lundi, juillet 31, 2006
Jacyes.

Enfin le 16 juin 1973, naît son fils Thomas, raison supplémentaire de ralentir son rythme professionnel. Musicalement, on retrouve Jacques Dutronc en février 1975, à travers son album "L'Ile enchanteresse" qui compte quatre titres signés Gainsbourg. L'album réunit en outre des titres de 73, 74 et 75, et sont signés pour les textes Jacques Lanzmann (pour la dernière fois), Jean-Loup Dabadie et Jean-Pierre Bourtayre. Cette même année, Jacques Dutronc interprète l'un de ses rôles les plus marquants au cinéma dans "L'important c'est d'aimer" du polonais Andrzej Zulawski. Il y démontre l'étendue de son talent d'acteur dans un rôle à fleur de peau qui révèle une sensibilité indéniable que l'artiste avait toujours tenté de camoufler derrière son insolence et son humour. La fin des années 970 se passe plutôt devant les caméras où le chanteur s'est fait un nom aussi vite que dans la chanson. Ses principaux films à cette époque sont "Les bons et les méchants" de Claude Lelouch en 1977, "L'état sauvage" de Francis Girod en 1978 et "Sauve qui peut (la vie)" de Jean-Luc Godard en 1980. En 1978, Jacques Dutronc chante un duo, "Brouillard dans la rue Corvisart" avec Françoise Hardy, mais c'est en 1980 qu'il fait son grand retour à la chanson avec l'album "Guerres et pets" dont six titres sur neuf sont écrits avec Serge Gainsbourg. L'album ne connaît pas les records de vente de ses débuts mais cependant, chaque retour de Jacques Dutronc est désormais un événement musical. Le titre qui en ressort est "L'Hymne à l'amour (moi l'nœud)", manifeste anti-raciste présenté sous un angle à la fois impertinent et désinvolte qui reflète les tempéraments communs des deux auteurs. Jacques Dutronc reprend également "Le temps de l'amour" qu'il avait composé près de vingt ans plus tôt pour sa compagne. Justement, le 30 mars 1981, Françoise Hardy et Jacques Dutronc se marient en Corse, dans leur fief de Monticello où le couple possède une maison depuis de nombreuses années déjà. La Corse est pour Dutronc une terre d'adoption où il passe désormais une grande partie de son temps. En 1982, sort un nouvel album, "C'est pas du bronze", cette fois en partie co-signé avec Anne Segalen. Puis deux ans plus tard en 84, Jacques Dutronc renoue avec le succès lors de la parution du 45 tours "Merde in France" dont le seul titre fait couler beaucoup d'encre. Le disque se vend très bien, et l'humour acerbe et un rien scatologique du chanteur n'a rien perdu de sa vigueur. Enfin, en 1987 c'est au tour de l'album "CQFDutronc" d'envahir les bacs des disquaires mais avec un succès mitigé. Entouré d'un ancien guitariste de David Bowie et de Jean-Jacques Burnel des Stranglers, Jacques Dutronc concocte un album aux accents rock. Il collabore pour la première fois avec Etienne Daho sur le titre "Mais qui se soucie de nous" et partage un duo avec Bambou, la dernière compagne de Serge Gainsbourg ("Opium"). En outre, il célèbre la terre de Corse dans "Corsica", titre écrit et interprété avec le groupe I Muvrini. En 1989, Jacques Dutronc retrouve Andrzej Zulawski "Mes nuits sont plus belles que vos jours", mais le résultat n'est pas à la hauteur de leur première collaboration 15 ans plus tôt. En revanche, lorsqu'il décide de tourner avec le réalisateur Maurice Pialat en 1991, Jacques Dutronc se lance dans un des principaux rôles de sa carrière cinématographique. En mai 91 débute le tournage de "Van Gogh", film qui raconte les derniers mois du peintre dans le village d'Auvers-sur-Oise au nord de Paris. Le film sort avec succès en 1992, et la performance d'acteur de Dutronc lui vaut d'obtenir le César du meilleur acteur cette même année. Musicalement, l'année 1992 marque le retour sur scène du chanteur. Des spots de publicité signés Jean-Marie Périer annoncent l'événement à la télévision. Les concerts ont lieu au Casino de Paris pendant quatre semaines