vendredi, décembre 30, 2005
Bancal city étage 11-09 (rayon non c’est pour déconner..)
Toujours en pleine période de fêtes, elle commence à devenir longue cette apnée…Formidable jour de noël puisque je l’ai passé la tête sur la cuvette des chiottes à dégueuler tripes et boyaux, et le reste du temps à mater des merdes estampillées noël (un noël sans fin, et noël machin et noël truc…) tellement de fièvre que j’arrivais pas à lire ni à m’intéresser à mon sublime (mon-dieu-tu-sais-que-je-t’aime-toi) coffret Baby cart. C’est fou ce que je me suis senti con, passer le jour de noël tout seul, comme un crevé, alors que tout le monde est en train de se bafrer en famille, c’est limite triste… Deux jours plus tard, tout va bien mieux merci, et même en période de fêtes, les casses couilles ne vous lâchent pas, jamais.... Vous pouvez remarquer maintenant que vous avez la météo sur ce blog, oui vous avez raison, ça n’a aucun intérêt sinon que j’aime bien savoir la température qu’il fait à coté de chez moi (pour ceux qui kiffent la météo, c’est le modèle le plus complet que j’ai trouvé bien plus détaillé que celui de wunderground.com). Vous remarquerez également que vous pouvez accéder à Google directement depuis ce blog, pareil, aucun intérêt mais ça me fait marrer. Hunch m’a aidé à installer cette putain de radioblog de merde(cimerbig up represent wesh pépèretropd'laballe comme disent les cons de jeunes)…Mission accomplie, maintenant reste plus qu’à faire une playlist sympatoche. Quelques petits trucs qui continuent à m’énerver : le classement des yaourts. Si jamais j’ai le malheur de manger un yaourt à la pêche parce que j’avais envie de manger un yaourt à la pêche je me fait limite insulter parce que j’aurais du bouffer en priorité celui à la framboise qui périme dans deux jours. Y a comme un top five dans mon frigo avec des têtes de gondoles. Et puis cette putain de phrase "je suis prête" si lourde de reproches, synonyme de "je t’attends", "dépêche toi" et "t’es toujours à la bourre" en même temps. Autre phrase à classer au Billboard des phrases à la con le fameux "Tu compte rester tard ?" qui va avec le non moins célèbre "tu pense en avoir pour longtemps ?" qui a le don de me faire partir en sucette. Je t’emmerde. Et enfin je répondrais par cette phrase (de Madame Belpère de Loches) "Elle est en retard donc elle va venir" J’ai donc une semaine pour refaire ma flore intestinale, une semaine de paix dans tout ce chaos assourdissant, une semaine pour roupiller sans se préoccuper du réveil et de sa mélodie à la con, une semaine sans jujitsu ni blessures, une semaine sans radio, une semaine de trêve, enfin…Libre jusqu’au 09 Janvier ? C’est vrai ? Vraiment ? A nous deux, Baby cart…
Blake Edwards.
J’écoutais un gars à la TV qui disait "lorsque l’on dissèque une grenouille, on comprends comment elle fonctionne, mais elle ne vit plus", c’est un peu pareil pour l’humour…J’ai acheté le coffret Pink Panther. J’ai bien aimé ce texte "It's good to have a laugh" dit Hrundi V. Bashki dans The Party. On ne peut pas mieux dire... Et peut-être faudrait-il arrêter là le texte de présentation de l'oeuvre de Blake Edwards : "It's good to have a laugh". Quand il parle de ses premières années, Blake Edwards n'y va pas par quatre chemins : "J'ai eu une enfance pourrie." Heureusement pour lui, heureusement pour nous, le regard du petit Blake a croisé celui de Charlie Chaplin, de Laurel et Hardy. "J'ai découvert que le seul moyen de m'en sortir, le seul moyen d'exister, c'était de trouver le côté comique de la tragédie, de ce qui me rendait malheureux." Le cinéma, comme le croze-hermitage, le Paris-Brest et les mots d'amour, a d'abord une fonction consolatrice. Blake Edwards est né en 1922 à Tulsa, Oklahoma. Fils et petit-fils de réalisateur, il a très vite un pied dans le métier. Dans les années 40, il joue des petits rôles dans des films de Preminger, Ford, Wyler, et de son ami Richard Quine, dont il deviendra le scénariste attitré. En 1955, il passe derrière la caméra et dès 1957, rencontre le succès avec Opérations Jupons. Succès qui se confirme avec les Panthères roses mettant en scène l'inspecteur Clouseau, interprété par le génial Peter Sellers. En 1970, il épouse son actrice favorite, Julie Andrews. Blake Edwards est désormais considéré comme le roi du burlesque. En 2004, il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Chez Blake Edwards, on a beau dire, le rire n'est jamais loin de la mélancolie. Dans S.O.B., on assiste à l'agonie, puis à la mort d'un vieil homme courant sur la plage. Seulement pleuré par son chien qui hurle douloureusement au milieu de l'indifférence et l'égoïsme cynique du monde frelaté d'Hollywood, le vieux joggeur va être emporté par la marée avant d'échouer sur le sable comme une quelconque épave, un bois flotté, un pneumatique percé. Je vais tenter d'éviter le cliché habituel concernant les larmes du clown mais avouez qu'il n'y a pas toujours de quoi rire... On pourrait d'ailleurs s'amuser à ne considérer les films de Blake Edwards qu'à travers leurs arguments et imaginer comment un cinéaste plus solennel, plus pontifiant (je suppose qu'il en existe) les aurait traité... Si Boire et déboires (Blind date) parle du drame de l'alcoolisme, Victor Victoria traite de l'identité sexuelle. Avec un tout petit peu d'effort, de violence, un rien d'esprit malsain, il y avait possibilité de faire bien plus lugubre, de faire beaucoup plus sordide... L'Extravagant Mister Cory (Mister Cory) et Diamants sur canapés (Breakfast at Tiffany's) traitent de la lutte des classes, mais on ne saurait accuser le réalisateur de didactisme. Au lieu de rire devant The Party, on pourrait très bien, si l'on n'était si indifférent au malheur des autres, se solidariser devant la descente aux enfers d'un intermittent du spectacle qui dès le début du film se retrouve abusivement licencié (A-t-il obtenu ses 507 heures ? Qu'en est-il de sa date anniversaire ? Est-il déclaré par cachets ou mensuellement? Le ministre va-t-il une fois pour toutes réussir à régler le problème? Autant de questions qui restent en suspens...). Humilié, rabaissé, mortifié, il tentera cependant avec courage et détermination (l'intermittent, pas le ministre...) de s'introduire dans une réunion qui lui est globalement hostile. Est-ce si drôle de se sentir exclu, rejeté par tout un groupe social ? Oui, évidemment, quand c'est Blake Edwards qui est derrière la caméra et Peter Sellers devant. Peter Sellers ! Il existe, de par le monde, toute une société secrète, une confrérie étonnante et hétéroclite dans laquelle toutes les catégories sociales, professionnelles, culturelles les plus diverses se retrouvent et se reconnaissent immédiatement rien qu'en évoquant le souvenir ébloui de l'interprète magnifique du commissaire Clouseau. Leurs visages s'éclairent, leurs yeux s'illuminent. "Ah, quand il est sur des skis ! Ah, quand il fait tourner la mappemonde! Ah, quand avec Cato il s'initie aux arts martiaux ! Ah, quand il rend fou le commissaire Dreyfus !" Cette société secrète et réjouissante va encore s'agrandir en ce début d'été, près du port de La Rochelle. C'est une excellente nouvelle. Au départ, pour Blake Edwards, La Panthère Rose n'était qu'un film de commande. Le projet ressemblait à un divertissement chic, avec argument convenu et casting international, l'occasion sans doute un peu vaine mais nullement désagréable d'admirer Claudia Cardinale et David Niven dans de jolis paysages enneigés... À l'arrivée, le véritable larcin du film ne concerne pas l'affaire du diamant dont l'intérêt peut sembler accessoire mais le film lui-même. Dans la bataille, David Niven va se faire voler la vedette par Peter Sellers qui, avec la complicité de son metteur en scène, va détourner La Panthère Rose pour le transformer en film burlesque, irrésistible. L'occasion pour lui de créer un inspecteur Clouseau, extraordinairement maladroit, lamentable limier, et selon la juste formule trouvée dans Le Dictionnaire du Cinéma de Jean Tulard, "un crétin obstiné, ayant autant de flair qu'un manche à balai." On pourrait imaginer Blake Edwards doctoral, pontifiant, donneur de leçons, didactique, grave, austère, exégète de son propre travail. On pourrait même l'imaginer sérieux, allant de festival en festival, le front soucieux, le verbe sentencieux dissertant sur son oeuvre devant un public intimidé, baissant les yeux. Mais Blake Edwards n'a pas besoin de faire l'important puisqu'il l'est, sans discussions, aux yeux de tous les spectateurs qu'un jour il a fait rire. En 1965, dans la revue Paris Jour Jacques Tati remarquait "Aujourd'hui, loin de vieillir, les films de Laurel et Hardy sont plus modernes qu'autrefois". Je me demande si on ne pourrait dire pas la même chose des films de Blake Edwards et... de Jacques Tati. Ces cinéastes qui ont sans doute écouté le lumineux conseil que Charlie Chaplin donnait à Walt Disney : "Tu dois considérer les enfants comme des adultes en puissance et les adultes comme des enfants en puissance, et parler de telle sorte que les uns et les autres te comprennent." (Cité par Cinémathèque pour vous, n° 6-7, janvier-mars 1973). Il est finalement assez rare que l'on prenne la peine de rendre hommage à un artiste si léger, si vif, si ironique, à l'humour si subtil, à l'esprit si paradoxal, de saluer par une rétrospective un auteur de comédie, un homme qui aura passé sa vie à tenter de nous distraire, de nous apporter la distance, l'humour, ce regard malicieux, critique et complice qui nous est nécessaire. Il est agréable de savoir que des auteurs de comédie comptent pour des Prunes. Je vous le disais: comme l'amitié, la blanquette de veau et les chansons d'amour, le cinéma a des vertus réconfortantes. Comme la silhouette de Charlot, les pleurnicheries de Stanley devant les colères d'Oliver, comme l'authenticité formidable de Bourvil, l'énergie de Totò, la grâce timide de Pierre Etaix, les délires verbaux de Groucho, la candeur insolente de Harpo... La dignité de Clouseau-Peter Sellers, son assurance à toute épreuve et sa maladresse élevée au plus haut niveau de perfection... Qu'est ce qu'il disait Hrundi V. Bahski dans The Party ? Ah ! Oui : "It's good to have a laugh."
jeudi, décembre 29, 2005
Wally, Arok-thundarr and others HB's...
Maniac shock (William : drôle de Lustig ?)
William Lustig est le neveu du boxeur Jake La Motta. Lorsqu'il tournera son premier long-métrage Maniac en 1980, de son côté Martin Scorsese, autre cinéaste natif de New York, tourne Raging Bull précisément sur la vie de La Motta. Retour d'ascenseur qui fait de Lustig un homme prédestiné au monde du cinéma. Il grandit à New York, et la ville restera présente dans son oeuvre. Lustig filmera son atmosphère glauque et violente dans des polars sociaux puis dans la série des Maniac Cop. William Lustig débute très tôt sa carrière cinématographique avec un poste de chef-monteur sur Un justicier dans la ville en 1973. Il a donc tout juste dix-huit ans. Ses vrais débuts derrière la caméra se font, comme pour d'autres cinéastes new-yorkais de l'époque (Abel Ferrara notamment) dans l'industrie du cinéma pornographique. Il réalise ainsi en 1977 deux films érotiques sous le pseudonyme de Billy Bagg, Hot Honey et The violation of Claudia. Mais son véritable premier long-métrage est un film d'horreur aujourd'hui devenu culte. Lustig décide aux côtés de son comédien principal Joe Spinell de se lancer avec quelques sous et beaucoup d'énergie dans la tournage de Maniac. Le film au final, bien que d'un budget très réduit, bénéficie du travail du grand maquilleur Tom Savini. Il connait un immense succès auprès du public cinéphile amateur d'horreur. Lustig y effectue sa première incursion dans un genre bien à lui qu'il développera dix ans après avec la série des Maniac Cop, le thriller mâtiné d'épouvante. Au vu du succès manifeste rencontré par le film, son créateur envisage une suite. Quelques plans d'un Maniac 2 sont tournés, mais suite au décès brutal du comédien principal Joe Spinell, le film ne sera jamais terminé. Trois ans plus tard William Lustig tourne Vigilante - justice sans sommation, avec quelques stars de série B de l'époque, Fred Williamson et Robert Foster. Il s'agit d'un film s'inscrivant dans la lignée des polars américains des années 1980 prenant pour thème l'autodéfense et la justice sociale. William Lustig creuse le genre du polar urbain avec deux films tournés coup sur coup en 1989, Hit List et Relentless, mais ces films ne rencontrent que peu de succès. Sa carrière est à un tournant, c'est alors qu'avec le scénariste Larry Cohen ils décident de prolonger le concept de Maniac pour parvenir finalement au personnage de policier meurtrier de Maniac Cop (1989). Lustig choisit Bruce Campbell pour un des rôles principaux, et le projet se monte une fois de plus avec très peu de moyens financiers. Le réalisateur Sam Raimi vient en renfort tourner quelques plans et jouer dans une séquence. Maniac Cop remporte un très grand succès, à tel point qu'un Maniac Cop 2 est immédiatement mis en chantier et tourné l'année suivante. En 1993 William Lustig accepte de rajouter un troisième volet à la série. Maniac Cop 3 fut parasité par les incursions du studio, échappa à son metteur en scène et s'avèrera au final être un échec. Lustig ne signera vers la fin des années 1990 que deux séries Z passées inaperçues, The Expert et Uncle Sam. Il cumule les projets avortés. On vit son nom associé au film True romance puis à Reservoir dogs sans que cela n'aboutisse jamais en raison d'un différent artistique avec leur scénariste Quentin Tarantino, pourtant grand amateur de son oeuvre. En 2000 sa carrière prend une nouvelle orientation. Il ne tourne plus mais produit des émissions pour la télévision. Maniac est le type de film que vous ne verrez jamais à la télévision. La nuit, le maniac rôde, scalpant les prostituées, tuant les couples sur la plage, écumant New York à la recherche de nouvelles proies. La population est en panique, la police piétine. Mais Frank Zito n'est pas un tueur ordinaire. Blessé par la violence de sa mère et de ses amants, il souffre de solitude, perturbé par des souvenirs traumatisants. Un jour, il rencontre Anna. Pour le jeune spectateur du début des années 1980, Maniac, c'est avant tout une affiche d'anthologie, mémorable, qui marque le souvenir et impose un titre sans la moindre difficulté. Nombreux sont ceux pour qui le film, interdit aux moins de 18 ans à l'époque, est resté un mythe inaccessible, le summum de l'horreur imprimé sur pellicule, sans même que l'on puisse vérifier si cette légende (renforcée par l'interdiction en salles durant une année) était vraie. Quelques années plus tard, lorsque la collection des films d'épouvante de René Château fait son apparition dans les vidéoclubs, ornée de l'incroyable slogan: "Les films que vous ne verrez jamais à la télévision", il faut se rendre à l'évidence: Maniac est pire que tout ce qu'il nous a été donné de voir sur un écran, et rejoint ces grands chefs d'œuvre de l'horreur que sont Zombie ou Massacre à la tronçonneuse. Maniac impose un personnage différent, humain, incarné par l'incroyable Joe Spinell, lui-même auteur de l'histoire et scénariste du film. Couvert de brûlures de cigarettes infligées par sa propre mère, le tueur vit seul au milieu d'un appartement rempli de mannequins en plastique, se parle à lui-même, et invite le spectateur à pénétrer sa conscience et son intimité. Jamais jusqu'à présent le cinéma fantastique n'était allé aussi loin dans la représentation psychologique du mal, dans le cerveau malade du tueur. Et il faudra attendre le glauque Henry, Portait of a serial killer (sorti il y a quelques mois chez le même éditeur dans un digipack impressionnant) pour retrouver une telle atmosphère et un tel point de vue. Maniac partage avec le chef d'œuvre de McNaughton l'originalité de ne pas prendre partie, de se contenter de présenter dans une optique journalistique et un point de vue le plus neutre possible, les meurtres perpétués par un cerveau dérangé. Mais là où Henry propose un filmage proche du documentaire, William Lustig donne à son film les oripeaux d'un véritable film d'épouvante, scènes choc à la clé. C'est dans ce concept suicidaire que se situe le véritable malaise de Maniac, dans cette façon de montrer les meurtres les plus atroces (magnifiés par les effets spéciaux de maquillage hallucinants de Tom Savini), tout en décrivant les causes et les cheminements de la pensée qui ont pu amener à ces meurtres. En laissant ainsi le spectateur pénétrer dans l'envers du décor, le réalisateur des Maniac Cop donne une légitimité au calvaire du tueur, une explication psychanalytique, un visage humain. Les meurtres n'en sont ainsi que plus terrifiants, et il faudra des années avant d'oublier la magistrale et traumatisante poursuite dans le métro new-yorkais. Poursuite qui, par ailleurs, oriente le film du côté du thriller urbain plus proche d'un Assault, qui décrivait déjà l'aliénation mentale qui conduisait au recours à la violence, que de films d'horreur reproduisant généralement le schéma du tueur perdu en pleine campagne. Plus proche, plus dur, plus violent, et surtout plus explicite, ce Maniac, que l'éditeur Opening a l'excellente idée de proposer au public dans une excellente édition DVD. Le spectateur d'aujourd'hui ne mesure pas la chance qu'il a. Après l'édition calamiteuse du similaire (image à gros grain, travail sur le son...) Massacre à la tronçonneuse voici deux ans, grande était l'inquiétude des fans à l'idée de voir leur film culte sortir dans une édition clean, à l'image trop propre, au son atténué. Grâce soit donc rendue à Opening, qui fait pleinement honneur à ce film en le restituant dans une copie impeccable au format 1.85, à l'image cradingue à souhaits, et agrémentée de nombreux suppléments passionnants et totalement inédits pour certains. C'est notamment le cas de la terrifiante et inédite bande annonce du film fantôme Maniac 2, que Joe Spinell, décédé, n'aura jamais eu le temps de produire et d'interpréter. Réalisée afin de convaincre les distributeur du potentiel commercial d'une telle suite, elle retrouve sans peine l'ambiance glauque du premier opus et approfondit nettement la folie de son personnage principal notamment par rapport à sa bisexualité latente. The Joe Spinell Story est une biographie passionnante de l'interprète et auteur du film, présentant l'acteur comme une personnalité incroyablement charismatique, aimée du tout Hollywood, généreuse avec les nouveaux venus (il a aidé Sylvester Stallone lorsque celui ci galérait encore), côtoyant les plus grands (Coppola, Robert Foster, Steven Spielberg - dans une scène hilarante montrant le jeune Spielby réconforté par son ami Joe suite à la non nomination des Dents de la mer aux Oscars). De nombreux témoins, pour certains oubliés aujourd'hui, ainsi que les participants du film Maniac, achèvent l'édifice en donnant des anecdotes sur le tournage du film. Ce documentaire est accompagné d'une interview radio de William Lustig, Caroline Munro et Joe Spinell, enregistrée lors de la sortie de Maniac, ainsi que d'une interview vidéo récente de l'actrice. Ces trois documents ont notamment l'intérêt amusant de proposer trois versions différentes de l'arrivée sur le tournage de l'actrice. Maniac par Mad Movies: Histoire d'un film culte est un petit document intéressant et analytique proposant une interview de Damien Granger et Arnaud Bordas, respectivement rédacteur en chef et secrétaire de rédaction du magazine Mad Movies. Revenant sur la sortie française du film, sur son exploitation vidéo, sur ses enjeux, sur sa ressemblance avec Henry..., les deux intervenants font preuve d'une parfaite connaissance du film, et rivalisent d'analyses intéressantes. Enfin, Histoire du film Maniac censuré est un court reportage sur la sortie houleuse et scandaleuse du film Maniac. Cible des organisations féministes de l'époque, le film fut retiré de certaines salles, et son affiche fut censurée. Mais le gros morceau de ce DVD reste bien entendu le passionnant commentaire audio des créateurs du film. William Lustig revient sur le choix des acteurs, des décors, sur les difficultés de tournage (régulièrement parasité par l'arrivée de la police), sur les fondements du personnage de Frank Zito. De son côté, Tom Savini révèle certains de ses impressionnants trucages, notamment celui de la tête qui explose, effet similaire à un autre qu'il avait déjà expérimenté dans le Zombie de Romero. Au final, ce DVD s'avère indispensable, et semble avoir été pensé par de véritables cinéphiles respectueux d'une œuvre ayant marqué l'inconscient collectif ainsi que son époque. Qui plus est, la parole est systématiquement donnée à ceux ayant connu le regretté Joe Spinell, et le DVD contenant les bonus se révèle autant être une document sur le film qu'un portrait à la mémoire de cet immense acteur. Selon la légende inhérente aux films cultes, Maniac aurait été en grande partie tourné à New York sans aucune autorisation. Les scènes étaient alors tournées le plus vite possible avant que les véhicules de l'équipe n'entament de véritables courses poursuites avec la police new-yorkaise. C'était l'époque des video nasty. Des oeuvres sans concession aucune, assénant l'apologie du gore, des hurlements de femmes inconsidérés et des bandes-son stridentes. De ce sous-genre appartenant désormais à un passé nostalgique, MANIAC s'en est imposé comme le modèle absolu (le saisissant "Cauchemars à Daytona Beach" inclus). Dispensé de toute profondeur scénaristique, ce slasher américain incontournable auprès des amateurs s'enfonce dès le départ sous une massive couche d'atmosphère malsaine propre à faire passer l'ensemble de «Massacre à la tronçonneuse» pour de l'humour frivole. Joe Spinell, dans le rôle d'un psychopathe dégénéré que l'on suivra pratiquement pas à pas, est exceptionnel. MANIAC dégage une esthétique sombre, granuleuse, victime d'un New York by night des bas-fonds, où le crime agit partout (la longue séquence de poursuite dans les couloirs du métro est tétanisante). À l'évidence, le caractère « gore » des scènes de meurtres, dont la violence graphique est poussée jusqu'au paroxysme, traduit l'un des éléments primordiaux du film ; les effets spéciaux de Tom Savini, qui représentent l'essence même d'un jusqu'au-boutisme d'atrocités sanguinaires définitivement révolues dans le cinéma d'aujourd'hui en général, s'avèrent techniquement remarquables. Un diamant brut, icône sulfureux et morbide des principaux ennemis de la censure cinématographique du siècle passé. Metal hurlant.
Chopé ça dans les inrocks, ça file envie de se taper quelques bouquineries non ? "En 12 ans (1975-1987) Métal hurlant a changé la face de la bd, du rock et révélé une génération d’auteurs influents et capitaux. Son histoire turbulente est désormais consignée dans un ouvrage gargantuesque. Métal hurlant : le nom, déjà , est détonnant et quasi programmatique, annonciateur d’une irréversible déchirure esthétique. Bouleversant en un laps de temps très réduit toutes les certitudes de la bande dessinée, mais aussi de quelques autres phénomènes culturels des années 70 et 80, à commencer par le rock, Métal hurlant a été un magazine dont la vie a duré environ douze ans de 1975 à 1987, s’imposant surtout comme un phénomène à la fois éditorial et social. Au hasard, ce magazine est à la bande dessinée et à la presse française ce qu’ont du être, à peu près au même moment, les sex pistols pour le rock : une troupe composée de personnalités hétéroclites et déjantées, obsédées par la double contrainte de perpétuer une certaine tradition tout en la cassant en mille morceaux. Résultat : un laboratoire d’où sont sortis les artefacts les plus populaires et les livres les plus expérimentaux de leur époques. L’histoire turbulente de métal hurlant est un vrai sac de nœuds, au départ c’est un fantasme, qui prends corps grâce à quatre jeunes gens qui vont en être les cofondateurs : Jean Pierre Dionnet, Jean Giraud (alias Gir, alias Moebius, déjà très en vogue graçe au succès de l’excellente série qu’il dessine avec génie Blueberry), Philippe Druillet (dessinateur de SF, qui s’est un peu perdu récemment : il a réalisé les décors des rois maudits de Josée Dayan) et Bernard Farkas (directeur financier de l’équipe). Une même passion pour les livres de Sf réunit Dionnet, Giraud et Druillet qui, tous les trois, tiennent au début des années 1970 une chronique sur le genre dans les pages de Pilote. Les prémices de Métal hurlant surgissent donc là et, sous l’influence conjointe des trois trublions, Pilote s’ouvre davantage à l’actualité et tente de se moderniser (Goscinny craint surtout de perdre Giraud et son Blueberry). Pour Dionnet, Giraud et Druillet, il s’agit surtout rétrospectivement d’un banc d’essai, qui va leur permettre de tester quelques idées en gestation. Celles-ci prendront en fait entièrement forme vers la fin de l’année 1974, lorsqu’ils fondent une maison d’édition, les humanoïdes associés, d’où émerge, début 1975, Métal hurlant, alors trimestriel. Jean Pierre Dionnet en est le directeur de la rédaction. Bien qu’ils aient tous la trentaine, avec déjà une expérience conséquente de la BD et de la presse, c’est lui, le plus jeune de la troupe, qui insuffle l’esprit de l’ensemble. « D’éducation plutôt bourgeoise, il n’hésite jamais à fouiller dans les poubelles et il est fasciné par les arts mineurs. Sa culture est transversale. Surtout, Dionnet est visionnaire, car il fonde son magazine autour de l’émergence d’une nouvelle génération d’auteurs. Serge Clerc, Denis Sire, Frank Margerin, Luc Cornillon, Yves Chaland : autant de dessinateurs qui ont débuté dans les pages de Métal hurlant et qui, les années suivantes, ont construit des carrières souvent exemplaires, dont les extrêmes semblent être le succès commercial inouï de Margerin dans les années 1980, l’oubli quasi-total dans lequel est tombé aujourd’hui Serge Clerc et le culte grandissant qui s’est construit autour de l’œuvre empreinte de nostalgie et de modernité fulgurante de Chaland, décédé accidentellement en 1990. Le magazine trouve une forme d’équilibre instable avec l’arrivée d’un transfuge turbulent de Rock & Folk, où il était pigiste : le jeune Philippe Manœuvre, qui démarre comme secrétaire de rédaction, devient vite le double de Dionnet, ou plutôt l’autre tête pensante du magazine. L’énergie de Manœuvre a été fondamentale pour Métal hurlant, il bossait beaucoup et était très complémentaire de Dionnet auquel il a apporté de la rigueur. Dionnet brassait ainsi les idées, lançait les projets et Manœuvre, une bête de travail, s’emparait de tout. Esthétiquement, il est à des lieues du savoir encyclopédique de Dionnet, notamment en BD. Son truc, c’est plutôt la SF (ce qui le lie à Dionnet) et surtout le rock n’roll. Devenu rédacteur en chef, il va initier, comme une synthèse irréprochable de ses goûts et de ceux de son complice Dionnet, l’avènement du rock au sein de la BD. Ainsi, notamment grâce à quelques bandes comme taillées à la hache par l’élégant Serge Clerc, Métal hurlant devient une sorte de caisse de résonance du punk et du rock le plus actif du début des années 1980. On y croise des pages consacrées à des histoires dessinées de Clash, des Cramps, des Rolling stones (étonnant de la part de ce cher Manœuvre), des sex pistols, etc… Loin de se contenter seulement du rock Métal hurlant investit aussi sexe et drogue, comme en écho aux préoccupations de l’époque. Le sexe se dévoile ainsi comme une composante des BD du magazine mais sans jamais sombrer dans la pornographie ou la vulgarité : détourné, dérouté ou, au contraire, dépeint de manière réaliste, il n’est rien d’autre qu’un élément des histoires, sans tabou ou censure. La dope aussi, est une composante du journal, ou plutôt des ses auteurs : Moebius dessine beaucoup sous influence de la fumette, tandis que d’autres moins hippies que lui, sont plutôt au speed ou aux amphétamines. D’une manière générale, le ton du magazine est très décapant. Et on y trouve, en plus des BD, des chroniques acides, comme celle de Berroyer à propos d’un disque de Patrick Eudeline constitué d’une unique phrase : « Je n’ai jamais su être méchant ». Très vite aussi, le magazine publie de longs papiers presque surréalistes, parmi lesquels le dossier de Philippe Manœuvre « L’homme au masculin » demeure un mélange exemplaire et hilarant d’invention littéraire, de stylisation gratuite, d’autodérision impeccable, oscillant entre un délicat travail de faussaire, la blague de potache et l’analyse plutôt fine des tendances sociales. En douze années Métal hurlant fait un parcours de comète, et son influence atteint aussi la littérature (Charles Bukowsky, Hubert Selby Jr sont publiés par les humanoïdes associés et Métal hurlant), le cinéma via l’influence des auteurs de Métal sur la SF moderne (Dionnet et George Lucas se sont même échangé des lettres…) et la télévision. C’est en fait la télé, en plus des questions d’administration et de modèle économique un peu bancal, qui a précipité la fin du magazine : une fois Manœuvre et surtout Dionnet partis faire les enfants du Rock, la vitalité du magazine s’est relâchée. Dionnet avoue « J’avais les Enfants du rock, ça marchait très bien, je buvais des coups avec James Brown, je passais mes nuits avec les coconuts, j’étais le roi du monde. Playboy m’envoyait toutes ses femmes nues en me proposant de dîner avec Traci Lords, ça allait bien, c’était bien ? C’était bon…Je cochais sur les agendas des agences de mannequins les nanas que je voulais avoir, je mettais ça dans mon bureau, au mur, je cochais d’une croix celle que je connaissais et de deux croix celles que j’avais eues, je devenais complètement lamentable. Et je me disais « Ce canard, maintenant, mais qu’il crève ! » Avec le recul, l’influence graphique du magazine se révèle essentielle, tant les dessinateurs contemporains demeurent marqués par ce qu’ils ont pu y lire ou découvrir. Et cela même aux Etats-Unis où une adaptation sous le titre Heavy metal a sans doute été un point important entre deux traditions et explique peut-être la forte prégnance d’une sensibilité européenne dans les livres de certains auteurs américains. Les travaux de Serge Clerc et Yves Chaland ont d’ailleurs dû profondément marquer les imaginaires de Chris Ware, Daniel Clowes ou Charles Burns qui en sont de logiques extensions. C’est à travers de telles contaminations que se perpétue allègrement l’esprit d’un magazine dont on a pu croire qu’il était bon pour l’embaumement muséal, mais dont l’esprit demeure ainsi encore très vivace et stimulant, exclusivement canaille."mercredi, décembre 28, 2005
Mystery machine.
J’ai 31 ans et le matin avant de partir au boulot il me faut ma dose de Scoubidou sur France 3 C’est grave docteur ? Je me demande si Fred se tape Daphné et si Véra est lesbienne... "Les années 60 aux États-Unis ont marqué le début des programmes de télévision destinés aux enfants de 5 à 14 ans. Les studios Hanna Barbera, fondés par Bill Hanna (décédé en mars 2001), et Joe Barbera, le créateur de Tom & Jerry, avaient déjà créé de nombreux dessins animés à succès, tels que "Capitaine Caverne" "Les Fous du Volant", "Wally Gator", "Hong Kong Fou Fou", "Yogi l'ours", la Panthère Rose ou encore "La Famille Pierrafeu"... Mais les producteurs avaient envie d'un nouveau divertissement pour enfants qui combinerait aventure et comédie, une série le samedi matin (l'équivalent aux USA du mercredi après-midi chez nous) avec des enquêtes bourrées de suspense et de fantômes tout en étant comique. Au départ, l'histoire de SCOOBY-DOO mettait en scène cinq adolescents, tous membres d'un groupe de rock dénommé "Mysteries Five". Au cours de leurs concerts, quelque chose de mysterieux se produisait et les cinq ados se lançaient dans l'intrigue. Le chien original était un berger anglais répondant au nom de "Too Much" mais il ne jouait pas un grand rôle dans l'histoire. Le dessin animé était originalement conçu comme une série en trois ou quatre parties. Producteurs et réalisateurs se rendirent compte que les télespectateurs les plus jeunes ne pourraient pas suivre un tel rythme. Il fut donc décidé de retourner au format de 30 minutes. Le nom original de "SCOUBY-DOO" fut tiré de la chanson de Frank Sinatra "Strangers in the Night". En effet, dans cette chanson, les trois dernières paroles sont "Scooby-dooby-doo". Une fois le concept révisé, le chien fut donc le personnage principal. De cinq ados, il n'en restera plus que quatre : deux garçons, un courageux et beau gosse, l'autre plutôt trouillard ; et deux filles : une intello à lunettes, et une jolie poupée un peu bécasse. C'est le dessinateur Iwao Takamoto, transfuge de Disney, qui fut chargé de créer le nouveau chien mais il n'avait que peu de consignes de la part de la production. Tout ce qu'il savait, c'était que ce chien devait avoir l'apparence physique d'un grand danois (appelé aussi dogue allemand), tout en ayant des défauts. Par chance, l'une des dessinatrices de son équipe possédait cette race de chien. Le résultat fut un toutou aux traits plus humains que canins, avec une belle "tête de vainqueur", et surtout la capacité de parler (ou plutôt "baragouiner" !) et de communiquer avec ses compagnons. Le succès de Scooby-Doo eut lieu aussi grâce au doublage américain très réussi. Le chien était doublé par Don Messick (décédé en 1997), très connu aux USA. Ses bruitages et expressions sont aujourd'hui devenus cultes. Le dessin animé des studios Hanna-barbera fut diffusé aux USA pour la première fois le 13 septembre 1969. Entre temps, tois les doits ont été revendus à la Warner Bros. Aujourd'hui, soit plus de trente ans après, grâce à la chaîne "Cartoon Network", on peut revoir ce désormais classique pour le plus grand plaisir. Scoubidou (Doo en Anglais est en fait le nom de famille de Scooby) Voix de doublage : Jacques Torrens (qui a doublé aussi le révérend Alden dans "La petite maison dans la prairie", Ezla dans "Capitaine Flam" et "Sankukaï"), c'est la voix de Scoubidou la plus connue, qui y est pour beaucoup dans le succès du dessin animé en France dans les années 1970. Surnoms : Scooby, Scoobster, Scoob, Scooby-Dooby-Doo Àge : 7 ans Race : danois (ou dogue allemand) brun à tâches noires, né dans la ferme de Knittingham PuppyTaille : 12 pattes (de haut, ce qui équivaudrait à 70 cm) Poids : 70 kg (pesait 8 kg à la naissance) Lieu de résidence : la niche près de la maison de Samy Signes particuliers : porte un collier bleu avec une médaille dorée à ses initiales "SD" Plats favoris : "Scooby Snacks" ou "Scooby Snax" (biscuits pour chien), pizzas aux anchois et au chocolat, sandwiches à gogo, glaces... Meilleur ami : Samy et, accessoirement, le frigidaire Ambition : manger toujours plus de Scooby Snax Scoubidou, ou Scooby-Doo en anglais, c'est bien sûr LA star. C'est un danois mal dégrossi, bien plus humain qu'animal (il parle et sait lire). Lui-même d'ailleurs ne se prend pas pour un chien ! Il faut savoir, pour la petite histoire, que le danois, ou dogue allemand, est censé être le plus pacifique de tous les molosses : gentil, tendre, doux, sensible, affectueux, bref toutes les caractéristiques de notre Scoubi. Adorable mais poltron, Scooby-Doo est un grand trouillard qui déteste les monstres et les fantômes que le Scoobygang affronte tout le temps. Sa propre ombre lui fait peur, c'est pour dire ! Meilleur ami dans la couardise et les fringales incontrôlées de Samy, il est d'un naturel innocent et ne pense pas à grand chose d'autre que sa faim ou sa peur. Comme tous les canins, il a un flair excellent et adore manger, en particulier les biscuits pour chien ("Scooby Snax" ou "scoubiscuits") : il ferait n'importe quoi pour en avoir, y compris la chasse aux zombies. Il est capable d'ingurgiter des tonnes de nourriture, du style pizzas et milkshakes. Bien que fourbe, il est la mascotte indispensable du gang qui l'adore. Être aux côtés de ses amis suffit amplement à son bonheur. Scooby est le contraire du danois bête à concours canins tant il a tous les défauts possibles, jusqu'à ces tâches noires sur le pelage, ce qui n'est pas du tout admis dans le standard de la race. La vraie couleur qui s'en rapprocherait le plus serait le "fauve" (à qui il manque le masque noir sur le museau) avec les tâches de l'arlequin (tâches trop rondes et pas assez déchirées). ou le "bringé"
Norville Rogers alias Shaggy ("Shaggy," en anglais, signifie "poilu") En français, il s'appelle Samuel alias Samy Voix de doublage : Francis Lax, qui fait partie de ces voix qui ont marqué l'histoire du doublage français. Il est la voix officielle de Tom Selleck. Il est Hutch dans "Starsky & Hutch" mais aussi Looping dans "L'Agence Tous Risques". Du côté animation, il est le narrateur d'"Albator 84", et Sancho dans "Les Mystérieuses Cités d'Or". Àge : 17 ans Taille : 1,80 m Poids : 66 kg Lieu de résidence : Coolville, USA, chez ses parents Plats favoris : chocolat, Scooby Snacks, Samy Snacks (sandwiches avec mayonnaise, poulet, oeufs, oignons, glaces, olives, jambon, moutarde : de tout et en grande quantité), piments... Meilleur ami : Scooby-Doo et accessoirement, le frigidaire Expression favorite : "Sauve qui peut !" et "Mordicus !" Samy, véritable icône nationale aux Etats-Unis, au look beatnik hippie, est le meilleur ami et le maître de Scoubidou. Tous deux sont inséparables. Alter ego de Scooby, il est aussi lâche que son chien et a peur de tout ! Comme son chien, Samy aime manger et a toujours faim. Son plat préféré est un sandwich à étages avec du chocolat, du poisson, des saucisses et des tas de sauces inimaginables. Outre les sandwiches, il raffole des Scooby snacks et des piments (il fait régulièrement des concours avec Scoubidou de celui qui en avalera le plus). Mais il ne grossit pas pour autant ! C'est grâce à lui et Scoubidou si le dessin animé est aussi comique.
Frederick Jones dit Fred Voix de doublage : Bernard Murat, comédien, metteur en scène et directeur du Théâtre Edouard VII à Paris. Il est la voix principale d'Anthony Blake dans "Le Magicien" et a doublé dans beaucoup de films. Il a été ensuite remplacé par Edgard Givry, qui n'est autre que la voix de Mac Gyver (entre autres)... Surnoms : Fred, Freddie Àge : 17 ans Taille: 1,77 m Poids : 80 kg (que du muscle) Lieu de résidence : Coolville, USA Ambition : Être un inventeur qui réussit Fred est le leader du groupe, ainsi que le chauffeur du fameux van "the Mystery Machine". Assez beau gosse, Fred est presque aussi intelligent que Véra. C'est toujours lui qui dirige le groupe, donne des ordres et crée les pièges à monstres (c'est un inventeur hors pair). A la fin de chaque épisode, c'est encore lui qui, avec Véra, raconte la solution de l'énigme. Fred est souvent considéré comme le plus courageux du gang, mais en fait Vera semble être encore plus téméraire. La rumeur veut qu'il fricotte avec Daphné en cachette, mais on ne saura jamais. En tous cas, il ne la quitte jamais Fred finira écrivain de romans policiers.
Velma Dinkley Velma s'appelle Véra en français Voix de doublage : Laurence Badie Àge : 15 ans (mais elle veut en faire 20) Taille : 1,32 m Poids : 42 kg Véra partage avec Mireille Mathieu le même "casque Playmobil" (cf sa coiffure). Bien qu'elle soit la plus jeune et la plus petite en taille, elle est de loin la plus intelligente de tous. Elle sait lire les langues anciennes, déchiffrer les vieux manuscrits ou raconter l'histoire d'un endroit particulier. Par contre, elle ne comprend rien à l'informatique. Elle ne croit pas aux fantômes, est très forte en calcul, et utilise toujours ses connaissances pour résoudre les énigmes. Son défaut ? Elle perd tout le temps ses lunettes d'intello (gros carreaux, soi dit en passant...) Sans elles, elle se dit aveugle Il est évident que sans Véra, le gang ne pourrait pas résoudre aussi facilement les énigmes.En général, c'est elle qui collecte les indices et Fred qui ramasse la gloire. Elle finira par faire de la recherche scientifique dans l'aéronautique.
Daphne Blake (Daphné avec un accent en français) Voix de doublage : Claude Chantal (qui a donné sa voix aussi à Caroline Ingalls dans "La petite maison dans la prairie", à Nausicaa dans "Albator 84", et Sailor Mars dans "Sailor moon"...) Àge : 16 ansTaille : 1,50 mPoids : 51 kg Lieu de résidence : Coolville, USA Ambition : Devenir un écrivain célèbre Daphné, c'est la jolie fille du groupe, toujours chic avec sa robe violette et son foulard vert olive. C'est grâce à la richesse de son père que le gang voyage autant et lui permet d'utiliser des bateaux, des talky-walkies et plein d'autres gadgets. Balayant son image de gravure de mode, elle est curieuse de s'aventurer dans l'inconnu et espère devenir écrivain. Le seul défaut de Daphné est son attrait pour le danger : du coup, elle est souvent la première à tomber dans les pièges. En V.O. on la surnomme : "Danger Prone Daphne". Elle est la cible parfaite. Quant au fait de trouver des indices et de résoudre les mystères, elle ne joue pas un aussi grand rôle que Fred et Véra, mais elle apporte à la série un certain charme.
Le Malt shop Le Scoobygang aime se retrouver au Malt Shop, l'endroit le plus cool de Coolville, pour boire du lait au malt et manger de bons snacks.
The Mystery Machine C'est le van conduit par Fred, qui emmène nos amis sur les routes de l'angoisse ! Sans doute inspiré par le fameux Combi de chez VW ?...
Scrappy-Doo Race : chiot danois brun, né à l'hôpital St-Bernard, de sa maman Ruby-Doo Àge : 5 ans (âge humain) Poids : 20 kg Particularité : porte un collier bleu avec une médaille dorée Expression favorite : "Ta da da da da da !" ("Puppy Power !" en VO) et "Nom d'un chiot !" Hobby : casser les pieds au Scoobygang Plat favori : scooby snacks Première apparition : 11 septembre 1979 Apparaît dans : 176 épisodes Scrappy-Doo est le neveu de Scooby-Doo. C'est la copie conforme de Scooby mais en miniature. Vraie petite boule de punch, il ferait n'importe quoi pour aider son oncle (son "tonton toutou"), en particulier se battre avec les monstres. Mais en fait il en dit plus qu'il n'en fait. Et surtout, il tape sur les nerfs de tout le monde. C'est un vrai désastre ambulant ! Scrappy-Doo est un personnage à succès même si tout bon fan de Scooby le déteste.
Scooby-Dum il s'appelle Scooby-Dur en France ("dumb" en anglais signifie bête, sot, imbécile...) Race : danois gris (les puristes diront qu'il est arlequin) Àge : 7 ans Poids : 70 kg
Particularités : porte un collier rouge avec un cercle doré et un chapeau de pêcheur rouge qui s'effiloche au fil du temps Lieu de résidence : Hokefenokee Swamp, Géorgie, USA Plat favori : scooby snacks Ambition : devenir un chien policier Expression favorite : "Oh" et "Dum-Dum-Dum-Dum"(dit-il avec une loupe devant l'oeil tel un détective) Première apparition : "The Gruesome Game of the Gator Ghoul" (18/09/1976) Apparaît dans : 20 episodes (The Scooby-Doo/Dynomutt Show et Scooby's All-Star Laff-A-Lympics) Premier "guest" (invité récurrent) de la série à apparaître dans le Scooby-Doo Show de 1976. On le verra ensuite dans All Star-a-laff-alympics. Scooby-Dum est le cousin de Scooby-Doo. Physiquement, il ressemble trait pour trait à Scooby, mais il a le poil gris et des dents de lapin. Détective râté, c'est un chien courageux (sans doute plus que Scooby), gentil mais stupide, pas très smart mais il a le coeur sur la main. Il parle lentement et a de l'humour 1er degré. Tout comme il ne quitte jamais son chapeau rouge, ce qui lui donne volontairement un petit côté Sherlock Holmes. Lui et sa cousine Scooby-Dee appartiennent à Ma & Pa Skillet , l'oncle et la tante de Samy.
