jeudi, novembre 03, 2005

 

Bio-mécanikz inc.

"Le réalisateur le plus inquiétant de la planète. Vous annoncez à une table d'initié, "Shinya Tsukamoto sort un nouveau film", et là, tout le monde s'arrête, vous regarde et se dit, "bon, et de quoi parle ce film ?" avec une certaine angoisse. C'est normal, le syndrôme Tsukamoto à fait le tour du Japon et bien plus ... L'enfant choquant à fait sa réputation sur le film le plus "Hystérique" du cinéma, "Tetsuo". Depuis, lorsque l'auteur sort un film, forcémment, les initiés se demandent de quoi parle ce nouveau film ... Shinya Tsukamoto est né à Tokyo en 1960, Son intérêt pour le cinéma n'a de cesse d'évoluer. Il tourne ses premières séquences à l'âge de 14 ans en Super 8 et enchaîne dès l'âge de 17 ans une série de courts métrages. Attiré par le monde de la réalisation et du spectacle et par le phénomène de mise en scène, en 1979, Shinya Tsukamoto met en place un théâtre mobile au Japon et plus précisément à Tokyo sous le nom de "kaijyu theater", et présente ses courts métrages à la population Japonaise dont les thèmes sont souvent liés à un univers obsessionnel, histoires de fantômes et cauchemars kafkaiens où des humains se transforment en cafards géants. Poursuivant ses études, Shinya Tsukamoto sera diplômé de l'Université de Nihon et débutera au début des années 80 comme réalisateur de Pub en Agence. C'est à partir de cette période que le jeune Shinya Tsukamoto va se démarquer très largement. Attirant l'œil des critiques, la sortie de son premier long métrage, "Tetsuo" va d'emblée révéler le jeune réalisateur sur le devant de la scène et séduire très rapidement une population en marge de la culture japonaise. A la fois, réalisateur, producteur, monteur, scénariste et parfois acteur (Shinya Tsukamoto aime passer à l'écran dans chacun de ses films de manière présente ou furtive). Shinya Tsukamoto est un créatif, il impose et s'impose comme le précurseur de la culture Cyber Punk en proposant un style décalé généralement lié à des thématiques bouleversantes (la place de monsieur tout le monde qui demain voit sa vie transformée par un phénomène ...) dans une ambiance de Science Fiction. Il se lance aussitôt dans la réalisation de courts métrages et décide d'entamer des études d'arts plastiques au collège puis à l'université. Il travaille ensuite quelques temps dans la publicité, mais l'univers ne lui convient pas, et il crée alors sa propre compagnie théâtrale, le Kaiju Theatre Company ("Le théatre des grands monstres") avec laquelle il monte trois pièces avant de s'orienter définitivement vers le cinéma. Après deux courts métrages remarqués, Tsukamoto signe enfin Testsuo en 1988, un moyen métrage tourné dans des conditions précaires mais qui fera le tour du monde des festivals. Rapidement remarqué, le jeune homme réalise ensuite un film de commande pour une grosse compagnie japonaise : "Hiruko the Goblin" (1990). Tsukamoto a développé très tôt un univers particulier où la chair et le métal fusionnent en une nouvelle forme organique, où les frustrations et les répressions accumulées de la vie urbaine s'échappent violemment. Après le dyptique Tetsuo/Tetsuo 2 : Body Hammer, il s'impose comme une valeur sûre du cinéma indépendant nippon. Véritable homme-orchestre, il organise autour de lui une authentique famille de cinéma, composée de collaborateurs et de comédiens prêts à le suivre dans l'exploration de ses fantasmes les plus délirants, inspirés par les univers cyberpunk de William Gibson ou Bruce Sterling et les films de David Lynch ou David Cronenberg. Plusieurs cinéastes occidentaux ne cessent de louer son talent. En 1995, le scénariste, réalisateur, comédien (il apparaît dans quelques films de son compatriote Takashi Miike dont Ichi the killer), directeur de la photographie, cadreur, monteur, directeur artistique et producteur détourne le film de boxe pour son sanglant "Tokyo Fist", puis reste dans l'univers urbain en 1998 pour "Bullet Ballet", tourné en noir et blanc. Deux ans plus tard, le cinéaste se plonge dans le film en costume sans perdre sa rage pour "Gemini", situé dans le Japon des années 1920. En 2002, Shinya Tsukamoto est sélectionné au Festival de Venise pour "A snake of June".

Comments:
J'ai vraiment du mal avec Testuo 1&2. Mais je ne peux pas dire que je n'aime pas... Tsukamoto doit être un visionnaire...
 
Ca ne m'étonne qu'à moitié. Je pense que soit on adore, soit on déteste le style visuel de Tsukamoto. Reste Tokyo fist et Bullet Ballet deux putain de claques graphiques...peut-être plus faciles d'accès...

Visionnaire: je ne sais pas.
Ovni: sans aucun doute...


Julien Courbet.
 
Publier un commentaire

<< Home

This page is powered by Blogger. Isn't yours?