samedi, juin 09, 2007

 

Y a d'la joie.

"On savait les biopics à la mode, ou comment surfer sur une vague à remous limités, privilégiant histoires déjà bien faites, en lissant les aspérités et en modelant le tout à la sauce hollywoodienne. Ainsi on a vu apparaître avec plus ou moins de succès Ray, Walk The Line ou Dreamgirls retraçant les vies de Ray Charles, Johnny Cash ou The Supremes. Mouais. Et si les tâtonnements cinématographiques de nos idoles avaient désormais suffit et que les prochaines adaptations au grand écran de personnalités du monde de la musique devenaient des chef-d'oeuvres... Pour Control, le biopic sur Ian Curtis, par exemple ce serait bien. Annoncé depuis deux ans pas tout à fait officiellement, sans savoir tout à fait non plus qui serait derrière la caméra, il y avait de quoi laisser légèrement perplexe. La "délivrance" (non c'est faux, ça ne fait pas du tout fan...) se fera en deux temps. Premier mouvement : l'annonce du réalisateur, Anton Corbijn, photographe et clippeur, sera derrière l'objectif. Le Néerlandais avait suivi Joy Division et d'autres groupes et artistes musicaux pour les photographier. Qui de mieux que celui qui a réalisé le clip d'Atmosphere, single posthume rendant un dernier hommage à Ian Curtis, pour mettre en image les dernières années de la vie de ce dernier ? Second mouvement : la bande-annonce disponible depuis peu. Parti pris du noir et blanc, scénario basé sur le livre Touching From A Distance de Deborah Curtis, veuve de Ian, Control est plus que prometteur. Bien évidemment, toute la tragédie du monde, le poids de la vie sur les frêles épaules du Mancunien, sa sempiternelle solitude ne saurait être aussi bien commnuniquée que dans les textes d'Ian et les disques de Joy Division. Mais voir se mouvoir un simili-Ian Curtis sur grand écran alors que l'on a passé des nuits à écouter son chant solennel, désespéré et grave, lorsque l'on a passé des heures à regarder ses danses cathartiques lors des rares passages télévisés du groupe, et surtout lorsque l'on est né trop tard pour assister à tout cela, ce film qui semble réussi est une franche aubaine. Récompensé par deux fois à Cannes lors de la Quinzaine des Réalisateurs, Control va être attendu. A la même période où New Order semble avoir définitivement splitté, ce long-métrage semble être un dernier hommage à cette période et est respectueuse d'Ian Curtis, faussement vu comme une idole sacrifié sur l'autel du rock, archétype de l'artiste tourmenté. Septembre c'est loin.Ce qu'il y a de bien avec le cinéma (et l'imagination en général), c'est qu'on peut faire jouer n'importe quoi à n'importe qui. Dans le grand jeu "incarne Ian Curtis dans un biopic à gros budget", c'est finalement le chanteur/acteur Sam Riley (au centre) qui a devancé ses concurrents (par défaut avec la défection de poids lourds de l'industrie tels que Brad Pitt ou... Gérard Depardieu). Riley est aussi chanteur du groupe de Leeds 10 000 things.L'intéressé avait déjà interprété une autre légende du rock, bien vivante celle-là, dans le film sur Manchester, 24 Hour Party People. A cette époque, il s'était glissé dans la peau (pas facile à porter) de Mark E. Smith, leader de The Fall. Reste pour lui à interpréter Kurt Cobain, Jimi Hendrix et Arthur Lee, et il aura fait le tour de la question. Le film, baptisé Control, sortira en 2007.En attendant les fans de Joy Division devraient pouvoir apprécier un DVD qui sort le 31 octobre constitué principalement d'interviews de Ian Curtis et surtout de son biographe. Pas sûr pourtant que ce DVD soit une bonne affaire comparé au pirate qu'on trouve facilement sous le nom de Here Are The Young Men, rassemblant images live, clips et interviews."

Comments:
Hello Damoonoïde Park !
"Control" a été primé à Cannes il me semble, le buzz est très bon. Concernant les biopics la recette est trop classique et par exemple Dahan a fait aussi moyen que les américains avec Piaf d'ailleurs. Le truc c'est que toute leur vie n'est pas passionnante, y'a tellement de choses dont on se fout royalement. Il faut quitter le commercial, les 2H pour tout dire et surtout avoir un regard d'auteur, genre "Last days" du Paranoidien Gus.
 
Hey ! M'sieur Oli !
Je suis pas un grand fan des biopics et c'est pas les doors ni walk in line qui vont me faire changer d'avis par contre pour control je suis assez enthousiaste d'abord parce que ça permettra au plus grand nombre d'enfin découvrir la musique assez (trop) méconnue de Joy division et puis parce que derrière le réalisateur se cache un clippeur et surtout photographe fabuleux qui m'a fait rêver pendant toute mon adolescence.
La bise !
 
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