Scooby-Dee (ou Scooby-Dear) Race : danois blanc neige ("snow white" en anglais) Àge : 7 ans Taille : 10 pattes Poids : 60 kg Métier : actrice glamour, a remporté en 1976 le prix "Golden Rover" Particularités : bat des cils de ses yeux violets et porte un collier rose avec un coeur en or Expression favorite : "Fiddle dee dee!" Lieu de résidence : Hollywood, Californie, USA Apparition : novembre 1984 Scooby-Dee est la cousine de Scooby-Doo, bien qu'on la prenne parfois pour sa bien-aimée. La seule différence qui les oppose, c'est qu'elle a de la classe, elle ! Elle parle avec un accent distingué (du sud des USA en VO) et vit à Hollywood, où elle travaille en tant que chien de cinéma. Beaucoup de méchants ont essayé de la capturer tant elle est célèbre. Elle apparaît dans un seul épisode : "The chiller diller movie thriller", du Scooby-Doo Show de 1976.
Yabba-Doo Race : danois gris Àge : 7 ans Taille : 12 pattes Poids : 70 kg Vêtements fétiches : "Stetson gris", "Kerchief" rouge (foulard) Métier : Assistant de Député à Tumbleweed Première apparition : "Yabba's Rustle Hustle" (25/09/1982) Apparaît dans : 13 épisodes Plat favori : snacks au chili Expression favorite : "Yippidy yabbadie doo !" Yabba-Doo est le frère de Scooby et appartient au député Dusty. Version western de Scooby, c'est un danois gris courageux au chapeau de cow-boy et à l'accent prononcé. Il apparaît pour la première fois en 1982 dans le Scooby Scrappy & Yabba-Doo Show. Après Scrappy, il est le deuxième "Guest "à avoir son propre show. En effet, avec le député Dusty (son propriétaire, sheriff timide de la ville de Tumbleweed, âgé de 22 ans, et résolument occupé à faire du chili pour Yabba et Scrappy), son frère et son neveu, il mène de nouvelles enquêtes. Plus maladroit que Scooby, Yabba-Doo est réputé butter facilement sur les obstacles. Daddy et Momsy-Doo (qui appartiennent à Mom & Pops Rogers, les parents de Samy), apparaissent dans l'épisode "Wedding Bell Boos" de The New Scooby-Doo Mysteries en 1985. Ruby-Doo, la soeur de Scooby, et son fils Baby Scrappy-Doo (qui deviendra l'infatigable Scrappy-Doo), apparaît dans l'épisode "Scrappy's birthday" dans le Richie Rich/Scooby-Doo Hour en 1981.
Dixie-Doo, la cousine de Scooby, apparaît dans un épisode The New Scoobydoo Mysteries de 1984 : "Snowboat Scooby" Grandpa-Doo, le grand-père de Scooby (apparaît dans un seul épisode : "Scooby's roots" du Scooby & Scrappy-Doo Show de 1981) Great-Grandpa-Doo, l'arrière-grand-père de Scooby (qui est mort) à moustaches Whoopsy-Doo Race : danois gris Whoopsy-Doo est l'un des cousins de Scooby. Il est clown et apparaît dans un épisode du New Scoobydoo & Scrappy-Doo Show de 1984 : "Wedding bell boos". Dooby-Doo Race : danois brun
Dooby-Doo est le cousin de Scooby et frère de Whoopsy-Doo (ils appartiennent à Oncle Gaggy), est animateur à la Elvis à Las Vegas dans le cirque A-Go-Go. Il apparaît dans l'épisode "The Dooby Dooby Doo ado" de The New Scooby-Doo Mysteries de 1984. Il y a aussi : Howdy-Doo, Skippy-Doo, les frères de Scooby M'man et 'Pa Rogers, les parents de Samy Maggie, sa soeur (mariée à Wilfred, beau-frère dont Samy parle régulièrement) Oncle Gaggy Oncle Shagworthy(riche bijoutier propriétaire d'un château. Apparaît dans la saison 3 "Scared a lot in camelot") Oncle Ned Le riche Oncle John Maxwell de Daphné (elle a un autre oncle, Matt) L'Oncle Cosmo de Véra Et son autre oncle, Dave Watson (elle a aussi un oncle John) Autres apparitions : L'Oncle Eddie de Fred Aggie Macduff, amie de Véra Alex Super, ami du gang Arlene Wilcox, amie de Véra Jimmy Pelton, ami du gang Professeur Krueger, ami du gang Professeur Brikston, ami du gang Professeur Greer, ami du gang Antonio, ami du gang Beth Crane, ami du gang
SCOOBYDOO WHERE ARE YOU ?
Premiere sur la chaîne américaine CBS : 19 septembre 1969
Episode # 69001 What a Night for a Knight Sept 13, 1969 Episode # 69002 Hassle in the Castle Sept 27, 1969 Episode # 69003 A Clue for Scooby-Doo Sept 20, 1969 Episode # 69004 Mine Your Own Business Oct 4, 1969 Episode # 69005 Decoy for a Dognapper Oct 11, 1969 Episode # 69006 What the Hex Going On? Oct 18, 1969 Episode # 69007 Never Ape and Ape Man Oct 25, 1969 Episode # 69008 Foul Play in Funland Nov 1, 1969 Episode # 69009 The Backstage Rage Nov 8, 1969 Episode # 69010 Bedlam in the Big Top Nov 15, 1969 Episode # 69011 A Gaggle of Galloping Ghosts Nov 22, 1969 Episode # 69012 Scooby-Doo and a Mummy Too Nov 29, 1969 Episode # 69013 Which Witch Is Which Dec 6, 1969 Episode # 69014 Spooky Space Kook Dec 20, 1969 Episode # 69015 Go Away Ghost Ship Dec 13, 1969 Episode # 69016 A Night of Fright Is No Delight Jan 10, 1970 Episode # 69017 That's Snow Ghost Jan 17, 1970 1970-1971 : Episode # 70001 Nowhere to Hyde Sept 12, 1970 Episode # 70002 Mystery Mask Mix-Up Sept 19, 1970 Episode # 70003 Jeepers It's the Creeper Oct 3, 1970 Episode # 70004 Scooby's Night with a Frozen Fright Sept 26, 1970 Episode # 70005 Haunted House Hang-Up Oct 10, 1970 Episode # 70006 A Tiki Scare Is No Fair Oct 17, 1970 Episode # 70007 Who's Afraid of the Big Bad Werewolf Oct 24, 1970 Episode # 70008 Don't Fool with a Phantom Oct 31, 1970 1978-1979 : Episode # 78001 Watch Out! The Willawaw ! Episode # 78002 A Creepy Tangle in the Bermuda Triangle Episode # 78003 A Scary Night with a Snow Beast Fright Episode # 78004 To Switch a Witch Episode # 78005 The Tar Monster Episode # 78006 A Highland fling with a Monstrous Thing Episode # 78007 The Creepy Case of Old Iron Face Episode # 78008 Jeepers, It's the Jaguaro Episode # 78009 Make a Beeline Away from That Feline ou Who was that Cat Creature I saw you with Last Night ? Episode # 78010 The Creepy Creature of Vulture's Claw Episode # 78011 The Diabolical Disc Demon Episode # 78012 Scooby's Chinese Fortune Kooky Cape Episode # 78013 A Menace in Venice Episode # 78014 Don't Go Near the Fortress of Fear Episode # 78015 The Warlock of Wimbledon Episode # 78016 The Beast Is Awake in Bottomless Lake
THE NEW SCOOBYDOO MOVIES
Cartoon d'une heure avec des guest stars chaque semaine. 09/09/1972, le samedi de 9:30 à 10:30 jusqu'en septembre 1973. Puis de septembre 1973 au 31/08/74 de 9:00 à 10:00 toujours le samedi. 1972-73 : Episode #72001 Ghastly Ghost Town (avec les 3 Stooges) Episode #72002 The Dynamic Scooby-Doo Affair (avec Batman et Robin) Episode #72003 Scooby-Doo Meets the Addams Family Episode #72004 The Frickert Fracas (avec Jonathan Winters) Episode #72005 Guess Who's Knott Coming to Dinner? (avec Don Knotts) Episode #72006 A Good Medium Is Rare (avec Phylis Diller) Episode #72007 Sandy Duncan's Jekyll and Hydes Episode #72008 The Secret of Shark Island (avec Sonny et Cher) Episode #72009 The Spooky Fog (avec Don Knotts) Episode #72010 Scooby Doo Meets Laurel and Hardy Episode #72011 The Ghost of the Red Baron (avec les 3 Stooges) Episode #72012 The Ghostly Creep from the Deep (avec les Harlem Globetrotters) Episode #72013 The Haunted Horseman in Hagglethorn Hall (avec Davey Jones desThe Monkees) Episode #72014 The Phantom of the Country Music Hall (avec Jerry Reed) Episode #72015 The Caped Crusader Caper (avec Batman et Robin) Episode #72016 The Lochness Mess (avec les Harlem Globetrotters) 1973-74 (nouveaux shows combinés avec des rediffusions) : Episode #73001 The Mystery of Haunted Island (avec les Harlem Globetrotters) Episode #73002 The Haunted Showboat (avec Josie et les Pussycats) Episode #73003 Scooby-Doo Meets Jeannie (avec Jeannie et Babu) Episode #73004 The Spirited Spooked Sport Show (avec Tim Conway) Episode #73005 The Exterminator (avec Don Addams) Episode #73006 Weird Winds of Winona (avec Speed Buggy) Episode #73007 The Haunted Candy Factory (avec Cass Elliot) Episode #73008 Scooby-Doo Meets Dick Van Dyke
THE SCOOBY-DOO DYNOMUTT HOUR
Scooby et le super héros Dynomutt, se partage la lumière dans ce show d'une heure (ils sont la vedette de leur propre cartoon). Scooby-Dum apparaît occasionnellement pour résoudre diverses énigmes. Dynomutt est un chien bionique, partenaire d'un chasseur de crimes le Blue Falcon. Première : 11/09/1976 ABC : Sept 1976 - Nov 1976 / Samedi 9:30 - 10:30 Nom changé en "The Scooby-Doo/Dynomutt Show" 1976-1977 : Episode #76001 High Rise Hair Raiser Episode #76002 The Fiesta Host Is an Aztec Ghost Episode #76003 The Gruesome Game of the Gator Ghoul Episode #76004 Whatta Shocking Ghost Episode #76005 The Headless Horseman of Halloween Episode #76006 Scared a Lot in Camelot Episode #76007 The Harum Scarum Sanitarium Episode #76008 The No-Face Zombie Chase Case Episode #76009 Mamba Wamba and the Voodoo Hoodoo Episode #76010 A Frightened Hound Meets Demons Underground Episode #76011 A Bum Steer for Scooby Episode #76012 There's a Demon Shark in the Foggy Dark Episode #76013 The Ghost That Sacked the Quarterback Episode #76014 The Spirits of '76 Episode #76015 The Ghost of the Bad Humor Man Episode #76016 Scooby-Doo, Where's the Crew? Episode #76017 The Curse of Viking Lake Episode #76018 Vampire Bats and Scaredy Cats Episode #76019 Hang in There, Scooby-Doo Episode #76020 The Creepy Heap from the Deep Episode #76021 The Chiller Diller Movie Thriller Episode #76022 The Spooky Case of the Grand Prix Race Episode #76023 The Ozark Witch Switch Episode #76024 The Creepy Cruise Dynomutt Episodes (un par show) : The Great Brain . . . Train Robbery The Day and Night Crawler The Harbor Robber Everybody Hyde What Now, Lowbrow? Sinister Symphony Don't Bug Supermugg Factory Recall The Queen Hornet The Wizard of Ooze Tin Kong The Awful Ordeal with the Head of Steel The Blue Falcon Versus the Red Vulture The Injustice League of America The Lighter Than Air Raid The Prophet Profits
ALLSTARS-A-LYMPICS
A gaggle of Hanna-Barbera's favourite cartoon characters participate in track and field competition, spoofing ABC's "Wide World of Sports." I find most sports boring and this show just doesn't make them any more exciting for me. A boring show by far as it is plotless and not really funny. Zero spookiness ta boot, which is important to me when watching Scooby-Doo. Other cartoon segments included "Dynomutt, Dog Wonder," "Captain Caveman and His Teen Angels," and of course reruns of "Scooby-Doo."
THE SCOOBY AND SCRAPPY DOO SHOW
Nul, aucun intêret.
Norville Rogers alias Shaggy ("Shaggy," en anglais, signifie "poilu") En français, il s'appelle Samuel alias Samy Voix de doublage : Francis Lax, qui fait partie de ces voix qui ont marqué l'histoire du doublage français. Il est la voix officielle de Tom Selleck. Il est Hutch dans "Starsky & Hutch" mais aussi Looping dans "L'Agence Tous Risques". Du côté animation, il est le narrateur d'"Albator 84", et Sancho dans "Les Mystérieuses Cités d'Or". Àge : 17 ans Taille : 1,80 m Poids : 66 kg Lieu de résidence : Coolville, USA, chez ses parents Plats favoris : chocolat, Scooby Snacks, Samy Snacks (sandwiches avec mayonnaise, poulet, oeufs, oignons, glaces, olives, jambon, moutarde : de tout et en grande quantité), piments... Meilleur ami : Scooby-Doo et accessoirement, le frigidaire Expression favorite : "Sauve qui peut !" et "Mordicus !" Samy, véritable icône nationale aux Etats-Unis, au look beatnik hippie, est le meilleur ami et le maître de Scoubidou. Tous deux sont inséparables. Alter ego de Scooby, il est aussi lâche que son chien et a peur de tout ! Comme son chien, Samy aime manger et a toujours faim. Son plat préféré est un sandwich à étages avec du chocolat, du poisson, des saucisses et des tas de sauces inimaginables. Outre les sandwiches, il raffole des Scooby snacks et des piments (il fait régulièrement des concours avec Scoubidou de celui qui en avalera le plus). Mais il ne grossit pas pour autant ! C'est grâce à lui et Scoubidou si le dessin animé est aussi comique.
Frederick Jones dit Fred Voix de doublage : Bernard Murat, comédien, metteur en scène et directeur du Théâtre Edouard VII à Paris. Il est la voix principale d'Anthony Blake dans "Le Magicien" et a doublé dans beaucoup de films. Il a été ensuite remplacé par Edgard Givry, qui n'est autre que la voix de Mac Gyver (entre autres)... Surnoms : Fred, Freddie Àge : 17 ans Taille: 1,77 m Poids : 80 kg (que du muscle) Lieu de résidence : Coolville, USA Ambition : Être un inventeur qui réussit Fred est le leader du groupe, ainsi que le chauffeur du fameux van "the Mystery Machine". Assez beau gosse, Fred est presque aussi intelligent que Véra. C'est toujours lui qui dirige le groupe, donne des ordres et crée les pièges à monstres (c'est un inventeur hors pair). A la fin de chaque épisode, c'est encore lui qui, avec Véra, raconte la solution de l'énigme. Fred est souvent considéré comme le plus courageux du gang, mais en fait Vera semble être encore plus téméraire. La rumeur veut qu'il fricotte avec Daphné en cachette, mais on ne saura jamais. En tous cas, il ne la quitte jamais Fred finira écrivain de romans policiers.
Velma Dinkley Velma s'appelle Véra en français Voix de doublage : Laurence Badie Àge : 15 ans (mais elle veut en faire 20) Taille : 1,32 m Poids : 42 kg Véra partage avec Mireille Mathieu le même "casque Playmobil" (cf sa coiffure). Bien qu'elle soit la plus jeune et la plus petite en taille, elle est de loin la plus intelligente de tous. Elle sait lire les langues anciennes, déchiffrer les vieux manuscrits ou raconter l'histoire d'un endroit particulier. Par contre, elle ne comprend rien à l'informatique. Elle ne croit pas aux fantômes, est très forte en calcul, et utilise toujours ses connaissances pour résoudre les énigmes. Son défaut ? Elle perd tout le temps ses lunettes d'intello (gros carreaux, soi dit en passant...) Sans elles, elle se dit aveugle Il est évident que sans Véra, le gang ne pourrait pas résoudre aussi facilement les énigmes.En général, c'est elle qui collecte les indices et Fred qui ramasse la gloire. Elle finira par faire de la recherche scientifique dans l'aéronautique.
Daphne Blake (Daphné avec un accent en français) Voix de doublage : Claude Chantal (qui a donné sa voix aussi à Caroline Ingalls dans "La petite maison dans la prairie", à Nausicaa dans "Albator 84", et Sailor Mars dans "Sailor moon"...) Àge : 16 ansTaille : 1,50 mPoids : 51 kg Lieu de résidence : Coolville, USA Ambition : Devenir un écrivain célèbre Daphné, c'est la jolie fille du groupe, toujours chic avec sa robe violette et son foulard vert olive. C'est grâce à la richesse de son père que le gang voyage autant et lui permet d'utiliser des bateaux, des talky-walkies et plein d'autres gadgets. Balayant son image de gravure de mode, elle est curieuse de s'aventurer dans l'inconnu et espère devenir écrivain. Le seul défaut de Daphné est son attrait pour le danger : du coup, elle est souvent la première à tomber dans les pièges. En V.O. on la surnomme : "Danger Prone Daphne". Elle est la cible parfaite. Quant au fait de trouver des indices et de résoudre les mystères, elle ne joue pas un aussi grand rôle que Fred et Véra, mais elle apporte à la série un certain charme.
Le Malt shop Le Scoobygang aime se retrouver au Malt Shop, l'endroit le plus cool de Coolville, pour boire du lait au malt et manger de bons snacks.
The Mystery Machine C'est le van conduit par Fred, qui emmène nos amis sur les routes de l'angoisse ! Sans doute inspiré par le fameux Combi de chez VW ?...
Scrappy-Doo Race : chiot danois brun, né à l'hôpital St-Bernard, de sa maman Ruby-Doo Àge : 5 ans (âge humain) Poids : 20 kg Particularité : porte un collier bleu avec une médaille dorée Expression favorite : "Ta da da da da da !" ("Puppy Power !" en VO) et "Nom d'un chiot !" Hobby : casser les pieds au Scoobygang Plat favori : scooby snacks Première apparition : 11 septembre 1979 Apparaît dans : 176 épisodes Scrappy-Doo est le neveu de Scooby-Doo. C'est la copie conforme de Scooby mais en miniature. Vraie petite boule de punch, il ferait n'importe quoi pour aider son oncle (son "tonton toutou"), en particulier se battre avec les monstres. Mais en fait il en dit plus qu'il n'en fait. Et surtout, il tape sur les nerfs de tout le monde. C'est un vrai désastre ambulant ! Scrappy-Doo est un personnage à succès même si tout bon fan de Scooby le déteste.
Scooby-Dum il s'appelle Scooby-Dur en France ("dumb" en anglais signifie bête, sot, imbécile...) Race : danois gris (les puristes diront qu'il est arlequin) Àge : 7 ans Poids : 70 kg
Particularités : porte un collier rouge avec un cercle doré et un chapeau de pêcheur rouge qui s'effiloche au fil du temps Lieu de résidence : Hokefenokee Swamp, Géorgie, USA Plat favori : scooby snacks Ambition : devenir un chien policier Expression favorite : "Oh" et "Dum-Dum-Dum-Dum"(dit-il avec une loupe devant l'oeil tel un détective) Première apparition : "The Gruesome Game of the Gator Ghoul" (18/09/1976) Apparaît dans : 20 episodes (The Scooby-Doo/Dynomutt Show et Scooby's All-Star Laff-A-Lympics) Premier "guest" (invité récurrent) de la série à apparaître dans le Scooby-Doo Show de 1976. On le verra ensuite dans All Star-a-laff-alympics. Scooby-Dum est le cousin de Scooby-Doo. Physiquement, il ressemble trait pour trait à Scooby, mais il a le poil gris et des dents de lapin. Détective râté, c'est un chien courageux (sans doute plus que Scooby), gentil mais stupide, pas très smart mais il a le coeur sur la main. Il parle lentement et a de l'humour 1er degré. Tout comme il ne quitte jamais son chapeau rouge, ce qui lui donne volontairement un petit côté Sherlock Holmes. Lui et sa cousine Scooby-Dee appartiennent à Ma & Pa Skillet , l'oncle et la tante de Samy.
Scooby-Dee (ou Scooby-Dear) Race : danois blanc neige ("snow white" en anglais) Àge : 7 ans Taille : 10 pattes Poids : 60 kg Métier : actrice glamour, a remporté en 1976 le prix "Golden Rover" Particularités : bat des cils de ses yeux violets et porte un collier rose avec un coeur en or Expression favorite : "Fiddle dee dee!" Lieu de résidence : Hollywood, Californie, USA Apparition : novembre 1984 Scooby-Dee est la cousine de Scooby-Doo, bien qu'on la prenne parfois pour sa bien-aimée. La seule différence qui les oppose, c'est qu'elle a de la classe, elle ! Elle parle avec un accent distingué (du sud des USA en VO) et vit à Hollywood, où elle travaille en tant que chien de cinéma. Beaucoup de méchants ont essayé de la capturer tant elle est célèbre. Elle apparaît dans un seul épisode : "The chiller diller movie thriller", du Scooby-Doo Show de 1976.
Yabba-Doo Race : danois gris Àge : 7 ans Taille : 12 pattes Poids : 70 kg Vêtements fétiches : "Stetson gris", "Kerchief" rouge (foulard) Métier : Assistant de Député à Tumbleweed Première apparition : "Yabba's Rustle Hustle" (25/09/1982) Apparaît dans : 13 épisodes Plat favori : snacks au chili Expression favorite : "Yippidy yabbadie doo !" Yabba-Doo est le frère de Scooby et appartient au député Dusty. Version western de Scooby, c'est un danois gris courageux au chapeau de cow-boy et à l'accent prononcé. Il apparaît pour la première fois en 1982 dans le Scooby Scrappy & Yabba-Doo Show. Après Scrappy, il est le deuxième "Guest "à avoir son propre show. En effet, avec le député Dusty (son propriétaire, sheriff timide de la ville de Tumbleweed, âgé de 22 ans, et résolument occupé à faire du chili pour Yabba et Scrappy), son frère et son neveu, il mène de nouvelles enquêtes. Plus maladroit que Scooby, Yabba-Doo est réputé butter facilement sur les obstacles. Daddy et Momsy-Doo (qui appartiennent à Mom & Pops Rogers, les parents de Samy), apparaissent dans l'épisode "Wedding Bell Boos" de The New Scooby-Doo Mysteries en 1985. Ruby-Doo, la soeur de Scooby, et son fils Baby Scrappy-Doo (qui deviendra l'infatigable Scrappy-Doo), apparaît dans l'épisode "Scrappy's birthday" dans le Richie Rich/Scooby-Doo Hour en 1981.
Dixie-Doo, la cousine de Scooby, apparaît dans un épisode The New Scoobydoo Mysteries de 1984 : "Snowboat Scooby" Grandpa-Doo, le grand-père de Scooby (apparaît dans un seul épisode : "Scooby's roots" du Scooby & Scrappy-Doo Show de 1981) Great-Grandpa-Doo, l'arrière-grand-père de Scooby (qui est mort) à moustaches Whoopsy-Doo Race : danois gris Whoopsy-Doo est l'un des cousins de Scooby. Il est clown et apparaît dans un épisode du New Scoobydoo & Scrappy-Doo Show de 1984 : "Wedding bell boos". Dooby-Doo Race : danois brun
Dooby-Doo est le cousin de Scooby et frère de Whoopsy-Doo (ils appartiennent à Oncle Gaggy), est animateur à la Elvis à Las Vegas dans le cirque A-Go-Go. Il apparaît dans l'épisode "The Dooby Dooby Doo ado" de The New Scooby-Doo Mysteries de 1984. Il y a aussi : Howdy-Doo, Skippy-Doo, les frères de Scooby M'man et 'Pa Rogers, les parents de Samy Maggie, sa soeur (mariée à Wilfred, beau-frère dont Samy parle régulièrement) Oncle Gaggy Oncle Shagworthy(riche bijoutier propriétaire d'un château. Apparaît dans la saison 3 "Scared a lot in camelot") Oncle Ned Le riche Oncle John Maxwell de Daphné (elle a un autre oncle, Matt) L'Oncle Cosmo de Véra Et son autre oncle, Dave Watson (elle a aussi un oncle John) Autres apparitions : L'Oncle Eddie de Fred Aggie Macduff, amie de Véra Alex Super, ami du gang Arlene Wilcox, amie de Véra Jimmy Pelton, ami du gang Professeur Krueger, ami du gang Professeur Brikston, ami du gang Professeur Greer, ami du gang Antonio, ami du gang Beth Crane, ami du gang
SCOOBYDOO WHERE ARE YOU ?
Premiere sur la chaîne américaine CBS : 19 septembre 1969
Episode # 69001 What a Night for a Knight Sept 13, 1969 Episode # 69002 Hassle in the Castle Sept 27, 1969 Episode # 69003 A Clue for Scooby-Doo Sept 20, 1969 Episode # 69004 Mine Your Own Business Oct 4, 1969 Episode # 69005 Decoy for a Dognapper Oct 11, 1969 Episode # 69006 What the Hex Going On? Oct 18, 1969 Episode # 69007 Never Ape and Ape Man Oct 25, 1969 Episode # 69008 Foul Play in Funland Nov 1, 1969 Episode # 69009 The Backstage Rage Nov 8, 1969 Episode # 69010 Bedlam in the Big Top Nov 15, 1969 Episode # 69011 A Gaggle of Galloping Ghosts Nov 22, 1969 Episode # 69012 Scooby-Doo and a Mummy Too Nov 29, 1969 Episode # 69013 Which Witch Is Which Dec 6, 1969 Episode # 69014 Spooky Space Kook Dec 20, 1969 Episode # 69015 Go Away Ghost Ship Dec 13, 1969 Episode # 69016 A Night of Fright Is No Delight Jan 10, 1970 Episode # 69017 That's Snow Ghost Jan 17, 1970 1970-1971 : Episode # 70001 Nowhere to Hyde Sept 12, 1970 Episode # 70002 Mystery Mask Mix-Up Sept 19, 1970 Episode # 70003 Jeepers It's the Creeper Oct 3, 1970 Episode # 70004 Scooby's Night with a Frozen Fright Sept 26, 1970 Episode # 70005 Haunted House Hang-Up Oct 10, 1970 Episode # 70006 A Tiki Scare Is No Fair Oct 17, 1970 Episode # 70007 Who's Afraid of the Big Bad Werewolf Oct 24, 1970 Episode # 70008 Don't Fool with a Phantom Oct 31, 1970 1978-1979 : Episode # 78001 Watch Out! The Willawaw ! Episode # 78002 A Creepy Tangle in the Bermuda Triangle Episode # 78003 A Scary Night with a Snow Beast Fright Episode # 78004 To Switch a Witch Episode # 78005 The Tar Monster Episode # 78006 A Highland fling with a Monstrous Thing Episode # 78007 The Creepy Case of Old Iron Face Episode # 78008 Jeepers, It's the Jaguaro Episode # 78009 Make a Beeline Away from That Feline ou Who was that Cat Creature I saw you with Last Night ? Episode # 78010 The Creepy Creature of Vulture's Claw Episode # 78011 The Diabolical Disc Demon Episode # 78012 Scooby's Chinese Fortune Kooky Cape Episode # 78013 A Menace in Venice Episode # 78014 Don't Go Near the Fortress of Fear Episode # 78015 The Warlock of Wimbledon Episode # 78016 The Beast Is Awake in Bottomless Lake
THE NEW SCOOBYDOO MOVIES
Cartoon d'une heure avec des guest stars chaque semaine. 09/09/1972, le samedi de 9:30 à 10:30 jusqu'en septembre 1973. Puis de septembre 1973 au 31/08/74 de 9:00 à 10:00 toujours le samedi. 1972-73 : Episode #72001 Ghastly Ghost Town (avec les 3 Stooges) Episode #72002 The Dynamic Scooby-Doo Affair (avec Batman et Robin) Episode #72003 Scooby-Doo Meets the Addams Family Episode #72004 The Frickert Fracas (avec Jonathan Winters) Episode #72005 Guess Who's Knott Coming to Dinner? (avec Don Knotts) Episode #72006 A Good Medium Is Rare (avec Phylis Diller) Episode #72007 Sandy Duncan's Jekyll and Hydes Episode #72008 The Secret of Shark Island (avec Sonny et Cher) Episode #72009 The Spooky Fog (avec Don Knotts) Episode #72010 Scooby Doo Meets Laurel and Hardy Episode #72011 The Ghost of the Red Baron (avec les 3 Stooges) Episode #72012 The Ghostly Creep from the Deep (avec les Harlem Globetrotters) Episode #72013 The Haunted Horseman in Hagglethorn Hall (avec Davey Jones desThe Monkees) Episode #72014 The Phantom of the Country Music Hall (avec Jerry Reed) Episode #72015 The Caped Crusader Caper (avec Batman et Robin) Episode #72016 The Lochness Mess (avec les Harlem Globetrotters) 1973-74 (nouveaux shows combinés avec des rediffusions) : Episode #73001 The Mystery of Haunted Island (avec les Harlem Globetrotters) Episode #73002 The Haunted Showboat (avec Josie et les Pussycats) Episode #73003 Scooby-Doo Meets Jeannie (avec Jeannie et Babu) Episode #73004 The Spirited Spooked Sport Show (avec Tim Conway) Episode #73005 The Exterminator (avec Don Addams) Episode #73006 Weird Winds of Winona (avec Speed Buggy) Episode #73007 The Haunted Candy Factory (avec Cass Elliot) Episode #73008 Scooby-Doo Meets Dick Van Dyke
THE SCOOBY-DOO DYNOMUTT HOUR
Scooby et le super héros Dynomutt, se partage la lumière dans ce show d'une heure (ils sont la vedette de leur propre cartoon). Scooby-Dum apparaît occasionnellement pour résoudre diverses énigmes. Dynomutt est un chien bionique, partenaire d'un chasseur de crimes le Blue Falcon. Première : 11/09/1976 ABC : Sept 1976 - Nov 1976 / Samedi 9:30 - 10:30 Nom changé en "The Scooby-Doo/Dynomutt Show" 1976-1977 : Episode #76001 High Rise Hair Raiser Episode #76002 The Fiesta Host Is an Aztec Ghost Episode #76003 The Gruesome Game of the Gator Ghoul Episode #76004 Whatta Shocking Ghost Episode #76005 The Headless Horseman of Halloween Episode #76006 Scared a Lot in Camelot Episode #76007 The Harum Scarum Sanitarium Episode #76008 The No-Face Zombie Chase Case Episode #76009 Mamba Wamba and the Voodoo Hoodoo Episode #76010 A Frightened Hound Meets Demons Underground Episode #76011 A Bum Steer for Scooby Episode #76012 There's a Demon Shark in the Foggy Dark Episode #76013 The Ghost That Sacked the Quarterback Episode #76014 The Spirits of '76 Episode #76015 The Ghost of the Bad Humor Man Episode #76016 Scooby-Doo, Where's the Crew? Episode #76017 The Curse of Viking Lake Episode #76018 Vampire Bats and Scaredy Cats Episode #76019 Hang in There, Scooby-Doo Episode #76020 The Creepy Heap from the Deep Episode #76021 The Chiller Diller Movie Thriller Episode #76022 The Spooky Case of the Grand Prix Race Episode #76023 The Ozark Witch Switch Episode #76024 The Creepy Cruise Dynomutt Episodes (un par show) : The Great Brain . . . Train Robbery The Day and Night Crawler The Harbor Robber Everybody Hyde What Now, Lowbrow? Sinister Symphony Don't Bug Supermugg Factory Recall The Queen Hornet The Wizard of Ooze Tin Kong The Awful Ordeal with the Head of Steel The Blue Falcon Versus the Red Vulture The Injustice League of America The Lighter Than Air Raid The Prophet Profits
ALLSTARS-A-LYMPICS
A gaggle of Hanna-Barbera's favourite cartoon characters participate in track and field competition, spoofing ABC's "Wide World of Sports." I find most sports boring and this show just doesn't make them any more exciting for me. A boring show by far as it is plotless and not really funny. Zero spookiness ta boot, which is important to me when watching Scooby-Doo. Other cartoon segments included "Dynomutt, Dog Wonder," "Captain Caveman and His Teen Angels," and of course reruns of "Scooby-Doo."
THE SCOOBY AND SCRAPPY DOO SHOW
Nul, aucun intêret.
THE RICHIE RICH SHOW
Nouveaux épisodes de "Richie Rich" + rediffusions de "Scooby and Scrappy-Doo" + nouveaux épisodes de "Scooby and Scrappy-Doo". Mettent en scène Scooby, Samy et Scrappy-Doo. Beaucoup de gags.
THE SCOOBY-DOO-PUPPY HOUR
Show d'une heure avec Scooby et Scrappy pendant la première moitié, et Petey the puppy avec sa famille dans la seconde moitié. Série rebaptisée "The Scooby-Doo/Puppy Hour" (du 08/01/1983 au 03/09/1983) avec des rediffusions de divers épisodes de Scooby. Yabba-Doo fit son apparition dans ce show.
THE SCOOBY-DOO NEW MYSTERIES
Cette série est à la base la même chose que les shows de Scooby-Doo et Scrappy, mais avec des titres différents. Samy et Daphné sont toujours dans ce cartoon, et Fred et Véra font de temps à autres des apparitions. Daphne est reporter, Velma est scientifique pour la NASA et Fred est auteur de romans policiers. Durée d'un épisode : 11 minutes
THE 13 GHOSTS OF SCOOBY-DOO
Ce cartoon met en scène Scooby, Samy, Scrappy et Daphné. Se joint à eux Vincent Van Ghoul et Flim Flam. Flim Flam semble être inspiré de Short Round dans "Indiana Jones et le Temple maudit". Daphné a une nouvelle coupe de cheveux et des habits très 80's. Diffusion du 07/09/1985 au 06/09/1986
A PUP NAMED SCOOBYDOO
Série avec le Scoobygang enfant. Le gang se fait appeler "The Scooby-Doo Detective Agency". Diffusion du 10/09/1988 au 01/09/1990 (1/2 heure)
mardi, décembre 27, 2005
Hollywood fairytale.
Dana Michelle Plato (1964-1999) endured a roller coaster life of career sabotage, drug addiction, pornography, armed robbery, and Gary Coleman. Placed up for adoption by a sixteen year-old, baby Dana was taken in by an overachieving southern California mother who gently guided her as best she could toward an acting career. Starting at the age of seven, Dana was regularly thrust before the camera, appearing in over one hundred ads for Kentucky Fried Chicken, Noxema, Arco, Hallmark and other high-profile sponsors. During numerous retakes of one commercial for Dole fruit cocktail, Plato ended up extremely ill after consuming eighty-two bananas which expanded in her stomach. Shortly thereafter, she was enthusiastically hired for the lead role in The Exorcist, but her adoptive mother refused to allow Dana's participation in "that kind of movie". As Linda Blair enjoyed overnight superstardom, Dana plodded through roles in Beyond the Bermuda Triangle. During a brief appearance on The Gong Show, Dana was spotted by a producer who helped her land the role of Kimberly Drummond, the older sister on TV's Diff'rent Strokes. Her character served a dual purpose: she'd cast disapproving glances at the crazy schemes of her younger brothers, and she'd periodically proclaim she was no longer using the bathroom. Regardless, this part earned the child star tremendous fame and the unprecedented salary of $22,000 per episode between 1978 and 1984. Her role was terminated after she became pregnant in real life, a condition Diff'rent Strokes writers and producers ruled impossible to reconcile with the virginal, goody-two-shoes character of Kimberly. Plato then married guitarist Lanny Lambert, and named their son Tyler. Lambert divorced her in 1990, winning custody. Everything associated with Diff'rent Strokes became an obscure novelty. Her co-stars Todd Bridges and Gary Coleman had problems with both the law and their personal lives. Their names became punch lines in the public discourse, and privately Dana began to express an interest in developing an identity wholly separate from them. She wanted to exhibit the real Dana. She believed a five-page spread in the June 1989 issue of Playboy magazine might lead to some positive attention, but her pictorial was overshadowed by the centerfold: Playmate of the Year Kimberly Conrad, Hugh Hefner's new bride. Two Kimberlys were bad enough, but Conrad [Bain] was the name of the actor who played Kimberly's father on Diff'rent Strokes. It all proved too confusing for American masturbators, and Plato's career seemed permanently shelved. Leads were drying up, and she found herself unable to pay the rent. She was even developing a cocaine addiction. Had the Just-Say-No episode featuring First Lady Nancy Reagan all been a dream? In 1991, she was arrested for the armed robbery of a Las Vegas video store while wearing a clumsy disguise consisting of a curly blonde wig and jumbo-sized dark sunglasses. Dana pointed a pellet gun at the clerk, walked out with $164, removed the disguise, and immediately returned to the video store as though nothing had happened. Astonishingly, it was legendary entertainer Wayne Newton who posted her $15,000 bail bond. Plato was given five years' probation. News of her arrest, coupled with a timely increase in America's warmed-over kitschy nostalgia for all things Diff'rent Strokes, garnered her more publicity than ever. She was able to enjoy roles like the scantily-clad victim in the video-based interactive game Night Trap, and a string of B-grade movies like Bikini Beach Race. "If I hadn't gotten caught, it could have been the worst thing that happened to me because I could have died of a drug overdose," she mused. Later that year, she was arrested after forging prescriptions for Valium. As this was a direct violation of her armed robbery parole arrangement, she served thirty days in jail. This was to be the first of numerous arrests, jail terms, and drug-and-alcohol treatment centers for Plato, who ultimately exited her last prison sentence a lesbian, according to a 1998 issue of the Sapphic pride magazine Girlfriends. This was less of a revelation, since one year earlier she'd starred in an X-rated film cleverly titled Diff'rent Strokes. Plato contributed one skinny-dip, two soft-core lesbian sex scenes, and a sudsy threesome in a shower. Says Plato, "When the role came along I was very happy to do it because this is life. It's something people need to see and recognize and get healthy about. In my opinion it's not about gay or straight or bi; but attracted to spirits whatever body they're in. There's other reasons too, but that's how I see it. With women and women I think there´s an understanding. Nobody knows what a woman feels or experiences but another woman. We are the nurturers and there are times when we need to be nurtured." Paul Petersen (The Donna Reed Show) over time observed Plato had become far too hyperactive and way too thin. He relates an encounter which took place backstage at a Sally Jesse Raphael broadcast about former child stars: Just before we taped I was walking past the women's bathroom when a harried Dana came busting out the door. She apologized wildly for a collision that was no one's fault. I took her arm and held her fast. She had the cocaine user's tell-tale ring around the collar. Dana, I said to her. Wipe your nose. In less than ten minutes she was in front of the camera telling everyone she was clean and sober. Dana Plato's last public appearance took place May 8th, 1999, on the Howard Stern radio and television program, to clear up "misunderstandings" that she was a drug-addicted lesbian. Plato replied that she'd been sober for ten years. Then she wept. She volunteered a strand of hair for a drug test, only to plead with Howard to return it. Even the King of all Media seemed taken aback. He exhibited sympathy and restrained his remarks, avoiding easy pot-shots. She announced that she'd never been happier in her life. The next day, coroner officials at an Oklahoma trailer park would be ruling her death a suicide; the result of an intentional overdose on a toxic combination of Valium and Loritab. She died peacefully in her sleep at the age of thirty-four, and didn't leave a note. Celebrity mug shots.
king of cool.
J’ai regardé "the great escape" hier soir, pour la 143 fois. Je sais pas pourquoi mais je trouve qu"il des airs de Damon Albarn (ou l'inverse). Un jour Steve mc Queen se fait arrêter pour conduite en état d'ivresse, il est arrêté, pose pour la traditionnelle photo de police mort de rire, déconne avec les flics et signe des autographes à tout le bureau de police. Steve mc Queen sera toujours the king of cool Né le 24 mars 1930 à Indianapolis. Terence Stephen McQueen passe son enfance dans la ferme de son oncle dans le Missouri. A l'âge de 14 ans, il entre dans une sorte de pensionnat, le Junior Boy's Republic, en Californie. A 17 ans, il pénètre dans le monde du spectacle à l'occasion d'un carnaval itinérant. Il abandonne la troupe et devient alors gardien d'une société de bois de charpente. Il s'engage ensuite dans les Marines, où il se spécialise comme mécanicien. Au terme de son contrat, en 1950, il prend plusieurs emplois : chauffeur de camion, fabricant de fleurs artificielles, débardeur et s'inscrit aux cours d'Art Dramatique de Sarsford Meisner, qu'il quitte en 1952, pour les cours d'Herbert Berghof et Utta Bagen. Il fait ses premiers pas au théâtre dans une reprise de "Peg O'My heart" et obtient son premier engagement important en remplaçant Ben Gazzara dans " A Hatfull of Rai". Sa notoriété grandissante l'amène à Hollywood en 1956 où il débute au cinéma dans MARQUÉ PAR LA HAINE où il interprète un joueur de billard, figuration si peu importante que son nom n'apparaît pas au générique. En 1957, il accepte de jouer le rôle d'un chasseur de prime, Josh Randall, pour la télévision américaine (titre français : "Au nom de la loi "). Le feuilleton durera trois ans. En peu de temps, il devient l'une des figures les plus connues d'Amérique et parallèlement il revient au cinéma dans des productions plus importantes. Révélé aux cinéphiles dans le rôle d'un tueur dans LA PROIE DES VAUTOURS, c'est le succès éclatant du KID DE CINCINNATI qui confirmera définitivement Steve McQueen au rang de star. En 1977, après deux ans d'absence, il interprète le rôle d'un médecin d'une petite ville de Norvège dans AN ENEMY OF THE PEOPLE de George Shaefer. Le 17 janvier 1980, il épouse Barbara Minty, une cover-girl de 25 ans. Il meurt le 7 novembre 1980, des suites d'un cancer du poumon, à la clinique de Ciudad-Juarez, au Mexique. Il venait d'interpréter, comme à ses débuts, un chasseur de primes dans son dernier film, LE CHASSEUR 1956 - Marqué par la haine (Robert Wise)1957 - Never love a stranger (Robert Stevens)1958 - Danger planétaire (Irvin S. Yeaworth Jr)1958 - Hold up en cent vingt secondes (Charles Guggenheim)1959 - La proie des vautours (John Sturges)1960 - Les sept mercenaires (John Sturges)1961 - Branle bas au casino (Richard Thorpe)1962 - L'enfer est pour les héros (Don Siegel)1962 - L'homme qui aimait la guerre (Philip Leacock)1962 - La grande évasion (John Sturges)1964 - Une certaine rencontre (Robert Mulligan)1964 - La dernière bagarre (Ralph Nelson)1964 - Le sillage de la violence (Robert Mulligan)1965 - Le kid de cincinnatti (Norman Jewison)1966 - La canonnière du Yand Tsé (Robert Wise)1966 - Nevada Smith (Henry Hathaway)1968 - L'affaire Thomas Crown (Norman Jewison)1968 - Bullitt (Peter Yates)1969 - Reivers (Mark Rydell)1971 - Le mans (Lee H. Katzin)1971 - Challenge one (Bruce Brown)1972 - Le dernier bagarreur (Sam Peckinpah)1972 - Le Guet Apens (Sam Peckinpah)1973 - Papillon (Franklin J Schaffner)1974 - La tour infernale (John Guillermin)1977 - An enemy of the people (George Schaefer)1980 - Tom Horn (William Ward)1980 - Le chasseur (Buzz Kulik)samedi, décembre 24, 2005
Further down the spiral, n°6.
"I hurt myself today to see if I still feel. I focus on the pain the only thing that's real. The needle tears a hole, the old familiar sting. Try to kill it all away but I remember everything. What I have become ? my sweetest friend... Everyone I know goes away in the end... You could have it all : my empire of dirt I will let you down. I will make you hurt. I wear my crown of shit on my liar's chair full of broken thoughts I cannot repair. Beneath the stain of time, the feeling disappears you are someone else I am still right here... What have I become ? my sweetest friend everyone I know Goes away in the end... You could have it all : my empire of dirt I will let you down. I will make you hurt If I could start again a million miles away I would keep myself. I would find a way."