à partir du 3 novembre. Le succès est énorme, et la popularité de Jacques Dutronc est confirmée chaque soir devant un public enthousiaste et ravi de retrouver un Dutronc au meilleur de sa forme. Ses tubes des années 60 sont applaudis à tout rompre et devant ce triomphe, le spectacle obtient quelques mois plus tard, en février 1993, la Victoire de la Musique du meilleur spectacle de l'année. L'enregistrement du concert qui sort la même année se vend à plus de 600.000 exemplaires. Dans la foulée, sortent de nombreuses compilations de son répertoire, dont une intégrale de son travail chez Vogue entre 1966 et 1976 présentée dans une boîte de conserve. A partir de mars 1993, Jacques Dutronc part en tournée et s'arrête en avril au festival de Bourges et en juillet aux Francofolies de La Rochelle ainsi qu'au festival rock de Leysin en Suisse. Entre temps, il fait une escale au Casino de Paris pour une nouvelle série de concerts. Il y intègre la venue d'un journaliste différent chaque soir qu'il fait monter sur scène au milieu du spectacle afin de répondre à ses questions. L'exercice est fort périlleux pour les journalistes mais le succès de l'idée est indéniable auprès du public. Après quelques films avec entre autres Michel Deville ou Patrick Grandperret, Jacques Dutronc sort un album le 4 octobre 1995, "Brèves rencontres". En dépit d'une large promotion, le chanteur reste en retrait des médias et quand il reçoit les journalistes, c'est souvent dans sa maison de Corse. Album au son rock sobre et élégant, "Brèves rencontres" donne lieu à une plus grande diversité d'écriture que les précédents disques. Jacques Dutronc s'est entouré de la jeune écrivain Linda Lê ("L'âme sœur"), David Mc Neil ("La pianiste dans la boîte à Gand"), Jean Fauque, auteur pour Alain Bashung ("Elle m'a rien dit m'a tout dit") ainsi que Thomas Dutronc et Arnaud Garoux ("A part ça"). Il partage également un duo avec Etienne Daho sur "Tous les goûts sont dans ma nature". En fin d'année, il part au Maroc tourner "Les Victimes" de Patrick Grandperret qui sort un an plus tard le 11 septembre 1996. Peu de nouvelles du fumeur de cigares à la fin des années 1990 à part sa participation dans le film de Nicole Garcia, "Place Vendôme" en 1998 et dans le nouveau Claude Chabrol, "Merci pour le chocolat" en 2000. Retour sur la musique en début de siècle via un duo inattendu avec le rappeur Stomy Bugsy, "Une tombe à la place du cœur". Alors que des bruits courent sur un nouvel album, c'est sur celui de Françoise Hardy qu'il apparaît en mai 2000 en partageant avec elle un magnifique duo écrit par Jean Nohain et immortalisé par Mireille en 1935, "Puisque vous partez en voyage". En 2001, Jacques Dutronc fait encore une interprétation remarquée d'un homme malade, en fin de vie, dans "C'est la vie" de Jean-Pierre Améris aux côtés de Sandrine Bonnaire. Il apparait également dans "Embrassez qui vous voudrez" de Michel Blanc. Mais plus qu'au cinéma, c'est dans la chanson que chacune de ses apparitions sont un événement. Ainsi, lorsque est annoncé un nouvel album dès 2002, chacun se prend à rêver d'un retour sur scène. L'album paraît enfin mais en 2003, le 19 mai. Nommé "Madame l'Existence", ce CD fut en grande partie créé et enregistré dans sa maison corse, à Monticello. On y retrouve David Mc Neil mais surtout Jacques Lanzmann avec lequel il n'avait pas collaboré depuis la fin des années 1970. Dans ce disque qui devait à l'origine êrte un album de reprises, Jacques Dutronc interprète également un titre de Mouloudji, "Un jour tu verras". Sous un air désinvolte, Jacques Dutronc reste un des artistes français les plus populaires. Nombre de ses chansons sont aujourd'hui des titres majeurs du répertoire national et souvent repris par d'autres artistes dont Vanessa Paradis ("Les Cactus") ou le groupe anglais, les Dutronc."
Comments:
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