lundi, juillet 30, 2007

 

What happened to Chris Conty ?

"Chris Conty est un chanteur pop belge des années 1970 fictif, créé de toutes pièces par Jean-Jacques Nyssen. C’est Jean-Jacques Nyssen qui enregistre les chansons datées des années 1970 du chanteur, afin de pouvoir sortir un disque qui soit reçu au premier degré, avec le contexte de l’époque. Il fait le sujet du documentaire "Que reste-t-il de Chris Conty ?", produit par Canal+. Il y est présenté comme un personnage réel dont on suit sa carrière. Pour rendre plus crédible ce personnage, plusieurs supports ont été crée comme de fausses pochettes de 45-tours, des témoignages de vraies stars, sites internet de fans. Sa biographie imaginaire : Christian Gillebert, alias Chris Conty, serait né en 1946 à Bastogne. Il aurait perdu son père à l'âge de 11 ans. Il aurait débuté sa carrière par quelques reprises sur des scènes locales et aurait enregistré en 1966 un premier 45 tours en gagnant à un radiocrochet. En octobre 1969, Chris Conty sort son premier 33 tours mais en février 1970, suite à un violent désaccord entre l’artiste et le producteur, le disque est retiré de la vente et tout le stock est pilonné. Il s’exile en France et devient Chris Conty. En 1973, il est backliner de l’opéra rock "La Révolution française" ; il aurait alors rencontré plusieurs stars dont Michel Fugain qui lui propose, en vain, d’intégrer le Big Bazar. Il y rencontre Alain Bashung, Dany, les Martin Circus, les frères Balavoine, Tony Marshall, Hervé Christiani... Février 1976 : dans un accès opportuniste, Chris Conty écrit et enregistre avec les "Naked Singers" (chorale pacifiste nue) : "Nous soussignés". Mais leur collaboration fait long feu. Novembre 1976 : le 45 tours : "l’enfer c’est toi" écrit encore avec Emile Bag, révèle une face d’ombre de Chris Conty. Février 1977 : L’autostoppeur. En duo avec une de ses choristes (Angie), Chris affiche une légèreté qui ne laisse rien apparaître de la dépression qui le ronge. Juin 1977 : Chris Conty chante en première partie de Adamo à Tokyo. Il est remarqué par Tatsuji Nagataki qui voit en lui un possible concurrent de Michel Polnareff. Novembre 1977 : Chris Conty fait une tournée furtive (5 dates) au Japon. Désappointé par le mode de réaction du public japonais, pudique et réservé, il avorte la fin de la tournée. Mars 1978 : Chris Conty tente de mettre fin à ses jours par défenestration du haut de sa chambre d’hôtel. Sa tentative de suicide défraie la presse à scandale. Divers motifs sont invoqués. Interné en clinique privée pendant plusieurs mois, il se lie d’amitié avec Hervé Dietrich, un pensionnaire de longue date, musicien paraplégique, qui l’initie aux nouveaux courants électroniques allemands. Chris Conty disparaît de la scène médiatique pendant deux ans et demi. Lâché par sa maison de disque, sans le sou, il retourne à Bruxelles où il retrouve Fabienne, dans une relation épisodique et torturée. Janvier 1980, Christian Gillebert reçoit son relevé de droits d’auteurs et n’en croit pas ses yeux : c’est le pactole. Sa chanson "Pas la peine", face B de son quatrième 45 tours est un énorme succès au Japon. Fort de cette nouvelle arme, il multiplie les voyages à Berlin ou il crée de nouvelles collaborations artistiques et décide d’auto-produire son prochain opus. Octobre 1980 : l’album s’appelle "Partance" mais ne trouve pas de distribution. Chris Conty refait quelques apparitions dans des salles alternatives, à Berlin, à Liège, à Paris. 1981 : Son album n’est toujours pas réellement distribué. Dans le creux de la vague, Chris Conty cherche d’autres voies, donne de moins en moins de nouvelles. On perd sa trace dans la banlieue de Berlin en octobre 1981. On l’a vu demander son chemin, puis s’engouffrer dans le métro, puis plus rien. Dans la chambre d’hôtel qu’il louait à la journée depuis 17 jours, il n’a laissé qu’un sac de sport avec des chaussures, un rasoir mécanique et un petit ours en verre emballé dans du papier… "

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