Dick Laurent is dead.
J'ai acheté la nouvelle édition de Lost highway, j'avais déja l'édition de TF1, mais l'édition MK2 enterre l'autre : les noirs sont vraiment noirs, le son est parfait, le bouquin plutôt bien foutu, rien à dire. Retour sur un film qui me fait vraiment flipper. Même chose que pour feux rouges : j'aime la nuit, j'aime les routes. Lost highway film de culte (merçi à eux)."Fred Madison se produit chaque soir dans une boîte de nuit et mène apparemment une vie paisible avec sa femme Renee. Un matin, Renee découvre dans son courrier une cassette vidéo contenant des vues de sa maison, d'abord extérieure puis intérieure. Fred commence alors à cauchemarder jusqu'à ne plus faire de différence entre une réalité paniquée et un irréel onirique. Par ailleurs, son existence est menacée par l'apparition d'un homme à l'identité mystérieuse. Un soir, il rêve qu'il découpe sa femme en morceaux et finit condamné à mort. Il réussit à disparaître de sa cellule et un autre jeune homme prend sa place. Mais est-ce vraiment un songe? "Pour moi, il y a plus d'un mystère dans Lost Highway. Un mystère est ce qui se rapproche le plus du rêve. Le simple mot mystère est excitant. Les énigmes,les mystères sont merveilleux, jusqu'à ce qu'on les dévoile. Je crois donc qu'il faut respecter les mystères." "A cause des conventions hollywoodiennes, il faut transformer le rêve en quelque chose que le public puisse comprendre. Pourtant tout devient si ennuyeux quand le film commence à avoir trop de sens." Paroxysme du genre lynchien par excellence, le thriller fantastico-schizophrénique, en incessante quête d'une vérité multiple, d'une déstabilisante recherche de compréhension sous forme de tempête cataclysmique sous un crâne malade. Comment essayer de discerner les lois du genre lorsque ce genre n'existe justement pas? Trip sous acide, collage délirant entre l'organique et le minéral, multiplicité labyrinthique, Lost Highway a réinventé le cinéma, au milieu de l'avant et de l'après, atomisant toute logique. Le film sur le principe d'une temporalité déphasée où la capture de certains événements, donnés à voir avant même qu'ils se soient produits, précède parfois leur accomplissement. En somme, l'exemple type de l'oeuvre à la psychologie en deux dimensions. Tissant une toile saccadée où le spectateur est forcément mis dans une situation de voyeur dérouté devant cet engrenage fondé sur l'isolation sensorielle, inexprimable et touchant presque à l'ésotérisme, l'intrigue voilée et conspiratrice de ce cauchemar grandeur nature (on nous cache tout, on nous dit rien... De quoi finir totalement parano, d'autant plus que certains effets glacent les sangs sans crier gare) gagne à être revue pour réussir à atteindre cet infime état de réceptivité qui permet de capter chaque fois un petit plus, tout en restant dans le flou le plus hagard. Le dictat de scènes mentales extraordinaires amplifie un effet d'enfer extatique où l'ultra-expérimental griffé Lynch s'affirme comme un remède à tout critère mettant en danger la puissance d'un imaginaire jamais rassasié, vecteur traumatique de sensations événementielles. Construisant ses méthodes narratives comme un morceau musical enclin à tout larsen, cherchant l'atmosphère et la tonalité perturbante, Lynch se pose en scientifique sensoriel concotant ses lois de l'esthétique aux combinaisons infinies et instinctives. Bric-à -brac underground, d'une violence destructrice et d'un nihilisme contrasté, la bande originale du film joue également sur les ruptures et les variations. Gigantesque mix entre le dub, le jazz, l'easy leastening, le rock et le trip hop, ce voyage sonore entre directement dans un univers angoissant par un Bowie dérangé, radicalisé brutalement par du Ramstein ou la décadence de Kraftwerk. Déjouant les dédales de la mythologie hollywoodienne, ce coït interromptu entre fond et forme célèbre le triomphe de l'émotion plastique des obsessions virtuelles d'un cinéma métamorphosé, désagrégeant temps et espace. Peter Chung est récemment le réalisateur de "Matriculated", peut-être le plus décalé et original des films Animatrix (2003), il est aussi le créateur de nombreux court-métrages d’animation, dont la série MTV "Aeon Flux" et à l’origine des fameux Razmokets. L’article qui suit est un hommage de Peter Chung sur le film Lost Highway de David Lynch. Cadrage publie ce texte inédit car, outre notre vif intérêt et amitié portés à l’originalité des films de Peter Chung, il nous semble intéressant, voire fondamental, de mettre en lumière les réflexions écrites des réalisateurs. Les grands cinéastes sont nécessairement, par définition, de grands critiques. La réciproque est on le sait moins évidente. Il y a plusieurs années, le Musée d’art du conté de Los Angeles a présenté une rétrospective des films de David Lynch. La revue Weekly de Los Angeles a publié sur Lost Highay une critique acerbe de Paul Malcolm qui m’a suffisamment mis en colère pour que je leur envoie cette lettre, qu’ils ont ensuite publiée (sous une forme bien plus brève) Très bien si Paul Malcolm admet ne pas comprendre le film de David Lynch Lost Highway – mais la façon dont il peut ensuite affirmer que Lynch lui-même n’est pas le seul à être incapable de trouver la signification et la visée du film, mais qu’il en va de même pour tout le monde, apparaît comme un signe d’une suffisance déconcertante. Ce qui est regrettable, c’est que Mr Malcolm, qui semble avoir beaucoup d’estime pour les précédentes œuvres de Lynch, a du complètement passer à côté de ce qui constitue sûrement, jusqu’à aujourd’hui, le film le plus pensé de Lynch. Malgré l’absence de réaction qu’a entraîné le film (particulièrement parmi les critiques), la logique de Lost Highway est assez simple et évidente – une fois que vous avez opéré le changement que requiert le film au niveau de la conscience. En un mot : Fred (Bill Pullman) assassine sa femme Renee (Patricia Arquette). Le souvenir du massacre, immortalisé sur une cassette vidéo, suffit pour le déclarer coupable. Sa culpabilité est faite, il se morfond dans une cellule, un homme condamné qui n’a pas d’issue. Il lui faudrait un miracle pour racheter sa vie, et il s’en produit un. On lui offre une deuxième vie, une seconde chance. Il parvient à échanger sa vie avec celle d’un jeune homme innocent, Pete (Balthazar Getty). Le piège réside dans le fait qu’il ne se souvient pas de sa vie précédente, lorsqu’il était Fred. Il rencontre Alice (jouée également par Patricia Arquette), que nous, nous reconnaissons contrairement à lui. (La présence de Patricia Arquette dans deux rôles n’est pas une bizarrerie anodine mais constitue un élément crucial pour illustrer le fait qu’il ne se souvient pas de sa vie précédente. Aussi, il s’avère qu’elle est, dans un sens, le fantôme de la femme de Fred, le jeune Pete est alors induit en erreur…) Fred/Pete entreprend alors de recommencer à perturber sa femme à travers une série de gestes imprudents qui, semblent représenter pour lui des démonstrations de liberté (rébellion), et qui, pour le spectateur apparaissent comme le gâchis de son précédent sursis vis-à -vis de la mort. Assez rapidement, il tue à nouveau. Dans le désert, il rencontre le farceur cosmique (Robert Blake), le temps revient en arrière (la baraque brûle à l’envers) et Pete redevient Fred. La cruelle plaisanterie dont il a fait l’objet est révélée ; il a apprit la leçon, qu’il n’y pas d’échappatoire, qu’il n’y a aucun intérêt à être quelqu’un d’autre, peu importe qui nous sommes, nos actes font partie de nous. Je ne peux développer ici les intrigues secondaires qui font participer le personnage de Robert Loggia (sa relation avec Renée/Alice et le supposé motif de Fred pour la tuer), le personnage de Robert Blake (une sorte de marraine de conte de fée capable de se déplacer dans le temps et dans l’espace), la police, la rupture avec le temps linéaire (au profit du temps intérieur), pour ne pas citer l’usage éloquent et audacieux du son et de l’image qui caractérise l’oeuvre d’une force créatrice sans retenue au moment d’apaiser le public conformiste. Lost Highway est un film important car son objectif réside dans le fait d’inventer de nouveaux modes d’expression profondément personnels ainsi que des notions insaisissables. Lynch nous invite à réfléchir sur le sens de ce que veut dire être ce que nous sommes – c'est-à -dire "comment ce fait-il que je suis qui je suis, et pas quelqu’un d’autre ; et si je pouvais être quelqu’un d’autre ?". Cette question "Pourquoi ne suis-je pas né quelqu’un d’autre, à une autre époque et dans un autre lieu", est le mystère le plus obscur de la vie, et certainement le plus universel. Pour moi, l’effet secondaire le plus passionnant survenu après avoir vu Lost Highway, est la possibilité de penser que si j’ai vécu d’autres vies mais que je ne m’en souviens pas, je peux peut-être vivre comme si je m’en souvenais et non pas comme Balthazar Getty. En tant que spectateurs, nous souhaitons qu’il puisse s’inspirer de la sagesse qu’il a hérité de Bill Pullman – le film est indirectement favorable à la conscience collective. D’autres films hollywoodiens comme : Big, Switch, All of me, Vice Versa, etc. ont souvent émis l’idée d’échanger les identités mais ils sont tous des tricheries dans la mesure où ils permettent à l’individu de garder sa conscience et sa mémoire originelles tout en adoptant une seconde identité. Pour autant que je sache, Lost Highway est le premier film à étudier sérieusement ce sujet, et il n’y va pas de main morte (Si je deviens toi, je deviens quelqu’un qui ne se souvient pas avoir été moi – bien entendu.) Pour Lynch, le film représente un pas en avant dans le sens où il n’existe plus une nette délimitation entre les bons et les mauvais personnages. Alors que dans Blue Velvet ou Twin Peaks, il jouait sur une forte division entre l’innocence et le mal, dans Lost Highway, ces deux impulsions sont présentes chez les personnages principaux. Le caractère accepatble de Blue Velvet est principalement du au ton essentiellement parodique de ce film ; aussi stupéfiante qu’elle soit, cette oeuvre ne cesse d’être un film qui fait référence (et réagit à ) à un genre de film particulier. Lost Highway est un film qui s’intéresse beaucoup à la métaphysique et pas du tout à la psychologie, ce qui explique peut-être pourquoi ses significations ont des publics si peu attentifs. Lorsque Bill Pullman tue sa femme, je suppose que la plupart des spectateurs veulent savoir pourquoi il l’a fait. (Perspective dans laquelle je suis certain que la plupart des réalisateurs se seraient aussi dirigés). Lynch ne s’intéresse pas vraiment à cette question. Dans toute œuvre de fiction, les réponses à de telles questions sont, en fin de compte arbitraires. Lynch ne s’attarde pas du tout ni sur le procès, ni sur la question de la culpabilité, ou sur la rationalisation psychologique. Ce qui importe, c’est le transfert de la vie d’un homme vers celle d’un autre, et le fait que cet homme soit une âme condamnée accroît considérablement l’enjeu. Dans tous les films de Lynch, la compréhension n’apparaît que comme le résultat d’un changement de notre cadre de référence, notre esprit qui prend tout au pied de la lettre, notre conscience ordinaire ne nous est pas très utile. Et cela parce qu’avec Lynch, il n’y a pas de différenciation entre les évènements d’ordre interne et ceux d’ordre externe. Il permet aux états internes de ses personnages de se projeter librement dans le monde extérieur et il le fait sans procédés d’explication ; c’est la méthode de la poésie. Après un an d’articles hostiles, de critiques montrant des signes de déception, et d’indifférence de la part du peuple, Lost Highway mérite d’être réévalué par rapport à la contribution vitale qu’il a apporté au cinéma américain moderne. vendredi, décembre 23, 2005
Florent Emilio Siri.
Viril mais toujours correct, ce jeune homme tombe deux claques visuelles (même nid de guêpes qui reste à mes yeux le vrai remake d'Assault et même avec ce connard de Naceri, le film reste une petite bombe). Otage sort en DVD et Février et c'est une bonne nouvelle... "Après des études à la Sorbonne, Florent Emilio Siri devient réalisateur. Il commence par travailler sur des clips musicaux (pour IAM, Pow Wow, Alliance Ethnik, Wu-Tang Clan,...), puis signe en 1992 le documentaire 'Mort lente', dont l'action se déroule en Lorraine, sa région d'origine. Florent Emilio Siri filme à nouveau ses terres natales en 1998, pour son premier long métrage de fiction, intitulé 'Une minute de silence'. Cette histoire d'amitié entre un mineur polonais (Benoît Magimel) et son collègue italien (Bruno Putzulu) est primée aux festivals de Namur et de Belfort. C'est grâce à ce film qu'il remporte le 'Prix Cyril Collard'. En 2002, il retrouve Benoît Magimel pour le film d'action 'Nid de guêpes'. Un groupe de bandits se retrouve coincé dans un entrepôt avec des forces de police, leur prisonnier et les "envahisseurs" qui tentent de rentrer pour le libérer... Plutôt que de s'étaler encore une fois sur l'éternelle question du potentiel renouveau du film de genre français, mieux vaut considérer le film comme quelconque. Il n'y a aucun sous-entendu péjoratif ici. Certes le film n'est pas ce qu'on fait de plus nouveau ou de plus original, mais il possède une touche qui fait naître l'intérêt dont aurait pu manquer un énième film de gunfights sans scénario béton. Le scénario ici parvient cependant à être habile. On a cent fois été confronté à ce genre de situation, et l'on s'attend donc à retrouver les clichés du genre. Mais à l'exception de quelques faiblesses ou quelques plaisirs que se fait le réalisateur, le film parvient à éviter les pièges habituels. La structure rappellera au choix Assaut de John Carpenter ou le jeu vidéo Counter-strike, c'est aussi basique que ça, mais cela ne signifie pas pour autant que c'est banal. Disons juste que cette idée de base déjà vue est ici parfaitement exploitée pour un film qui est au final un exercice de style entièrement réussi. Le film met un certain temps à démarrer, se perdant un peu dans ce mystère qu'il tente de garder autour des différents personnages présentés en parallèle, mais la première attaque survient avec une telle force qu'on sort littéralement de la possible léthargie dans laquelle on commençait à sombrer, pour ne plus se voir laisser un moment pour souffler. À l'exception de quelques trêves succinctes, permettant à l'action de mieux s'organiser pour une encore plus grande efficacité, la mise en scène ne se relâche jamais. À travers un découpage et un montage exemplaire, l'ambiance est parfaitement tenue de bout en bout, grâce également à une photo optant pour le sombre, nous plongeant plus profondément dans cette atmosphère. Le suspense du huis clos est à son comble. Les acteurs, en majorité des membres de cette nouvelle génération qu'on nous vend depuis quelques années, évoluent avec justesse, sans aucune esbroufe (à l'image de la mise en scène), autour d'un Pascal Greggory grandiose, tout en retenue. L'ensemble compose un groupe de "résistants" adroitement représentés, face à cet ennemi omniprésent et terrifiant, traité à la manière d'une masse bestiale, les fameuses "guêpes", grouillant autour du lieu restreint, tentant de rentrer afin de sauver leur "reine". L'action que nous offre le film est soignée, par l'intermédiaire d'une mise en scène carrée, qui ne cède jamais à l'effet de style superflu, adoptant plutôt une approche brutale, le tout dans une obscurité étouffante. C'est cette représentation qui fait en partie l'intérêt et la nouveauté relative de ce Nid de guêpes. En 2005, sort Otage, autre grosse claque « Jeff Talley, autrefois négociateur d’otages pour la police de Los Angeles, s’est retiré dans une petite ville. Lorsqu’un vol de voiture dérape et se transforme en prise d’otages, Talley devra reprendre du service et faire avec les données inattendues de la soirée. Lorsque les premiers noms du générique apparaissent avec un détourage bizarre sur fond noir, on se demande pourquoi cela paraît si cheap, si "film d'action des années 80". Alors le véritable générique, une animation que l’on ne révèlera pas, fait son apparition et c'est tout de suite autre chose. A la fois classe et délibérément ancré dans un esprit de série B, ce bref "pré-film" annonce d’emblée l'ambition d'un film qui jamais n'essaiera de viser trop haut, que ce soit dans sa forme, à la fois léchée et sans esbroufe, soignée mais sans fioritures, ou dans son scénario, qui ne prend jamais trop conscience de lui-même, évitant ainsi de tomber dans le film-concept ou dans l'accumulation de twists superflus. Au cours des deux heures qui suivront, Otage fera preuve d’une proximité avec les polars sans concession des années 70. Noir, violent, parcouru de scènes, de situations, d’événements rares dans le cinéma d'action et les thrillers d'aujourd'hui, le film de Florent Siri est dur, cruel, vrai. Tout du moins sonne-t-il vrai, malgré un parti-pris scénaristique assez fort. Et c’est là que réside la force du film. A partir d'un roman peuplé de nombreux personnages, Doug Richardson et le cinéaste se sont concentrés sur un protagoniste principal, son passé, son parcours, en un mot, son histoire. Sans jamais trop s'attarder sur son tourment, sans jamais surdoser dans la présence d'un trauma, ils cernent le personnage à la perfection, aidés par un Bruce Willis exemplaire, taciturne comme dans les meilleurs de ses films récents (notamment ses films avec M. Night Shyamalan), hanté. Sans verser dans l’introspection, l’intrigue fait de lui son moteur. Il est de tous les plans et le spectateur est avec lui. Otage n'est pas un film de personnages mais ils ne sont pas pour autant laissés pour compte. Même les méchants, dessinés d’après des archétypes, sont correctement traités. Ainsi, quand tel ou tel personnage semble too much, le script fait très habilement passer la pilule, justifiée par ce que l’on pourrait décrire comme une prise en compte de l'expérience des personnages en tant que spectateurs. Autrement dit, on a là l'un des rares films où certains protagonistes se comportent d'une manière qui pourrait paraître peu crédible. Que ce soit les ressources de l'un, ou la folie d'un autre, cela peut s’expliquer par le fait que ces protagonistes ont vu des films, ont joué à des jeux vidéos, etc. C’est pourquoi lorsque l’un des preneurs d’otages commence à se comporter comme un psychopathe issu d'un film d’horreur à tendance fantastique, l’acteur l’interprète presque littéralement comme un monstre et la mise en scène sublime le tout par des plans eux aussi provenant du cinéma d’épouvante. "Le métier de réalisateur est de rendre crédible une réalité complètement fabriquée", disait David Fincher. C’est très exactement l’exploit accompli ici par Siri, qui exploite son scénario à la perfection. On retrouve la tension omniprésente de Nid de guêpes, cette même habileté dans la gestion de l’espace. En traversant l’Atlantique, le cinéaste a emmené avec lui son chef opérateur, son monteur et son compositeur, une gageure pour un "émigré". Si sa courte filmographie ne témoigne pas pour le moment de thèmes particuliers, une certaine personnalité s’en dégage néanmoins dans l’esthétique. C'est sombre, c'est chaud. Ça ralentit seulement quand il faut, ça explose seulement quand il y a besoin. Efficace, précise, l’œuvre ne s’impose pas comme un quelconque renouveau et se situe sur la frontière de son propre parti-pris, ce qui la rendra fragile aux yeux des spectateurs les plus réticents. Cependant, elle fait preuve d’assez d’originalité par le biais de détails peu communs dans le genre, pour créer la surprise. Avec son précédent film, Florent Siri signait un remake officieux de l’Assaut de John Carpenter, un thriller de 1976 mêlant à l’univers policier une qualité fantastique que l’on retrouvait dans Nid de guêpes. Il en va de même avec Otage. Si le bourdonnement des guêpes a disparu, les monstres ne manquent pas de faire irruption dans la réalité.
Leonard Cohen.
Lorsque l’on évoque Leonard Cohen, le monde se partage immédiatement en deux camps : les indifférents, ceux qui le trouvent triste et barbant, rasant, et les admirateurs, ceux qui voient en lui un grand auteur-compositeur, un spécimen unique dans l’histoire du rock. Mais dans un cas comme dans l’autre, Leonard Cohen ne laisse personne indifférent, ce qui est sans doute la marque de son immense talent. Leonard Cohen est né en 1934 dans la province du Québec, à Westmount, un quartier riche et anglophone de Montréal, d’une famille juive russo-polonaise. Il est très tôt passionné par la littérature et la poésie où ses goûts ne se limitent pas uniquement aux auteurs anglo-saxons. Leonard Cohen : Quand j’étais jeune j’ai commencé à lire vraiment avec les romanciers français comme Camus et Sartre comme tout le monde ! Je lis très peu de poésie maintenant, mais j’étais très influencé par quelques poètes. Parmi eux Federico Garcia Lorca, le grand poète espagnol, William Butler Yeats, le poète irlandais et… la Bible, les poésies de la Bible, beaucoup. A 17 ans Leonard Cohen entreprend des études d’histoire à l’université de Mc Gill, tout en écrivant ses premiers poèmes. Parallèlement il s’intéresse déjà à la musique et il participe à la formation d’un trio de country-musique et de folk "Les Buckskin Boys". En 1956, il publie un premier recueil de poèmes Let Us Compare Mythologies grâce à une souscription lancée dans le journal de l’université : le McGill News Paper ; d’une manière générale le livre est bien reçu, même si ses ventes ne dépassent pas les quelques centaines d’exemplaires. En 1959, avec l’aide d’une bourse qui lui est allouée par les affaires culturelles du gouvernement canadien, Leonard Cohen se rend en Europe. Leonard Cohen séjourne quelques temps à Londres, puis en Grèce où il loue une maison sur l’île d’Hydra qui n’est pas encore le haut lieu touristique qu’elle est devenue aujourd’hui. C’est à l’époque un refuge très apprécié des artistes qui y trouvent l’accueil et le calme propice à l’inspiration. C’est à Hydra où il va finalement séjourner sept ans que Leonard Cohen écrit Flowers for Hitler un recueil de poèmes très controversé qui paraît en 1964 ou il raconte notamment sa rencontre avec Marianne Ihlen, sa compagne dans une librairie de l’île. Il publie aussi deux romans : The Favorite Game en 63 (un portrait d’un artiste jeune juif dans Montréal) et Beautiful Losers en 1966, décrit comme une désagréable épopée religieuse d’une grande beauté. Lors de la publication de Beautiful Losers, le Boston Globe écrit : "James Joyce n’est pas mort. Il vit à Montréal sous le nom de Leonard Cohen", ce qui est certes élogieux mais ne nourrit pas son homme car le livre se vend mal; 3000 exemplaires au États-Unis et un millier au Canada et Leonard Cohen voit bien qu’il lui faut trouver une autre voie pour gagner sa vie. La musique s’impose tout naturellement à Cohen car depuis son enfance et au travers de son expérience avec les "Buckskin Boys", elle a toujours occupé une place de choix dans sa vie. Leonard Cohen : J’aimais bien toutes les oeuvres de Segovia et les guitaristes flamenco, les folkloriques portugais, les fados, toutes les chansons du Moyen-Est et naturellement les musiques pop dans les juke-box de tous les cafés de Montréal. Leonard Cohen décide de se rendre à Nashville pour tenter d’enregistrer un album de country-western. En chemin il fait halte à New York où il découvre Joan Baez, Bob Dylan, Phil Ochs, Joni Mitchell et Tim Buckley. Cohen se met alors à fréquenter Greenwich Village où il tente de placer ses chansons auprès des artistes de la scène folk et c’est ainsi qu’il rencontre Judy Collins. Leonard Cohen : J’ai rencontré Judy Collins à New York un certain moment et j’ai joué quelques chansons pour elle et elle m’a dit qu’elle n’aime pas exactement … elle aime ce que je fais mais si j’ai quelque chose dans l’avenir… Quand j’ai terminé Suzanne je lui ai téléphoné de Montréal et je lui ai chanté cette chanson et elle a dit qu’elle veut l’enregistrer cette chanson et elle m’a aidé beaucoup. La version de Suzanne qui figure sur l’album In My Life de Judy Collins permet à Leonard Cohen de se faire un petit nom sur la scène new-yorkaise. Il rencontre ainsi Allen Ginsberg et Andy Warhol, ainsi que des musiciens comme Lou Reed, Jakson Brown et Nico. Il fait aussi la connaissance du producteur et découvreur de talent John Hammond qui l’aide à signer chez C.B.S., la maison de disque de Bob Dylan. Un premier album, Songs Of Leonard Cohen paraît en janvier 1968. Pour les Américains, Songs of Leonard Cohen n’est que l’œuvre d’un auteur relativement connu qui veut prouver qu’il sait aussi écrire des chansons. Pour les Européens c’est une découverte totale puisque aucun de ses livres n’a encore été traduit. L’album parfaitement maîtrisé pour une première oeuvre est une suite de classiques, de Suzanne à So Long Marianne en passant bien sûr par Sisters Of Mercy. Leonard Cohen est à la mode et sa maison de disques le presse de réaliser un second album, il choisit de le faire à Nashville qui est, rappelons-le, le but initial de son passage à New York, et c’est Bob Johnston qui a déjà à son actif des albums de Simon et Garfunkel, Johnny Cash et Bob Dylan qui est chargé de la production. Le résultat: Songs From A Room qui est publié en avril 1969. Le premier album de Leonard Cohen a reçu un accueil enthousiaste en Europe où des chansons comme Suzanne, Sisters Of Mercy et So Long Marianne sont mises au rang de classique. Un an plus tard, Songs From A Room, son deuxième album qui s’ouvre sur Bird On A Wire ne déçoit pas. Cohen y aborde des problèmes comme la religion, l’histoire, l’engagement politique à coté du suicide et de la drogue. C’est un énorme succès en Angleterre où l’album se classe N°2 ainsi que dans les pays francophones où l’on s’attarde sur sa version bilingue de la Chanson du Partisan d’Anna Marly. Leonard Cohen effectue sa première tournée Européenne en 1970 accompagné du groupe "The Army" au sein duquel on remarque un certain Charlie Daniels au violon et à la guitare acoustique. A Aix en Provence on frôle la catastrophe lorsque Cohen qui, rappelons le, vit en Grèce se voit traité de fasciste par des spectateurs qui lui reprochent de cautionner le régime des colonels. Leonard Cohen : J’ai pas passé beaucoup de temps quand les colonels étaient là ; j’ai passé du temps dans les années 1960 la plus part du temps, mais j’avais des amis là -bas pendant tout ça et j’avais une vie, c’est pas une question de supporter le untel ou quelque chose comme ça ! A l’île de Wight, Leonard Cohen fait un triomphe dont on retrouve un extrait sur l’album Songs Of Love And Hate en avril 1971. Entre temps il s’est installé à Nashville. C’est donc très logiquement dans cette ville qu’il a enregistré le disque avec toujours Bob Johnston aux commandes et le groupe "The Army" pour l’accompagner. C’est la première fois qu’apparaissent des arrangements de cuivres et de cordes. Elles sont l’œuvre de Paul Buckmaster dont Leonard Cohen avait apprécié le travail sur un album d’Elton John. Songs Of Love And Hate contient quelques grands titres de Cohen comme Famous Blue Raincoat ou Joan Of Arc. Pourtant l’album s’attire les foudres d’une certaine critique qui lui reproche son manque de sobriété musicaleLeonard Cohen prend alors quelques distances avec la chanson et en 1973, Columbia doit se contenter de publier un album public Live Songs où l’on trouve quand même 5 inédits ! S’il reste absent de la scène musicale, Cohen n’en est pas moins actif mais dans d’autres domaines. En vrac, il publie un nouveau recueil de poésies The Energy Of Slaves, il fait deux enfants : Adam et Lorca à sa compagne Suzanne, il quitte Hydra et il rejoint Israël en pleine guerre du Kippour par devoir et comme alibi pour s’éloigner de la maison confie-t-il ! On retrouve d’ailleurs un aspect guerrier dans le nouvel album de Cohen New Skin For The Old Ceremony qui paraît finalement en septembre 1974. Ici les chansons ont pour titre Field Commander Cohen, Who by fire, This is a War, ce qui révèle une certaine humeur belliqueuse. On retient aussi Lover Lover Lover le tube de l’album et Chelsea Hotel dédié à la mémoire de Janis Joplin. Les arrangements ont été confiés à John Lissauer qui a su mettre en valeur la voix de Cohen et lui redonner le souffle qu’il semblait avoir perdu. Après New Skin For The Old Ceremony, le rythme de parution des albums de Leonard Cohen ralentit sérieusement. A part un Greatest Hits en novembre 75, c’est le silence à tel point que Bob Dylan dédicace son album Desire à Leonard s’il est encore dans le coin. Cohen répond en l’invitant à chanter sur son nouvel album Death Of Ladies Man. Le disque a été réalisé par Phil Spector, le producteur génial des Ronets, et autre Ike et Tina Turner. On s’étonne que Cohen ai choisi Spector qui traîne une réputation de paranoïaque, de fou dangereux. A moins que ce soit Spector qui ai choisi Cohen. Leonard Cohen : On a eu un ami mutuel et il m’a appelé à un concert que j’ai donné dans le Troubadour alors Phil est venu et il nous a invité à sa maison, il fermé la porte et on avait pas le droit de sortir, moi je lui ai dit "si nous sommes ici, allons nous faire quelque chose ensemble" et c’est commencé comme ça. C’est la première fois que Cohen travaille en duo. Lui se chargeant des textes et Spector de la musique. En studio, l’ambiance est inquiétante avec des gardes du corps armés jusqu’aux dents, des balles et des bouteilles de vins qui jonchent le sol. Pour finir Phil Spector confisque les bandes de l’album et les mixe tout seul, sans l’avis de l’artiste !. Le résultat, contestable et contesté en son temps, poussera Cohen à revenir à une forme plus traditionnelle pour son disque suivant. L’album Recent Songs paraît en septembre 1979. On y retrouve une instrumentation plus proche de l’image habituelle de Leonard Cohen avec parfois des accents orientaux ou mexicains comme sur Un Canadien Errant une vieille chanson du Québec écrite en 1847 par Gerain Lajoie. Désormais Cohen prend son temps .De toute façon, c’est un perfectionniste, un travailleur acharné qui n’est jamais satisfait de son travail. Et ce temps il le lui faut pour écrire des chansons. Leonard Cohen : J’ai honte mais c’est vrai il y a des gens qui écrivent des très grandes chansons dans un taxi ou sur une serviette dans un café mais je ne sais pas; peut-être je suis-je paresseux ou lent, je ne sais pas, mais ça prend des mois, même des années. En 1984, Leonard Cohen publie un recueil de psaumes Le Livre De Miséricorde et il tourne même dans un épisode dans la série télévisée "Deux flics à Miami". Son rôle, celui du grand patron d’Interpol, sera malheureusement coupé au montage. Plus sérieusement il passe de l’autre coté de la camera pour réaliser I Am A Hotel un film d’une demie-heure dont il est aussi le scénariste et qui gagne le premier prix au festival international de télévision de Montreux. En 84, toujours, Leonard Cohen écrit le texte de la comédie musicale de Lewis Furey Night Magic qui est portée à l’écran avec dans les principaux rôles : Carole Laure, Nick Mancuso, Jean Carmet et Stéphane Audran. Un nouvel album de Leonard Cohen Various Positions paraît en décembre 84. Il y développe sa réflexion sur la religion au travers de titres comme Hallelujah ou The Law, véritables psaumes contemporains émanant très certainement d’une longue et pénible odyssée spirituelle. I Am Your Man parait en 1988. Cet album a été enregistré principalement à Montréal et mixé à Los Angeles, là où réside désormais Leonard Cohen, mais s’il a choisi la Californie ce n’est ni pour son soleil, ni pour ses palmiers. Leonard Cohen : J’aime bien la Californie parce que c’est la fin du monde, de l’essence de l’apocalypse, même le tremblement de terre, la société à même dans une condition de déchiré, même le paysage mental est dans un état d’explosion. I Am Your Man est un disque résolument moderne qui n’a rien à envier aux autres productions de son époque et où l’on découvre pour la première fois dans l’œuvre de Cohen des séquenceurs et des synthétiseurs. Autres signes des temps, deux clips tournés en France à Cabourg et à Trouville accompagnent les singles I Am Your Man et First We Take Manhattan. En novembre 1992, vingt cinq ans après Suzanne et Bird on the Wire, Leonard Cohen est à nouveau sous les feux de l’actualité avec son nouvel album The Future. Il s’est écoulé 4 ans depuis I Am Your Man, c’est long et Leonard Cohen s’en explique. Leonard Cohen : Mon fils a eu un accident de voiture et j’ai arrêté complètement parce qu’il a passé 6 mois à l’hôpital et à cause de ça j’ai arrêté complètement et c’était un peu dur de recommencer. Mais quand même ça prend des années pour perfectionner, pour préciser une strophe, une ligne, même un mot. Comme à l’habitude c’est un disque grave, sur des thèmes sombres, J’ai vu l’avenir, chérie et c’est le meurtre, ça va déraper dans toutes les directions chante Cohen dès le premier morceau de l’album. Pourtant, comme à chaque fois, la séduction opère et on se laisse prendre. Leonard Cohen c’est l’art de faire du beau avec du triste même s’il prétend que ses chansons sont pleines de rires étouffés et ses fidèles en redemandent. En juin 1994, Leonard Cohen nous propose Cohen Live, un album public enregistré lors de ses tournées mondiales de 1988 et 1993. Le disque couvre la période 1967-1988, mais il s’attache plus particulièrement au début, là où sont les classiques du poète de Montréal. Leonard Cohen à coutume de dire qu’il construit ses chansons comme des Volvos, c’est à dire pour une bonne trentaine d’années. Et c’est vrai que des titres comme Joan Of Arc, Suzanne, There is a War n’ont pas pris une ride. Les arrangements et une interprétation remaniés permettent encore mieux d’en apprécier la modernité. On le sait, Leonard Cohen est un adepte du bouddhisme zen qu’il pratique de longue date avec son ami et professeur Sasaki Roshi, une moine Japonais âgé de 90 ans. Entre 1994 et 1996, Leonard Cohen passe l’essentiel de son temps à méditer au centre zen du Mont Baldy en plein désert californien avant de franchir le pas et d’être ordonné officiellement moine bouddhiste le 9 août 96 sous le nom de Jikan, ce qui signifie "le silencieux". Pour tous ses fans la question est de savoir si depuis sa retraite monacale du Mont Baldy, Jikan-Cohen éprouve encore le besoin d’écrire des chansons et de les faire partager au monde. Il semble bien que oui. En attendant ses nouvelles créations, Sony publie aujourd’hui More Best Of, un portrait de l’artiste recoupant la seconde partie de sa carrière et recoupant ses morceaux clés de ses 4 derniers albums . En prime 2 inédits The Great Event et Never Any Good. Beaucoup d’artistes on chanté Cohen sur disque ou sur scène tel que Neil Diamont, Diana Ross, Joan Baez, Joe Cocker, Bob Dylan ou plus récemment le regretté Jeff Buckley. On se souvient aussi en 1987 de Famous Blue Raincoat, un album de Jennifer Warnes entièrement consacré aux chansons de Leonard Cohen. De I’Am Your Fan en 1991 et de Tower Of Songs en 1995, hommage de la scène alternative, de la pop, du rock de la country au grand homme de Montréal. Toutes ces initiatives font de Leonard Cohen, ce pessimiste dans l’âme, ce personnage énigmatique et charmeur, un artiste aujourd’hui unanimement reconnu et respecté. Elle sont aussi une preuve de l’immense talent d’écriture de celui qu’on à appelé un jour "le dépressif non chimique le plus puissant du monde".King Kane à colorier II.
Coke en stock ?
Aqui presente : Ladies & Gentlemen, would you please welcome la bête noire de Georges W.Bush !!! Mister "cocalero" Evo Morales. Ce dernier pourrait être le premier Indien président de la Bolivie. Le second tour parlementaire l'opposera à l'ex-président conservateur Sanchez de Lozada, - A 42 ans, le paysan "cocalero" (producteur de coca) Evo Morales, Indien aymara d'extrême gauche frappé d'un veto américain, pourrait être le premier autochtone président de la Bolivie. Son score inattendu de 20,94% à l'élection présidentielle du 30 juin, dont les résultats sont enfin connus, le classe deuxième sur onze candidats, derrière les 22,46% de l'ex-président conservateur Gonzalo Sanchez de Lozada. Aucun des deux candidats les mieux classés n'ayant obtenu la majorité absolue, le Congrès bolivien les départagera au début du mois août. L'arbitre principal de ce second tour parlementaire sera la gauche sociale-démocrate. Qu'il accède ou non à la magistrature suprême, Evo Morales a déjà gagné. Il vient en effet de marquer un point de rupture dans l'histoire politique bolivienne. Pour la première fois en effet, les Indiens, soit 65% de la population de Bolivie, ont pris conscience qu'ils peuvent prendre le pouvoir par la voie des urnes. D'autant plus qu'un autre candidat indien, Felipe Quispe, se classe 5e de la présidentielle avec 6% des suffrages. L'impact psychologique de cette nouvelle réalité est renforcé par le fait que, contrairement au président péruvien Alejandro Toledo, également d'origine autochtone, Evo Morales et Felipe Quispe sont antioccidentaux et adversaires de l'économie de marché. Tous deux applaudirent les attentats terroristes du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis. Les conséquences de leur émergence politique pourraient franchir les frontières boliviennes et se faire sentir principalement au Pérou et en Equateur, où les communautés indiennes marginalisées sont numériquement fortes. L'ascension d'Evo Morales souligne aussi la montée en Amérique du Sud d'un sentiment à la fois anti-establishment et anti-néolibéral constaté au Pérou, en Argentine et au Brésil. Dans ce dernier pays, première puissance latino-américaine, tous les sondages relatifs à l'élection présidentielle d'octobre annoncent depuis plusieurs mois la victoire de Luiz Inacio Lula da Silva, président d'honneur du Parti des travailleurs (PT), le plus grand parti de gauche d'Amérique latine.Quatre jours avant le scrutin du 30 juin, l'ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie, Manuel Rocha, lançait un veto contre Evo Morales, déclarant publiquement: "Je veux rappeler à l'électeur bolivien que s'il élit ceux qui veulent que la Bolivie redevienne exportatrice de cocaïne, il mettra en péril le futur de l'aide des Etats-Unis". Cette menace, qui a soulevé le tollé de toute la classe politique bolivienne, ne pouvait viser qu'Evo Morales, leader de 30.000 familles indiennes de Bolivie qui veulent continuer à cultiver la coca (dont on extrait la cocaïne), malgré la politique officielle de "coca zéro" soutenue par les Etats-Unis. Evo Morales est persuadé que l'ingérence peu diplomatique de l'ambassadeur américain lui a apporté ce qu'il appelle "un flot de votes anti-impérialistes". Les analystes politiques le croient aussi. Le 30 juin, Evo Morales a également obtenu 35 des 157 députés et sénateurs du Congrès bolivien, élus sur la liste du Mouvement vers le socialisme (Movimiento al Socialismo, MAS) du dirigeant "cocalero". Il lui faudrait l'appui d'au moins 80 élus pour être désigné président de la République lors de la session parlementaire qui s'ouvrira le 3 août. La Nouvelle force républicaine (Nueva Fuerza Republicana, NFR, 27 élus) de l'ex-capitaine Manfred Reyes Villa n'écarte pas un soutien à Evo Morales et se refuse en tout cas à appuyer son concurrent conservateur Gonzalo Sanchez de Lozada, dont le Mouvement nationaliste révolutionnaire (Movimiento Nacionalista Revolucionario, MNR) compte 47 représentants. Dans ces conditions, l'arbitre principal du second tour parlementaire sera le Mouvement de gauche révolutionnaire (Movimiento de Izquierda Revolucionaria, MIR, 32 élus) de l'ex-président social-démocrate Jaime Paz Zamora. "Je suis très content et très impressionné par le résultat des élections, obtenu grâce aux six fédérations (de producteurs de coca) du Chapare et aux autres organisations qui ont fait campagne dans tout le pays" déclare Evo Morales aux journalistes. Selon lui, son succès reflète l'opposition des paysans à l'élimination de la coca et "le prochain gouvernement devra en tenir compte". Alors que l'exécutif bolivien prétend avoir détruit la quasi totalité des 40.000 hectares de coca de la région du Chapare, Evo Morales revendique le droit, pour chacune des 30.000 familles de "cocaleros", d'en conserver un cato (parcelle de 1.600 mètres carrés) à des fins légales de "consommation traditionnelle et médicale". L'échec des programmes de substitution de la coca et la misère des paysans expliquent tant la revendication d'Evo Morales que la réapparition de cultures clandestines dans des zones que l'on croyait peu propices à la coca. L'ambassadeur américain Manuel Rocha, que les Boliviens surnomment parfois le "vice-roi", accuse Evo Morales de faire partie de ceux qui "veulent vendre au monde le mensonge selon lequel la culture de la coca au Chapare est innocente". Le diplomate a élargi son ingérence dans la politique colombienne en recommandant aux responsables de plusieurs partis de ne pas voter pour Evo Morales lors du prochain second tour parlementaire. Cette démarche a été confirmée mardi par le leader du NFR, Manfred Reyes Villa. Le 20 juillet, c'est à Chimore, au centre du Chapare, à un kilomètre seulement de la base militaro-policière de la Force antidrogues abritant une dizaine de conseillers américains, que le MAS d'Evo Morales célébrera son succès électoral. Rassemblant "cocaleros", communistes, trotskistes, castristes, nationalistes, indigénistes et des "sans terre", le MAS prône notamment le moratoire de la dette extérieure bolivienne, la renationalisation des grandes industries et du gaz naturel déjà exporté vers le Brésil et bientôt vers l'Amérique du Nord, le contrôle étatique des grandes propriétés terriennes et la promotion des traditions culturelles indiennes andines et amazoniennes comme alternative au modèle occidental. jeudi, décembre 22, 2005
Des joujoux par milliers...
Iceberg slim.

