vendredi, août 06, 2010

 

Ca ira, tu verras.

"Trop longtemps, cent fois trop longtemps que je suis tout seul. À fumer jusqu'au bout du filtre blanc chaque menthol. À regarder l'océan qui convole. Avec les yachts de ces millionnaires, débonnaires, qui pissent, le ventre à l'air, dans la mer. Si tu suis mon regard, tu verras des doutes. Des gens qui partent tard, tard au bord de la route. Tu verras le soleil qui recule d'un pas, qui devient vert bouteille et comment c'est chez moi ? Trop longtemps, cent fois trop longtemps que je suis tout sale. Que j'attends quel que soit le temps qui m'est fatal. Que je regarde le grand mur blanc qui se décale. L'amour est un éphémère glace & verre qui casse dès qu'il est triangulaire. Si tu suis mon regard, tu verras des plaines. Des taxis et des gares, gares, gare à la migraine. Tu verras tout vermeil, tu verras tout plus bas. Tu liras tout Verlaine, tu rentreras chez moi."
B.Biolay.

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