littérale est "mon morceau" ou "ma part", mais qui désigne également en argot allemand le pénis), issue de l'album Reise, Reise, sorti en 2004. Marilyn Manson a également écrit une chanson appelée Eat Me Drink Me parue sur l'album portant le même titre sorti en mai 2007." (Source : Wikipedia).

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