Ice cube, Ice T "Ice" en hommage à Robert Beck dit "Iceberg Slim", né en 1918 à Chicago, Illinois, a longtemps été proxénète dans le ghetto. Alors que la vie de nombreux proxénètes s'achève en prison, en asile psychiatrique ou sous une rafale de balles en pleine rue, Robert Beck, alias Iceberg Slim, le plus célèbre des Etats-Unis, en faisant part au monde de son expérience, dans un style criant, intransigeant, avec une authenticité qui ne saurait être si sincère et si juste si elle n'avait été vécue, a lui échappé à la fin noire et glauque qui l'attendait, et fait aujourd'hui figure de légende. Iceberg Slim est aujourd'hui un véritable symbole de la littérature afro-américaine, et l'auteur phare de la génération Hip Hop. "Pimp" est souvent cité comme livre de chevet par de nombreux mc's parmi lesquels Method Man, KRS-One et Ice-T, qui a joué son rôle dans l'adaptation au cinéma. Dans chacun de ses sept romans, Iceberg Slim nous crache une parfaite description des bas-fonds de la société américaine, noire et blanche. Robert Beck est né à Indiannapolis pendant la première Guerre Mondiale, en 1918, de l'union d'une serveuse et d'un cuisinier afro-américains séparés dès son enfance. Il grandit à Chicago, dans le ghetto, d'où il tire et où il approfondit son expérience du rôle de maquereau. C'est à l'âge de dix-huit ans qu'il adopte son blase en devenant Iceberg Slim, "The Pimp" (maquereau). S'étant fait un nom, il se forge et entretient une solide réputation de caïd. Après plus de vingt ans dans la délinquance, la violence et la criminalité, durant lesquels il a été une figure du proxénétisme, et après plusieurs incarcérations pour divers de ses délits, ce sont dix mois d'isolement dans de terribles conditions, dans une maison de correction en 1960, qui l'ont poussé à mettre fin à cette vie glauque et violente, en écrivant au sujet des ses expériences. C'est donc dans cette cellule de deux mètres carré que le "hors-la-loi" est mort, laissant place à l'écrivain naissant. A l'âge de cinquante-deux ans, après deux millions de copies de "Pimp" vendues, et un total de plus de huit millions de ventes, il reprend le nom de Robert Beck pour achever sa vie de la manière la plus posée qui soit, auprès de sa femme et de ses deux enfants. Après sa mort, en 1992, suite à une insuffisance rénale, son œuvre, plusieurs fois rééditée et traduite en cinq langues, lui a permis de troquer la notoriété dans le ghetto contre la célébrité dans le monde.En 1960, incarcéré pour la troisième fois, sa vie lui "réapparaît, mais d’une manière limpide" : il se rend soudainement compte qu’il a consacré plus de la moitié de son existence à une occupation criminelle et dangereuse plutôt que de faire fructifier son talent. Et c’est en recherchant les raisons de cette fatalité personnelle qu’il se mettra à écrire. Avec Pimp, Mémoires d’un maquereau et Trick Baby (tous deux aux Editions de l’Olivier), Mama Black Widow constitue le troisième volet d’une trilogie unique dans l’histoire de la littérature américaine. Iceberg Slim s’est efforcé de ne pas dénaturer le propos d’Otis Wilson : "cette terrible histoire est son histoire à lui." Doublement marginal, dans l’Amérique blanche et puritaine des années 50, Otis relate son quotidien et la lutte acharnée qu’il mène contre Sally, sa part féminine, "la garce perverse brûlant en lui". Mais l’essentiel de l’oeuvre est consacré à un long retour sur image : celle d’un petit garçon naïf, monté du Sud profond -toujours marqué par les cicatrices odieuses de l’esclavage - pour découvrir un enfer pire encore : le ghetto noir de Chicago. La figure tutélaire de "Mama" traverse tout le récit : rêvant de gaz et d’eau courante, elle entraîne les siens dans l’aventure, les précipitant du même coup dans sa chute. Dosant cruellement l’insulte et la tendresse, captive elle-même d’une spirale de corruption, elle se révèle incapable de faire face à sa propre responsabilité. Et ce sont les yeux d’un enfant qui verront "Papa s’en aller en rampant pour mourir", faute d’avoir pu retrouver l’estime de soi dans la nuit délétère du ghetto. Souvent impitoyable de réalisme, Mama Black Widow fait partie de cette littérature qui touche à l’essentiel, en confrontant nos consciences à de redoutables questions. Mais des bas-fonds, à travers la parole abrupte d’un exclu, ce texte fait paradoxalement surgir un éblouissant témoignage de sensibilité et de discernement, tout au long d’une quête impossible de dignité et de justice. Au dos de l'édition originale de "Pimp", fiction, autobiographie, ou fiction biographique… difficile de le définir, on peut lire : "Il a passé vingt-cinq ans de sa vie en enfer…". Il y décrit les règles de son monde glauque, règle justifiées par la société à laquelle elles s'appliquaient, une société chaotique où un officier de police pouvait coller le canon d'un pistolet sur la tête d'un Noir et prétendre qu'un spasme de l'index avait conduit à l'assassinat d'un innocent, une société où était considéré comme un crime de faire de l'auto-stop et de traverser la rue en dehors du passage pour piétons, et où la détention d'une graine de marijuana pouvait envoyer quelqu'un en prison pour des années… La manière brutale dont le monde de la prostitution et de la rue est décrite fut jugée trop gênante lors de la sortie du roman aux Etats-Unis : les critiques ont ignoré le livre, le New York Times a catégoriquement refusé d'en faire l'annonce. Ce n'est qu'au début des années 70 qu'Iceberg Slim trouve ses premiers lecteurs… dont le nombre va considérablement augmenter au fur et à mesure de son œuvre. "Pimp" est un livre cru, qui sent la sueur, le sexe et les parfums lourds. Il apporte la preuve de la violence qui s'exerçait contre les femmes. Alors que d'autres écrivains noirs niaient ces mauvais traitements, Iceberg, lui, en plus de les décrire, allait jusqu'à reconnaître que lui-même les infligeait. Il y fait aussi la lumière sur la torture et le meurtre des noirs en prison, la mysoginie systématique et meurtrière, la violence physique auxquelles les prostituées étaient confrontées, le rôle manifeste de la police dans le maintien des activités criminelles aux Etats-Unis. En racontant sa propre histoire, il décrit aussi les mauvais traitements sexuels infligés aux enfants... et l'homme qui en est issu. Même si les épisodes de "Pimp" n'ont pas été vécus, la vie qui y est décrite n'est de toutes façons pas le simple fruit de son imagination, il faut donc la retenir comme une vision précieuse de l'existence d'un homme dont la société aurait préféré qu'il meure vaincu et silencieux, et reconnaître qu'il y a une vérité à découvrir dans l'histoire de cet homme, aussi détestable soit-il, à travers sa tentative de devenir quelque-chose : "Le récit de ma brutalité et des artifices que j'ai employés pour arriver à mes fins remplira de dégoût nombre d'entre vous, mais si j'arrivais à sauver ne serait-ce qu'une personne de la tentation de plonger dans cette fange destructrice, si je parvenais à convaincre quelqu'un d'employer sa jeunesse et son intelligence d'une manière plus positive pour la société, alors le déplaisir que j'aurais apporté avec ce livre serait largement compensé...". "Pimp", c'est l'histoire d'un homme écrite dans les profondeurs d'un enfer largement ignoré, dont l'auteur a su dire ce qu'il savait de la vérité. après le très troublant et autobiographique Pimp, il y a deux ans, la collection Soul Fiction des Editions de l’Olivier publie un deuxième roman d’Iceberg Slim, Trick Baby. La traduction de Pimp était l’occasion de découvrir en français un livre-culte, rien moins que le livre de chevet de nombreux rappeurs américains s’indentifiant au personnage du mac, véritable héros urbain au sein de la communauté noire, symbole du type qui avait compris combien un cul noir pouvait faire cracher leur argent aux michetons blancs. C’est alors qu’il était en prison, en train d’envisager sa reconversion dans un autre bizness que le proxénétisme, qu’Iceberg Slim rencontra White Folks (pour les amis), alias Trick Baby (pour les autres). Un grand gaillard, sosie d’Errol Flynn. Pourtant il ne faut pas se fier aux apparences, malgré sa peau blanche et ses yeux bleus, White Folks était noir, noir en dedans.Iceberg Slim le connaissait de réputation, en équipe avec Blue Howard, White Folks ("arnaqueur blanc") était un des plus fameux arnaqueurs noirs de Chicago. Durant leurs quelques jours de cellule en commun, White Folks raconta son histoire à Iceberg Slim qui nous la livre à son tour.Comme dans Pimp, l’écriture d’Iceberg Slim ne s’embarasse pas de fioritures, c’est l’expérience de la rue mise en mots de la façon la plus brute et directe qui soit. Comme dans Pimp pour le métier de proxénète, à travers un destin particulier situé avec précision dans son contexte socio-historique, nous avons ici le récit d’un apprentissage du métier d’arnaqueur. Vécu de l’intérieur, on découvre les techniques de la combine, ses différents tours… Mais, au-delà de cet aspect qui pourrait passer pour simple folklore, les romans d’Iceberg Slim prennent toute leur intensité par le rendu du contexte, le Chicago et ses cloisonnements raciaux. Johnny O’Brien est né dans les années 20 d’une mère noire et d’un père blanc. Ce dernier disparut très rapidement du foyer. Ainsi grandit le petit Johnny, seul avec une mère dévorée par l’alcoolisme et s’effeuillant dans un club minable. Un enfant quelque peu livré à lui-même et que les gamins de son entourage, ne pouvant imaginer d’autres types d’union mixte, appelaient Trick Baby, "fils de passe"… La vie était ainsi faite que pour le jeune garçon il était difficile de trouver sa place dans la société américaine ainsi partagée. Pourtant sa peau blanche devint un avantage dès qu’il se mit en équipe avec Blue Howard qui l’adopta, presque comme un père adoptif, lui appris tous les trucs du métier et lui donna son surnom de White Folks, un oxymore en quelque sorte car un type se faisant appeler "arnaqueur blanc" ne pouvait être que noir. Ensemble, ils allaient pouvoir gruger aussi bien les pigeons noirs que blancs, le bon plan.Ensemble, ils vivaient bien, dans une certaine opulence mais rien ne va jamais de soi, rien n’est jamais acquis. La vie a ses hauts et ses bas, ses grandeurs et ses décadences. On se retrouve toujours confronté à divers dangers : ne pas empiéter sur les plates-bandes de la Maffia, se méfier des trahisons, des femmes, de l’alcool et des drogues… Autant dire de suite, que nos deux compères se virent confrontés à un redoutable panaché de ces trois menaces. Pour White Folks, l’amour prit les traits d’une riche et belle femme blanche qu’il appelait la Déesse. Leur union était impossible, elle raciste déclarée, lui poussé à lui révéler le secret de sa négritude. Et "cette garce de Déesse et sa chatte internationale ineffablement brûlante"(p.306) manquèrent de le conduire au fond du trou, au fond de la bouteille, intoxiqué par l’alcool du dépit. La blessure ne se referma jamais complètement mais il compris ensuite qu’ il était plus malin de louer la carosserie d’une gonzesse que de jouer les jolis cœurs"(p.311). Véritables récits de vie, les romans d’Iceberg Slim combinent l’éducation sentimentale du personnage à ses interrogations sur un possible déterminisme social dont il serait autant l’acteur que la victime (une victime qui, en tout cas, ne s’appitoierait surtout pas sur son sort). Côté sentimental, si l’on constate à quel point l’amour tarifé fait partie intégrante du quotidien, on s’amusera par contre des découvertes de White Folks quand il comprit, en voyant un couple de lesbiennes faire l’amour, l’importance du cunnilingus dans le plaisir féminin : "voilà pourquoi ces lesbiennes n’ont pas besoin d’un zob pour envoyer une fille en l’air. Ces tordues ont une technique diabolique"(p.146). Il se précipitera pour la mettre en pratique avec succès sur la première femme venue, Jackie, une femme mariée qu’il convint moyennant finance de passer au lit avec lui. Résultat concluant : "Je me faisais du souci pour le mari de Jackie : au lit il allait passer pour un nul ! La technique lesbienne avait éveillé la cochonne qui sommeillait en Jackie"(p.149)…Mais si l’intrigue se retrousse sur ces passages distrayants, le déchirement du personnage semble aussi insoluble que la question raciale aux Etats-Unis. Qu’il reste avec des Noirs et on l’appelera toujours Trick Baby, qu’il aille arnaquer des Blancs, il devra garder pour lui son secret sous peine d’être rejeté tout de go… Même si Pimp possédait une force particulière de par sa dimension autobiographique, avec Trick Baby, Iceberg Slim nous livre une nouvelle fois un témoignage bouleversant et sans concessions. Iceberg Slim ne juge pas ses personnages, il essaie de nous faire comprendre leur destin souvent tragique. "Je comprends pourquoi le peuple noir doit pour s’en sortir, voler, mais je n’arrive toujours pas à croire que le crime est une solution viable. L’énergie et le talent exigés pour devenir un délinquant de réelle envergure pourraient être utilisés de manière bien plus positive. Si un maquereau parvient à contrôler neuf femmes, il peut tout aussi bien faire autre chose". Auguste ou Monsieur Loyal ?
Il aura fallu tout ça pour qu’enfin on capte que c’est à travers le vote que l’on peut se faire réellement entendre. Comme dirait l’autre votez dur votez mou mais votez dans le trou…il est là le vrai pouvoir au fond d’une urne.« Le vote, porte-voix pour les jeunes. Quelques semaines après la fin des violences urbaines, des initiatives fleurissent pour inciter les jeunes à traduire leur malaise dans les urnes. Les voix de Jean-Pierre Bacri, Jamel Debbouze, Alain Chabat, Mathieu Kassovitz ou Lilian Thuram seront-elles assez puissantes pour que les voix des jeunes se fassent entendre lors des prochaines échéances électorales ? Ces derniers répondront-ils à leur appel ? Iront-ils s’inscrire sur les listes électorales ? Il est plausible que le message passe cette fois-ci. Non pas seulement parce que des artistes et des personnalités mettent tout le poids de leur notoriété au service du civisme. Mais aussi sans doute parce qu’une certaine prise de conscience sur l’importance du vote commence à prendre corps parmi les jeunes des cités populaires après trois semaines de violences urbaines. Çà et là fleurissent de nouvelles associations ou groupes qui réfléchissent aux suites à donner aux événements de cet automne. Les conseils locaux des jeunes, comme ceux de Blanc-Mesnil et de Stains, en Seine-Saint-Denis, connaissent une affluence inhabituelle. Autant de signes d’un éveil à la citoyenneté. Une dynamique est engagée L’initiative, parrainée par des chanteurs, des acteurs et un footballeur, participe de cette dynamique. "Nous voulions qu’un acte citoyen relaie toutes les énergies déployées pendant les révoltes sociales", raconte Jean-Claude Tchicaya, adjoint au maire de Bagneux, cofondateur - avec Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, la journaliste Leïla Dexmier et le rappeur Joey Starr - du collectif Devoirs de mémoires, à l’origine de la campagne sur la votation. Leur texte incite «jeunes et moins jeunes de la patrie» à s’occuper de la politique. "Ensemble, écrivent les auteurs, choisissons de construire l’avenir. S’inscrire, c’est nécessaire, surtout maintenant. Nous ne voulons pas revivre le 21 avril 2002." La crainte d’un mauvais remake semble fondée si l’on en croit un sondage, publié dans le Monde du 15 décembre, qui tend à montrer que les idées d’extrême droite s’installent dans la société. Un Français sur quatre (24 %) se dit en accord avec les positions de Le Pen sur la sécurité, sur l’immigration ou sur la situation dans les banlieues. Une raison de plus pour que les personnes directement pointées du doigt par Le Pen, et quelques autres, s’expriment haut et fort. Le texte signé par Lilian Thuram et ses acolytes les incite à aller s’inscrire sur les listes électorales le 20 décembre prochain. Un jour symbolique où, collectivement, chacun est appelé à se diriger vers sa mairie. Une démarche que quatre parrains, Jamel Debbouze, Guillaume Depardieu, Mohamed Dia et Joey Starr, et une vingtaine de jeunes de dix-huit ans effectueront ce jour-là , main dans la main, à l’hôtel de ville de Clichy-sous-Bois (93), commune où les violences ont débuté après la mort de Zyed et Bouna. L’action est d’autant plus saluée qu’elle tente de briser la fatalité de l’abstention record qui affecte les cités dites "sensibles". "Son taux avoisinait les 70 % au premier tour de l’élection présidentielle de 2002. Si on calcule l’abstention par rapport à la population en âge de voter, et non par rapport aux inscrits sur les listes, le taux grimperait à 80 %", explique Jean-Marc Montel, secrétaire général de l’association Civisme et démocratie (Cidem), fondée par la Ligue des droits de l’homme et la Ligue de l’enseignement. L’association mène chaque année, depuis cinq ans, une campagne d’incitation au vote. Jean-Marc Montel se dit persuadé que si cette population se mettait à voter à 80 %, «mécaniquement, la place de ces quartiers dans l’intégralité des programmes gouvernementaux et dans ceux des partis politiques changerait. Ces jeunes n’ont pas de poids électoral, donc on ne s’en occupe pas. S’ils veulent avoir un poids en politique, il faut qu’ils aillent voter". Paradoxalement, note Jean-Marc Montel, "les 15-24 ans, selon nos enquêtes, sont une génération particulièrement politisée, très intéressée par les questions de société, tels que l’exclusion, l’injustice ou les rapports Nord-Sud. Mais cette génération n’est pas attirée par les formes traditionnelles de militantisme". Autonomiser la jeunesse C’est si vrai qu’à Pau, les communistes ont été surpris de voir une quinzaine de jeunes d’une cité populaire venir à leur meeting. "Ils ont voulu rencontrer Marie-George Buffet avant le forum, et ils y sont restés et y ont pris la parole", raconte Olivier Dartigolles, responsable PCF à la jeunesse. Lui aussi salue la campagne d’incitation à la votation et la met en lien avec les multiples initiatives sur le droit de vote des résidents étrangers. Mais, estime-t-il, "il faut dans le même temps pousser tous les autres feux pour avoir une réponse globale". Et de citer, entre autres, la relance de la revendication sur une allocation autonomie jeunesse. En janvier-février, des affiches du PCF fleuriront sur les murs de France appelant les jeunes à prendre part au combat politique. CLICHY-SOUS-BOIS (AP) - Le collectif "Devoirs de mémoire", soutenu par des personnalités telles que Joey Starr, Lilian Thuram ou encore Jamel Debbouze, a lancé un appel mardi après-midi depuis Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour que les jeunes s'inscrivent sur les listes électorales, afin d'exercer leur droit de vote. Mais ce rassemblement, qui se tenait dans la ville où les violences urbaines avaient démarré le 27 octobre, a immédiatement suscité un débat sur l'opportunité d'une telle initiative. "Voter pour qui? Personne ne nous représente!", a lancé Boris Gamthety, un jeune graphiste de 28 ans, exprimant le sentiment de frustration de nombreux jeunes qui se sentent marginalisés dans la société française. "Il ne faut pas oublier ce qui s'est passé aux dernières élections. On s'est retrouvés avec Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac. On n'a pas eu le choix. Aujourd'hui on a encore le choix", a affirmé pour sa part Jamel Debbouze. "On est Français, on est fiers, on a grandi ici, on est nés ici, on est des 'iciciens"'. "Je suis là parce que je trouve effectivement que chacun doit faire son devoir de Français, c'est-à -dire voter. Il y a 40% d'abstentionnistes, c'est une catastrophe pour les résultats. On s'en est aperçu en 2002", a renchéri l'acteur Jean-Pierre Bacri. "La France traverse une crise grave d'identité majeure, tout le monde doit se sentir concerné", avançait pour sa part Lilian Thuram dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Pour combattre un problème, on a le choix: soit on analyse, soit on s'enfonce". "Nous vivons dans une période où on nous enseigne la peur. Elle est voulue, entretenue politiquement", a déploré le champion du monde 1998, qui s'était emporté contre les propos de Nicolas Sarkozy. "S'il vous plaît, réveillez-vous! Nous sommes français et il n'y a aucune honte à l'être malgré tous les problèmes. Voter, c'est exister", a lancé le rapper Joey Starr, en affirmant qu'il s'était lui-même inscrit mardi sur les listes électorales. Boris Gamthety a répliqué que Joey Starr n'avait pas à donner des leçons de civisme. "Je n'ai jamais voté, et pour vous dire la vérité, je ne voterai probablement jamais". Mais certains des quelque 300 participants se sont en revanche sentis concernés par l'appel, puisque plusieurs dizaines d'entre eux sont allés s'inscrire sur les listes à l'issue de la rencontre. Sofiane Mokhtari, 18 ans, a ainsi déclaré que ses parents l'avaient encouragé à voter, mais qu'il avait réalisé l'importance de faire preuve de civisme en voyant les violences dans son quartier. "Je préfère agir plutôt que seulement regarder les choses arriver", a-t-il dit, en s'inscrivant sur les listes, qui seront closes le 31 décembre.
Du Rom, des femmes...

Le monde des comics est parfois une jungle bien cruelle. C’est marrant l’histoire des héros de comics oubliés qui se souvient de Docteur Druid ou de Longshot ? Un cas a part que celui de Rom. Spaceknight Rom était un jouet avant tout sous licence Parker brothers et comme Marvel n’as plus les droits, et bien ce pauvre chevalier de l’espace à purement été rayé de tout l’univers marvel... effacé... détruit…Dommage, les histoires tenaient la route et les dessins de Sal Buscema souvent encré par Akin&Garvey étaient très percutants…Quand j’étais gosse, je captais pas pourquoi il n'avait pas de doigts et un lasergun énormément ridicule, mais c’était pour coller au plus prés du jouet (gros playmobil) Aucun article n’étant dispo en français la flemme de faire une synthèse, comprendra qui pourra… "Rom the Spaceknight is a fictional character, a cyborg outer space hero. Originally, the character was produced as a toy with electronic light and sound effects, by the toy company Parker Brothers. The company arranged to have the Marvel Comics company put out a comic starring the character. This comic was published between 1979 and 1985 and actually outlasted the toy by several years. The comic book version was adapted by writer Bill Mantlo, illustrated by Sal Buscema and was made a part of the Marvel Universe. In the comics, it was explained that Rom was originally a young man from Galador, a paradisical planet from the so-called Golden Galaxy, whose inhabitants closely resembled humans. Rom led a happy life until Galador was threatened by the evil, shape-changing aliens known as the Dire Wraiths. The planet's ruler, the Prime Director, called for volunteers to be transformed into cyborg warriors called 'Spaceknights' so they could defend the planet from the invaders. It was promised that their humanity (that is, the body parts that would be removed to accommodate the bionic armor) would be preserved and restored to them after the danger was over. Rom was the first one to volunteer, and was transformed into a silvery, robot-like being. He was also given Galador's greatest weapon, the Neutralizer, which, among other powers, could banish the Wraiths into the dimension known as Limbo. Inspired by his example, a total of 1,000 Galadorians volunteered and were transformed into Spaceknights, each with his or her own unique armor, powers and code names. Rom fights the X-Men in Rom #17 (April, 1981). © Marvel Comics.The Spaceknights succeeded in stopping the wraith invasion. Rom, however, decided to follow the escaping fleet of starships back to its home planet, Wraithworld, and banish them all. The wraiths, panicking, abandoned the planet and scattered in all directions through space. Rom, feeling that he was now responsible for spreading the wraith's evil across the universe, swore he would not reclaim his humanity until all the wraiths in the universe had been defeated. Again, his fellow Spaceknights swore to do the same. They then left Galador. 200 years later, Rom arrived on planet Earth. It is at this point that the Rom comic begins. He landed near Clairton, a (fictional) town in West Virginia, USA, located near where many wraiths had landed years before. The first human that Rom encountered was a girl named Brandy Clark. Brandy befriended Rom, but was forced to help him hide from the public, since the use of the Neutralizer caused onlookers to believe that Rom (whom they thought a robot) was disintegrating people (actually wraiths in human form.) Brandy's boyfriend, Steve Jackson, also helped Rom to track down the wraiths hidden in Clairton. However, as time passed, Brandy began to fall in love with the noble Rom, straining his relationship with Steve. One of the menaces they fought in Clairton was the Hybrid, a monster created from the mating of a human and a Dire Wraith. Eventually, Starshine, a female Spaceknight who was secretly in love with Rom, followed him to Earth. She died in combat, but her armor was magically transplanted onto Brandy's body by a Wraith sorcerer called Doctor Dredd, as part of a plan to use her against Rom. Brandy secretly yearned for this, since she wanted to stay by Rom's side. At one point, Rom was briefly transported to his home world, where he found that the Prime Director was now an evil Spaceknight. He was killed, but not before Rom's human body was apparently destroyed by Galactus. Rom was then transported back to Earth. With Clairton now free from wraiths, Rom and Brandy, now Starshine, left to track down more wraiths elsewhere on Earth. In the process they met many of Marvel's superheroes. Unknown to them, however, the female Dire Wraiths rebelled against their mates, whom they saw as failures. They killed all the male wraiths on Earth and then began to attack human civilization openly. Their first target was Clairton; they killed all of its inhabitants while Rom and Starshine were away, using their horrible ability to eat a person's brain, reducing their victims to slime (and gaining their memories in the process). Steve was one of their victims. Brandy was very traumatized by this event. Eventually, Rom and Starshine were able to convince the Terran authorities of the threat of the Dire Wraiths, especially after the species make the strategic blunder by breaking their cover and opening attacking the intelligence agency, S.H.I.E.L.D., at their headquarters, the helicarrier and were barely beaten off. With definite proof of the enemy, the various Earth nations directed their forces to counter it. Shortly thereafter, the Hybrid returned, using Wraith magic to separate Brandy from her armor, making her human again. Rom defeated the monster again, but he chose to leave the now-human Brandy behind, for her own sake. Soon, the Wraiths launched their master plan: they cast a spell on Earth's Sun that used its energies to draw Wraithworld across space, close to Earth, since they gained their magical abilities from it. The wraiths then attacked New York city en masse, and were resisted by an alliance of most of the city's superheroes. Rom, with help from the mutant inventor Forge, created a satellite that could boost the power of the Neutralizer, enough to banish all wraiths on Earth. But there was a danger that it would also permanently cancel the powers of all superhumans on Earth. So, Rom instead directed its effects on Wraithworld itself, banishing it to Limbo. This caused the wraiths to lose all their powers. Rom then banished the remaining wraiths as well. Afterwards, Rom left Earth and returned to Galador. Before he reached it, however, Brandy, having accidentally met the cosmic entity called the Beyonder, asked him to send her to Galador, which he did. But to her dismay, she found out that, in the absence of the original Spaceknights, a new group was created to protect Galador. But these Spaceknights felt superior to humans, and killed all the Galadorians, and destroyed all the frozen bodies as well. Rom reached Galador in time to save Brandy but not in time to prevent the massacre. With the help of the original Spaceknights, the evil ones were destroyed. Rom then found that his original humanity had actually only been hidden by Galactus. Reclaiming it, Rom, now human again, finally admitted his love for Brandy, and stayed with her on Galador, hoping to repopulate the planet. The other Spaceknights, their humanities forever lost, set out to continue protecting the universe from evil, as well as safeguarding Galador for its new inhabitants. Note: Since Marvel no longer has the rights to the character of Rom, it is unlikely that they will ever use him again, at least not in the form it had as a toy. The human version of Rom, however, has been seen in other comics after this comic's cancellation, and so have other concepts from the series, such as the Dire Wraiths, which were invented by Marvel writers.Voila, enfin le spaceknight noir dénommé The Terminator avait un pur style…Dommage qu’il soit mort (tué par Rom en plus, quel con ce Rom)… Bancal city étage 10 (rayon dont' believe the truth)
Faut–il dire toute la vérité aux enfants ? Les enfants ont’ils besoin de cette notion de merveilleux ? Ou vaut-il mieux pour eux grandir en sachant que ce sont les parents qui achètent tous les cadeaux de noël…C’est très curieux mes parents m’on toujours élevé dans la croyance au père noël, à la cocotte de paques, à la petite souris, alors que ma copine non, jamais…L’année dernière dans une salle d’attente d’un médecin, une personne âgée de type mamie faisait face à un jeune papa, la scène se situe peu après noël. La mamie (version les deux pieds dans le plat) : "Qu’est ce qu’ils t’ont acheté de beau tes parents pour noël ?" (Incompréhension de l’enfant) ne voyant pas le récent papa faire de grands gestes à la vieille dame qui ne comprends manifestement rien et doit intervenir "Ohh mais c’est le père noël qui lui a amené tout ça !!! Et la mamie percutant sa bourde : "Oh heuu oui je veux dire le papa noël !!!" Et ben voila un rêve brisé de plus…Moi je me souviens de cette rumeur persistante dans la cours de récréation de l’école primaire "Tu sais quoi ? Non le père noël n’existe pas" En rentrant chez moi je pose la question à ma mère et très embarrassée me répond bien sur qu’il existe "s'il n’existe pas, qui c’est qui t’amènerait tes cadeaux ? "Et qui marcherait la nuit dans la maison ?" "S'il n’existe pas, ne mets pas tes souliers pour essayer et tu verra bien si tu as des cadeaux ou non." Dans le doute je retournais voir Superted à la TV préférant continuer à mettre mes souliers devant le sapin, juste comme ça, au cas où…Mais ce doute grandissait en moi, qui avait raison : mes petits camarades de classe ou mes parents ? C’est à cette période que j’entamais une longue quête vers la vérité…Des nuits entière à la veiller cette putain de souris qui amène de la thune et à chaque fois je m’endormais…comprendre pourquoi et comment une poule pouvait pondre des kinders achetés à Codec…comprends pas…Puis un jour j’ai tout découvert…Et je n’avais plus qu’une seule envie : ne pas savoir…Un peu comme les ovnis, on sait qu’on ne sait pas, même si on se doute mais un doute fait plus rêver qu’une certitude écrasante…Les croyances religieuses, la magie noire ou blanche, Sylvain Mirouf, et tout ça sont nécessaires à notre imaginaire, du moins je pense…sinon on devient un con d'adulte... Et puis il y a des secondes d’éternité comme ce passage à l’an 2000, à minuit devant Big Ben à Londres, cet instant où le ciel c’est embrasé. La reine avait décidée que chaque londonien, peu importe où il se trouve, verrait le feu d’artifice…Les 12 coups de minuit et en une seconde dans un bruit de tonnerre assourdissant le ciel est devenu blanc puis or…ce sera le truc le plus fou que j’ai vu de ma vie, les gens pleuraient, moi limite…1 million de personnes unis dans un instant unique…Cette seconde là tenait du surnaturel, du merveilleux…C’est rare ces moments c’est aussi ce qui fait qu’ils sont beaux et magiques…Hier soir j’ai entendu cette phrase "il faut laisser le passée dans l’oubli et le futur à la providence" je suis d’accord avec la seconde partie.
Culture musicale ?
Tiens, j'ai joué à ça : http://www.xfm.co.uk/Article.asp?b=reviews&id=154331 Un vrai merde le damoon...15 ridicule...Fab 24 pas mal...
Ecrivez à Darc.
J’ai une passion débordante pour les âmes esseulées (à la faveur de l’automne) et les écorchés vifs. Et puis le fait de côtoyer Fil m’a fait prendre conscience de l’état d’esprit qui régnait à Paris au début des années 1980 et qui transpire également énormément dans le bouquin d’Ardisson. Ceux qui s’en sont sortis ont vraiment eu de la grappe. Celui là à vraiment réussi à passer entre les gouttes, vraiment plus rapide qu’une balle. "Daniel Rozoum, dit Daniel Darc, naît le 20 mai 1959 à Paris. En 1976, il reçoit, grâce au groupe punk anglais The Sex Pistols, un choc musical qui va complètement bouleverser sa vie. En 1978, alors qu'il est au lycée Balzac à Paris, il rejoint le groupe Taxi Girl, fondé par quatre amis: Mirwais Stass (guitares), Laurent Sinclair (claviers), Stéphane Erard (bassiste) et Pierre Wolfsohn (batteur). Très influencé par le rock littéraire américain de Patti Smith et par l’attitude provocatrice des punks et d’Iggy Pop, Daniel Darc se lance à corps perdu dans cette aventure artistique et humaine qui durera huit ans. Inédite en France, la musique de Taxi Girl doit autant au rock urbain et noir du Velvet Underground qu’à la musique électronique de Kraftwerk. Grâce à ses prestations musicales sur le fil et à l’attitude jusqu’au-boutiste de son chanteur (il s’ouvre les veines sur scène en première partie d’un concert de Talking Heads en novembre 79), Taxi Girl acquiert très vite une réputation sulfureuse qui fait hésiter les maisons de disques. C’est finalement avec EMI qu’ils enregistrent en 1980 un premier simple "Mannequin" suivi par un deuxième "Cherchez le garçon". Cette chanson froide, synthétique mais dansante, va connaître un immense succès dans l’Hexagone avec plus de 300.000 exemplaires vendus et impose le style Taxi Girl marqué par la voix blanche de Daniel Darc et des synthés, très influencés par ceux de The Doors. Tout arrive très vite pour eux mais trop de bruit, de concerts et de drogues n’aident pas les membres de Taxi Girl à lutter avec leurs démons intérieurs. Le bassiste Stéphane Erard décide de quitter le groupe et quelque mois plus tard, en juillet 1981, le batteur, Pierre Wolfsohn meurt d’une overdose de cocaïne. En 1982, Taxi Girl sort son premier véritable album "Seppuku", produit par le bassiste des Stranglers Jean-Jacques Burnel. Pour l’occasion, Daniel Darc s’est inventé un double, Viviane Vog, pour signer une partie de ses textes plutôt morbides (meurtres, dépression, suicides...) Malgré des bonnes critiques et des prestations scéniques impressionnantes (le Casino de Paris en 1982 et une tournée française avec Indochine en première partie), les ventes ne suivent pas et en avril 1983, Laurent Sinclair abandonne le trio. Taxi Girl publie en mai 1983 un mini-album "Quelqu’un comme toi" et quelques simples jusqu’en 1986 mais le duo ne retrouve pas le succès de ses débuts et se sépare, épuisé. Seul, Daniel Darc a du mal à surmonter ses problèmes de dépendance à l’alcool et à la drogue mais la vie va mettre sur son chemin quelques bonnes fées. La première s’appelle Jacno avec lequel il va réaliser son premier album solo, "Sous Influence Divine"qui sort en 87 : huit titres qui tournent autour du thème de l’amour impossible dont une reprise de Serge Gainsbourg ("Je suis venu te dire que je m’en vais"). Moins provocateurs, ses textes gagnent en poésie et en mélancolie mais l’album ne touche que les aficionados et le grand public passe à côté. En 1988, nouvelle rencontre, celle d’Etienne Daho qui produit "La ville", une chanson plus apaisée et la même année, Daniel Darc enregistre "Parce que", douze titres co-écrits avec l’anglais Bill Pritcharddont une reprise de Charles Aznavour ("Parce que"): le courant passe à merveille entre ces deux ultrasensibles et l’album, même s’il ne connaît qu’un succès d’estime, reste aujourd'hui une oeuvre mythique et précieuse pour ses fans. Fan de littérature, l’ex-chanteur de Taxi Girl publie aussi en parallèle quelques recueils de textes ("Mélancolie d’Edie" et "Energie dramatique de la rue" en 1991, "A love supreme" en 1998 en hommage à une de ses idoles John Coltrane et "Le Drugstore du ciel" en 2000). Sur la recommandation de Patrick Eudeline, il s’essaie à la critique musicale dans le magazine Best et traduit aussi quelques livres de William Burroughs. Toujours démangé par la musique, Daniel Darc réitère l’expérience en 1994 avec "Nijinsky", deuxième album solo enregistré avec le groupe The Weird Sins et réalisé par son ami du groupe Pure Sins, Georges Betzounis qui ne rencontre pas plus de succès que ses précédentes tentatives. Marqué par la déveine commerciale, Darc enchaîne les collaborations diverses: textes pour Marie-France ou Marc Minelli, reprises ("She's so untouchable" de Johnny Thunders, "Les Champs-Elysées" de Joe Dassin en compagnie de Bertrand Burgalat) et conseils aux groupes Diabologum et Brent. La fin des années 90 le voit errant dans Paris, brûlé par une vie marquée par les abus (qui l'ont amené à faire quelques semaines de prison) et les échecs commerciaux. La sortie du tunnel a lieu grâce encore à une rencontre en 2003 avec le compositeur Frédéric Lo qui lui propose d’écrire un texte pour le nouvel album de la chanteuse Dani. Daniel Darc signe celui de "Rouge Rose" et mis en confiance par Lo, décide de prolonger l’expérience en enregistrant douze nouvelles chansons composées par celui-ci. Dédié au chanteur country Johnny Cash, décédé la même année, "Crève Coeur" sort début 2004 chez Mercury : le chant de Darc a mué vers un talk over très gainsbourien et raconte avec un désenchantement et une sensibilité inimitables, des histoires d’amour, de rédemption et d’amitié. Cette fois-ci, le succès est au rendez-vous: les médias célèbrent le retour d’un talent unique qu’on croyait perdu et le public succombe aux mélodies subtiles ("Je me souviens, je me rappelle", "Mes amis") de Frédéric Lo. Emu par tous ces témoignages, Daniel Darc semble enfin avoir fait la paix avec ses démons intérieurs : comme il l’a souvent dit, le rock lui a sauvé la vie. A lire pour mieux cerner le personnage "les peaux transparentes" Johnny Cash.
Excusez un copier-coller parfois hasardeux. Pour moi, le jeune con, il y aura toujours cet incroyable épisode de Columbo avec l’homme en noir, ces reprises de Nin et de Depeche mode, cette interview de Kurt Cobain par Laurence Romance quelques mois avant son geste fatidique "Je veux finir ma carrière comme Johnny Cash", et puis il restera cette putain de chanson "when the man comes around" sur l’apocalypse, chanson reprise dans le générique de l’armée des morts, des textes fabuleux…"Johnny Cash est né à Kingsland dans l’Arkansas le 26 février 1932. Il travaille dans la ferme familiale, s’engage dans l’US Air Force et se retrouve à Memphis où il enregistre pour Sam Philips dans les studios SUN. J.R. Cash grandit dans l’univers des champs de coton du sud des États-Unis. La musique était partie intégrante de la vie rurale états-unienne et le jeune Johnny s’imprègne, à cette époque, de différentes influences telles que : le folk, les hymnes religieux et le country. Après plusieurs expériences de travail difficile dans plusieurs domaines, Cash s’enrôle dans l’Air Force et est envoyé en Allemagne. À son retour, ce dernier s’établit à Memphis (Tennessee) et épouse Vivian Liberto. En 1954, Johnny Cash auditionne pour la maison de disque de Sam Phillip, Sun Records. Le printemps suivant il enregistre, à l’aide de son groupe "The Tennessee Three" (Luther Perkins à la guitare, Marshall Grant à la contre-basse et Red Kernodle à la "pedal steel", son premier 45 tours "Hey Porter". Ensuite se suivent les succès "Cry, Cry, Cry", "Folsom Prison Blues" et "I Walk the Line" son premier titre à se hisser à la tête du palmarès "Billboard". En 1957, à la recherche de plus de liberté artistique, le chanteur décide de signer avec la compagnie de disque "Columbia". En 1958, Johnny Cash que l’on surnomme THE MAN IN BLACK parce qu’il s’habille de noir alors que les vedettes du Gran Ole Opry de l’époque aimaient porter et abuser des paillettes, signe chez Columbia chez qui il enregistre ses principaux disques pendant près de 30 ans. Sur cette étiquette, Cash enregistre au début des années soixante, "Don’t Take Your Guns to Town" et "The Ballad of Ira Hayes". Les effets collatéraux du succès grandissant et un horaire de tournée de 300 spectacles par année; plongent un Cash épuisé dans l’enfer des amphétamines, mettant fin, par le fait même, à son mariage. À la fin de cette période, il décide de mettre fin à sa dépendance aux narcotiques et épouse la chanteuse June Carter (dite June Carter Cash, née 1929-décédée 2003). La chanson « Ring of Fire », composée avec Carter, décrit les ravages de l'alcoolisme et de la drogue, la misère d'antan qui hantait Johnny Cash. À la fin de cette décennie et au début des années soixante-dix, Johnny Cash est à l’apogée de son art. Une paire d’enregistrements réalisées lors d’un spectacle à l’intérieur de deux établissements carcéraux : "Folsom Prison" et "San Quentin" atteignent le prestigieux statut de disques d’or. Par la suite, Johnny Cash signe un contrat, avec la chaîne de télévision ABC, afin d’animer une émission éponyme, qui sera enregistré au "Ryman Auditorium" de Nashville. À la fin des années soixante-dix, l’artiste enregistre des pièces d’auteurs progressistes telles que : Bob Dylan, Kris Kristofferson et Nick Lowe. Cette immersion dans l’univers rebelle n’est pas sans prix, nombre de stations de radio « country » boycottent ce nouveau style à la faveur d’artistes avec un son plus populaire. Les années 80 sont ombragées par des problèmes de santé et la fin de son association avec "Columbia". Il continue, tout de même, à parcourir l’Amérique, à bord de son autobus de tournée, tant en solo qu’avec ses amis Waylon Jennings, Willie Nelson et Kris Kristofferson au sein du groupe "The Highwaymen". En 1992, Johnny Cash reçoit l’honneur d’être nommé au "Rock and Roll Hall of Fame" et devient ainsi la seule personne à avoir été introduite à la fois au "Rock and Roll Hall of Fame", au "Country Music Hall of Fame" et au "Song Writers Hall of Fame". La fin de ce millénaire prendra une tournure inattendue dans la carrière de l’artiste avec la rencontre du producteur Rick Rubin. June Carter, sa deuxième épouse, était la fille de la célèbre Mother Maybelle Carter. En 1973, June Carter et Johnny Cash, tous les deux fort religieux, ont produit Gospel Road (Sentier de l'Évangile), un film sur les derniers jours du Christ, avec Carter dans le rôle de Marie-Madeleine. Johnny Cash a joué dans un épisode de Columbo. Roseanne Cash (née 1955), la fille de Johnny Cash et de sa première épouse, Vivian Liberto, est une chanteuse de rock et de country. Forte personnalité, il s’intéresse à la cause des indiens et des détenus sans oublier des thèmes traditionnels comme la famille, les trains et la religion mais dans un même temps il mène une vie quelque peu dissolue dans laquelle l’alcool et quelques produits illicites jouent un rôle important ( Il côtoie aussi à cette époque Car Perkins). Johnny Cash, d’abord marié avec Vivian Liberto avec qui il a quatre filles dont Rosanne Cash, rencontre June Carter qui sortira Johnny Cash des difficultés. June Carter épouse Johnny Cash en 1968 et ils auront un fils en 1970 : John Carter Cash. En 1968 et en 1969 sortent les disques live "FOLSOM PRISON BLUES" et « St Quentin" qui restent des œuvres maîtresses de Johnny Cash. Il tourne ensuite avec le "Johnny Cash show" dans lequel figure la Carter Family et divers invités. Avec sa voix profonde et virile, Johnny Cash s’impose comme le maître incontesté de la country music et son succès ne se démentira pratiquement jamais. Il participe, entre autres à l’aventure HIGHWAYMEN avec Waylon Jennings, Kris Kristofferson et Willie Nelson qui donnera lieu à trois superbes albums entre 1985 et 1993. Après un cours passage sur le label Mercury. Johnny Cash se retrouve chez AMERICAN RECORDINGS sur lequel il aborde une musique moins country et plus folk avec des auteurs comme Tom Petty, Nick Lowe ou Tom Waits, tout cela lui vaudra un succès sans cesse grandissant auprès d’un public plus large et plus jeune. Au cours de sa riche carrière, Johnny Cash a reçu onze Grammy Awards dont un en 1998 pour l’ensemble de son œuvre. Il a reçu un Award en 2003 pour "Hurt" tiré du dernier album "The man comes around". June Carter est décédée le 12 juin dernier mais Johnny était encore sur scène le 5 juillet dernier à Hiltons en Virginie et en studio, en Californie, une partie du mois d’août. La santé de Johnny Cash s’était détériorée depuis ces cinq dernières années à cause d’un diabète et des signes de la maladie de Parkinson. Il a été hospitalisé le 28 août au Baptist Hôpital de Nashville et était sorti pour rejoindre son domicile à Hendersonville quelques jours avant sa dernière hospitalisation le mercredi 10 septembre. Johnny Cash est décédé le 12 septembre à 1 heure du matin. Une époque s’achève, une voix extraordinaire s’est tue qui ne prononcera plus le fameux " HELLO, I’M JOHNNY CASH !" mais Johnny Cash restera, à tout jamais, un monument de la culture américaine.mercredi, décembre 21, 2005
Mort de froid en 2005
La mise en place d’une maraude à Marmande me donne l’occasion de parler de ma honte face à ça. J’ai lu ça dans le monde.fr. "Lundi 28 novembre, Sylvain Schiltz a été enterré. Il repose désormais dans le caveau familial au cimetière de Revigny-sur-Ornain, dans la Meuse. Sa famille et des proches ont assisté à la cérémonie religieuse qui a honoré "dignement", souligne sa mère Lucienne, la mémoire de cet homme de 38 ans, mort frigorifié dans sa voiture, le 24 novembre, à La Grande-Résie, en Haute-Saône. Errant au volant de son véhicule, à bord duquel il transportait quelques victuailles, sans domicile et sans travail, il a succombé par 5 à la première offensive du froid dans la nuit du 23 au 24 novembre. Il a fallu que Sylvain meure pour que la société se préoccupe de son sort. Il a fallu qu'il meure pour que sa famille, originaire de Revigny-sur-Ornain, apprenne qu'il avait été expulsé de son domicile le 31 octobre. Il a fallu qu'il meure pour que la seule personne proche de lui, Lyonnel Turillon, découvre qu'il galérait depuis trois semaines au hasard des routes entre Dole (Jura) et Gray (Haute-Saône) en quête de survie. Il a fallu qu'il meure pour que les services sociaux évoquent le cas de ce SDF, qu'ils affirment pourtant, aujourd'hui, avoir essayé d'aider. "On lui avait fait une proposition de relogement, mais il refusait qu'on s'occupe de lui, il ne répondait pas aux courriers", a déclaré Lucien Giudicelli, directeur du cabinet du préfet de Haute-Saône. Depuis quatre ans, Sylvain Schiltz vivait à Dampierre-sur-Salon, dans ce département, seul dans un studio du lotissement des Sablots, pour lequel il payait un loyer mensuel d'un peu plus de 100 euros. Le maire de ce village de 1 300 habitants, Jean-Pierre Maupin (UMP), n'avait pas "entendu parler de lui". Dampierre est un village "sans problèmes", souligne M. Maupin, qui s'enorgueillit des deux usines spécialisées dans la fabrique de charpentes métalliques. Au centre trône la "Tour", haute de huit étages d'acier et de verre et au sommet de laquelle un hôtel propose ses trois étoiles. En cette fin novembre, la salle panoramique et la terrasse fermée offrent à la vue un paysage valonné blanchi de neige et de brume. "Je n'ai su qu'il habitait dans ma commune que huit jours avant son expulsion, lorsque j'ai reçu l'arrêté à la fin du mois d'octobre", indique M. Maupin. Le maire plaide la bonne foi. "Il n'est jamais venu en mairie demander quoi que ce soit", assure-t-il. Selon lui, Sylvain Schiltz n'était pas complètement démuni. Il bénéficiait de ses indemnités de chômage et d'une allocation logement. "L'assistante sociale m'a assuré que sa situation ne relevait pas de l'urgence", se justifie M. Maupin. Cette fonctionnaire s'était rendue à son domicile, mais avait trouvé porte close. Sous le coup d'une procédure d'expulsion pour non-paiement de loyer, prononcée par le tribunal de Gray en juillet 2004, Sylvain Schiltz avait été mis à la rue, quinze mois plus tard, sur injonction d'huissier, juste avant la trêve hivernale. Né dans une famille de neuf enfants, Sylvain Schiltz avait quitté la Lorraine il y a près de cinq ans. "Il était parti parce qu'il ne trouvait pas de travail", explique sa mère, informée du décès de son fils par les gendarmes dans la matinée du 25 novembre. "Il faisait des boulots d'intérim dans les espaces verts ou dans les usines, mais jamais rien de fixe", se souvient-elle. Il était arrivé à Dampierre par l'entremise d'un ami, Lyonnel Turillon. Celui-ci l'avait recommandé auprès d'un centre de formation qui préparait au CAP de gestion des déchets et de propreté urbaine. Sylvain l'avait décroché en 2003, au terme d'une formation de quinze mois, et effectuait depuis des remplacements dans les diverses déchetteries de la région. "Sylvain était très secret, dit de lui celui qui fut l'une de ses rares relations. Il ne disait rien sur lui ni sur sa famille." La dernière fois qu'il l'a croisé, c'était il y a trois semaines. Après avoir été délogé par les gendarmes, Sylvain s'était présenté chez Lyonnel avec ses meubles. "Je suis dans la merde. Je ne sais pas où les mettre", lui avait-il dit. Il les avait laissés dans la cour et s'en était allé sans donner de nouvelles. Jusqu'à ce qu'on découvre son cadavre à l'orée d'un bois. " Que le état français puisse laisser crever des gens de faim et de froid à l’aube de 2006 me donne envie de gerber…Honte à vous messieurs les politiques, j’espère que vous y penserez avant de vous endormir dans vos draps de soie et étouffez vous avec un os de dinde…
Bourre la reine.
