mercredi, mai 02, 2007

 

Le Thrace à l'oeil numide.

On va parler de débats télé puisque ce soir Oui chef prépare la pintade à la hongroise. En 1974 Mitterand à payé très cher le fait de n’avoir pas pris la télévision en tant que média au sérieux, déstabilisé il ne voit pas venir "le monopole du cœur" il sort perdant de cette première joute hertzienne. C’est à partir de cette date qu'il va tout mettre en œuvre pour parfaire son attitude face caméra en embauchant Séguéla comme conseiller en comm (la force tranquille et de la France unie). Lorsqu’il arrive dans le chaudron de 1981 il veut sa revanche sur 1974. En off, vingt minutes avant, Moati et Mitterand se retrouvent donc seul à seul et Moati sort une phrase comme ça, sortie d’on ne sait pas où : "mon père aurait été fier de nous voir là tous les deux, finalement si on est là c’est aussi graçe à ceux qui ne sont plus là" Mitterand, la boule à la gorge répond : "vous avez raison nous nous devons de parler aussi pour les morts". Les conseillers entrent dans la salle maquillage et trouvent Mitterand décomposé, se retournent vers Moati en disant : "vous vous rendez compte ! que lui avez-vous dit ?" Et Mitterand coupe la remarque en concluant : "il a dit exactement ce que j’avais besoin d’entendre, fichez lui la paix" puis il se lève, Moati passe devant et Miterrand lui glisse à l’oreille "débrouillez vous comme vous voulez mais je ne veux pas lui serrer la main" "Mais pourquoi Monsieur ?" "On ne peux pas tuer quelqu’un à qui on à serré la main dix minutes avant". Lors qu’il entre dans l’arène il est donc bien décidé à assassiner Giscard et ce sera "l’homme du passif" et le "vous n’etes pas mon professeur et je ne suis pas votre élève". En 1988, Mitterand est préparé comme jamais, de plus il est fort de sa position, il connaît désormais tous les rouages des studios et des montages programmes, il sait donc qu’il n’y a pas de plans de coupe, Chirac ne le sait pas et lorsque ce dernier tente un monopole du cœur bis avec "ce soir vous n’etes pas le Président et je ne suis pas le Premier Ministre" Miterrand à sa risposte : "Mais vous avez parfaitement raison Monsieur le Premier Ministre". Que Chirac s’énerve est une chose. Que cela se voit à l’antenne en est une autre. Il remue nerveusement tandis que Miterrand se fige de plus en plus, Chirac perd pied, il transpire et sort perdant. C’est le dernier grand débat connu puisque celui de 1995 n’en était pas un étant donné que les deux partis avaient convenu de ne pas débattre, ce qui donna lieu à un consensus mou où tout le monde blaguait. Je viens de voir la programmation de ce qu’ils appellent le Summer festival à Toulouse, si on sort les Toy Dolls (et encore) qu’est ce qu’elle est mauvaise cette programmation... et le pire c’est que ne je dis même pas ça parce que je peux pas sentir l’autre crétin en peinture…

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