Marie Antoinette. En voila une qui va être furieusement tendance en 2006 avec le film de Sofia Coppola et à travers Viviane Westwood. "Née à Vienne (Autriche) le 2 novembre 1755, morte à Paris le 16 octobre 1793, Marie-Antoinette est la quatrième fille de l’empereur François Ier de Lorraine et de Marie-Thérèse d’Autriche. Afin de réconcilier la monarchie française avec celle des Habsbourg, le ministre Choiseul mène des négociations qui conduiront au mariage de Marie-Antoinette avec Louis le Dauphin futur Louis XVI. Au printemps 1770, elle épouse le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV. Les fêtes données à cette occasion sont magnifiques, à Paris, le feu d’artifice est l’occasion d’une bousculade monstre qui fait cent trente-deux morts. La petite archiduchesse fait vite la conquête de toute la cour ; elle est "délicieuse" selon ses contemporains, toute menue, blonde, blanche et rose avec déjà cette grâce et ce port de tête qui faisait dire à son page que, comme on offrait une chaise aux autres femmes, on avait envie de lui avancer un trône. Mais elle se laisse vite entraîner dans les coteries et les intrigues et d’autant plus facilement que son nouvel époux ne semble guère s’intéresser à elle. Elle doit attendre huit ans, dans l’inquiétude d’être reconnue stérile, la naissance de sa fille, la petite « Madame Royale ». Pour tromper son ennui ce sont des fêtes et bals, des tables de jeu où elle perd des sommes astronomiques, des escapades avec ses compagnons favoris qui font d’autant plus jaser que l’on connaît ses problèmes conjugaux. Sa mère Marie-Thérèse lui conseille de moins dépenser, d’avoir plus de considération pour le roi et pour l’étiquette. En 1775 Marie-Thérèse écrira à l’ambassadeur de France à Vienne : « Ma fille court à grands pas vers sa ruine ». Devenue reine en 1774, face à la faiblesse de Louis XVI, on peut raisonnablement penser que c’est elle qui gouverne. Elle place tous les siens et fait chasser tous ceux qui lui ont déplu. Marie-Thérèse sa mère meurt en 1780 et les conseils judicieux que cette dernière lui dispensait s’en vont avec elle. A partir de ce moment, Marie-Antoinette va cumuler les erreurs. En 1784, elle soutient les intérêts de son frère Joseph II dans sa querelle avec les Pays-Bas, Louis XVI, refuse de prendre le parti de l’Autriche ; les manœuvres de la reine ayant abouti à un accord désavantageux pour la France, le peuple lui donne son surnom : « l’Autrichienne ». 1785, c’est l’affaire du « collier » qui éclate. Marie-Antoinette est victime d’une escroquerie montée par une aventurière qui se fait appeler La Motte-Valois. Elle est aussi victime de la bêtise du cardinal de Rohan et des rancunes de tous ceux qu’elle a malmenés. Sure de son innocence, elle exige l’arrestation de Rohan et un procès public. La fausse comtesse est condamnée, Rohan innocenté et le scandale éclabousse la couronne française. Marie-Antoinette est maintenant détestée par tout le monde et plus particulièrement par le peuple. La misère engendrée par les mauvaises récoltes successives, c’est elle ; la faillite du Trésor, révélée en 1787, c’est elle. Sa seule consolation est son amant Axel de Fersen, l’officier suédois qui lui a été présenté en 1774. Leur amour durera jusqu’à la mort de la reine. Dès le début de la Révolution, elle refuse tout compromis avec les députés de l’Assemblée, elle reste murée dans son orgueil et ne peut admettre cette idée nouvelle de Nation. Elle va encore plus loin dans cette démarche en refusant l’aide de La Fayette, de Mirabeau et de Barnave. Elle accepte toutefois une entrevue avec Mirabeau, le 3 juillet 1790, mais ne peut admettre l’idée d’une monarchie constitutionnelle. Pour elle la seule solution serait l’aide de son frère ou d’armées étrangères. En 1792 encore, elle refuse le secours de Dumouriez. Elle pousse à la guerre, pensant que c’est de là que viendra le salut, la délivrance. Depuis octobre 1789, elle est quasi-captive de la nation avec sa famille ; les épreuves ont fait d’elle une mère admirable, une épouse exemplaire qui a de l’estime et de l’affection pour l’homme maladroit mais bon que le sort lui a donné. Elle fait face avec courage et dignité aux grandes journées révolutionnaires, c’est sur elle que se cristallisent les haines populaires ; elle n’est plus que l’infâme, la bête féroce dont il faut arracher le cœur. Elle amène Louis XVI à l’idée de fuite : ils seront arrêtés à Varennes, le 20 juin 1791. Le 13 août 1792, elle est enfermée avec les siens dans le vieux donjon du Temple. Tous ses amis lui sont arrachés, emprisonnés, exécutés, massacrés. Après l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, on la sépare de son fils âgé de huit ans qu’elle entend bientôt jurer avec ses geôliers dans la cour de la prison. En octobre c’est le procès. Mêlant dans son réquisitoire les arguments les plus fondés sur les dépenses de la reine et son action politique avec des récits fantaisistes sur les « orgies » de la cour, Fouquier-Tinville y joint, à l’instigation d’Hébert, d’infâmes accusations sur des pratiques sexuelles auxquelles elle aurait initié son fils. Elle répond à tout avec une grande dignité. Marie-Antoinette ne sait pas que sa mort est déjà décidée et garde jusqu’au bout l’espoir, un espoir entretenu par les nombreux dévouements qu’elle inspire jusqu’à la fin. Ses deux avocats Chauveau-Lagarde et Tronson du Coudray épuisent en vain leur éloquence et sont arrêtés en pleine audience. En ce jour du 16 octobre 1793, elle est condamnée à quatre heures du matin et conduite à l’échafaud quelques heures plus tard. Âgée de trente-huit ans, elle en paraissait alors soixante : depuis le retour de Varennes, ses cheveux étaient devenus blancs. Ses restes ont été transportés à la cathédrale de Saint-Denis en 1815. "Les monstres gentils, oui c'est un paradis..."
J'ai compté j'en ai quatorze en DVD, pour avoir la totale : c'est pas gagné..."Encore aujourd'hui, la majorité des gens juge que la série de films Godzilla est comme une grotesque mascarade caoutchoutée, un divertissement puéril et sans aucun attrait artistique. Saviez-vous que le premier Godzilla est toujours considéré par les Japonais comme leur deuxième plus grand film de tous les temps, suivant rien de moins que les Sept Samurais ? Et qu’ont ces deux films en commun? Ils sont sortis en salle la même année (1954) et leur distribution présente l’excellent Takashi Shimura. Finalement, le roi des monstres est en bonne compagnie. Et si je vous disais que le Godzilla original est réellement un symbole de la bombe atomique qui a dévasté et tué 210 000 personnes à Hiroshima et Nagasaki ? Et si je vous disais que Godzilla a déjà eu les Fantastic Four comme adversaires ? Qu’il y a une " connexion " entre Godzilla et Jackie Brown ? Et surtout un lien entre Elvis Presley et Godzilla ? Et si je vous disais que vous êtes présentement assis devant une humble rétrospective Godzilla? Voici donc une brève revue de tous les films par ordre chronologique, des pensées sur la version 98 et quatre capsules des créateurs originaux. Godzilla (1954) Godzilla Raids Again (1955) King Kong vs Godzilla (1962) Godzilla vs the Thing (1964) Ghidrah the Three-Headed Monster (1964) Monster Zero (1965) Godzilla vs the Sea Monster (1966) Son of Godzilla (1967) Destroy All Monsters (1968) Godzilla's Revenge (1969) Godzilla vs the Smog Monster (1971) Godzilla vs Gigan (1972) Godzilla vs Megalon (1973) Godzilla vs Mechagodzilla (1974) Terror of Mechagodzilla (1975) Godzilla 1985 (1984) Godzilla vs Biollante (1989) Godzilla vs King Ghidorah (1991) Godzilla vs Mothra (1992) Godzilla vs Mechagodzilla (1993) Godzilla vs Spacegodzilla (1994) Godzilla vs Destroyer (1995) Godzilla (1998)Godzilla (Gojira ; Godzilla, King of the Monsters) Version JAPONAISE : sortie 3 novembre 1954, 98 minutes Version AMÉRICAINE : sortie 27 avril 1956, 81 minutes, programme-double avec Prehistoric Women C’est intéressant de savoir qu’après la Deuxième Guerre Mondiale, les Américains contrôlaient les produits de l’industrie cinématographique japonaise, détruisant des films existants et censurant à tour de bras. Après 1950, le Japon reprit contrôle et pu enfin exprimer ses sincères sentiments et sa culture par ses créations artistiques, avec des oeuvres anti-militaires très frappantes. Les très importants studios Toho désiraient, conjointement avec l’Indonésie, produire un film à grands " éclats ". Quand des permis de travail leur furent refusés, l’équipe de production revint bredouille. Le producteur Tomoyuki Tanaka, dans l’avion de retour, créa le concept du futur Godzilla, inspiré du succès de la redistribution de King Kong au Japon et du film américain The Beast from 20,000 Fathoms. Il fut probablement aussi influencé par un incident près de Bikini Atoll où un bateau de pêche japonais allait être contaminé par une zone de tests atomiques américaine. Tanaka engagea Eiji Tsubaraya aux effets spéciaux, qui lui-même envisageait depuis quelque temps un film avec une pieuvre géante. Également enrôlé au scénario, Shigeru Kayama, un écrivain de science-fiction renommé qui remplaça la pieuvre par un monstre reptilien/amphibien. Le metteur en scène, Ishiro Honda, apporta également plusieurs éléments au scénario. Le fruit de leur labeur allait résulter en un film étonnamment mature, qui incluait un message social très incisif, ainsi que d’évidents thèmes antinucléaires. La photographie noir&blanc rend le tout encore plus déprimant. Les petits yeux malveillants de Godzilla réussissent encore à provoquer un malaise, appuyé par la trame sonore magistrale d’Akira Ifukube. Notez également que la plupart des scènes de combat se déroulent la nuit, ajoutant à la vulnérabilité des victimes. Tout ceci contribue à affimer que le Godzilla original n’a pas nécessairement vieilli, comparé à des oeuvres américaines de l’époque. Un agent de presse à l’apparence massive est à l’origine du mot Godzilla. En effet, son surnom était Gojira, un mélange de gorira (gorille) et kujira (baleine). Quoi de mieux pour baptiser un monstre gigantesque ? Notons que le costume pesait plus de 100 livres et a principalement été porté par Haruo Nakajima, cascadeur et acteur de films de samouraï. Même si son apparence change de film en film, de 1954 à 1975, Godzilla mesure environ 50 mètres, pèse 22,000 tonnes et n’a jamais été vert, mais gris. C’est l’explosion d’une bombe atomique qui le fait émerger de l’océan et par conséquent, quelques innocents villages de pêcheurs vont en payer le prix, suivi de Tokyo (ce qui commença une tradition dont la ville se serait bien passée dans la série). La créature est détruite par une invention si terrifiante que le créateur se suicide pour ne pas en révéler l’origine ! Si vous pouvez mettre la main sur la version originale japonaise de ce film, vous verrez un des meilleures films de science-fiction de tous les temps. Évitez la version AMÉRICAINE, charcutée de certaines scènes qui sont remplacées par des images de Raymond Burr regardant par diverses fenêtres les dégâts et le danger qui l’entourent. La publicité nous informait : " Godzilla makes King Kong look like a midget ! ! ! ".
Godzilla Raids Again (Gojira No Gyakushu ; Gigantis the Fire Monster) Version JAPONAISE : sortie 24 avril 1955, 82 minutes Version AMÉRICAINE : sortie 21 mai 1959, 78 minutes, programme-double avec Teenagers from Outer Space Faits importants : le premier film de la série où Godzilla se mesure à un adversaire monstrueux, en l'occurrence Angilas (ou encore Angurus, ça dépend à qui on parle...) et ce n'est pas Tokyo qui y goûte, mais plutôt Osaka. Ce film a prit l'affiche au Japon six mois après le fulgurant succès de Godzilla (imaginez qu'aujourd'hui même sortirait Titanic II : A New Beginning...) ; moins profond en interprétation Godzilla Raids Again illustre les deux monstres comme de vrais bêtes sauvages, luttant ensemble de façon réaliste, à l'exception de quelques séquences tournées en accéléré. Étant donné que Godzilla est réduit à un état squelettique à la fin du premier film, on suppose ici que la vedette de ce film est un autre de sa race, qui sera ultimement enseveli sous des tonnes de glace à la fin . La série Godzilla sera remisée pendant quelques années. Conséquemment, Toho allait introduire de nouveaux monstres, notamment Rodan (en 1956), Varan the Unbelievable (1958) et Mothra (1961). Warner Brothers n'a pu obtenir les droits du nom Godzilla, le baptisant alors Gigantis.
King Kong vs Godzilla (Kingu Kongu Tai Gojira) Version JAPONAISE : sortie le 11 août 1962, 98 minutes Version AMÉRICAINE : sortie le 3 juin 1963, 91 minutes, programme-double avec The Traitors En terme de box-office, le film le plus populaire de la série aux États-Unis. Une combinaison géniale de deux dieux du panthéon de la monstruosité cinématographique. Le créateur de Kong, Willis O’Brien, tenait à faire une autre production mettant en vedette son singe. Son concept initial est intriguant : King Kong vs Frankenstein ! Kong combattrait un monstre géant ayant été créé avec des morceaux d’animaux africains ! Aux USA, les producteurs trouvaient le concept trop coûteux. Le tout tomba entre les mains de Toho, qui cherchait un projet spécial pour célébrer son trentième anniversaire, et Frankenstein fut remplacé par Godzilla. Voilà ! Même avec un costume de Kong ordinaire et quelques bribes d’humour forcé, ce film demeure un des favoris de la série et, le premier en couleurs. Également, avec Godzilla se libérant d’un iceberg, une certaine continuité s’établissait ainsi de " chapitre " en " chapitre ". Il n’y aucune véracité à la légende qui voudrait que deux finales aient été tournées, montrant l’un ou l’autre monstre victorieux sur son adversaire. Ici, nous sommes témoins d’un vrai combat de championnat de lutte professionnelle. Le succès de King Kong vs Godzilla mettait toute la série sur la bonne voie. Comme James Bond la même année, Godzilla allait apparaître sur les écrans de façon régulière, profitant d’un âge d’or très enviable.
Godzilla vs the Thing (Mosura Tai Gojira) Version JAPONAISE : sortie 29 avril 1964, 89 minutes Version AMÉRICAINE : sortie 17 septembre 1964, 90 minutes, programme-double avec Voyage to the End of the Universe La belle et la bête ? Mothra est considérée comme une créature poétique, protectrice et complice de l’humanité. Après Angilas et King Kong, voilà un antagoniste différent, un coup de génie des créateurs (la chanson thème du film est un des morceaux des plus ensorcelants que vos oreilles auront le privilège d’entendre). Voir cet espèce de papillon coloré géant voler autour d’un Godzilla brutal est une vision que personne n’est prêt d’oublier. Les forces militaires se font encore une fois solidement " ramasser ". Godzilla vs the Thing est le seul film de la série où la version AMÉRICAINE contient une scène supplémentaire filmée par Toho, où on aperçoit brièvement l'AMERICAN Navy bombardant Godzilla avec des missiles. Un des trois meilleurs titres de la série, avec les inoubliables jumelles miniatures jouées par Emi et Yumi Ito, où tous les aspects de la production frisent la perfection.
Ghidrah the Three-Headed Monster (San Daikaiju Chikyu Saidai No Kessen)
Version JAPONAISE : sortie 20 décembre 1964, 92 minutes Version AMÉRICAINE : sortie 13 septembre 1965, 81 minutes, programme-double avec Harum Scarum, mettant en vedette un autre King, Elvis Presley ! (on y reviendra plus loin). Par coïncidence, c’est ici que Godzilla glisse un peu dans son rôle de "défenseur" de l’humanité, qu’il tiendra jusqu’en 1975. Il a comme alliés Mothra et Rodan. Ce dernier a toujours été un de mes favoris, ayant toujours une attitude très cool et intelligente. De le voir planer dans les cieux me ramène à chaque fois quelque part dans mon enfance. Et évidemment, on nous présente un nouvel ennemi, un dragon à trois têtes nommé Ghidrah, qui sera un adversaire implacable pendant longtemps et qui demeure toujours une des plus ambitieuses créations des studios Toho.
Monster Zero (Kaiju Daisenso) Version Japon : sortie 19 décembre 1965, 96 minutes
Version AMÉRICAINE : sortie 29 juillet 1970, 92 minutes, programme-double avec War of the Gargantuas La vedette américaine de ce film, Nick Adams, reposait déjà depuis deux ans dans son cercueil quand Monster Zero est sorti en salle aux USA. Ici, on présente l’idée de force extra-terrestres ayant des intentions malveillantes vis-à -vis la planète Terre. Ce concept sera repris plusieurs fois dans les films subséquents de la série. Le problème demeure les costumes des êtres spatiaux (extra-terrestres) : ils portent des pantalons serrés comme Mick Jagger à cette époque, des lunettes Men In Black et un casque/bocal sur la tête avec une antenne au milieu. Pas nécessairement des plus élégants/menaçants. Une scène spectaculaire nous montre Rodan et Godzilla enfermés dans des bulles transparentes, lentement transportés vers la Planète X. Ghidrah revient dans le portrait. Très intéressant de voir les trois créatures se confronter sous des cieux non-terrestres.
Godzilla vs the Sea Monster (Gojira, Ebirah, Mosura : Nankai No Dai Ketto) Version JAPONAISE : sortie 17 décembre 1966, 87 minutes Version AMÉRICAINE : sortie à la télé en 1968, 82 minutes Alors qu’on planifiait un scénario pour King Kong, Godzilla a prit sa place pour continuer sur sa lancée de popularité. C’est finalement Ebirah qu’on retrouve comme adversaire, un espèce de homard géant. L’équipe principale de Honda, Ifukube et Tsubaraya est remplacée respectivement par Jun Fukuda, Masaru Sato et Teisho Arikawa. Par conséquent, les miniatures semblent moins détaillées et moins nombreuses. Mothra version adulte est présente dans l’action. L’organisation subversive militaire Red Bamboo apparaît comme un symbole de la Chine communiste. Très limité dans ses mouvements, Ebirah n'est pas très convainquant comme ennemi, une faiblesse évidente qui rend ce film plus qu'ordinaire.
Son of Godzilla (Kaijuto No Kessen : Gojira No Musuko) Version JAPONAISE : sortie 16 décembre 1967, 86 minutes Version AMÉRICAINE : sortie à la télé en 1969, 84 minutes. Ce film très juvénile nous présente Minya, le fils de Godzilla, pas nécessairement la créature la plus populaire de la série. Son design semble très controversé. Ce film propose également des thèmes sérieux (expérimentations sur le contrôle de la température et les désastres qui s’ensuivent) combinés à des scènes " touchantes " de Godzilla jouant avec son "kid", le tout avec un succès mitigé. Le pire, c’est que le costume de Godzilla est trafiqué pour ressembler au junior : gros yeux, silhouette bedonnante, crête dorsale peu réussie. En fait, les vedettes sont les insectes géants : les mantes religieuses et l’araignée Spiga (ou Kumonga). Loin d’une grande réussite, plus apprécié par un public jeune.
Destroy All Monsters (Kaiju Soshingeki) Version JAPONAISE : sortie 1 août 1968, 89 minutes Version AMÉRICAINE : sortie 23 mai 1969, 86 minutes Argh ! Mon film-culte par excellence ! Un chef-d’œuvre, je vous dis ! Au générique : Godzilla, Rodan, Angilas, Mothra, Gorosaurus, Varan, Baragon, Manda, Spiga, Minya, Ghidrah ! L’action se déroule en 1999 (bientôt !). Les monstres demeurent tous sur Monster Island (idée conçue 25 ans avant Jurassic Park...)... Tiens, je fais prétentieux et vous cite mes propos, rien de moins, dans un article qui est quelque part sur ce site " ...Ce que tout le monde considérait comme une oeuvre puérile et secondaire, DESTROY ALL MONSTERS! (LES ENVAHISSEURS ATTAQUENT, en français) allait probablement me donner le goût à un cinéma de divertissement encore inconnu. Ce film de science-fiction japonais, parfois plus ambitieux que réussi, était tout un "Greatest Hits" de populaires monstres géants de caoutchouc, le studio Toho ayant réuni ses poulains les plus célèbres avec Godzilla en tête. Ces créatures habitaient Monster Island et furent un moment donné possédées par des envahisseurs de la planète Kilaak. Alors, chaque grande capitale est attaquée par un monstre différent. L’humanité doit se défendre sur plusieurs fronts, ayant même l’audace d’envoyer un vaisseau spatial super-duper pour contrer la menace à sa source. Way to go, boys! Mes yeux éberlués de l’époque n’ont jamais oublié quantité la d’images de cette super-production, qui me hantent encore à ce jour: le premier tour de pistes des monstres sur l’île, alors qu’ils sont présentés l’un après l’autre; le professeur qui se suicide en se jetant en bas d’une falaise, alors qu’on voit revoler une petite poupée bien raide le représentant; la tache de sang sur la main de la fille alors qu’on lui arrache sa boucle d’oreille la tenant sous l’emprise des extra-terrestres; Rodan qui survole le Kremlin; l’Arche de Triomphe qui menace de revoler en morceaux; Godzilla faisant la job à Tokyo pour la 543e fois; Minya, son jeune fils enthousiaste, qui semble lancer de sa bouche des ronds de fumée de cigare; le pow-wow final, absolument l’une des scènes les plus excitantes que j’ai vue dans mon existence, où les monstres défendent la Terre contre Ghidrah le dragon à trois têtes; la dernière scène, un espèce de " Ce n’est qu’un au revoir, mon frère ", où les créatures nous saluent pratiquement de la main jusqu’à la prochaine invasion. Pour quelques secondes, ils deviennent les Amis des Enfants Partout Dans le Monde. Pour plusieurs, DESTROY ALL MONSTERS! est sûrement une folichonnerie grotesque, une parade de costumes hideux. Quelqu’un, quelque part, avait déjà fait un parallèle de sa carrière cinématographique avec celle d’Elvis: jeune rebelle au début, gras et gentil par la suite.... Dans le film ici, il est l’ultime patriarche de ce clan turbulent. Ce qui me fait penser aux souvenirs sonores de ce film, avec les cris différents que hurlent les monstres, une petite merveille de technologie audio. Comment pourrais-je oublier la qualité du doublage en français, en plus, typique des films japonais. Ici, c’est sûr que les lèvres ne suivent pas les mots, mais à quelques occasions, on entend un personnage parler alors que sa bouche est fermée! Après deux semi-flops, Toho n’avait pas le choix : ramener Honda, Ifukube and Tsubaraya. Ce dernier allait devenir le chef d’orchestre de la plus imposante bataille de monstres jamais filmée, avec onze participants. Un scénario intéressant traite les créatures comme des puissances à respecter, pas juste des poupées de plastiques. Un groupe rock du Michigan (avec comme un des membres un ancien des Stooges) allait se nommer Destroy All Monsters en hommage au titre américain de ce film. Finalement, Destroy All Monsters sera disponible pour la première fois en Amérique du Nord sur vidéocassette à la fin mai.
Godzilla’s Revenge (All Kaiju Daishengeki) Version JAPONAISE : sortie le 20 décembre 1969, 70 minutes Version AMÉRICAINE : sortie en 1971, 69 minutes, programme-double avec Island of the Burning Damned Ce film est universellement détesté par les amateurs, le considérant comme le pire de tous. Le méchant Gaborah fait dur, Minya parle comme Barney le dinosaure dans l’imagination d’un petit gars un peu wimpy, on a droit à des scènes repiquées d’autres films... Au moins, c’est le plus court ! Mais il demeure le plus cheap, surtout après le chef-d’œuvre précédent. Par contre... cet épisode demeure un bon conte fantaisiste pour les petits, avec une leçon morale traitée de façon efficace et peu moralisatrice, et un jeune héros avec lequel un enfant peu facilement s’identifier. À l’époque, la série Gamera des studios Daiei avait la faveur de la jeunesse. Godzilla’s Revenge est une façon de leur faire compétition. Mais le défi de poursuivre sur la lancée de Destroy All Monsters ne trouvait pas amateurs ici. Dans un autre ordre d’idée, la même année, Marv Newland créa le fameux Bambi Meets Godzilla, chef-d’œuvre du court métrage d’animation, qui dure en tout et partout deux minutes. Un must
Godzilla vs the Smog Monster (Gojira Tai Hedorah) Version JAPONAISE : sortie 24 juillet 1971, 85 minutes Version AMÉRICAINE : sortie juillet 1972, 85 minutes, programme-double avec Frogs Utilisant des scènes d’animation et d’écran divisé, on nous présente Hedorah, grosse masse de pollution ambulante avec de gros yeux pochés, qui peut changer sa forme à volonté et même voler. Et en parlant de voler... Godzilla s’exécute également, grâce à son haleine atomique. Cette scène embarrasse la majorité des amateurs. Il est particulièrement mal servi ici, performant des gestes peu caractéristiques pour un monstre géant. Les effets sont souvent disjoints. Avec une chanson-thème rock’n’roll " Save the Earth " ! ! ! et quelques scènes assez macabres de gens brûlés... Ce film annonçait quelques années de misère. Il vaut quand même la peine d’être vu entre amis "paquetés", surtout pour Hedorah, créature il va sans dire très unique. Mais quelle bonne idée de l’avoir accouplé avec Frogs, pour un programme-double " nature en colère, écologie sur le carreau ".
Godzilla vs Gigan (Chikyu Kogeki Meirei : Gojira Tai Gaigan) Version JAPONAISE : sortie 12 mars 1972, 89 minutes Version AMÉRICAINE : sortie août 1977, 89 minutes Ghidrah est de retour, cette fois avec un partenaire, l’indescriptible cyborg Gigan (mélange de perroquet, lézard et scie ronde). Tout ça sous les ordres de coquerelles extra-terrestres intelligentes ! Pourquoi pas ? Angilas donne un coup de main à Godzilla. Dans une scène tristement célèbre de la version américaine, ils se " parlent " avec des voix discordantes, donnant dans le ridicule. La version japonaise nous les montraient au moins avec des phylactères flottant au-dessus de leurs têtes ! Tu parles d’une innovation ! Les effets pyrotechniques sont tout de même excellents.
Godzilla vs Megalon (Gojira Tai Megaro) Version JAPONAISE : sortie 17 mars 1973, 83 minutes Version AMÉRICAINE : sortie en avril 1976, 82 minutes Voilà un autre épisode qui n’a pas bonne réputation et tourné en ridicule. Le méchant Megalon n’a pas le design le plus élégant, avec une absurde antenne étoilée sur la tête et des bras en forme de lime à bois. En fait, tout cela ressemble à un mauvais show de télé, et justement à cette époque au Japon le petit écran connaissait un engouement pour les émissions de super-héros robots à la Ultraman. Ici, un tel personnage géant donne un coup de main à Godzilla, un certain Jet Jaguar, qui a l’air on ne peut plus hors contexte. Comble de malheur, Godzilla présente une attitude de grosse brute idiote, avec des gestuelles gênantes. Pourtant à sa sortie aux États-Unis, ce film connu un gros tapage publicitaire. Curieusement, un engouement pour Godzilla s’empara des Américains, qui créèrent un dessin animé du samedi matin The Godzilla Power Hour. Marvel Comics débuta une série Godzilla, qui le fit affronter les Avengers, S.H.I.E.L.D. et les Fantastic Four ! Et parlant de Marvel, après Howard the Duck, Godzilla commença à être considéré sérieusement comme candidat à la présidence des États-Unis en cette année bicentenaire !
Godzilla vs Mechagodzilla (Gojira Tai Mechagojira) Version JAPONAISE : sortie 21 mars 1974, 84 minutes Version AMÉRICAINE : sortie avril 1976, 80 minutes La série, approchant la fin de sa période " classique ", allait retrouver quelques lettres de noblesse. L’excellente idée de créer un Godzilla mécanique redonna un certain souffle, ainsi que salua de façon adéquate le 20e anniversaire de Godzilla. Mechagodzilla possède un costume convaincant et il en est de même pour ses différentes armes d’attaque. Il donne toute une raclée à Godzilla, au point de lui faire pisser le sang dans une scène " gore " assez inattendue. Encore des envahisseurs extra-terrestres, cette fois des comédiens avec des masques plastiques style Planet of the Apes, au visage vert. La présence de King Seesar comme partenaire de Godzilla est également à signaler. Ce dieu-lion à plutôt l’air d’un " puppy ", mais j’aime bien sa contribution, surtout voir sa face s’éveiller alors que la prêtresse chante l’inoubliable chant en son honneur pour demander son l’aide. Effets spéciaux à la hauteur.
Terror of Mechagodzilla (Mechagojira No Gyakushu) Version JAPONAISE : sortie 15 mars 1975, 83 minutes Version AMÉRICAINE : sortie mars 1977, 82 minutes Mechagodzilla revient, grâce à une grande popularité. Il est associé à Titanosaurus, qui ressemble à un Big Bird mutant. Pour ma part, le problème principal demeure les costumes à reflets métalliques des extra-terrestres, particulièrement les casques à trois pointes, d’un franc ridicule et dont Capitaine Cosmos se serait passé. C’est ici que vous verrez la seule paire de seins nus féminins de la série, en l’occurrence le buste de la fille-cyborg Katsura. Mais très brièvement. Toute une statistique, n’est-ce pas ? La fin du film nous montre Godzilla s’en retournant vers l’océan sous la musique d’Akira Ifukube. Notre héros sera absent pendant presque 10 ans, alors que le choc Star Wars allait révolutionner le cinéma de science-fiction. Son costume aura le temps de faire une brève apparition dans le film Hollywood Boulevard de Joe Dante.
Godzilla 1985 (Gojira) Version JAPONAISE : sortie 15 décembre 1984, 103 minutes
Version AMÉRICAINE : sortie 23 août 1985, 91 minutes Godzilla revient donc pour son trentième anniversaire, alors qu’au début des années 80, la re-sortie du Godzilla original, ainsi que de Rodan et Mothra, connaissent un grand succès. La série prend un autre tournant, alors que ce film se veut une suite directe de celui de 54. Dans cette période ou la guerre froide est active, le concept de Godzilla est entièrement revampé. Godzilla redevient une menace pour l’humanité et doit être détruit à tout prix. Ces décisions portent fruits : Godzilla 85 est salué par la critique et le public comme une réussite et connaît un immense succès. Aux USA, on retourne à un vieux truc : Raymond Burr reprend son rôle vieux de 30 ans. À part sa tête, l’apparence de Godzilla commence à changer : plus massif et plus grand (55,000 tonnes, 80 mètres). De longues dents font également leur apparition. Une nouvelle génération de cinéphiles découvrait le célèbre monstre. Au bonheur de tous, la série se poursuivrait cinq ans plus tard dans cette nouvelle direction.
Godzilla vs Biollante (Gojira vs Biorante) Version JAPONAISE : 16 décembre 1989, 104 minutes Version AMÉRICAINE : sortie vidéo septembre 1992, 104 minutes Et arriva l’époque de la maturité... quoique la conception originale de ce film à été écrite par un dentiste ! Toho, en effet, eu la brillante idée de créer un concours pour déterminer qui serait le prochain adversaire de Godzilla. La participation de 5 000 individus confirma que les fans avaient encore le sujet à cœur. Biollante demeure l’une des plus impressionnantes créations de monstre géant de l’histoire, tant par son origine que pour son apparence, étant un organisme hybride, mélange de cellules de Godzilla et de cellules de roses ( !). Au mieux de sa forme, il mesure 395 pieds et pèse 220 000 tonnes, faisant de lui le monstre le plus lourd de la série. Godzilla parade son look moderne, i.e. plus musclé, yeux plus convaincant et faciès arrangé (regard et expression du visage très menaçants). Voir Godzilla confronté à un ennemi presque trois fois plus gros lui est hallucinant. Megumi Odaka tient le rôle de Miki Saegusa, adolescente douée de pouvoirs psychiques, personnage qui reviendra pour le reste de la série.
Tout ceci redonne alors de l'appétit aux fans.
Godzilla vs King Ghidrah (Gojira vs Kingu Ghidora) Version JAPONAISE : 14 décembre 1991, 103 minutes Version AMÉRICAINE : sur vidéo depuis avril 1998 Le retour de la musique d’Akira Ifukube et du célèbre méchant Ghidrah allait contribuer à un autre gros succès. Et ce dernier est toute une bête à voir, particulièrement en méchanoïde, alors que sa tête du milieu, détruite par Godzilla, est remplacée par une mécanique (même traitement pour ses ailes). L’origine de Godzilla et Ghidrah est expliquée avec plus de détails ici (comme pourquoi Ghidrah est finalement l’amalgame de trois créatures nommées les Drats suite à l’effet de la bombe atomique). Ce film joue avec des paradoxes temporaux, particulièrement pendant un flash-back à la Deuxième Guerre Mondiale (où un clin d’oeil à Steven Spielberg prend place). Certains prétendent que le combat final entre Godzilla et Ghidrah est la meilleure scène de bataille de toute la série. Et devinez qui gagne ?
Godzilla vs Mothra (Gojira vs Mosura) Version Japon : 12 décembre 1992, 102 minutes Version AMÉRICAINE : sortie vidéo depuis avril 1998 Un autre personnage populaire allait reprendre le flambeau : l’incroyable et unique Mothra. Cette fois en version améliorée, pouvant se servir de ses antennes pour lancer des rayons d’énergie et disposant de pollen empoisonné. Pour ajouter au fracas, une autre colossale bibitte volante est de la partie, Battra, qu’on peut considérer comme un anti-Mothra. Encore une fois, des effets spéciaux hors pair allaient faire de ce film un gros hit (le plus significatif de la série moderne). Mothra n’allait pas être oubliée, devenant la vedette exclusive de Mothra (1996), Mothra 2 (1997) et Mothra 3 (1998). Ifukube devenait récipiendaire de la meilleure trame sonore de l’année au penchant japonais des Academy Awards. Sa nouvelle version de la chanson-thème est aussi ensorcelante que l’originale.
Godzilla vs Mechagodzilla (Gojira vs Mechagojira) Version JAPONAISE : 11 décembre 1993, 107 minutes Version AMÉRICAINE : aucune sortie officielle Cet épisode est souvent salué comme l’un des trois meilleurs (sinon le meilleur) de toute la série Godzilla. Voir ce film sur grand écran est pratiquement un privilège. C’est au tour de Rodan d'être modernisé, mais cette fois avec de la compagnie : Mechagodzilla et Baby Godzilla. À elle seule, la séquence d’introduction réussit à faire frissonner, alors qu’on nous dévoile lentement l’arme absolument implacable qu’est Mechagodzilla, sous un morceau musical d’Ikufube qui à ce jour demeure dans mon Top 5. Jusqu’à un certain point, le futur de la série devenait encore plus certain, avec la présence de Baby Godzilla (qui vraisemblablement prendrait la relève un jour...). Émouvant sacrifice de Rodan, époustouflant, presque parfait, fascinant... je me taperais ce film n’importe quand avant un Star Wars, pour sûr.
Godzilla vs Space Godzilla (Gojira vs Supeesugojira) Version JAPONAISE : 10 décembre 1994, 108 minutes Version AMÉRICAINE : aucune sortie officielle Pour le quarantième anniversaire, un nouveau robot est créé en la présence de Moguera, Little Godzilla prend du poids, Mothra est dans le portrait et Space Godzilla apparaît (qui a été créé par des cellules dispersées de Biollante). Ce dernier a l’apparence de Godzilla, mais avec d’immenses cristaux sortant de son épiderme. Little Godzilla fait un peu trop penser à l’original Minya, un look trop " adorable" avec de gros yeux très peu réalistes. Moguera est une nouvelle version du robot/pingouin géant du film The Mysterians. Déçoit un peu après Mechagodzilla. Considéré comme le plus faible de la série moderne.
Godzilla vs Destroyer (Gojira vs Desutoroia) Version JAPONAISE : 9 décembre 1995, 103 minutes Version AMÉRICAINE : aucune sortie officielle D’apparence crustacéenne, Destroyer à la distinction d’être le plus laid adversaire, possédant des attributs physiques quasi-démoniaques. De plus, Godzilla a l’air complètement enragé, alors que son cœur atomique est littéralement en train de fondre. De grosses veinules rouges apparaissent sur son épiderme et on se doute qu’il doit être fou de douleur. Ce n’est pas un secret qu’il ne survivra pas, et que Godzilla Junior absorbera les radiations du paternel, le faisant grandir à sa forme adulte. Quel sera son rôle dans le futur ? Poursuivra-t-il la tradition d’antagoniste à l’humanité ou deviendra-t-il protecteur ? Tomoyuki Tanaka allait également s’éteindre en 1997 et il est regrettable qu’il sera absent pour la conception de la version américaine.
Par contre, Godzilla eut le temps de participer à une minuscule scène de Mars Attacks ! (d’ailleurs, Tim Burton aura déjà été pressenti pour réaliser le Godzilla américain, qu’il avait inclu dans PeeWee’s Big Adventure). Et voilà ma connexion avec Jackie Brown : qui en est la vedette ? Pam Grier, également présente dans la distribution de Mars Attacks ! Tiré par les cheveux, mon affaire ? Absolument, mais pas pour les amateurs de jeux style 6 Degrees of Kevin Bacon ! ! ! ! Finalement, saluons Dark Horse Comics qui a produit une série en bande dessinée de grande qualité sur Godzilla.
Bancal city étage 9 (rayon vive le vent).
Ahhh !! la belle période de Noël, qu'est ce que ça peut me rappeller comme souvenirs, tout ces matins à vomir parce qu’à chaque fois je digérais pas quelque chose ou alors je chopais une gastro…Sympa. Les cadeaux pourris des cousins qui viennent bouffer gratos à la maison et qui de peur d’arriver les mains vides, s’arrêtent dans le premier magasin venu pour acheter une merde au gosse…C’est quand même formateur ces putains de fêtes, on apprend énormément de choses, par exemple quand mon père m’as installé un train électrique, j’ai appris qu’il puait des pieds…J'ai également appris c’est mon oncle à moitié bourré qui se levait pour pisser en pleine nuit de noël et pas le père noël comme on voulait bien me le faire croire. Et puis non, le père Noël ne se sert pas à monoprix et c’est bel et bien ma mère qui a oublié d’enlever les prix…Ahhh !! mon trés cher oncle et sa passion pour le raisin, il adorait ça le raisin, cependant, lui, il le préférait fermenté, le houblon aussi d’ailleurs mais finalement c’est le malt qui l’a tué. Pourtant que des choses naturelles…Comprends pas… Noël, et ces merdes télévisées, enregistrées en septembre. Noël est aussi un test de fiabilité de son foie, une sorte d’épreuve du feu pour le reste de l’année (si l'addition foie gras + saumon + chocolat + bûche + champ = bleeuuurg !! Si il y a Raoul, c’est qui passe pas au contrôle technique) Et si je n'aime pas cette période c’est aussi peut être parce que justement les nanas les adorent, ces putains de fêtes "queee c’est rommmanntiquuueee !!! queee c’eeeest jolieeee !!!!" À les écouter faudrait en foutre partout de ces putains de guirlandes ridicules et rester immobiles pendant des plombes, comme des benêts en extases devant un sapin en plastique qui s’allume et qui s’éteint. En même temps, elles sont plus câlines alors y a du bon partout, il faut pas cracher dessus non plus. Comme il existait déjà une société pour les gauchers il y a vraiment une société pour les femmes, c’est quand même dégueulasse qu’une jeune fille ne soit pas considérée comme jeune conductrice (parce qu’elles ont moins d’accidents que les hommes) et payent 3 fois moins cher qu'un jeune conducteur. Déjà que c’est gratuit pour elles en boites, qu’elles ne payent pas d’inscriptions à meetic qu'elles peuvent se saper pour trois fois que dalle et j’en passe…La vie est pas juste (on le saurait) Noël, la période des vœux (ceux de la boite où je travaille, ceux de la boite de ma copine, ceux de la mairie, ceux des associations) encore une occasion de se goinfrer et de picoler gratos. Hier, j’avais 450 ieuvs à l’espace expo et j’ai passé la moitié du temps à cavaler derrière un bus qu’un crétin conduisait et qui voulait pas s’arrêter, je crois que j’ai grillé 4 feu rouges, coupé cinq priorités, et cramé 2 panneaux STOP… Enfin c’est passé, et dire que rebelote dans 364 jours… En tous les cas c’est une bonne période pour rattraper le retard en DVD pas vu, en bouquins pas lu et en cd pas écouté et y a du matos. J’accumule en me disant : "tiens ça je le verrai (le lirai, l’écouterai) plus tard" et puis on le fait jamais, alors là j’en profite... La preuve, je mate tous les Kubrick que j’avais pas vu, les Harry Potter (bof, tout ça pour ça ? ça casse pas trois pattes à un canard, ben Chris Columbus c’est Chris Columbus, soyez pas étonnés que je dise ça, il fait des trucs pour les gosses et si j’avais 12 ans peut-être que j’aurais bien aimé, mais bon, voila quoi…), en HK notamment le coffret Hideo Gosha "Ronins & Yakusa" qui est formidable, puis je me refais l’intégrale Spiderman (les Romita sont toujours aussi bon) et la bio d’Ardisson à la hauteur du personnage ("on a pas changé le monde mais on s’est bien marré", j’aime bien cette phrase), et des caisses de CD que j’ai la flemme d’écouter…c’est chiant de toute manière, c’est toujours pareil… Ah si, j’aime beaucoup le dernier album de Katerine, celui de Birdy Nam Nam, ainsi que celui de Missil…Et puis merde, on verra ça en janvier…Tiens, j’ai repris contact avec "No shape music" pour la prog de Février (merci Chick). Bon je retourne à mon maudit tisseur…Quand à ces féroces soldats, ils fonts rien qu'à mugir dans nos campagnes...
mardi, décembre 20, 2005
Please Ape me.
Nous sommes cernés par les singes (Kong, Bape, A bathing Ape, X-large, Gorillaz), moi, je suis dans ma période Planète des singes. Enfin j’ai détesté le remake de Burton et adoré le coffret des originaux. Vraiment. « En 1972, Taylor et trois autres astronautes américains sont envoyés dans l'espace pour un voyage dont ils ne reviendront que 700 ans plus tard (le temps passant bien plus vite sur Terre que dans l'espace). Mais leur vaisseau se crashe sur une planète inconnue et les trois survivants doivent se résoudre à l'explorer pour y trouver de l'aide. Séparé de ses compagnons, Taylor va découvrir que cette planète est gouvernée par des singes évolués et que les humains y sont réduits en esclavage et traités comme des animaux. Adapté du roman éponyme de Pierre Boulle, ce film fut et reste un choc. Mené par un Charlton Heston musclé, indépendant et macho (un mélange entre Mérou et Antelle, deux des personnages du roman), le film nous dépeint des singes parlant et agissant comme nous, tandis que les humains, dénués de parole voire d'intelligence, sont enfermés dans des cages et soumis à des expériences. Blessé à la gorge, Taylor ne peut s'exprimer avant un moment mais Zira, une chimpanzé psychologue pour "animaux", va toutefois se rendre compte de son comportement particulier et en faire part à son fiancé Cornelius, un scientifique réputé. Malheureusement, le docteur Zaïus se méfie et voudrait se débarrasser de Taylor, un humain décidément bien gênant. En effet, celui-ci pourrait aider les singes à comprendre leurs origines: tandis que certains comme Zira et Cornelius développent une thèse évolutionniste qu'ils ne cherchent qu'à prouver, Zaïus et ses vieux confrères essayent de maintenir l'ordre en invoquant les saintes écritures et en empêchant quiconque de se rendre dans la "zone interdite". D'ailleurs, ici l'accent est mis, plus que dans le livre, sur les rites religieux et les croyances mystiques des singes, nous renvoyant sans métaphore ou presque à nos propres origines et discussions sur le darwinisme. MONKEY BUSINESS La deuxième idée qui s'échappe, années 1970 obligent, c'est l'anti-nucléaire: à la fin, Taylor, déjà misanthrope au départ, maudit les Humains pour leurs bombes (ce qui est complètement absent du livre). Par contre, la réflexion sur les notions d'intelligence et les expériences scientifiques est toujours présente. Autres changements, adaptation cinématographique oblige, les humains ne sont plus nus mais vêtus de peaux de bêtes, tandis que les singes ont des formes encore plus humanoïdes que dans le livre. John Chambers fut récompensé par un Oscar pour ses maquillages, saisissants pour l'époque (le film fut également oscarisé pour ses costumes et sa musique). S'il est n'est pas toujours maîtrisé au niveau de la réalisation (on a l'impression que Schaffner venait de découvrir le zoom), La Planète des singes alterne adroitement scènes d'action et de réflexion, les psychologies humaine et simiesque étant très importantes pour le déroulement de l'histoire, jusqu'à son incroyable dénouement final, qui en a définitivement fait un film culte. Programmée en 1974 dans la continuité du succès remporté par les cinq films de la saga, la série TV "La planète des singes" reflète l'ambition des dirigeants de la Twentieth Century Fox de l'époque, c'est à dire exploiter le filon et rentabiliser une nouvelle et dernière fois les investissements consentis dans le domaine des décors et des effets spéciaux de maquillage. Aussi, afin de compléter vos connaissances, bien après la sortie en salles et en DVD de la décevante adaptation du roman par le cinéaste Tim Burton, vous pouvez désormais appréhender les lignes de forces de l’univers de "La planète des singes". Dans les paragraphes qui suivent et qui ont été révisés en juin 2005, vous découvrirez un aperçu des films ainsi que de la série télévisée et son guide des épisodes. Bonne lecture à toutes et à tous.LA PLANETE DES SINGES (1974) La planète des singes est avant tout un roman de science-fiction, écrit par Pierre Boulle, un auteur français. La planète des singes est ensuite un film de cinéma que Franklin J. Schaffner réalisa, en 1967, en s'inspirant du livre et en s’appuyant sur une adaptation signée Rod Serling. Le succès fut tel que quatre autres films furent tournés par la suite. Enfin, c'est après ce cinquième et dernier film de cinéma, que Stan Hough eu l'idée d'adapter "La planète des singes" au petit écran. Il produisit alors ce show en collaboration avec Herbert Hirschman. Toutefois, une personnalité importante manquait à l'appel au moment du tournage de la série : Arthur P. Jacobs, décédé d'une crise cardiaque en 1973. Cette série est connue en deux formats (14 épisodes de 48mn ou 5 téléfilms de 90mn), avec notamment Roddy McDowall dans le rôle de Galen, le singe qui pactise avec l'ennemi, Ron Harper et James Naughton. McDowall interprétait déjà , dans le film de cinéma, le rôle de Cornélius, personnage très comparable à Galen. Le storyline de La planète des signes dans sa version télévisuelle peut se résumer de la façon suivante : dans leur soif insatiable de pouvoir, les hommes n'ont cessé d'imaginer de nouvelles machines à tuer leurs voisins, machines toujours plus puissantes, toujours plus nombreuses, jusqu'au jour où ils en ont perdu la maîtrise. La Terre a explosé. Il ne reste rien des hommes et de leur civilisation. Les villes sont détruites et la nature reprend peu à peu ses droits. Les arbres remplacent le béton et les singes remplacent les hommes. Quelques rescapés ont tout de même fini survécu... Lorsque la série commence, nous sommes en l'an 3885, un certain 21 mars. Les singes habitent la Terre. Toutefois, ils n'ont rien à voir avec leurs ancêtres. Ils ont construit des villes et choisi un gouvernement, ils portent des vêtements et montent à cheval, certains savent même lire. Quant à la petite poignée d'hommes rescapés du désastre, elle obéit aux singes, tout simplement, comme un animal domestique à son maître. Il va sans dire qu'il y a une sérieuse dose d’ironie dans cette pathétique évolution de l'humanité… Deux astronautes, Alan Virdon (Ron Harper) et Peter Burke (James Naughton) vont faire l'expérience de cette société nouvelle formule. Après un décollage réussi le 19 août 1980, l'atterrissage est plutôt raté, car se posent des problème de "remous radioactif" et de "distorsion du temps", plus graves que prévu. Nos deux pilotes se retrouvent donc projetés en 3885. L'accueil des singes est plutôt glacial. Urko (Mark Lenard), imposant gorille et chef de la police, fait tout pour supprimer ces hommes d'une autre époque qui risquent de ramener la violence sur Terre, voire même de remettre les singes dans leur cage... (Urko se doute confusément que les singes n'ont pas toujours dominé la Terre). Quant à Zaïus (Booth Coleman), le gouverneur, il souhaite au contraire profiter des connaissances techniques des deux astronautes pour élargir celles des singes. Il faut donc les capturer vivants. Enfin, Galen (Roddy McDowall), un chimpanzé plus "intellectuel" que les autres, se pose beaucoup de questions. Il est fasciné par ces hommes venus d'un autre temps et qui ont un jour dominé le monde. Il veut en savoir plus et décide de les aider, s'excluant ainsi de la société des singes.
1 - La planète des Singes - Planet of the Apes - USA - 1967 - 108mn. Sortie le 08 février 1968. Réalisé par Franklin J. Schaffner. Schaffner. Avec : Charlton Heston, Kim Hunter, Maurice Evans, Roddy McDowall. Dans les années 60, quatre astronautes américains participent à une mission d’exploration de l’espace. Leur but est de gagner la planète Orion. Après 18 mois de navigation en état d’hibernation, ils atterrissent sur une planète qu’ils pensent être celle qui était prévue. Mais, un des membres de l’équipage n’a pas survécu au voyage et les trois survivants se retrouvent maintenant en 3979 (date terrienne). Sans aucun doute le plus réussi et le plus intéressant des cinq films. C’est d’ailleurs le seul qui soit véritablement basé sur le livre de Pierre Boulle, car les autres ne font qu’exploiter et réutiliser des personnages qu’il a inventés. Réalisé à la fin des années 60, avec un budget de plus près de 6 millions de dollars, il fut nominé à deux reprises aux Oscars (meilleurs costumes et meilleure bande originale) et récompensé par un Oscar d’honneur du meilleur maquillage afin de récompenser la performance de John Chambers. Ajoutons à ce concert de louanges, la maîtrise technique de Schaffner dont l’utilisation du format Cinémascope est digne d’étude dans les universités formant les futurs cinéastes. On peut également signaler que la fin du film est totalement différente du roman d’origine même si elle constitue, depuis, une séquence d’anthologie dans l’histoire du cinéma. Concernant la production, les principaux protagonistes sont Arthur P. Jacobs pour l’adaptation, Richard Zanuck pour la production et Charlton Heston, icône incontournable des films à grand spectacle incluant une dimension "science-fictionnesque". A l’origine, il était prévu que ce soit Edward G. Robinson qui joue le rôle de Zaius. A cet effet, une maquette d’une durée de cinq minutes fut réalisée par Schaffner, en s’appuyant sur un dialogue écrit par Rod Serling, au ranch de la Fox, afin d’évaluer le potentiel de cette rencontre sur le grand écran. Toutefois, Robinson redoutait les longues heures à subir les poses du latex pour les effets spéciaux de maquillage. Finalement, le rôle reviendra à Maurice Evans. Quant à la rencontre Heston/Robinson, elle se déroulera quelques années plus tard, devant la caméra de Richard Fleisher pour Soleil Vert. Sachez enfin que, la production de La planète des singes fut possible grâce au succès d’un autre film de Richard Fleisher, "Le voyage fantastique", où une équipe de scientifiques intégrait l’intérieur d’un corps humain, pour sauver une personnalité de sa maladie. Le score au box-office de cette production Fox finit par convaincre les responsables du studio d’investir les 5 millions de dollars de l’époque nécessaires pour tourner le film de Schaffner.
2 - Le Secret de la Planète des Singes - Beneath the Planet of the Apes - USA -1970 - 91 mn. Sortie le 26 mai 1970. Réalisé par Ted Post. Avec : James Franciscus, Linda Harrison, Charlton Heston. Brent (James Franciscus), un nouvel astronaute américain, traverse-lui aussi l’espace-temps pour rechercher Taylor. A son arrivée sur la Planète des Singes, il rencontre Nova (Linda Harrison), la "compagne" de celui-ci, et la cité des Singes. Menée par un nouveau Général, une imposante armée s’apprête à explorer et envahir la Zone Interdite. Brent y découvre bientôt un peuple d’humains mutants, adeptes de la télépathie, qui mettent au point une arme nucléaire puissante, et capable d’anéantir à nouveau la planète… Réalisé avec seulement la moitié du budget du premier (3 millions de dollars), et s’appuyant sur des éléments existants de décors conservés par la Twentieth Century Fox, cette suite n’est pas vraiment à la hauteur de ce que nous étions en droit d’espérer après le succès rencontré par le premier opus. Les nombreuses longueurs et incohérences de scénario qui le composent, sont navrantes : erreurs de dates, changement de comportement de certains personnages clés, notamment le Professeur Zaius (Maurice Evans), etc… Quant à la mise en scène, elle est honorable. Le cinéaste Ted Post sachant faire preuve d’habileté malgré un scénario peu convainquant. La partition musicale est signée Leonard Rosenman. Elle s’inscrit dans la continuité du formidable travail exécuté par Jerry Goldsmith. Dans ce second opus, Charlton Heston a un rôle secondaire au profit de James Franciscus. Ce dernier est un comédien dès plus aguerri dont le parcours à la télévision est impressionnant. Parmi ses principales prestations à des séries télévisées, les plus remarquables sont : le docteur Benjamin Elliot dans "Doc Elliot", une série produite par Lee Rich et diffusée du 10 octobre 1973 au 14 août 1974 sur ABC; James Hunter dans "Hunter", une série toujours produite par Lee Rich en collaboration avec Philip Capice cette-fois et qui sera diffusé du 18 février au 27 mai 1977, programme dans lequel James Franciscus avait pour partenaire Linda Evans. Parmi les autres show auxquels le comédien a participé, citons également "The Investigators" (21 sept au 28 déc 1961 sur CBS), "Naked City" (30 sept 1958 au 29 sept 1959 sur ABC), "Mr Novak" (24 sept 1963 au 31 août 1965 sur NBC) et enfin "Longstreet" (16 sept 1971 au 10 août 1972 sur ABC) dans la cadre duquel James Franciscus incarnait Michael Longstreet, un agent d'assurances aidé dans ses enquêtes par Li Tsung dont le rôle était tenu par Bruce Lee !
3 - Les Evadés de la Planète des Singes - Escape from the Planet of the Apes - USA - 1971 - 93 mn. Sortie le 26 mai 1971. Réalisé par Don Taylor. Avec : Kim Hunter, Roddy McDowall et Eric Braeden. En 3955, alors que la guerre opposant l’armée des gorilles aux hommes-mutants fait rage, Mylo, un chimpanzé scientifique, parvient à remettre en état de marche la navette de Taylor. Zira et Cornelius embarquent donc avec lui et une fois dans l’espace, ils assistent à la destruction de la Terre. En 1973, la navette est repêchée par l’armée américaine et les trois "astrosinges" qui l’occupent sont alors conduits dans une base militaire où Mylo trouve accidentellement la mort. Leur existence est vite révélée au public. Aussi, Zira et Cornelius deviennent alors de vraies célébrités. Cependant, les révélations qu’ils feront malgré eux à l’armée sur l’avenir de la Terre les mettront dans une situation délicate… Cet épisode se pose légèrement en retrait du reste de la saga, étant donné qu’il se situe à une époque contemporaine. Mais, il relève le niveau d’intérêt qui était retombé après le second opus. Ce film, réalisé avec un budget encore inférieur à celui du second (2,5 millions de dollars), nous fait retrouver deux des principaux personnages du livre de Boulle, Zira (Kim Hunter) et Cornelius (Roddy Mc Dowall). Les rôles se trouvent cette fois inversés et la situation redevient "normale". L’homme domine à nouveau le singe. Toutefois, la perspective de destruction de la Terre dans le futur et l’idée d’être un jour dominés par les singes conduisent les hommes à agir de manière "radicale", à savoir l’extermination de Cornelius, Zira et de leur enfant Mylo (baptisé ainsi en hommage à leur ami). A la fin de l’épisode nous est révélé ceci : Une épidémie de peste touchant les animaux domestiques, et principalement les chiens et les chats, ravage le monde. Ces animaux sont alors brûlés et les deux races éradiquées pour vaincre la maladie. Mais l’homme, capable de tuer son frère, et de pleurer en même temps la disparition d’un animal domestique, veut remplacer ces deux espèces disparues. C’est alors que les singes font leur entrée dans la vie des humains, et en deux siècles, ils deviennent naturellement dressés et du rôle de compagnons domestiques, ils passent à celui des domestiques tout court. Eric Braeden, de son vrai nom Hans Gugagast, s'est illustré dans des sitcoms sirupeux tels que les affectionnait TF1 au milieu des années 1980. Toutefois, pour ce qui est des vrais séries télévisées, il participa au programme "The Rat Patrol", une série interprétée par Christopher George et Gary Raymond qui décrivait les patrouilles menées dans le désert africain par des soldats américains au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ce programme conçu par le cinéaste Tom Gries fut diffusé du 12 septembre 1966 au 16 septembre 1968 sur ABC.
4 - La Conquête de la Planète des Singes - Conquest of the Planet of the Apes - USA - 1972 - 84 mn. Sortie le 14 juin 1972. Réalisé par Jack Lee Thompson. Avec : Roddy McDowall, Don Murray et Ricardo Montalban. Comme l’avait prédit Cornelius en 1973, les chats et les chiens ont bien disparu de la surface de la Terre, laissant leur place aux singes. Quant aux autorités, elles redoutent toujours que Mylo n’ait pas été tué avec ses parents, Zira et Cornelius. Ce dernier, a grandi pendant 20 ans aux côtés d’Armando, le directeur du cirque qui avait abrité ses parents lors de leur fuite. Sous le nom de Caesar, il réapparaît mais il est très vite contraint à rejoindre ceux de son espèce. Lors d’une vente d’esclaves, il est acheté par le Gouverneur. Masquant son intelligence aux humains, il décide de conduire ses congénères à la révolte…Plus violent que les précédents, cet épisode montre la cruauté avec laquelle les humains traitaient les singes. Leur statut d’animal de compagnie, puis de domestique, laisse rapidement place à celui d’esclave. Les sévices et les humiliations répétées que les hommes font subir aux singes conduisent ces derniers à une révolte qu'on ne peut qu’approuver. L’évolution que connaît alors la saga est pour une large part imputable au metteur en scène, Jack Lee Thompson, d’origine anglaise et qui sera ensuite le géniteur de la série de films "Un Justicier dans la ville" avec Charles Bronson. On lui doit également "Les canons de Navarone" ainsi que "Les nerfs à vifs" ou "Scorpio". Les scènes de révoltes et de batailles sont si violentes que de nombreux passages durent être coupés lors du montage du film en 1972. Un parallèle avec les émeutes de Watts (1965) fut d’ailleurs établi et le public familial, auquel était destiné le film, risquait de ne pas apprécier toute cette violence. Au casting, on peut noter la présence de Don Murray que les téléspectateurs français un peu âgés connaissent bien. Il fut, en effet, le héros de la série "Les Bannis", un formidable show western produit par Hugh Benson et E.W. Swackhamer, diffusé du 23 septembre 1968 au 15 septembre 1969 sur le réseau ABC. Quant à Ricardo Montalban, il deviendra mondialement célèbre avec la série "L’île fantastique" (28 janvier 1978/21 juillet 1984 sur ABC).
5 - La Bataille de la Planète des Singes-Battle for the Planet of the Apes USA - 1973 - 92 mn. Sortie le 13 juin 1973. Réalisé par Jack Lee Thompson Avec : Roddy McDowall et Claude Akins. La guerre opposant les hommes aux singes ayant pris une ampleur mondiale, le monde s’est trouvé dévasté par les multiples explosions nucléaires déclenchées par les humains. Une vingtaine d’années après ce désastre, Caesar et sa "tribu" ont reconstruit un village et vivent paisiblement avec des humains asservis. Mc Donald, l’ancien bras droit du gouverneur, vit à ses côtés. Mais le Général Aldo, un gorille, ne veut plus de l’autorité de Caesar et voudrait être le nouveau chef du "clan" des singes. C’est pourquoi, la paix qui régnait sur la planète, depuis le grand conflit, va être remise en question... Ce dernier épisode de la saga montre que l’homme et le singe ne sont pas si éloignés l’un de l’autre. Alors que Caesar essaye de reconstruire une cité dans la paix, en instruisant ses congénères, et en leur enseignant des principes tels que "un singe ne doit pas tuer un autre singe", l’équilibre ne sera que de courte durée. L’homme, aigri de devoir vivre dans les ruines radioactives de l’ancienne ville, ne résistera pas au désir d’envahir la Planète des Singes. Cette fois, la vedette qui affronte Roddy McDowall est Claude Akins, un second couteau typique des westerns où il mourrait souvent de mort violente sous les balles du justicier de service. Il eut également son heure de gloire à la télévision avec la série "L’aventure est au bout de la route", un show conçu par Philip d’Antoni, produit par Barry Whitz et Ernie Frankel, diffusé du 12 septembre 1974 au 14 septembre 1976 sur le réseau NBC. LA GENESE DE LA SERIE La production de la série s’inscrit dans une politique d’utilisation maximale des moyens mis en œuvre pour le tournage des films entre 1967 et 1973. Nous sommes alors en 1974 et la Fox, compagnie productrice des films, continue à tirer de substantiels bénéfices de cette franchise populaire dans le monde entier. Déjà l’idée d’un prolongement télévisuel était dans l’air depuis le début des années 1970. Toutefois, c’est la disparition d’Arthur P. Jacobs, en 1973, qui va accélérer le processus de mise en chantier d’une série. C’est à Stan Hough qu’échoît la lourde tâche de mener à bien cette entreprise. Epaulé par Herbert Hirschman, Hough commence alors à sélectionner une solide équipe de réalisateurs parmi lesquels se trouve des habitués du petit écran tel que Arnold Laven, Don Weis ou John Meredyth Lucas. Pour le casting, en sachant qu’il a été décidé que les astronautes seraient réduits au nombre de deux, le choix se porte sur Ron Harper, alors âgé de 38 ans, et surtout connu pour sa participation à la série « Le Commando Garrison », et sur James Naughton, de dix ans son cadet, découvert la saison précédente dans la série « Faraday et Compagnie ». De fait, le seul élément constant, assurant une sorte de continuité entre le grand et le petit écran, se cristallise sur la présence de Roddy McDowall dans le rôle de Galen. Pour le scénario de base, Stan Hough décide de porter l’action 900 ans avant l’arrivée de Taylor et de ses malheureux compagnons. Voilà pourqoui les humains ont encore l’usage de la parole, les effets des radiations ne les ont pas encore rendus totalement muets. Toutefois, le canevas du pilote ne diffère guère du schéma construit en 1967 pour le premier film : deux astronautes s’écrasent sur une planète et découvrent qu’elle est gouvernée par des singes parlants et intelligents. Ils finissent par apprendre qu’il s’agit de la Terre qu’ils ont quittée un certain temps auparavant (vraisemblablement le 19 août 1980, date de leur envol) et qu’ils y ont atterrie de nouveau le 21 mars 3085. Pour le tournage, il est décidé d’utiliser très largement les décors naturels du Fox Ranch, dans les montagnes de Santa Monica, près de Los Angeles, ce qui confère une dimension « westernienne » à la série mais aussi les côtes de Californie du Sud (notamment pour les épisodes « Les Pêcheurs » et « Au-Delà des Sommets ») tandis que les plateaux de la Fox sont utilisés pour les reconstitutions de villes (on pense notamment à « Pris au piège » et « La Ville Oubliée »). La série est développée par Anthony Wilson, le créateur du show « Le Magicien » avec Bill Bixby, en 1973, mais, très rapidement, un obstacle de taille se dresse face aux producteurs : l’aspect trop répétitif de la série, un syndrome que ne parviendra pas à éviter non plus « L’Age de Cristal » lors de son adaptation télévisée quelques années plus tard. Voilà pourquoi, la production de la série, commencée en juin 1974, s’arrêtera à la fin de la même année avec seulement 14 épisodes tournés. LA FICHE TECHNIQUE DE LA SERIE Série Américaine de 14 épisodes couleur de 48 minutes. Diffusion USA : du 13 septembre au 06 décembre 1974 sur le réseau CBS, le vendredi soir. Diffusion française : sur Antenne 2 du 17 décembre 1975 au 18 janvier 1976 puis en août 1980. Rediffusion sur Série Club en avril et mai 1996. LES TELEFILMS ISSUS DE LA SERIE Il s'agit de la réunion de 2 épisodes en un téléfilm de 90 minutes. M6 a notamment programmé l'intégralité de ce qui suit : -Back to the Planet of the Apes : Ce téléfilm est composé des épisodes "Retour vers demain" et "Pris au piège". -Forgotten City of the Planet of the Apes avec les épisodes "Les gladiateurs" et "La ville oubliée". -Life, liberty and Pursuit on the Planet of the Apes est composé des épisodes "Le chirurgien" et "L'interrogatoire". -Farewell to the Planet of the Apes composé des épisodes "Les pêcheurs" et "Au delà des sommets". -Treachery and Greed on the Planet of the Apes constitué des épisodes "L'étalon" et "Le tyran". Ron Harper : à 38 ans, il décroche le rôle principal de "La planète des singes", version télévisée. Toutefois, il n'est pas un inconnu du grand public à cette époque puisqu'il a déjà tenu la vedette de plusieurs séries dont "The 87th Precint", une série policière produite par Hubbell Robinson et diffusée du 25 septembre 1961 au 10 octobre 1962 sur NBC.; "Garrison's Gorillas", un show inspiré par le succès des "12 salopards" de Robert Aldrich et programmé par Série Club. Cette série, produite par Selig J. Seligman, fut proposée au public américain du 05 septembre 1967 au 10 septembre 1968 sur ABC. Terminons avec "Land of the Lost", un programme de science-fiction produit par Sid et Marty Krofft et diffusé du 04 septembre 1974 au 03 septembre 1977 sur NBC. James McNaughton : né le 06 décembre 1945, le public américain le découvrit avec la série "Faraday and Company", un show produit par Leonard B. Stern et diffusé du 26 septembre 1973 au 09 janvier 1974 sur NBC. James Naughton y incarnait un détective aux côtes du comédien Dan Dailey. Bien plus tard après de nombreuses participations à de multiples séries, il sera le père d'Ally Mc Beal dans la série éponyme. Roddy McDowall : comédien talentueux et protéiforme, disparu en 1988, il connut sa première heure de gloire avec "la planète des singes". Toutefois, pour le cinéma, il incarna également avec brio le chasseur de vampires Peter Vincent dans "Vampires, vous avez dit Vampires?". Pour la télévision, il fera partie de la distribution de la série "Fantastic Journey", produite par Bruce Lansbury et Leonard Katzman, et diffusée du 30 février au 17 juin 1977 sur NBC. Citons également "Jake Cutter", une série produite par Donald P. Bellisario au début des années 1980. Mark Lenard : il est Urko qui traque sans pitié les humains pour les détruire. Mark Lenard nous a quittés en 1996 à l'âge de 72 ans. Il est surtout connu des téléspectateurs pour avoir incarné le père de Spock dans "Star Trek". Il a également marqué de sa présence la série "Star Trek : The Next Generation" et a joué le rôle d'un ambassadeur romulien pour la première adaptation de la série au grand écran, en 1979, sous la direction de Robert Wise. Booth Colman : il joue le rôle du docteur Zaius. Booth Colman a travaillé avec Maurice Evans qui fut le Dr Zaius dans le premier film sorti en 1968. Audelà de fort nombreuses participations à des séries, on l'a vu dans "Les Contrebandiers de Moonfleet" de Fritz Lang. Herbert Hirschman a associé son nom à plusieurs séries télévisées depuis "The Alcoa Hour" en 1955 jusqu’à "The Zoo Gang" en 1975. Né en 1916, il a débuté en tant que réalisateur pour "The Philco Television Playhouse", une anthologie de pièces de théâtre tournées dans les conditions du direct. Il poursuit cette expérience de téléaste dans les années 60 sur des shows tels que « Dr Kildare », « Brigade Criminelle », « Hawaii Police d’Etat », « Cannon » et « L’Homme à l’Orchidée ». En tant que producteur, il a officié sur « Perry Mason », « La Quatrième Dimension », « Dr Kidlare » avant d’être promu producteur exécutif pour la série western « Le Virginien ». Le présent guide s'inspire de celui réalisé par Roger Fulton dans "The Encyclopedia of TV Science Fiction". Il a été complété grâce aux ouvrages suivants : -"Science Fiction, Horror & Fantasy Films and Television Credits" de Harris M. Lentz III, -"Science Fiction Television Series" de Mark Phillips et Frank Garcia.
lundi, décembre 19, 2005
Ce matin, un lapin...
"C’était à la Landebaudière, faubourg de La Gaubretière, au café d'Hamilcar, ça ne surprendra personne. Comme il n’y avait pas de morceau des Ramones dans le juke-box, Laurent essayait de le bricoler pour lui faire jouer à la fois Surfin’ USA et Shakin Street (en application de la théorie : Beach Boy s+ MC5=Ramones). Olivier, assis dans un coin, jouait une chanson triste (My pony, my riffle and me) à l’harmonica. Gaëtan découpait les seins des filles dans des vieux Télé 7 Jours. Stéphane était au bar à chanter, telle l’hirondelle commune, que Chaque femme et chaque homme / Rejoint la caravane de l’amour. Derrière le comptoir, la serveuse n’avait pas l’air de comprendre pourquoi elle était sa sœur / Ne sais-tu pas. Eric s’était endormi tout d’un coup. Federico se plaignait qu’il avait faim. Et lui, il attendait une fille qui ne venait pas, ça ne surprendra personne. Il ne se souvient plus bien qui a dit, tout à coup : Et si on faisait un groupe de rock ? En tout cas l’idée a plu et tout le monde s’est regroupé et a repris un verre. Federico a dit : Ecoutez moi bande de cons… Eric a dit : Et si on jouait toujours le même morceau ? Gaëtan a dit : Et si on faisait une pochette avec une jolie fille en robe Paco Rabanne ? Et une avec un playmobil. Et aussi une avec une petite maison. Stéphane a dit : Si on faisait un truc sur la tour Eiffel ? Olivier a dit : On écrira des chansons pour Vanessa Paradis. Ca, ça a bien fait marrer tout le monde et tout le monde a repris un verre. Laurent, qui avait épuisé sa monnaie, s’est joint aux autres en bougonnant qu’il était vraiment nul ce juke-box. Et tout y est passé, les enregistrements, le sexe, les textes, la drogue, les arrangements, le rock’n roll et les tournées. D’ailleurs, puisqu’on parlait de tournée … Mais comment on s’appellera ? a demandé Olivier. Lui, il attendait toujours en se disant que cinq heures c’était trop, il aurait dû partir. A force d’y penser, il sentait qu’il lui poussait de longues oreilles. Et quelqu’un, il ne sait plus qui, a dit en le regardant : Pourquoi pas les lapins ? Il y a eu comme un grand silence. Finalement il était tard et tout le monde est rentré dormir. Dans le camion des tournées, ils sont six musiciens. Au début, à la formation du groupe à la fin des années 80 dans un village de Vendée, La Gaubretière, ils étaient cinq : Olivier Champain - claviers et harmonica Gaëtan Chataigner – basse Stéphane Louvain - guitare et chant Federico Pellegrini - guitare et chant Eric Piffeteau - batterie. Premier concert en novembre 1988. Le sixième, le DJ Laurent Allinger, est arrivé en 1997, pour l’enregistrement du quatrième album Yeah ! Comme tous les groupes français, les Rabbits petits sont confrontés au choix de la langue dans laquelle chanter : l’anglais, idiome du rock, ou le français, idiome des maisons de disques locales ? La réponse est l’anglais, sans hésiter. Quoique. Le premier album Dans les faux puits rouges et gris en 1990 contient une chanson en français, La mer. Mais c’est une reprise d’un groupe anglais, The Jazz Butchers. Ironie conceptuelle ? Les textes originaux en français arrivent timidement avec Grand public, gagnent du terrain dans Yeah ! pour prendre toute la place dans La grande musique, dernier album en date si on laisse de côté Radio qui, étant un genre de compilation, n’entre pas ici en ligne de compte. Dans le même temps, le son du groupe et sa manière de faire des chansons ont eux aussi énormément évolué.Paco Ramirez, un des membres de Gamine, qui a été dans les années 80 une des figures de la scène pop française, a produit le premier album. Dedalus, le deuxième en 1993, est est le fruit du travail des Little rabbits avec Roger Packham, alors membre des Hinnies, un groupe on ne peut plus anglais. Inflexion marquée avec le troisième album, Grand public, en 1995. Celui-là est produit par Jim Waters, alors producteur attitré du Jon Spencer Blues Explosion. La rencontre à Tucson, Arizona, dans le studio de Waters est déterminante : le son devient plus compact, plus puissant et moins « ligne claire ». Plus proche de l’énergie du groupe sur scène. Apparemment, les Rabbits ont trouvé leur producteur, puisque Waters a produit tous les albums suivants - y compris Radio, travaillé à Tucson avec Laurent Allinger. L’effectif du groupe est resté remarquablement stable ; après tout, en quinze ans sa composition a été marquée par une seule addition. Même chose du côté des producteurs : trois pour six albums dont Jim Waters pour les quatre derniers. Mais la musique, elle, a beaucoup évolué. Les chansons ont laissé une place croissante aux collages, samples, dialogues. Les compositions sont devenues plus heurtées mais aussi plus groove. Par ailleurs, à partir de 1997, les membres du groupe sont allés voir ailleurs si des fois... et justement ils y étaient aussi. Stéphane s’est mis aux platines sous le nom de Half Lalo’s. Gaëtan et Federico se sont mis à la vidéo (certaines des premières figurent sur le CD La grande musique). Olivier s’est mis à composer de son côté. En 1999, Federico, Stéphane et Laurent montent le Poiccard5têtes avec des musiciens de jazz et un vidéaste nantais. En 2001, Gaëtan tourne avec Dominique A. A peu près au même moment Eric joue avec Françoiz Breut. En 2001, Michel Poiccard d’une part et les trois autres membres des Rabbits d’autre part travaillent avec le metteur en scène et musicien Melvin van Peebles pour une soirée Come on Feet ! au Festival des 3 Continents de Nantes. En 2002, Eric, sur une idée rapportée de Tucson, adapte avec Federico Ad Nauseam, performance où les musiciens jouent, deux heures durant, une boucle. Olivier et Stéphane ont participé à tout ou partie de ces performances. En 2002, Federico participe a la création d’un hilarant site web pour Katerine. Et c’est Gaëtan qui co-réalise les diverses vidéos de promo du même. Le groupe en tant que tel est aussi devenu plus aventureux : En 1998, il mène dans le cadre du festival Fin de siècle New York un travail d’enregistrement puis de montage avec tous les musiciens invités. En 2000, le groupe participe à des résidences à Dijon (pour le festival d’art contemporain I love Dijon) et en 2001 à Bruxelles. En 2002-2003, les metteurs en scène nantais Didier et Thierry Poiraud, qui ont réalisé le clip accompagnant la sortie de Grand public en 1995 et de Yeah ! en 1998, font appel aux Rabbits pour la BO de Atomic Circus, le retour de James Bataille, leur premier long-métrage. A la clé, six chansons pour Vanessa Paradis (qui tient le rôle principal). Du coup, le dernier disque sorti, la ni compilation ni remix mais un peu quand même Radio, est à l’image du travail actuel du groupe : et si on essayait autrement ? Porté par La mer et par les concerts, le premier album des Little Rabbits s’est immédiatement bien vendu, pas loin des 30.000 exemplaires. Les albums suivants ont tous fait légèrement moins bien. Au jeu du hit-flop, le groupe en est donc pour l’heure à zéro-zéro (mais gagner aux pénos c’est quand même gagner). Pas de blé plein les fouilles, mais du monde aux concerts, une bonne audience médiatique et, surtout, les moyens de continuer à avancer. Du solide."Lycanthropie compulsive.
Je ne sais pas trop pourquoi mais comme chaque hiver, à la même période, Je me repasse pour la 43eme fois la trilogie des Fantomas et le Loup garou de Londres, surtout pour la première demi-heure qui est formidable. Le DVD est plutôt pas mal fichu, transfers de bonne qualité et des bonus assez amusants. John Landis me fait toujours marrer…“I see a bad moon rising. I see trouble on the way. I see earthquakes and lightnin’. I see bad times today" Deux jeunes américains, David et Jack, font un voyage en Europe censé durer trois mois. Au beau milieu des landes Galloises, ils tombent sur un tout petit village et décident de se restaurer avant la nuit dans un pub. Les locaux les accueillent avec suspicion mais quelques blagues douteuses mettent rapidement tout le monde à l’aise. Jack pose alors une question à propos de l’existence d’un pentacle sur le mur et les deux amis seront rapidement mis à la porte avec un avertissement : Méfiez-vous de la lune et restez sur la route. Dans la pénombre, ils dévient de leur trajet et Jack se fait attaquer par un loup monstrueux. Juste au moment où la bête s’en prend à David, elle est tuée par les villageois. Avant de perdre connaissance, David s’aperçoit que le monstre s’est transformé en homme… Par cette intro des plus efficaces débute l’un des films de loups-garous modernes les plus connus et peut-être, des plus appréciés. Il n’est pas dur de comprendre pourquoi. La mise en scène de John Landis est diablement efficace, mêlant la simplicité avec des images subjectives brutales, ou tout simplement en se reposant sur des grognements féroces tandis que la terreur affecte les acteurs et, par extension, le spectateur. "Don’t go around tonight Well it’s bound to take your life There’s a bad moon on the rise" Lorsque David se réveille à l’hôpital trois semaines plus tard, il apprend que son ami est mort et il commence à avoir des visions effrayantes d’un Jack déchiqueté qui lui dit qu’il est désormais touché par la malédiction du loup-garou et qu’il lui faut mourir afin de briser la lignée. De plus, David est assailli par des rêves de lui-même courant nu dans une forêt et s’attaquant à des biches. Dans une séquence de cauchemar particulièrement horrible, il se retrouve chez lui et toute sa famille se fait mitrailler par des soldats loups-garous. Son infirmière, Alex (radieuse Jenny Agutter), va le prendre sous son aile et l’installer chez elle. Ils vont rapidement entamer une relation amoureuse, ponctuée par les visions horrifiques de Jack, évoquant la culpabilité de David d’avoir tenté de s’enfuir tandis que son ami se faisait massacrer. Jack va également servir d’informateur pour ce qui arrive à David qui refuse de croire en ses paroles. Mais il ne pourra ignorer les évènements ignobles se déroulant autour de lui, le menant à sa perte inévitable. Evidemment, ce film n’aurait pas la réputation qu’il a sans la séquence de transformation de David, vraiment impressionnante pour l’époque. Les effets spéciaux sont réalisés par Rick Baker et rien ne nous est épargné des membres qui s’allongent, des oreilles qui poussent, des poils qui recouvrent bientôt tout son corps, de la gueule monstrueuse qui prend forme, filmé tantôt en plans larges, tantôt en plans subjectifs. Le tout est accompagné par les hurlements d’agonie de Jack qui nous fendent le cœur sur fond musical de la douce mélodie Blue Moon. Atroce, maintes fois copié, mais rarement égalé. "I hear hurricanes ablowin’ I know the end is coming soon I hear rivers overflowin’ I hear the voice of rage and ruin" Durant la nuit, David/le loup-garou va tuer six personnes, dont un homme dans le métro dans une course-poursuite très efficace mais malheureusement trop courte. Et le lendemain, il va se réveiller au zoo, dans la cage des loups, tout nu. Il aura recours à des ballons et une veste de femme seyante pour rentrer, Landis mêlant habilement l’horreur et l’humour sans fioritures ni en rajoutant, ce qui ne peut que nous faire sourire, voire même rire tout court. "Hope you got your things together Hope you are quite prepared to die. Looks like we’re in for nasty weather One eye is taken for an eye" Un soin particulier a été apporté à la musique, dont les chansons présentes comportent toutes le mot Moon dans leur titre. Ainsi, nous retrouvons Bad Moon Rising de Creedence Clearwater Revival dont j’ai repris les paroles ici parce que je trouve qu’elles évoquent à merveille l’esprit mélancolique et sinistre du film. Il y a également Moondance de Van Morrison et trois versions du magnifique Blue Moon par Sam Cooke, Bobby Vinton et The Marcels. Landis voulait inclure Moonshadow de Cat Stevens et Blue Moon par Bob Dylan, mais les deux artistes ont malheureusement refusé. Pour finir, quelques anecdotes. Le scénario fut écrit en 1969 par un Landis tout juste âgé de 19 ans. Lorsque le film entra en production, le studio insista pour avoir Dan Aykroyd dans le rôle de David et John Belushi dans celui de Jack. Landis refusa, nous évitant peut-être de justesse le premier musical bestial portant le titre douteux de Blue Moon Brothers… Il tourna lui-même le film porno aperçu dans le cinéma à la fin, intitulé See you next Wednesday, une phrase récurrente dans ses films, et dont on voit une affiche durant l’attaque du métro. Le décor réel où est situé l’appartement d’Alex se trouve sur Lupus Street, lupus étant le mot latin pour loup. Le film fut tourné en 9 semaines, dont le début dans le village existant de Crickadarn qui ne possédait pas de pub. Un cottage vide fut transformé, le résultat attirant même trois touristes assoiffés ! Il fut baptisé "The Slaughtered Lamb", ou "L'agneau abattu", un clin d'oeil du webmaster de ces lieux ? "Don’t go around tonight. Well it’s bound to take your life. There’s a bad moon on the rise"vendredi, décembre 16, 2005
Coming soon.
Vivement 2006
1) Jar Head (de Sam Mendez) 2) Alpha dog ( Nick Cassavetes) 3) Mémoire d’une geisha 4) A scanner darkly 5) Aeon flux 6)MI3 7) Les brigades du tigre 8) Young Hannibal : behind the mask 9) Pirates des Caraibes 2 10) Tideland (Terry Gilliam) 11) Bubba ho tep (pour ceux qui ne l’on pas déja vu en pas légal, pas bien…) 11) Hills have eyes (la colline a des yeux) 12) Flags of our fathers (les deux versions) 13) Casino royale 14) A bittersweet life 15) Wolf creek 16) The fountain (de Darren Aronovsky) 17) renaissance (film anim francais en NB) 18) Munich (de Steven Spielberg avec Attal et Kassovitz entre autres) 19) The assassination of Jesse James (avec Brad Pitt) 20) The Da vinci code(avec Audrey Tautou, Jp Marielle, Jean Reno, Ian Mc Kellen, Tom Hanks) 21) V for Vendetta 22) X-Men III 23) Yokai monsters de Takashi Miike 24) Président (avec Dupontel) 25) Happy feet 26) Inside man 27) Miami vice (Michael Mann, Colin Farrell et Jamie Foxx) 28) Spy Hunter 29) Wu Ji 30) Marie Antoinette (de Sofia Coppola) 31) Le Dalhia noir 32) Silent Hill 33) The fog (le remake du film de Carpenter) 34) Pan’s labyrinth 35) Ghost rider 36) Running scared 37) Nausicaa (pour ceux qui ne l’on pas déja vu en pas legal) 38) The untitled oliver stone 09 -11 project (avec Nicolas Cage) 39) Pompoko (idem Nausicaa) 40) Underworld evolution 41) The passion of the clerks (retour de Kevin Smith) 42) Lady in the water 43) The science of sleep (de M.Gondry) 44) Poseidon (remake de l’aventure du Poseidon) 45) Syriana 46) OSS 117 (je suis déja gros fan) 47) Stay 48) The Departed 49) Superman returns 50) Zodiac (non pas le celui auquel vous pensez…celui de David Fincher)
jeudi, décembre 15, 2005
Breaking news II (soirée pyjama).
Si vous criez pendant 8 ans, 7 mois et 6 jours vous produirez assez d’énergie acoustique pour chauffer une tasse de café. Si vous pétez continuellement pendant 6 ans et 9 mois assez de gaz est produit pour créer l’énergie d’une bombe atomique. Le coeur humain crée assez de pression quand il pompe le sang dans le corps pour projeter du sang à 10 mètres. L’orgasme du cochon dure 30 mn. Vous dépensez 150 calories par heures en vous cognant la tête contre le mur. La fourmi peut soulever 50 fois son poids tirer 30 fois son poids et tombe toujours sur son coté lorsqu’elle est intoxiquée. Un cafard vivra 9 jours sans tête avant de mourir de faim. Le male de la mante religieuse ne peut s’accoupler pendant que sa tête est attachée à son corps. La femelle déclenche le rapport en arrachant la tête du male. Certains lions s’accouplent 50 fois par jours Les élephants sont les seuls animaux qui ne peuvent pas sauter…
* Matt LeBlanc, fan de hockey sur glace et de base-ball, avait aperçu lors d'un match Jack Nicholson. Etant un admirateur de cet acteur, il est allé à sa rencontre pour lui demander un autographe. Visiblement l'acteur ne le connaissait pas puisqu'il lui a balancé un "va jouer petit"... on a appris plus tard que Jack Nicholson ne regarde jamais la télé et donc qu'il ignore tout du succès de Friends et de ses interprètes (ce qui ne l'excuse pas pour autant).
* Saviez-vous que la musique de Smelly Cat a été composée par Lisa Kudrow elle-même ?
Les paroles sont de Betsy Borus.
* Jennifer et David ont tout deux fréquenté des écoles bien connus des téléspectateurs du monde entier. David Schwimmer était au lycée de Beverly Hills et Jennifer Aniston était à la célèbre école de FAME.
* La série Friends fait sa campagne anti-tabac !! Dans l'épisode 1.03 "The One with the thumb", Chandler se remet à fumer et tous ses Friends lui demandent d'arrêter sous prétexte que c'est "dégoûtant, pire que de trouver un pouce dans une canette, pas de respect pour son corps, possibilité d'avoir un cancer ...". Il est intéressant de noter qu'à cette même époque tous les comédiens de Friends fumaient ... sauf Schwimmer.
* L'épisode 1.07 "The One with the Blackout" faisait partie d'une Soirée Spéciale "Blackout" sur la chaîne NBC. 1. Tout commence dans Mad about you, Paul et Jamie essayent d'avoir le câble gratuitement. En fait, ils vont faire sauter le courant de tout New York. 2. C'est pour cela que dans Friends, New York est plongé dans un noir total. Phoebe ne peut pas jouer sa chanson et Chandler est enfermé dans le vestibule d'une banque. 3. Plus tard dans la soirée, les acteurs de Seinfeld, se retrouveront eux aussi victimes de ce Blackout, puisqu'ils seront coincés dans une rame de métro.
* Dans le 1.13 "The one with the boodies" : Chandler voit les seins de Rachel. Cette scène a été tournée à "huis clos" avec les deux acteurs, le réalisateur et un cameraman. Pour inclure cette scène dans l'épisode et enregistrer les rires du public, elle a été ensuite projetée sur grand écran. Bien entendu le reste de l'épisode a été, comme d'habitude, joué devant le public.
* Le personnage d'Ursula n'est pas étranger aux fans de séries. En effet Lisa Kudrow a joué dans "Mad about you" (Dingue de toi) le rôle d'une serveuse dans un café, qui ressemble d'ailleurs au Central Perk. Voilà pourquoi Phoebe à une soeur jumelle dans Friends, du nom d'Ursula. Les actrices de "Mad about you" ont fait une apparition très remarquée dans l'épisode 1.16 "the one with two parts - part I" où elles rencontrent Phoebe qu'elles prennent ... pour Ursula !
* Dans l'épisode 1.18 "The one with all the poker" : on voit Marcel "danser" sur sa musique préférée "The lion sleeps tonight". Mais n'oublions pas que c'est un singe et donc que Marcel ne sait pas danser ... le réalisateur l'a filmé une fois dans son mouvement et ensuite a fait un montage et a repassé ce passage en boucle ; alors évidement Marcel fait toujours le même mouvement mais on peut croire, en voyant ces images, que Marcel a vraiment le rythme dans la peau !
* Saviez-vous qu'en fait il y a deux singes pour Marcel ? Ils répondent aux noms de MONKEY et de KATIE. Ce sont deux singes habitués aux plateaux de cinéma et à faire des spots de pub.
* Les auteurs dans Friends. Dans l'épisode 1.21 "The One with the fake Monica", Joey à la fin de l'épisode passe une audition où il dit s'appeler 'Holden McGroin' (en VOst : Djemal Al-Aine), les Directeurs de Casting que nous voyons de dos sont Bright, Kauffman et Crane.
* Même les scènes "ratées", du moment qu'elles sont drôles, apparaissent dans la série. C'est ce qui est arrivé dans l'épisode 2.05 "The one with 5 steaks and an eggplant". Joey à la fin de la scène se casse la figure et tombe par terre alors qu'il essayait d'atteindre le téléphone (pour répondre à Jade qui cherche Bob). Normalement Joey devait décrocher le téléphone et répondre "Bob est là mais ...". En d'autres occasions Joey/Matt LeBlanc aurait dû retourner la scène mais ce final, non prévu, a plu au réalisateur qui a décidé de garder cette prise.
* Deux David Schwimmer dans l'épisode 2.10 "The one with Russ". Au générique de fin, nous pouvons lire Snaro dans le rôle de Russ. Il paraîtrait que SNARO est l'anagramme du nom d'un ami à lui. Des suggestions ? Une référence à la coupe de cheveux de Jennifer Aniston (copiée dans le monde entier à l'époque) dans l'épisode 2.11. "The one with the lesbian wedding". La mère de Rachel annonce à sa fille qu'elle va se séparer de son mari ... Rachel est toute retournée et Monica lui explique "tu devrais être flattée, elle fait ça pour être comme toi" et Rachel de lui répondre "et elle ne pouvait pas juste copier ma coupe de cheveux ?*". En VO la réplique de Rachel : "Well, then, you know, couldn't she have just copied my haircut ? "
* Matt LeBlanc, fan de hockey sur glace et de base-ball, avait aperçu lors d'un match Jack Nicholson. Etant un admirateur de cet acteur, il est allé à sa rencontre pour lui demander un autographe. Visiblement l'acteur ne le connaissait pas puisqu'il lui a balancé un "va jouer petit"... on a appris plus tard que Jack Nicholson ne regarde jamais la télé et donc qu'il ignore tout du succès de Friends et de ses interprètes (ce qui ne l'excuse pas pour autant).
* Saviez-vous que la musique de Smelly Cat a été composée par Lisa Kudrow elle-même ?
Les paroles sont de Betsy Borus.
* Jennifer et David ont tout deux fréquenté des écoles bien connus des téléspectateurs du monde entier. David Schwimmer était au lycée de Beverly Hills et Jennifer Aniston était à la célèbre école de FAME.
* La série Friends fait sa campagne anti-tabac !! Dans l'épisode 1.03 "The One with the thumb", Chandler se remet à fumer et tous ses Friends lui demandent d'arrêter sous prétexte que c'est "dégoûtant, pire que de trouver un pouce dans une canette, pas de respect pour son corps, possibilité d'avoir un cancer ...". Il est intéressant de noter qu'à cette même époque tous les comédiens de Friends fumaient ... sauf Schwimmer.
* L'épisode 1.07 "The One with the Blackout" faisait partie d'une Soirée Spéciale "Blackout" sur la chaîne NBC. 1. Tout commence dans Mad about you, Paul et Jamie essayent d'avoir le câble gratuitement. En fait, ils vont faire sauter le courant de tout New York. 2. C'est pour cela que dans Friends, New York est plongé dans un noir total. Phoebe ne peut pas jouer sa chanson et Chandler est enfermé dans le vestibule d'une banque. 3. Plus tard dans la soirée, les acteurs de Seinfeld, se retrouveront eux aussi victimes de ce Blackout, puisqu'ils seront coincés dans une rame de métro.
* Dans le 1.13 "The one with the boodies" : Chandler voit les seins de Rachel. Cette scène a été tournée à "huis clos" avec les deux acteurs, le réalisateur et un cameraman. Pour inclure cette scène dans l'épisode et enregistrer les rires du public, elle a été ensuite projetée sur grand écran. Bien entendu le reste de l'épisode a été, comme d'habitude, joué devant le public.
* Le personnage d'Ursula n'est pas étranger aux fans de séries. En effet Lisa Kudrow a joué dans "Mad about you" (Dingue de toi) le rôle d'une serveuse dans un café, qui ressemble d'ailleurs au Central Perk. Voilà pourquoi Phoebe à une soeur jumelle dans Friends, du nom d'Ursula. Les actrices de "Mad about you" ont fait une apparition très remarquée dans l'épisode 1.16 "the one with two parts - part I" où elles rencontrent Phoebe qu'elles prennent ... pour Ursula !
* Dans l'épisode 1.18 "The one with all the poker" : on voit Marcel "danser" sur sa musique préférée "The lion sleeps tonight". Mais n'oublions pas que c'est un singe et donc que Marcel ne sait pas danser ... le réalisateur l'a filmé une fois dans son mouvement et ensuite a fait un montage et a repassé ce passage en boucle ; alors évidement Marcel fait toujours le même mouvement mais on peut croire, en voyant ces images, que Marcel a vraiment le rythme dans la peau !
* Saviez-vous qu'en fait il y a deux singes pour Marcel ? Ils répondent aux noms de MONKEY et de KATIE. Ce sont deux singes habitués aux plateaux de cinéma et à faire des spots de pub.
* Les auteurs dans Friends. Dans l'épisode 1.21 "The One with the fake Monica", Joey à la fin de l'épisode passe une audition où il dit s'appeler 'Holden McGroin' (en VOst : Djemal Al-Aine), les Directeurs de Casting que nous voyons de dos sont Bright, Kauffman et Crane.
* Même les scènes "ratées", du moment qu'elles sont drôles, apparaissent dans la série. C'est ce qui est arrivé dans l'épisode 2.05 "The one with 5 steaks and an eggplant". Joey à la fin de la scène se casse la figure et tombe par terre alors qu'il essayait d'atteindre le téléphone (pour répondre à Jade qui cherche Bob). Normalement Joey devait décrocher le téléphone et répondre "Bob est là mais ...". En d'autres occasions Joey/Matt LeBlanc aurait dû retourner la scène mais ce final, non prévu, a plu au réalisateur qui a décidé de garder cette prise.
* Deux David Schwimmer dans l'épisode 2.10 "The one with Russ". Au générique de fin, nous pouvons lire Snaro dans le rôle de Russ. Il paraîtrait que SNARO est l'anagramme du nom d'un ami à lui. Des suggestions ? Une référence à la coupe de cheveux de Jennifer Aniston (copiée dans le monde entier à l'époque) dans l'épisode 2.11. "The one with the lesbian wedding". La mère de Rachel annonce à sa fille qu'elle va se séparer de son mari ... Rachel est toute retournée et Monica lui explique "tu devrais être flattée, elle fait ça pour être comme toi" et Rachel de lui répondre "et elle ne pouvait pas juste copier ma coupe de cheveux ?*". En VO la réplique de Rachel : "Well, then, you know, couldn't she have just copied my haircut ? "
* Dans l'épisode 2.12 "the one after the superbowl - part I", Brooke Shields apparaît en fan givrée puisqu'elle croit que Joey Tribbiani est vraiment le Docteur Drake Ramoray. Son personnage d'Erika Ford était tellement convaincant qu'après sa prestation on lui a vite écrit son propre sitcom "Susan".
* Le soap dans lequel joue Joey Tribbiani (Docteur Drake Ramoray) "Days of our lives" est un clin d'oeil à Mr John Aniston, le père de Jennifer (Rachel) qui lui a vraiment joué dans ce soap pendant des années.
* Le singe capucin de Ross, Marcel, est l'un des singes qui a joué dans le film "Alerte" avec Renee Russo et Dustin Hoffman. D'ailleurs l'un des acteurs de Friends, Matt LeBlanc, jouait un petit rôle dans ce film.
* D'où le clin d'oeil à Matt LeBlanc et à Alerte dans l'épisode 2.13 "the one after the superbowl - part II" où apparaît Jean-Claude Van Damme (dans son propre rôle). Ross retrouve son singe qui tourne dans Alerte 2. Comble du bonheur dans cet épisode, Joey Tribbiani l'acteur joue aussi un petit rôle dans ce remake
* Dans l'épisode 2.13 "the one after the superbowl - part II", les guests se bousculent. Mais il faut avouer que si l'on voit Julia Roberts c'est parce que à cette époque elle sortait avec Matthew Perry. Jean-Claude Van Damme, contrairement à son rôle dans l'épisode (où les filles se battent pour lui), n'a pas été apprécié par J. Aniston et C. Cox : "il n'a aucun sens de l'humour".
* Quel est le point commun entre Courteney Cox et Monica Geller : Courteney a avoué être très attirée par les hommes plus âgés qu'elle ... voilà pourquoi Monica va tomber amoureuse de Richard (l'ami de ses parents qui a deux enfants de l'âge de Monica), joué par Tom Selleck.
* Lorsque Tom Selleck à fait son apparition dans l’épisode 2.15 : "The one where Rachel et Ross ... you know", le public était tellement content et l’a tellement acclamé que la scène tournée en est devenue inaudible. Il a fallu que les acteurs rejouent la scène après que les spectateurs soient partis. C'est Tom Selleck qui a dû souffler car juste avant de tourner cette scène en public, Courteney Cox lui avait dit "quand les spectateurs vont te voir, ils vont sans doute hurler et applaudir, par contre il est aussi possible qu'ils ne te reconnaissent pas immédiatement, alors ne sois pas trop déçu".
* D’après une rumeur ... l’épisode 3.01 "The one with the princess Leia fantasy" devait initialement s'appeler "Celui qui n’a pas de titre" car les auteurs n’arrivaient pas à trouver un titre accrocheur. Il faut dire qu'il s'en passe des choses dans cet épisode : Ross et son fantasme, Monica qui déprime de sa rupture avec Richard, et Chandler et Janice filent le parfait amour au désespoir de Joey.
* Monica dans l'épisode 3.02 "The one where no one's ready" laisse un message sur le répondeur de Richard et dit "je ne sais pas ce qui m'a pris, je vais peut-être avoir mes règles* ...". Cette phrase vient du fait que Courteney Cox a été une des premières à faire de la pub pour des tampons hygiéniques. en VO voici la réplique de Monica : "Hi, uh, Richard it's Monica, um, listen I did something kind of crazy tonight, um, maybe I'm getting my period or something, I don't know ..."
* L'épisode 3.02 (celui où personne n'est prêt) a la particularité d'avoir été joué comme une "pièce de théâtre". Les acteurs ont joué la pièce d'un trait devant le public. En effet c'est un des seuls épisodes où ils se retrouvent tous les 6 dans la même pièce et cet épisode ne nécessitait aucun changement de décors.
* Dans l'épisode 3.03 "The one with the jam", on retrouve Joey le bras immobilisé et le scénario nous fait croire qu'il s'est blessé en sautant sur son lit (nous ne voyons pas cette scène). La même chose est arrivée à Matt LeBlanc mais en sautant sur le canapé du Central Perk. En effet, Friends est tourné devant un public et quand le show commence, les comédiens à l'appel de leur nom entrent sur le plateau. Les acteurs mettent souvent de l'ambiance, et Matt LeBlanc pour amuser le public faisait son entrée et sautait sur le canapé jusqu'au jour où il s'est fracturé le bras. Depuis, et comme le public connaît l'anecdote, à chaque entrée il fait seulement semblant de sauter sur ce canapé.
* Vous avez de l'argent à dépenser et au minimum 500 000 $ ? Si c'est le cas vous avez une chance de dîner avec les 6 FRIENDS dans la villa de l'un deux. Mais attention : ils n'acceptent qu'en des occasions très particulières et seulement pour récolter des fonds qu'ils remettent ensuite à des organismes caritatifs.
* Robin Williams et Billy Crystal, qui ont fait une apparition dans l'épisode 3.24 "The one with the ultimate fighting champion", se sont bien amusés sur le plateau de Friends. Ils avaient mis un tel bazar durant le show qu'ils avaient dû recommencer la scène plusieurs fois... pour 2 minutes à l'antenne. Ce sont les techniciens et les producteurs qui ont du rire....jaune ...
* Mi-mars 1997, alors que les Friends tournaient la fin de la troisième saison, Larry King les a invités dans son talk show. Très vite, Larry s'est emmêlé les pinceaux et a rebaptisé le personnage de Chandler en "Charles", il a appelé David : "Richard". Comble de l'histoire : lorsque Larry demande à Matthew Perry quel est son épisode préféré, celui lança : "Celui qui se fait passer pour Larry" (bien vu Matthew !). Il faut dire que quelques jours plus tôt, Larry King avait annoncé qu'il était amoureux et qu'il envisageait de se marier pour la 7ème fois ...
* Avez-vous remarqué juste avant la fin de l'épisode 4.02 "The One With the Cat" : sur un fond noir est indiqué "dédié à la mémoire de Dorothy Kauffman". Au plan d'après, nous observons Joey et Chandler assis dans le canoë (l'appartement vient d'être cambriolé) qui ne disent un mot et semblent réfléchir ... était-ce leur façon de faire une minute de silence ... sous une forme comique ?
* Dans l'épisode 4.09 "The one where they're going to PARTY", Chandler et Ross s'apprêtent à partir n'importe où (pour faire la méga fête) avec leur pote 'Gandalf le magicien'. A la fin de l'épisode on apprend que Chandler avait changé son argent en $ canadien. Pour la petite histoire, lors de la prise : les auteurs ont demandé au public si quelqu'un avait de l'argent canadien (pour faire vrai). Une personne présente a "donné" son portefeuille. Matthew Perry a donc tourné la scène et a ensuite dédicacé les billets à ce spectateur.
* Dans le 4.11 "The one with Phoebe's uterus" Monica parle des 7 points érogènes : les connaissez-vous ? Et bien ce sont : les seins (les 2 comptant pour un seul point !), les orteils (c'est dit par Rachel), les oreilles, les cuisses, l'intérieur des genoux, la nuque, et le point G bien sûr !! Avis aux amateurs !
* Dans le 5.02 "The one with all the kissing". Chandler est dans son bain et demande à Joey "tu peux rapporter du poulet ... et du coca". A ce moment là , Monica réagit (elle est dans le bain mais sous l'eau, et on peut imaginer qu'elle le pince ou ... le mord) et Chandler alors se rattrape et crie "du coca LIGHT". Vous savez sans doute que les Friends ont tourné 6 spots de pub pour la marque Coca et notamment pour du DIET COKE, encore un clin d'oeil des scénaristes !
* Et encore un hommage pour Happy Days. Dans le 100ème épisode de Friends, le 5.03 The One Hundredth, le médecin qui accouche Phoebe adore Fonzie. Nous avons même la chance d'entendre un extrait du générique dans l'épisode. Quand Rachel lui dit "bien aimer Mork", le médecin le prend mal car il lui répond que "Mork a refroidi Fonzie". Explication : Mork était le personnage de la série "Mork et Mindy" (78-82), un alien venu de Ork, et il apparaîtra dans l'épisode "Richie et l'extra-terrestre". Et qui jouait Mork ? Une grande vedette et guest apparue dans Friends ... Robin Williams.
* Le 5.08 "The one with the Thanksgiving Flashbacks" est remplie de clins d'oeil. - Chandler dit qu'il est monté sur scène à un concert des Wham quand il était jeune mais qu'il s'est fait gifler ; Courteney est montée sur scène invitée par le Boss (Springsteen) et sa carrière a décollé - Joey a la tête coincée dans une dinde = clin d'oeil au gag du célèbre Mr Bean - Ross et Chandler changent de look = clin d'oeil à Miami Vice - Monica joue avec un couteau = clin d'oeil à Scream. D. Schwimmer après avoir été surnommé "le 4B" (n° d'appartement), dans NYPD Blue (New York Police Blues en VF), série dans laquelle il a joué dans la 1ère saison, est désormais appelé "le 3B" dans Friends (quand il emménage dans l'ancien appartement du "pas beau tout nu" et qu'il se met ses voisins à dos) : épisode 5.15 "The One With the girl who hits Joey"The One With the girl who hits Joey". Voici une excellente référence à NYPD Blue dans l'épisode 5.16 "The one with a cop". Phoebe trouve un badge de policier, et elle fait la loi à sa façon, jusqu'à ce qu'elle rencontre le véritable possesseur du badge (Gary) ... et voilà Phoebe lui disant qu'elle bosse avec Sipowicz et elle précise qu'il ne pourra pas le joindre, il n'est pas là et de plus son coéquipier vient de mourir (et une pensée pour Bobby). Et Gary de lui répondre "dite à Sipowicz que je suis désolé" mais il rajoute "au fait ... je ne m'inquiète pas trop pour Sipowicz, le petit Sorenson (kid from 'Silver Spoons' -Ricky ou la belle vie en VF-) à l'air très bien". Quelle synchro pour les abonnés de Jimmy d'avoir pu voir après l'épisode de Friends, un épisode de NYPD Blue avec le duo Sipowicz-Sorenson.
Bolland, l'autre pays de l'hommage.
Megacity blues (rayon he is the law !)
Il est certain que Sylvester Stallone a fait beaucoup de mal au personnage du Judge Dredd, mais se limiter à l’image d’une starlette bodybuildée serait bien mal connaître ce personnage froid et cynique. J’ai découvert cette bande dessinée en 1988 ou 1989 et même si j’étais pas grand fan des dessins de Mc Mahon, les rares planches et covers de Bolland sur le Judge Death rattrapaient tout le reste, j’ai pris la série au N°5 et merci les bouquineries, j’ai réussi sans trop de difficultés à réunir l’ensemble des numéros mensuels qui (et c’est suffisamment rare pour être souligné) étaient la copie exacte des comics édités par Eagle. "Personnage créé en 1977 par John Wagner (sc.) et Carlos Sanchez Ezquerra (des.) dans le second numéro de 2000 AD publié par l’éditeur britannique Fleetway-IPC. Après la grande catastrophe, le maintient de l’ordre a été confié aux Judges, qui sont à la fois chargés de faire respecter la loi et de l’appliquer. Judge Dredd est le meilleur d’entre eux. Une merveille de cynisme et d’humour noir, très inspirée du personnage de Dirty Harry. Brian Bolland fut l’un des dessinateurs les plus appréciés de la série. Il existe une adaptation cinématographique où Sylvester Stallone fait un Judge Dredd convaincant. En France, quelques albums ont été publiés par les Humanoïdes associés et Comics USA, tandis qu’un fascicule mensuel au format comics fut publié par Aredit pendant une douzaine de numéros. Si en France on connaît surtout Judge Dredd grâce au film dans lequel il est incarné par Sylvester Stallone, il est en Angleterre un héros de BD d'une très grande popularité. Il ne faut d'ailleurs pas se fier à l'adaptation cinématographique, la BD pratiquant un humour noir bien plus corrosif. Et c'est de celle-ci que le jeu de rôle s'inspire, à tel point que la lecture de la série (publiée depuis 1977) est un passage presque obligé pour percevoir le contexte. L'univers de "Judge Dredd" est un monde post-apocalyptique sous ecstasy saupoudré d'une bonne dose de Monty Python (comprendre humour noir et deuxième degré). Si le personnage en lui-même ne dégage que peu d'humour, le monde présente lui de nombreuses situations absurdes et cocasses. Imaginez : après la 3ème guerre mondiale il ne reste que peu de choses des États-Unis. Seules trois mégapoles ont survécu (Megacity One sur la côte Est, Megacity Two sur la côte Ouest, et Texascity), et le reste du monde n'abrite que quelques cités éparses (Britcit, Frogcit, Eastmeg One, Eastmeg Two, ...). Ces villes ne prospèrent que grâce à de gigantesques murailles les isolant des déserts radioactifs, les prévenant des radiations et des attaques de mutants. A Megacity One, il n'est pas rare de rencontrer des immeubles de 500 étages abritant plus de 60000 personnes, et il faut imaginer toute la côte Est couverte de ces bâtiments gigantesques où tout est prévu pour tous les goûts ! L'action se déroule en 2107 et MC1 abrite plus de 400 millions d'individus, tous des criminels en puissance que ce soit par appât du gain... ou par ennui (87% de chômage). Face à ce chaos la justice est incarnée par une nouvelle race de policiers, des policiers habillés de cuir ultraviolents à l'image de la société, qui cumulent les pouvoirs de juge, de juré et de bourreau. Pour les aider dans leur tâche, les PJ sont équipés d'une Lawmaster, une moto énorme pouvant atteindre 500km/h, et d'un Lawgiver, pistolet à différents projectiles adaptés aux situations. L'univers, qu'on le voie comme un monde décalé, une critique au vitriol de la société américaine, voire même comme une analyse des traumatismes d'une société futuriste déshumanisée aux prises avec une situation qui la dépasse (au lecteur de choisir) permet de jouer des aventures allant de l'investigation de police à l'action violente sous menace nucléaire communiste." A la relecture des Judge DREDD, Camelot 3000 & Killing Joke, je réalise que Brian Bolland est un de mes trois dessinateurs préférés. Dommage le son site marche po (Brian Bolland.com). Snif !Artiz notoké ?
Hnt-Poch/Rock-Chaos & Flying Fortress.
HNT (Paris), Poch (Rennes), Chaos (Paris), Flying Fortress (Munich) … sont des artistes européens qui travaillent dans le même champs d’expérimentation, à savoir celui du post graffiti et des logotypes urbains. Victime de son image sulfureuse et d'une certaine forme de course à la médiatisation, le mouvement post-graffiti est souvent relégué au rang de gadget a la mode (stickers, t.shirts, posters, badges...). Notre objectif est ici :- d'offrir une visibilité accrue à un mouvement artistique en pleine effervescence - de rechercher de nouveaux mode de langage et de communication urbaines - de donner la parole à ces artistes issues de l’underground et de la culture "graffiti" et de leur vision directe et instinctive du monde de l'art. Le mouvement des logotypes urbains bénéficie d’expositions en France et à l’étranger et prend toute son ampleur au sein de la publication d’ouvrages d’art qui démontre, de par leur succès même, l’impact de ce mouvement à l’échelle internationale. Le mouvement des logotypes urbains c’est diffuser au mieux une image/symbole comme une sorte de virus artistique que l'on voit se propager au sein de la cité, des médias et des institutions dans le seul but avoué d'une forme d’auto-promotion mais également pour attirer l'attention vers quelque chose de plus personnel, plus profond et artistiquement plus mature. Une recherche sérieuse autant au niveau du style que des endroits investis, font d’eux des artistes capable d’intervenir dans tous types d’environnements (lieux abandonnés, rue, galeries). L’exposition Anti heroes propose un panel de quatre artistes représentatifs de ce mouvement. HNT (Honet) vit et travaille à Paris. Il est, dans le champs d’expérimentation du logotype urbain, un artiste aux personnalités multiples. Il joint une illustration gothique à une exploration de l’univers romantique et populaire. IL représente ainsi : icônes urbaines, têtes de mort, décor floral, vierges gothiques, héros naïfs issue de la culture 1980... Poch, vit et travaille à Rennes. D’origine parisienne, il peint avec Stak, Hnt, Chaos, El Tono, Sam Bern ... Grâce à l’utilisation des différentes techniques du pochoir, il explore le monde de la mode, de la musique, de l’underground, du rock, en insistant sur une extrême précision des pièces réalisées. Chaos, vit et travaille à Paris. Il utilise un répertoire de formes issu de l’univers du tatouage old school américain. Très influencé par la culture rock, il réalisera dans le cadre de l’exposition Anti heroes une Madone de Guadalupe, la Vierge du Mexique. Flying Fortress diffuse sur stickers, casquettes, boutons de manchettes ou en peintures murales différents personnages imaginaires. Il vit et travaille à Munich. 1°Hnt www.hnteuropa.fr.st 2°Poch http://poch.production.free.fr/ 3°Flying Fortress http://www.flying-fortress.de L’exposition Anti-heroes permet une confrontation d’approches, de compétences et d’expériences différentes dans un lieu de promotion et de diffusion de l’art contemporain et des cultures actuelles : Immanence, http://www.art-immanence.org/, espace neutre propice a l'échange entre le public et ces jeunes artistes soucieux de démontrer que le graffiti est avant tout un mouvement sensible, vivant et intelligent.The Damned
The Damned est un groupe de new wave et de punk rock, créé en 1976, et originaire de Croydon, dans la banlieue de Londres. Les Damned sont célèbres pour avoir été le premier groupe punk à lancer un single et fait une tournée aux États-Unis. Les Damned sont également connus pour s'être reformés maintes fois et avoir incorporé plusieurs styles à leur musique, notamment le garage rock, le rock psychédélique, le rock théâtral de Screaming Lord Sutch, The Sensational Alex Harvey Band et New Romantic. Ils sont aussi considérés comme l'un des groupes fondateurs du rock gothique. Dans la période 1979 à 1984, ils ont été une source d'inspiration importante pour les jeunes groupes américains de hardcore punk. Les membres originaux du groupe Dave Vanian (David Lett), Captain Sensible (Ray Burns) et Rat Scabies (Chris Millar) étaient tous membres du presque légendaire Masters Of The Backsides. Le guitariste d'origine, Brian James (Brian Robertson), avant de faire partie des Damned, a joué dans le groupe punk London SS, une formation qui ne donna jamais de concert, mais dont les membres furent plus tard les fondateurs de groupes populaires tels que The Clash et Generation X. Rat Scabies tenta aussi de devenir batteur des London SS, mais fut refusé. The Damned ont donné leur premier concert le 6 juillet 1976, accompagnés des Sex Pistols au 100 Club à Londres. Puis ils ont lancé le single New Rose sur le label indépendant Stiff Records. Ils ont été ainsi le premier groupe punk à enregistrer un single. Ce premier single des Damned reste un classique des premiers groupes de punk rock. Le son de l'album laisse à désirer, mais les chansons sont entraînantes et correctement montées. La phrase lue en introduction ("Is she really going out with him?" — "Est-ce qu'elle sort vraiment avec lui ?") a été reprise par Joe Jackson comme thème de chanson la plus célèbre. Leur premier album, Damned Damned Damned, comporte une reprise de 1970 du groupe The Stooges réintitulée I Feel Alright. On constate l'influence du style du batteur Keith Moon sur celui de Rat Scabies. Les chansons de l'album ont cependant eu un certain succès. L'album, premier album de groupe punk britannique, a eu énormément d'impact. En mars 1977 les Damned sont partis en tournée avec Marc Bolan et les T Rex pour la "Bolan's final tour", après avoir recruté un second guitariste, Robert "Lu" Edmunds, afin de donner plus de son au groupe. Le groupe enregistre ensuite un second album, Music For Pleasure, dans le studio de Nick Mason de Pink Floyd, produit avec la participation du saxophoniste de free jazz, Lol Coxhill. L'album a été très mal accueilli par les fans et n'a eu aucun succès commercial. Les critiques ont affirmé que Music For Pleasure sonnait comme le premier album, mais plus soft et sans aucune bonne chanson. Le groupe n'a jamais joué les chansons de cet album en concert. Brian James, qui écrivait presque toutes les chansons, a quitté le groupe en 1978, pour co-fonder plus-tard le groupe The Lords of the New Church. Son départ a provoqué la séparation du groupe, mais ceux-ci se sont réunis rapidement sous le nom de "The Dimmed" ou "The Doomed" pour éviter des problèmes potentiels de marque déposée. Le Glam-Punk des Damned a laissé bon nombre d'excellents titres. Captain Sensible a aussi connu son heure de gloire en solo avec le mega-tube Wot. Sensible échangea la guitare pour le clavier. Après un bref intermède avec Lemmy Kilmister de Hawkwind et Motörhead, ils enregistrèrent avec Algy Ward à la basse — lequel fut membre du groupe punk The Saints. Toutefois, la presse musicale de Londres les considérait toujours comme étant un groupe mort. The Damned continuèrent d'enregistrer d'autres demos, finirent ensuite par obtenir un contrat avec Chiswick Records, et furent de retour en studio pour un album, avec la conscience désespérée qu'ils avaient une chance de rester dans l'univers de la scène, avant d'être projetés à nouveau dans le système économique londonien. Sensible nettoyait alors des immeubles de bureaux avant le hit de New Rose. Le groupe sortit alors en 1979 l'album Machine Gun Etiquette. Celui-ci était radicalement plus diversifié et musicalement travaillé que ce que à quoi s’attendaient leurs fans. Cet album avait une tendance rock des années 60 (comme l'illustre l'orgue dans plusieurs de leurs chansons) mais avec une surprenante force et flexibilité dans sa composition. Machine Gun Etiquette força alors les critiques et le public à reconsidérer le groupe. Sensible, reconnu comme compositeur, émergea alors en tant que guitariste de qualité, se mesurant avec plusieurs guitaristes reconnus par le milieu commercial musical des années 1970. Scabies avait déjà , à juste titre, été qualifié de bon batteur, depuis la formation du groupe, mais avec l'arrivée de Ward, un "vrai" bassiste, le groupe fit la preuve constante d'un rythme remarquable : rapide et énergique. Les vocales de Vanian s'étendirent du haut-baryton des albums précédents à plusieurs autres tessitures, incluant un chant plus doux de basse "pré-gothique". La presse et le public en furent étonnés. La scène punk britannique était en pleine évolution et The Damned était sortit de l'ombre, se taillant là une place bien à lui : un style sombre et mélodique : quelquefois très rapide pour l'époque, parfois avec des guitares tapageuses mais avec aussi un jeu détendu, presque atmosphérique dans lequel les claviers dominent. Un single long (12-inch LP) de Machine Gun Etiquette fut relancé plus tard, comprenant une version de White Rabbit de Jefferson Airplane et une chanson de 17 minutes, "Curtain Call", avec de longs passages influencés par Prokofiev et Krautrock. The Damned avait enregistré l'album au Essex Studios, en même temps, que le groupe The Clash qui enregistrait alors London Calling. Joe Strummer et Mick Jones participèrent (sans qu'il en soit fait mention) aux vocales de la chanson "Machine Gun Etiquette" de l'album de The Damned. Dave Vanian Depuis le début de la formation du groupe The Damned, Dave Vanian s'organisait pour ressembler à un vampire, sur scène, avec du fond de teint blanc et l'accoutrement approprié. Avec la sortie de l'album suivant, The Black Album, le groupe devint encore plus pré-gothique, mettant plus l'accent sur le role de Vanian que sur la personnalité humoristique de Captain Sensible. Puis, Ward abandonna le groupe, pour être par la suite remplacé par Paul Grey, membre du groupe pré-punk britannique, Eddie and the Hot Rods. La musique du groupe conserva sa rapidité et son énergie, mais il y eut une augmentation de silences et d'espaces, plus de guitares acoustiques et de claviers, et plus d'obscurité New Romantic. The Black Album est considéré comme l'album qui a atteint l'apogée de ce que le groupe The Damned a pu produire. Après l'album suivant Strawberries, sorti en 1982, une série de singles sans album (non-LP singles) furent lancés en 1983-84 — par le groupe, faute de contrats avec une maison de disque. C'est alors que Sensible laissa le groupe pour partir faire une carrière solo. Comme dans le film Spinal Tap, où une série de batteurs se succèdent au sein du groupe, The Damned, eux, voyaient défiler les compagnies d'enregistrement. Ce groupe a longtemps été un groupe culte marquant aux États-Unis. Leur première tournée là -bas eut lieu en 1977 et ils inspirèrent plusieurs groupes célèbres depuis, tant à New York qu'à Los Angeles. Les tempos remarquablement rapides de plusieurs chansons, écrites entre Machine Gun Etiquette et Strawberries, dont "Ignite", "There Ain't No Sanity Clause", et "Therapy", influencèrent les tous nouveaux groupes punks américains — ceux qu'on appellerait dans les années 1980 les punks hard-core. Après le départ de Captain Sensible, les tendances gothiques de Vanian purent s'exprimer sans entraves. Le groupe remporta enfin avoir un contrat avec MCA et sortir Phantasmagoria, un album couronné de succès. L'album suivant fut un coup d'essais (one-off side project) avec Sensible à la guitare, une soundtrack d'un film imaginaire des années 60 appellé Give Daddy the Knife, Cindy, d'un groupe du nom de Naz Nomad and the Nightmares. Cette cover de musique des années 60 connu un succès d'estime, malgré sa distribution limitée sur le marché. Anything, l'album officiel qui suivit Phantasmagoria, en 1986, fut un autre succès critique, qui mit fin à la sempiternelle recherche de maisons d'enregistrements du groupe. James a rejoint temporairement le groupe pour quelques spectacles, dont certains figurent sur l'album live Final Damnation de 1989. Les Damned sont toujours restés actifs jusqu'à maintenant et sont principalement centrés sur Vanian et Sensible. De nouveaux albums furent lancés régulièrement et lorsque ce n'était pas le cas, c'était parce que le groupe était régulièrement en tournée, comme ce fut le cas de 1996 à 2005. Patricia Morrison (qui a joué dans The Bags, The Gun Club et The Sisters of Mercy) a assuré la basse pour le groupe durant cette période. Elle est maintenant mariée avec Vanian et ils ont une fille, Emily, née le 9 février 2004. Captain Sensible a aussi composé Brain's Theme pour le film Skinned Deep en 2004.Les Damned travaillent actuellement sur un nouvel album en studio.The Residents.
C'est pratiquement "mission impossible" pour choper une bio des Residents en français comme c'est également impossible d'expliquer la musique des résidents en quelques lignes. J'ai trouvé cette chronique, parfois un peu "prout prout" mais qui reflète bien l'esprit happening décalé de ces quatre tarés. Comme Christian Death, j'aime pas forcemment ce qu'ils font (leur "musique" hum !) mais je respecte la démarche artistique. "D'inspiration dadaïste, ce groupe de San Fransisco, dont les membres apparaissent toujours masqués, a eu une influence considérable sur les débuts de la musique industrielle à la fin des 70's.Rééditions de la fameuse "Mole Trilogy" des RESIDENTS originairement sortie entre 1981 et 1985, ces doubles albums sont proposés dans des packagings de luxe, avec livrets de 32 pages contenant entre autres bonus des photos inédites. La "Mole Trilogy" est un regard du groupe sur la civilisation, une histoire épique confrontant deux peuples fictifs : les habitants de Mohelmot (ou Moles) laborieux et les superficiels Chubs et ce sur plusieurs générations. "Mark Of The Mol", le 1er volet de la trilogie et l’album le plus électronique des RESIDENTS, voit les Moles s’enfuir de leur planète en raison d’une terrible tempête. "The Tunes Of Two Cities" présente les Chubs, qui voient arriver tous les réfugiés. "The Big Bubble" est l’histoire du croisement entre les Moles et les Chubs. Et enfin, quatrième volet de la trilogie (!!!), "Intermission", est la retranscription live de la tournée Mole Trilogy dans les années 1990. Des éléments du show live et des documents liés à ces sorties sont toujours exposés au musée d’Art Moderne de New-York où les Residents sont considérés comme les inventeurs de ce type de performance moderne. Il s’agit là de l’œuvre la plus ambitieuse des RESIDENTS, "cette formation culte, expérimentale dans l’âme et majeure dans l’émergence de la scène industrielle". Retour sur le parcours accidenté d'un groupe aux multiples configurations spirituelles. De la célébration du Mal aux portes de la mort, les Residents ont transformé leur désespoir en nostalgie, leur incroyance en pessimisme, leur révolte en résignation. De leur dernier album, Animal Lover, on peut toutefois puiser quelques sonorités endiablées et des chansons d'une mélancolie désarmante. Dans les années quatre-vingt, on pouvait littéralement se faire tuer pour avoir seulement diffusé une chanson des Residents dans une soirée entre amis. Une fille était allée à la rencontre d'un weirdo qui avait mis The tunes of two cities (1982) sur le pick-up d'une fête californienne branchée, aux huées de l'ensemble des invités : « c'est extraordinaire, lui avait-elle dit, avec des yeux de belle visionnaire junky, vraiment extraordinaire… - Quoi donc ? - Extraordinaire qu'il y ait deux personnes sur Terre susceptibles d'aimer ce sale truc : la personne qui l'a fait, et toi. ». Voilà qui serait impossible aujourd'hui, avec un album comme Animal Lover. Hélas, ce n'est pas parce que leur ancienne musique est passée dans les mœurs. Les vieux fanatiques des Residents qui ne se sont jamais faits à la mort de leur guitariste Snakefinger en 1987, savent qu'ils n'obtiendront plus jamais rien de leur groupe préféré qui soit au même niveau d'intensité que Duck Stab ou Mark of the Mole. Quelque chose qui les dépassait est bien passé. Mais ce qu'ils possèdent encore, personne n'est en mesure de les en défaire. Il y a de très belles choses dans Animal Lover : du Gamelan, des cuivres, des chœurs, et une tristesse d'enfer. Dans Demons dance alone, leur avant-dernier CD, la plus belle chanson était celle d'une maison détruite par une tornade et l'impossibilité d'aider qui que ce soit : The Weatherman. Et aussi Make me moo où un enfant chantait qu'il voulait être une vache, pour ne plus jamais pleurer. Dans celui-ci, c'est What have my chickens done now ? une chanson sur une vieille dame aux poulets maudits, qui est d'une mélancolie désarmante. Et comment passer à côté de l'ouverture endiablée On the way (to Oklahoma) ? Du formidable Two lips, des chœurs religieux de Elmer's song ou de cette chanson sur la mort d'un père : Inner Space ? Un nouvel album des Residents n'est jamais innocent ; c'est pour ça qu'on les aime toujours. Et peut-être même un peu plus qu'on ne le devrait. « Ce sont toujours les mêmes vieux Residents » dit le livret qui accompagne Animal Lover. Mon œil ! Comment vérifier que ce sont toujours les mêmes visages logés derrière leurs masques depuis 33 ans ? Les masques même ont changé. Il y a la voix, c'est sûr. L'extraordinaire chanteur lead des Residents est toujours le même, avec son expressivité tragique, sa présence envoûtante de roi déchu shakespearien, ses cris de loup blessé aux abois, son esthétique de la crainte voluptueuse et de l'amertume. Mais pour le reste, les Residents ont varié tant de fois de configuration spirituelle qu'une chatte n'y retrouverait pas ses petits. On simplifiera en coupant l'ensemble de leur « carrière » en deux gros morceaux. Depuis Meet the Residents en 1973 jusqu'au Big Bubble de 1987, les Residents étaient du côté du Mal. Il faut imaginer l'autorité infernale du plus célèbre des groupes obscurs, la menace explicite de ces quatre chefs anonymes en smoking, globes oculaires et hauts de forme, défiant le monde de la pop music et ses gueules d'amour. Les Residents étaient l'incarnation de la Guerre Totale, le Djihad des Freaks et des Délaissés. Mais, dès God in three persons (1988), les Residents sont passés du côté de la mort ; et ce n'est pas tout à fait la même chose. Le caractère grinçant, sarcastique, tordu, est plus diffus aujourd'hui. Ils se sont acoquinés à de nombreuses chanteuses, ont peut-être mis un peu trop de miel dans leur vin. La mélancolie, le deuil, le sentiment d'isolement sont devenus les tonalités fondamentales de leurs albums. Les chansons sont devenues plus pop, l'instrumentation mille fois plus classique et les sonorités moins déstabilisantes. Depuis qu'un de leurs masques a été mythiquement volé pendant la tournée de leur 13e anniversaire et remplacé par une tête de mort, ils n'ont jamais plus été tout à fait les « mêmes vieux Residents ». Ils ont transformé leur désespoir en nostalgie, leur incroyance en pessimisme, leur révolte en résignation. Ce sont les mœurs qui ont fini par passer dans leur musique. Et plus ils ont la simplicité de l'expliciter, plus leur musique gagne d'une nouvelle beauté, d'une autre beauté. Depuis Demons dance alone, les Residents se sont faits à celle-ci. Et nous pouvons - sans doute - continuer à pleurer avec eux sur Animal Lover, même si nous ne chavirons vraiment que sur Duck Stab. A l'instar de ses auditeurs, le meilleur groupe de pop music de tous les temps ne peut donner que ce qu'il a. Comme vous le savez, les années 1980 ont été un fléau intellectuel et pratique, une grave erreur de parcours dans l'histoire de la civilisation occidentale et, pour couronner le tout, une peste pour nos oreilles. La plupart des musiciens les plus talentueux des années 70 y ont réalisé les pires horreurs ; deux crapules, Ronald Reagan et François Mitterrand, furent élus présidents à deux reprises ; David Lynch fit Dune et une dépression nerveuse ; Thomas Pynchon ne publia pas de roman ; et les hippies coupèrent leurs cheveux, reprirent les costumes de leur papa et pointèrent au bureau dans la concurrence et dans la joie. Comble de l'amertume pour toute personne de goût, l'archétype du yuppie quadragénaire, niais et cool, coké et charity-buisnessisé, fut interprété par l'ancien « homme qui venait d'ailleurs », David Bowie lui-même, engendrant alors trois albums infects (Let's Dance, Tonight, Never let me down) et une kyrielle de demi-tubes dont la seule postérité envisageable est une U.V. à l'Université, un improbable T.D. où l'on étudierait en détail pourquoi (et c'est une sacrée question) un homme incomparablement talentueux peut avoir réalisé autant de sombres conneries sans avoir même l'air de s'en rendre compte. Tous, sauf les Residents. Car, aussi étrange que cela puisse paraître, les Residents trouvèrent dans l'atmosphère pré-dépressive et auto-laudative des années quatre-vingt un aliment nécessaire à leur art, une pulsation simpliste, ironique et mélancolique, un désespoir un peu mou et un peu bête donnant chez eux naissance à mille fleurs de morbidezza étincelantes ; des joyaux qu'ils égraineront comme des perles jusque dans les années 90 et qui seront, celles-là , leur plus sombre décennie. C'est étrange, c'est vrai. Alors que la plupart des ténors de la « pop-rock » (Lou Reed, Iggy Pop, David Bowie) ont retrouvé un semblant de classe et de goût à mesure que les années 80 déclinaient, les Residents, eux, ont fait tout l'inverse. Et ils sortirent leur premier mauvais album, Freak Show, en 1990 précisément ; suivi de Our finest flowers en 1992 (pas si mal), Gingerbread Man en 1994 (infect), Have a bad day en 1996 (absurde), Wormwood en 1998 (bonnes intentions, réalisation dégueulasse), Roadworms en 1999 (dispensable) et, enfin, en 2000, leur premier DVD : Icky Flix - et celui-là n'est pas mal du tout… Ouf ! La légende veut que le titre vienne de l'exclamation collective des Residents lors de la proposition par la « Cryptic Corporation » de sortir un DVD rétrospectif avec toutes leurs vidéos et des inédits, histoire de se faire beaucoup, beaucoup d'argent. « Beurk ! Dégueulasse (Icky) ! » aurait répondu les Residents, avant de, finalement, se soumettre à cette idée pour casser les pieds à leur public. Pas totalement réussi mais loin d'être raté, Icky Flix vient clore avec élégance leurs moins bonnes années. Tout d'abord, le thème d'ouverture du DVD est très beau, lent et impérial. L'interactivité est assez majestueuse, énigmatique, l'imagerie de John Ludtke (mauvais allié) ne renifle plus autant la démo Adobe Photoshop et les bonus cachés (les « œufs de Pâques ») fourmillent - cachés dans des eyeballs discrets sur le coin des pages. Ensuite, l'idée générale est plutôt chouette. Suivant leur thématique d'auto-réinterprétation perverse commencée dans Our finest flowers (où ils faisaient des reprises mélangées de leurs anciennes comptines, car leurs partitions avaient été détruites par les vomissements d'un des membres), ici, chaque clip aura deux bandes-sons musicales possibles : l'originale et la reprise. Mais l'intérêt principal de cette compilation est précisément d'être une compilation : ce qui nous permet de voir (ou de revoir) ces chefs d'œuvre que sont les clips de The third reich'n' roll (1976), les One-minute movies et ce Hello skinny triste et drôle réalisés en collaboration avec Graeme Whifler (1980), l'extraordinaire Songs for swinging larvae de Renaldo & The Loaf (Whifler encore, 1980 encore), This is a man's man's world (réalisé avec Jon McQuilin, 1984) et surtout Whatever happened to Vileness Fats, leur film-source inachevé, dont les fragments présentés ici (un ensemble d'une bonne demi-heure) laissent entrevoir quel film extraordinaire il aurait pu être. Les Residents sont les rois de l'inachèvement. Comme dirait Ezra Pound, leurs échecs valent toutes les réussites possibles. Film d'autant plus difficilement résumable qu'on ne le connaît pas dans son intégralité, Vileness Fats est à première vue la retranscription de la vision d'un nain manchot schizophrène qui recompose le monde à son image. Ce monde mental est la communauté de Vileness Flats (au « l » mystérieusement ôté du titre), un village composé essentiellement de nains manchots. Le village est menacé par les Caddies Atomiques (Atomic Shopping Carts) mais sa population engage les frères siamois mercenaires « The Berry Boys » Arf et Oméga pour les en délivrer. A l'issue du combat où ils triomphent contre les Caddies Atomiques, la ville organise un banquet en l'honneur des siamois. Le maire les remercie, suivi de Saint Steve, le leader religieux de la ville, dans un long discours ennuyeux à l'issue duquel les frères siamois l'humilient en lui balançant de la nourriture sur la tête. Pendant ce temps, les « Bell Boys », un gang de nains manchots résidant de l'autre côté du pont, viennent voler la viande nécessaire au village, drapés eux-mêmes dans des déguisements de viande. Saint Steve, sous les traits de Lonesome Jack, est leur leader. Et ses deux personnalités sont également amoureux de Weescoosa, une princesse indienne immortelle. Les villageois demandent aux « Berry Boys » de les défendre contre les « Bell Boys ». Les frères siamois acceptent, mais décident de passer d'abord une soirée dans un night club de la ville. La chanteuse du nnight club, Peggy Honeydew (en fait, une agent des « Bell Boys ») décide de séduire Arf & Omega pour les rendre jaloux l'un de l'autre et ainsi les neutraliser. Son plan réussit et les frères siamois s'entretuent. Saint Steve, dans un état de confusion schizophrénique et amoureuse, plonge dans un volcan… Strict contemporain d'Eraserhead, il opère comme lui une synthèse provisoire entre l'imaginaire américain des années 50, les films surréalistes primitifs et l'esthétique expressionniste-allemande héritée du Cabinet du docteur Caligari. Comme Eraserhead (encore), il invente littéralement notre sensibilité actuelle, trouvant dans le dédoublement de personnalité une incarnation tragique de la joie dandy de se contredire, et cherchant dans les passerelles esthétiques les plus risquées une façon de repenser, positivement mais sans naïveté, notre rapport au monde. Beau comme la rencontre sur une table de dissection d'un épisode de Ma sorcière bien aimée et d'une toile de Paul Klee. Cette sensibilité passe par l'autodérision ou la parodie comme par une épreuve de force, celle qui trempera les forts, sentiment de pleine absurdité qu'elle doit dépasser vers une beauté conquise dans ce terrain même (la parodie). C'est la beauté élégiaque exprimant l'inauthenticité pleinement assumée. A la différence de Zappa, cette beauté ne sera pas une explosion de joie exubérante et gratuite mais une certaine qualité mélancolique, qui vient suspendre le sujet traité. Ce qui est également visible dans l'autre très grand moment d'Icky Flix, l'insoutenable Just for you, enregistré à la télévision allemande devant un public consterné (magnifiques inserts) et qui est l'un des plus beaux morceaux des Residents des années 90. A l'origine, Just for you était la septième partie d'un opéra de trente minutes en alexandrins, Disfigured Night, écrit en 1997, sponsorisé par Malboro, joué trois fois au PopKomm Festival de Cologne et encore inexplicablement inédit en album. Disfigured Night, la Nuit Défigurée (jeu de mots étrange sur la célèbre pièce symphonique de Schoenberg) est l'histoire de Silly Billy. Silly Billy est un idiot muet qui possède un don unique : en touchant une chose ou une personne, il peut se remémorer l'événement le plus triste qui y soit associé. Ce qui le rend joyeux est l'impression qu'en s'appropriant ce souvenir, il en débarrasse cette personne. Un jour, il découvre un singe unijambiste ayant appartenu à une jeune femme unijambiste aux cheveux d'or dont le chant ravit Billy. Mais Billy, à cet instant, commence à être affecté par les souffrances et les chagrins qu'il découvre en touchant comme auparavant choses et personnes. Et ces chagrins deviennent les siens. Son seul secours provient du singe unijambiste, et, lorsque le singe meurt, Billy se renferme sur lui-même. Un jour, il découvre dans sa cachette un cadeau enveloppé : la tête du singe mort. Cette tête de singe lui mord la jambe et Silly Billy se transforme en la femme unijambiste aux cheveux d'or. Il se met alors à chanter, en duo avec le singe ressuscité, une interprétation violemment étrange de We are the world de Michael Jackson… (Fin.) Né trop vieux dans un monde encore plus vieux, Michael Jackson donnait d'abord l'impression d'un James Brown nain, un Mini-moi hypersexuel capable de chanter des chansons d'adulte à huit ans (I want you back) et de crier comme un mâle en rut sur des pas de danses d'une complexité inouïe. La nature est policière. En offrant sa vieillesse prématurée à ces vautours d'adultes, il délivrait alors le monde du chagrin de l'enfance perdue. Tristesse de Michael Jackson. Et en essayant, comme il le fait depuis vingt ans, de retourner dans l'état d'enfance fantasmée pour échapper au prix de ce sacrifice simulé, au sein de cette quête pathétique et émouvante de recréation totale et sans cesse déniée avec le ton imbécile d'un Warhol (« combien d'opérations déjà ? - Euh, deux… Non, trois : non, aucune ! »), les critiques de ces odieux adultes « responsables » glissent comme du savon. Michael Jackson a raison contre eux même s'il a profondément tort sur le fond. Seuls Frank Zappa (sur Why don't you like me ?) et les Residents, au sein de cette parabole de Disfigured Night, ont un regard assez pur et assez cruel, assez juste pour percer le cœur torturé de cette first lady de Jackson et faire de sa volonté universalisante l'expression passionnée et fascinante d'une pathologie singulière. Michael Jackson n'est pas drôle : c'est quelque chose au bord du suicide. Finalement, le combat est bien là et les Residents ont raison de s'y tenir. De la même manière que Walt Disney avait capturé l'énergie de Lewis Carroll et appauvri sa pensée dans son dessin animé Alice in Wonderland, Michael Jackson a opéré un véritable rapt sur l'héritage des Beatles, sur l'art de l'enfance. Et, dans l'imaginaire pièce de Shakespeare qui se joue dans le monde musical moderne, les Residents s'en sentent les héritiers légitimes, les vrais descendants des rois de la pop, les princes destitués des Fab Four. Michael Jackson et eux sont les deux phénomènes les plus extrêmes de l'histoire musicale-commerciale des trente dernières années, les deux plus parfaits adversaires car ils parlent de la même chose : le deuil, l'isolement, la régression et la dénégation, et visent le même monde : celui où les solitaires se réunissent librement, sans hiérarchie, et sans avoir besoin d'appartenir à aucune communauté, sous le signe de la licorne. Mais leurs deux royaumes sont incompatibles. L'issue de ce combat cosmique, nul ne le connaît. Mais toute âme solitaire se sait infiniment plus proche, en l'idée comme en la forme, des terribles visions, singulières, parcellaires, anti-synthétiques, des Residents que du paradis sous perfusion si onéreux et si vain de notre cher Jackson. Michael Jackson est seul à être seul, son enfance ne concerne que lui ; mais les Residents, sans figures, défigurent chacun, rendent tout homme seul, et rappelle à chacun son « freak » intérieur, celui qui doit hurler et pleurer jusqu'à rire de ses propres larmes et rencontrer l'outre-humain qui est son seul devenir. Nous sommes quelques uns aujourd'hui à attendre avec rage leur silencieux empire. Kebous from H.D.L
C’est vraiment pas mon groupe préféré mais c’est sans doute celui que j’ai le plus vu en concert, très souvent malgré moi, d’autre fois en première partie d’artistes (comme ce concert en première partie de Pigalle avec Chick à Bordeaux, la veille de mon service militaire). Et puis quelques temps plus tard j’ai fait la connaissance de Kebous enfin Laulo et Pepito et puis après on arrive pas à trouver ça nul. C’est nul l’amitié… En tous les cas si vous le pouvez, allez voir Kebous en concert, s’il passe près de chez vous, ne le ratez pas, vous aimerez ou vous détesterez mais ça ne devrait pas vous laisser tiède. "En 2004, ils enregistrent un six titres live Hardcore Trobadors avec le groupe 17 Hippies. Leur énergie se manifeste sur scène avec une tournée de près de trois mois avec notamment les Francofolies de la Rochelle ... En 2005, les HDL sortent un live issu de la tournée de Ouest Terne reprenant les chansons qui leurs étaient chères. Les HDL réservent au voyage une grande priorité. En 2000, ils commencent par le continent africain avec pas moins de six états (Gabon, Cameroun, Congo, Tchad, Guinée Equatoriale). Cette expérience d'un mois leur donne l'envie de continuer à passer les frontières. Ils se remettent sur les routes pour une semaine au Japon avec une rencontre particulière : un groupe russe ! Cette rencontre avec le groupe Tequila Jazz, de St Petersbourg leur offre l'opportunité de tourner en Russie en juillet 2003. Depuis cette rencontre, les deux groupes sont toujours restés très proches ce qui permet aux HDL de tourner en Russie au moins une fois par an. L'Australie, c'est le grand voyage des HDL. Trois tournées (2002, 2003, 2004) qui leur ont permis de se faire connaître et de participer à une compilation intitulée FRANCE distribuée en Australie, Nouvelle Zélande et Asie. Leur musique a été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme. Au vu de ce succès, les HDL sortent une compilation des meilleurs titres du Café des jours heureux et de la Belle Affaire. Ils participent à 17 concerts dont le WOMAD à Adélaïde. Les Hurlements ont joué dans d’autres pays : le Canada (2001), tous les pays d'Europe de l'Est seul ou avec la tournée Un air Deux Famille, la Syrie pour une dizaine de jours puis à Beyrouth. En septembre 2005, ils enregistrent leur nouvel album (le 6ème) dont la sortie est fixée pour début mars 2006. A cette occasion, ils démarrent une tournée en Allemagne, France, Australie, Russie. Laulo (chant), Olivier (piano), Rimbo (clarinette, flûte traversière, sax) Une confidence amorcée par l'image : à poil, sans le paravent d'un groupe, Laulo Kebous ouvre la malle aux secrets. "J'ai bien changé" chante-il en ouverture de son premier enregistrement. Un piano fait des claquettes et sa voix reconnaissable entre mille délivre, sans fard ni fausse pudeur. Mais qu'est-ce qui a bien pu changer Laurent ? A coup sûr, l'expérience, cette richesse qui rend les artistes plus puissants, plus forts, plus fragiles aussi. En dix ans, Kebous a sillonné le monde avec les Hurlements d'Léo, chanté sur tous les continents, déjà publié cinq albums et enregistré le prochain, à paraître début 2006. Un (déjà long) parcours musical autant qu'une aventure humaine. Avec une aptitude rare à conjuguer exubérance et sincérité. C'est vers l'intimité que Kebous choisit ici d'orienter la lumière. Celle des amours déçues ou enflammées, de la colère contenue puis évacuée. Une lumière précieuse comme les étincelles jaillissant du choc de l'assurance et de la frustration, les deux silex de sa poésie secrète. La musique des mots chantés par Laulo résonne comme un carillon auquel il a suspendu ses tourments et ses joies, ses blessures et ses espoirs. Qu'il réinvente quelques titres des Hurlements (le récent "Kaléidoscope" ou l'ancienne "Malle en mai") ou qu'il s'approprie l'errance ivre du parrain Miossec ("Recouvrance"), Kebous expose son monde, s'affirme en ex-jeune homme devenu un homme jeune, et se découvre ainsi une nouvelle liberté. Les sept titres mis en boite avec la complicité de Romain Humeau (dont il reprend "Beauté du diable") sonnent comme une belle promesse. Celle faite par un artiste comme on les aime : authentique, généreux et entier. Défenseur d'un monde plus juste et pourfendeur de la connerie humaine, Kebous n'a pas changé : il a grandi : "J'ai pas changé de fusil, j'ai juste changé d'épaule " : nous voila rassurés. "J'ai changé mais au fond, je suis resté le même / Question de dimension, j'ai changé de problèmes" : nous voila impatients d'entendre la suite. (1) "Le café des jours heureux" (1998), "La belle affaire" (2000), "Un air deux familles" (2001, avec les Ogres de Barback), "Ouest Terne" (2003) et "HDL Live" (2005). Kebous est le trio composé de Laulo, Olivier et Rimbo. Leur tour de chant à travers la france continu, on les retrouve sur divers lieus de concert tel qu'au Krakatoa (33) pour une soirée haute en couleurs avec des invités comme The Garcons, Patrice Caumon et Romain Humeau. Je n'en dirai pas plus mais quelques surprises vous attendent pendant cette soirée. Le cd Kebous est disponible à Paris au Zic Zinc (Rue St Maur) ou par correspondance en envoyant un chèque de 8€ à l'ordre de Magali Pautis - 48 rue de Sauternes 33800 Bordeaux. Pour les bordelais, il est aussi disponible à la fnac rue Ste Catherine, au café des jours heureux et au local. Le mardi 13, mercredi 14 et jeudi 15 décembre à Bordeaux - atelier de vitrail Versicolor, 5 rue Ausone (près de la porte Caillau) avec Patrice Caumon. (Le Versicolore est un petit lieu ambiance cabaret, réservation en appelant le 0674572998) Le vendredi 16 décembre à Miramont de Guyenne - Centre culturel Le samedi 17 décembre à Toulouse avant Les - Halle aux Grainsmercredi, décembre 14, 2005
Breaking news.
La chaise électrique a été inventée par un dentiste. Les ours polaires sont gauchers. Les escargots peuvent dormir trois ans. De la naissance à la mort, les yeux ne changent jamais de taille. Les femmes clignent des yeux deux fois plus souvent que les hommes. En général les gens craignent plus les araignées que de mourir. En moyenne chaque année dans le monde 100 personnes meurent étouffés par leurs stylo. En 10 mn un ouragan produit plus d’énergie que toutes les armes nucléaires combinées. 35% des gens qui utilisent des agences de rencontre sont déjà mariés. Un orgasme dure 4 secondes, dans une vie ça fait 20 jours d’orgasme. Le sperme part à 45km/heure (ton sperme double Amstrong). Nous avons en moyenne 7200 éjaculations dans une vie. Chaque éjaculation contient 3.5 ml soit (dans une vie) en moyenne 16.8 bouteilles de coca. Il faut 365 éjaculations pour remplir une bouteille de coca. Dans une éjaculation il y a 80 millions de spermatozoides, plus d’habitants qu’en France. Dans une goutte de sperme, il n’y a pas que des spermatozoides mais aussi de l’eau, du calcium, de la vitamine B12, du Zinc. La distance parcourue d’un spermatozoide pour aller jusqu'à l’ovule est de 8 cm. Il est impossible de lécher votre coude. Un crocodile ne peut sortir sa langue. Le cou d'une crevette est logé dans sa tête. Une étude sur près de 200 000 autruches, pendant plus de 80 ans, ne rapporte aucun cas où on aurait vu une autruche mettre la tête dans le sable. Les porcs ne sont physiquement pas capables de regarder le ciel. Plus de 50% des gens, à travers le monde, n'ont jamais fait ou n'ont jamais reçu d'appels téléphoniques. Les rats et les chevaux ne peuvent vomir. Si vous éternuez trop fort, vous pourriez vous casser une côte. Il existe un site consacré à l’art de mettre son doigt dans son nez. Si vous tentez de retenir un éternuement, vous pourriez causer le bris d'une veine au cerveau ou dans votre nuque et mourir. Le briquet a été inventé avant l'allumette. À travers le monde, 23% des problèmes aux photocopieurs sont causés par des gens qui s'assoient sur l'appareil pour photocopier leur derrière. Pendant la durée moyenne d'une vie, une personne qui dort avalera 70 insectes et 10 araignées. La plupart des "rouges à lèvres" contiennent des écailles de poisson. Comme les empreintes digitales, l'empreinte de la langue est différente chez chaque personne. Et 75% des gens qui lisent ceci auront tenté de lécher leur coude. A l'origine, le Coca-Cola était vert. Il y a chaque jour plus de billets imprimés pour le Monopoly que pour le Trésor US. Les Hommes peuvent lire une plus petite écriture imprimée que les Femmes, par contre les Femmes entendent mieux. Pourcentage du continent africain encore sauvage : 28% Maintenant écoutez ça : pourcentage du continent nord-américain encore sauvage : 38% Les plus jeunes parents au monde avaient 8 et 9 ans et vivaient en Chine en 1910. Le plus jeune Pape était âgé de 11 ans. Sur tous les jeux de cartes, les 4 Rois représentent les 4 Grands Rois de l'Histoire : Pique : le Roi David / Trêfle : Alexandre Le Grand / Coeur : Richard Coeur de Lion / Carreau : Jules César. 111.111.111 x 111.111.111 = 12.345.678.987.654.321. Lorsque vous croisez une statue équestre dans un parc, si le cheval a ses 2 jambes avant en l'air, le personnage représenté est mort au combat. Si une jambe est en l'air, le personnage est mort des suites de blessures reçues au combat. Si les 4 jambes sont au sol, le personnage est mort de causes naturelles (pas au combat). Au passage, le cheval a des jambes, et non des pattes. Qu'est-ce qui se produit le plus au mois de Décembre que dans n'importe quel autre mois ? la conception. Si on épelle tous les nombres en anglais (one, two, three, four, ...) jusqu'où faut-il aller pour trouver la lettre A ? 1000 (one thousAnd). Qu'ont en commun les gilets pare-balle, les escaliers de secours, les essuie-glace, les imprimantes laser ? Tous ont été inventés par des femmes. Quel est le seul aliment qui ne se gâte pas ? Le miel. Une coutume vieille de 4000 ans, à Babylone, voulait que pendant le mois qui suivait un mariage, le père de la mariée devait offrir à boire à son beau-fils autant de "mead" qu'il pouvait. Le "mead" était une bière à base de miel et comme le calendrier était basé sur les cycles lunaires, cette période était appelée le mois du miel et d'où de nos jours : la Lune de Miel. Sous l'Ancienne Angleterre, si on n'était pas membre de la famille royale, on ne pouvait pas avoir de relations sexuelles sans l'accord du Roi. Pour avoir un bébé, il fallait demander audience auprès du Roi, qui vous remettait un panneau à clouer sur votre porte pendant le rapport. Sur le panneau était écrit F.U.C.K. pour Fornication Under Consent of King. Vous connaissez maintenant l'origine de ce mot. Les Ecossais ont inventé un jeu il y a des années : Gentlemen Only, Ladies Forbidden (Reservé aux Hommes, Interdit aux Femmes)... G.O.L.F. Les papillons goûtent avec leurs pieds. Les éléphants sont les seuls animaux qui ne peuvent pas sauter. L'urine de chat brille sous "lumière noire". L'oeil d'une autruche est plus gros que son cerveau. L'étoile de mer n'a pas de cerveau. Les ours polaires sont gauchers. Les humains et les dauphins sont les seules espèces animales à avoir des relations sexuelles pour le plaisir. En moyenne, les gens ont plus peur des araignées que de la mort. Le muscle le plus puissant du corps humain est la langue. Il est impossible d'éternuer avec les yeux ouverts. Vous ne pouvez pas vous tuer en retenant votre souffle. Les américains mangent en moyenne 9 hectares de pizza tous les jours. Chaque fois que vous humectez un timbre, vous consommez 1/10 de calorie. Saviez vous que vous avez plus de chances d'être tué par un bouchon de champagne que par une araignée venimeuse ? En moyenne, les droitiers vivent 9 ans de plus que les gauchers. Un crocodile ne peut pas sortir sa langue de la gueule. Les ours polaires sont gauchers. Le poisson-chat a plus de 27000 papilles gustatives, ce qui fait de lui l'animal qui a le plus de papilles gustatives. La puce peut sauter 350 fois la longueur de son corps, c'est comme si un humain sautait la longueur d'un terrain de foot. Les étoiles de mer n'ont pas de cerveau. L'escargot possède 7 neurones et 14000 dents. Si vous en avez d'autres, je suis preneur.
Jad Wio.
Tout le monde s’en branle mais 2006 sera l’année du grand retour de Jad Wio, ils passeront par Bordeaux et Toulouse et moi je suis content m’en faut pas beaucoup vous savez… "Extravagance et métamorphoses, artifice et jeux de miroirs, sexe et rock and roll : voilà un peu plus de vingt ans que Denis Bortek met en scène ses obsessions très particulières au sein de Jad Wio. En 2005, la singularité demeure : il est plus que jamais ce dandy excentrique et hors normes qui cultive comme personne ses marottes sulfureuses et ses étranges penchants. Ceux qui l’ont vu, clone électrique de Pierre Molinier en talons aiguille, corset, porte-jarretelles et bas lors des derniers concerts parisiens savent que toutes les audaces lui sont toujours permises. Des origines à aujourd’hui, bref survol de l’histoire de Jad Wio – flash-back et futur en ligne de mire. Bortek invente Jad Wio à l’aube des eighties. D’un projet de roman il retient le personnage principal – Jad Wiolensky – dont il abrège le nom et revêt le masque. Une première cassette très confidentielle autoproduite en solo, L’un Seul, est distribuée avant que le groupe ne trouve son équilibre avec l’entrée en lice de Kbye : Jad Wio sera une hydre à deux têtes. Dès les premiers concerts – 1983, 1984 : guitares, voix, bandes et machines – le duo impose son style peu commun (en France) et ameute hordes batcave et oiseaux électriques en tout genre. Obsession pour le bizarre et pour les marges : d’emblée Jad Wio est un groupe inclassable. Entre 1985 et 1986 sortent trois maxis – The ballad of Candy Valentine, Colours in my dreams et Aubade à Simbad – que l’on trouve réunis sur Cellar Dreams, anthologie de Jad Wio première époque. S’y mêlent, dans les relents cold & dark d’alors, fascinations rock and roll et réminiscences orientales. Sans relâche, Jad Wio s’exhibe sur toutes les scènes de France et – à l’étroit dans l’Hexagone, ils chantent essentiellement en anglais – à travers toute l’Europe. Des expériences qui inspirent les ambiances et le thème du disque à venir : Contact. Celui-ci paraît en 1989, sous une pochette d’après un photomontage de Pierre Molinier. Premier véritable album, il donne à Jad Wio ses lettres – S.M. – de noblesse. C’est une virée dans un demi-monde interlope que Bortek & Kbye orchestrent en une grande mêlée où se rencontrent fétichisme, bondage et sexe équivoque. Avec, cette fois, des textes en français. Contact est un manifeste pervers et délicieux fidèle à ces trois principes : sexe, rock and roll et sens de l’esthétique. Le duo se mue en groupe à part entière pour porter sur scène les thèmes salaces du disque : avec Nicolas Mingot d’abord puis Alice Botté à la guitare, Gangster à la basse et Charlie Doll à la batterie, Jad Wio promène partout son peep-show hot et sexy et marque sérieusement les esprits… au point qu’aujourd’hui encore l’estampille sado-masochiste colle à la peau du groupe. Pourtant, dès 1992, l’esthétique SM cède le pas à une rêverie cosmique et romantique aux accents swedenborgiens : c’est Fleur de Métal, réalisé sous la houlette électro-pop et délicate de Bertrand Burgalat. On pénètre dans ce disque comme en un boudoir de science-fiction dans lequel nous est contée – en français, toujours, et à mots très choisis – la quête interstellaire d’une chimère de l’espace… d’un amour idéal, d’un Yage. Bortek créé pour la tournée un spectacle total, extravagant et plein d’audace où intimisme, narcissisme, onirisme, exhibitionnisme et transformisme règnent en maîtres : soutenu par ses acolytes costumés et perruqués façon Warhol – Christophe Kbye, Alice Botté et les nouveaux venus Arnaud Dieterlen à la batterie et Serge Cortin à la basse – il incarne son Beatnik de l’Espace en digne héritier des sex stars du glam rock. Des backrooms terrestres aux bordels de l’espace, il n’y a pas loin : les concerts et leur débauche d’artifices sont là pour le rappeler. Un album live, Cosmic Show, témoigne du succès de l’entreprise… mais sans Kbye, qui quitte le groupe fin 1992. 1995 voit surgir Monstre-toi, troisième volet du triptyque commencé avec Contact. Bortek y développe un de ses thèmes fétiches : les freaks. Dans sa galerie des horreurs très personnelles, vampires, zombies et morts-vivants mènent une danse où se mêlent sensibilités anglo-saxonnes et continentales, où les travestis, déviants et monstres divers du Berlin décadent de Weimar croisent ceux du rock électrique, ambigu et outrageux. C’est Le Baron – homme-orchestre mystérieux et nouvel alter ego de Bortek – qui compose et arrange la bande-son de ce bal des monstres. Des shows fantasques et théâtraux comme jamais mettent en scène le cauchemar, entre Screamin’ Jay Hawkins, Alice Cooper et Rocky Horror Picture Show. Too much, too soon ? En 1996, Jad Wio fait partie – en France – des derniers tenants d’une esthétique glamour et raffinée… que les foules hexagonales ne semblent alors pas prêtes à admettre. Le temps est venu pour Bortek de mettre en sommeil l’aventure jadwiesque. Hormis quelques shows à tendance électro en 2001, avec Christophe Schwob aux machines, Jad Wio s’efface. Jusqu’au printemps 2004 : deux shows inespérés – et sold out – à la Boule Noire scellent les retrouvailles et démontrent que le groupe n’a pas disparu des mémoires. La machine est remise en branle. En décembre, sur la scène du Point Ephémère, Bortek dévoile le Jad Wio du nouveau millénaire, célèbre le grand retour de Kbye au sein du groupe et présente les nouveaux musiciens : Tristan Abgraal à la guitare, Fred Bellaïche à la basse et Louko à la batterie. Le nouvel album, Nu Clé Air Pop, est enfin prêt à sortir avec, pour le défendre, un électro-cabaret, glam rock show. Et l’évidence est là que Jad Wio, plus atypique que jamais, n’a rien perdu de son incomparable prestance ni de sa magie. Quelques Garo.
Repetto.
Fascinante saga de la chaussure Repetto. Pour les hommes Repetto c’est la chaussure blanche de Serge Gainsbourg (ultra culte) et pour les filles c’est la ballerine si "fashion" cette saison… "Bien avant de chausser les pieds de nos contemporaines férues de mode, les ballerines Repetto étaient avant tout des chaussons de danse, créés dès 1947, par Rose Repetto, à la demande de son fils, le danseur Roland Petit. En 1947, Rose Repetto fabrique ses premiers chaussons de danse pour son fils, Roland Petit. Et devient une référence à l'Opéra comme dans le show-biz. "On ne peut pas parler de Repetto sans évoquer Rose Repetto." C'est Brigitte Lefèvre qui parle, directrice de la danse à l'Opéra de Paris. Ancienne élève elle-même de l'Ecole de danse de l'Opéra, elle se souvient avec émotion de l'achat de ses premiers chaussons, alors qu'elle n'était même pas encore petit rat. "Nous sommes montées avec ma mère au sixième étage d'un immeuble de la rue de la Paix, tout près de la place Vendôme. C'est là , dans une chambre de bonne, que j'ai rencontré Rose Repetto. Pénétrer dans cet atelier de fabrication de chaussons pour les danseurs de l'Opéra Garnier avait quelque chose de magique : j'avais l'impression d'accomplir une sorte de rite initiatique, d'être intronisée dans un cercle. A l'époque, Rose Repetto devait avoir la quarantaine, ce qui, du haut de mes 8 ans, me paraissait un âge canonique. J'étais terrorisée par cette femme extraordinaire." Géniale, magique, tels sont les adjectifs invariablement employés pour qualifier la créatrice d'une marque dont le nom résonne comme celui de Gepetto, le cordonnier qui donna vie à Pinocchio. Nom capable d'accomplir des merveilles, donc, et qui, aujourd'hui encore, évoque la danse dans tout ce qu'elle peut avoir de féerique, d'aérien. C'est en 1947, après avoir tenu un bistrot à Montmartre, que Rose Repetto, milanaise d'origine, ouvre son atelier de chaussons de danse dans la fameuse chambre de bonne. Elle n'est pas danseuse, mais elle a un fils, Roland Petit, qui a fait de cet art son métier. Le jeune homme (il a 23 ans) a demandé à sa mère de lui confectionner une paire de chaussons. Rose Repetto s'exécute en imaginant un procédé de fabrication qui fera des traditionnelles demi-pointes et autres pointes un véritable gant pour le pied. Tâchons d'être clair : le "cousu-retourné ", et c'est l'un des nombreux coups de génie de Rose, consiste à coudre la partie chaussante en cuir souple sous la semelle (et non pas l'inverse, comme il est d'usage dans la fabrication des chaussures), puis à retourner le cuir comme une chaussette, afin de maintenir le pied tout en lui donnant un maximum de confort. La preuve : on peut enrouler un chausson Repetto comme une feuille de papier. Mais ce savoir-faire ne suffit pas à expliquer le succès d'une maison qui connaît quelque trente années de parfaite santé financière et son installation dans le club des marques cultes. Pour mieux comprendre la magie Repetto, revenons à Rose, cette femme qui impressionna tant Brigitte Lefèvre : "Je me souviens de la première fois où elle m'a dit : "Bonjour, Brigitte !" Un moment essentiel. La sensation d'être entrée dans une famille d'artistes." La mère de Roland Petit accorde, en effet, une attention toute particulière aux danseurs et, grâce à la qualité de ses relations avec eux, accompagne, voire précède, l'évolution même de leur travail. Très vite, la maison Repetto prend ainsi en compte tous les styles, du classique au contemporain... Mais c'est une autre Brigitte qui, en 1956, alors qu'elle fait ses premiers pas dans le cinéma aux côtés de son mentor Roger Vadim, va donner à Repetto la juste dose de paillettes nécessaire pour métamorphoser la marque d'un fabricant spécialisé en un mythe discret d'élégantes branchées. La place de Brigitte Bardot n'a rien d'incongru ici puisque, avant d'être actrice, elle est danseuse et cliente de la maison de la rue de la Paix. Elle fait appel aux talents de Rose pour lui inventer une ballerine de ville, idéale aussi pour exécuter le torride mambo d'Et Dieu créa la femme. La ballerine Cendrillon, réalisée en rouge carmin pour le film de Vadim, devient vite l'accessoire indispensable des jeunes filles en robes vichy. Quelques années plus tard, c'est toujours en ballerines Repetto que les petites soeurs de ces jeunes filles perfectionneront leurs premières passes de rock'n'roll. "La ballerine, c'est une chaussure spéciale, très plate, mais qui donne une très jolie démarche », explique le couturier Azzedine Alaïa. En 1987, ne faisait-il pas défiler Naomi Campbell, alors jeune danseuse, avec les pointes noires de la célèbre maison pour accompagner une robe d'inspiration tutu ? A la fin des années 60, son amie Arletty, qui est aussi une de ses muses en matière d'élégance, portait déjà , quant à elle, les justaucorps noirs de Repetto. "Arletty ne supportait pas les chemisiers, elle me disait que c'était la fête à Neuneu !" raconte Alaïa. Lui-même n'a pas échappé à la tendance Repetto, puisqu'il porta longtemps l'autre grand classique de la maison, créé par Rose pour sa propre belle-fille, Zizi Jeanmaire : les fameuses Zizi à lacets, confectionnées dans un cuir aussi doux que celui d'un chausson... Gainsbourg Serge, lui aussi, pendant trente ans, ne porta que des Zizi, et Nougaro, et Voulzy, et même M ou Diam's. C'est aussi à ses Zizi de daim noir qu'on reconnaît Jean-Marc Gaucher, nouveau patron de la maison Repetto. Un peu l'homme de la dernière chance, quand il rachète l'affaire en 1999, après avoir présidé à la destinée de Reebok France. Depuis les années 80 - et la mort de Rose Repetto -, la maison est passée de banques en fonds d'investissement, et s'étiole doucement. Témoin, la boutique rue de la Paix, qui, à cette époque, ressemble plus à une échoppe poussiéreuse qu'à la caverne d'Ali Baba décrite par Brigitte Lefèvre. La Cendrillon, si sexy sur les pieds de Bardot, est devenue une chaussure "pour pieds sensibles". Traduction : une clientèle de vieilles dames. Les débuts de Jean-Marc Gaucher sont pour le moins difficiles, puisque, trois ans après avoir racheté, il dépose le bilan. Mais c'est pour proposer un plan de restructuration qui sera finalement accepté par le tribunal de commerce. Les salariés de l'usine de Saint-Médard-d'Excideuil, dans le Périgord, peuvent souffler. Enfin, pas tous : entre 1999 et 2005, leur nombre est passé de 126 à 80. Un quart des effectifs, quand même, sera ainsi remercié pour relancer l'entreprise. Jean-Marc Gaucher est certes homme d'affaires, mais pas seulement. On le sent, quand il parle de Repetto, conscient du mythe et plein de respect pour la marque. D'abord dans sa volonté de privilégier toujours la danse et sa pratique. Il travaille par exemple à faire disparaître le bruit des pointes quand elles frappent la scène ; et à donner le plus de confort possible à ces pieds de danseurs martyrisés. Pour rendre son lustre à l'entreprise, il s'est ensuite plongé dans le patrimoine maison. Pas facile quand on n'a pas d'archives. "J'essaye de les reconstituer petit à petit. Je peux d'ores et déjà faire une croix sur les formes (1), tout a été distribué aux ouvriers. Mais j'ai retrouvé la forme originale des fameuses Zizi - qu'on avait perdue - chez un détaillant japonais !" Au Japon, justement, Jean-Marc Gaucher approche le couturier Issey Miyake pour lui proposer d'inventer une Cendrillon Miyake. Rapprochement malin puisque Miyake a longtemps travaillé avec le chorégraphe américain William Forsythe... Sollicités à leur tour, Yohji Yamamoto et Comme des garçons inventeront une Cendrillon dorée et une paire de Zizi lamées. Autant de collaborations haut de gamme et discrètement luxueuses qui réinstallent la marque dans l'univers de la mode. Pour l'instant, les résultats donnent raison à Jean-Marc Gaucher : le chiffre d'affaires augmente de 20 % en 2004. Après les sacs polochons inspirés des fourre-tout des danseurs de ce printemps, l'automne 2005 verra arriver la première collection de prêt-à -porter pour fillettes. Un doux et rosé mélange de tutus de ville, de ballerines à rubans de soie, de cache-coeurs douillets qui devrait faire des heureuses chez les adeptes de princesses. "La première fois que j'ai vu le stand Repetto aux Galeries Lafayette, ça m'a fait un choc ! explique Brigitte Lefèvre. Repetto n'était plus un lieu d'initiation magique : c'était devenu un magasin." La maison, qui devrait bientôt fêter son 60e anniversaire, aurait-elle perdu son âme en échange de la réussite ? Les puristes en semblent convaincus. A ceux-là , on rappellera la triste fin de la maison de couture de Mme Grès, magistrale technicienne du drapé, à la fin des années 80, dont les archives et le fonds finirent dans une benne à ordures, rue de la Paix, quasiment en face de la boutique Repetto... Ce qui est certain, c'est que la maison va mieux, que la marque perdure, et une partie du mythe avec elle. Alors l'avenir de la maison Repetto est plutôt dansant, non ? En 1956, la ballerine devient objet de fantasmes aux pieds de Brigitte Bardot. A sa demande, Rose Repetto crée une ballerine à talon rouge carmin, pour les besoins du film Et Dieu créa la femme. La Cendrillon est née et devient rapidement l'emblème de la mode des sixties. Plus tard, Serge Gainsbourg et une partie de la scène française adoptent le chausson de jazz baptisé Zizi, en l'honneur de Zizi Jeanmaire. Mais en 1980, l'arrivée des baskets et l'avènement de la working girl ringardise la marque. Un déclin précipité par le décès de Rose Repetto. Danse et grand public mettent leurs chaussures au placard. En 1999, Jean-Marc Gaucher rachète une marque à la limite de la date de péremption. Pour "déringardiser" la marque, le cap est mis sur la mode.La maison embauche des stylistes en France et aux Etats-Unis pour créer des chaussures tendance, sans s'éloigner de l'univers de la marque. La maison fait parler d'elle et touche un nouveau public, plus jeune. La ballerine est de nouveau à la mode, elle parade même sur les podiums. En 2004, la marque affiche 10 millions d'euros de chiffre d'affaires et s'apprête à fêter la production de sa millionième ballerine. Les ballerines Repetto seront à la mode cette saison. Les modèles classiques sont revisités façon dorures et paillettes par les designers japonais Kenzo et Comme des Garçons (310 €). Chaussons de danse et de cabaret, ils ont déjà par le passé chaussé les pieds de nombreuses stars. On se souvient notamment des "Zizi" qui ne quittaient jamais Gainsbourg et qui reviennent aujourd'hui au pieds de Benabar, Renaud, M..retravaillées par Yohji Yamamoto (310 €)Pierre Richard.
Tiens la jaquette du DVD de la chèvre est déssiné par Moebius (tu savais ça Gino ?) Pierre Richard revient à la comédie avec le film le cactus, et je suis vachement content. "Acteur et metteur en scène français, né le 16 août 1934 à Paris. Il fait ses études à Valenciennes où il obtient son Baccalauréat. De retour à Paris, il est tenté par le théâtre et suit des courts d'art dramatique au Centre Dullin et chez Jean Vilar. Il débute au théâtre sous la direction d'Antoine Bourseilier en jouant des pièces de Mrozeck, participe à un spectacle Baudelaire et crée, au théâtre La Bruyère, "Les Caisses, qu'est-ce ?", de Bouchaud et "Un Parfum de Fleur", de Saunders.On le voit dans les cabarets du Quartier Latin, à 1'"Écluse", à la "Galerie 55" et surtout au "Cheval d'Or", où il reconnaît avoir véritablement appris son métier : "Le cabaret et le music-hall, dit-il, sont les meilleures écoles du monde. Danny Kaye et Jerry Lewis ne me contrediront pas". C'est là où se produisent alors, pour la première fois, Jacques Fabbri, Jean Yanne et Jacques Dufilho. Pierre Richard présente les premiers sketches qu'il compose avec Victor Lanoux, au cours de la première partie du spectacle Georges Brassens, à "Bobino".Au cours des années soixante, il participe à des émissions télévisées de variétés de Jean-Christophe Averty et Jacques Rozier. Il débute au cinéma en 1967. Yves Robert le remarque et l'engage pour ALEXANDRE LE BIENHEUREUX.Il faut attendre 1970 et LE DISTRAIT - imaginé avec André Ruellan - interprété et réalisé par lui-même, pour que son talent soit reconnu. L'année suivante, il écrit avec André Ruellan, d'après une idée de Roland Topor, LES MALHEURS D'ALFRED, qu'il joue et met en scène, puis c'est le succès du GRAND BLOND AVEC UNE CHAUSSURE NOIRE qui impose définitivement auprès du grand public son personnage de rêveur, lunaire et bondissant. La décade 70 avait certes révélé un acteur comique au ton et au talent originaux, mais elle avait vu aussi s'affirmer un réalisateur soucieux de marquer au sceau de sa personnalité scénario et images de chacun de ses films. En revanche, dans les années 80, le cinéaste s'efface : "Mettre en scène ne m'amusait plus. Mon cinquième film (C'EST PAS MOI C'EST LUI...) n'était pas meilleur que le quatrième (JE SUIS TIMIDE...) lequel n'était guère mieux que le troisième (JE SAIS RIEN...). Je me suis dit : tu te complais dans la superficialité. Si tu dois faire un nouveau film pour l'ajouter sur ta filmo, c'est pas la peine !" (in "Télérama", 13/2/91). Pierre Richard ne signera aucun film au cours de cette décade, préférant confier le soin de faire rire le public avec sa silhouette d'hurluberlu timide et distrait à des spécialistes. Gérard Oury, par exemple, qui le dirige en avocat calamiteux d'un truand en cavale (Victor Lanoux) dans LA CARAPATE, ou en comédien minable pris pour un tueur dans LE COUP DU PARAPLUIE. Ou encore Francis Veber qui lui avait donné dans LE JOUET (1976) un de ses meilleurs rôles et l'associera à Gérard Depardieu pour donner au cinéma français trois de ses plus grands succès, LA CHÈVRE, LES COMPÈRES, LES FUGITIFS : en comptable timoré, en instituteur idéaliste et en père maladroit, Pierre Richard y affrontait les aventures les plus rocambolesques avec sa légendaire inconscience : "C'était une période formidable : on était très liés, on travaillait, on produisait ensemble. Le jour où Veber est parti aux U.S.A., je me suis senti perdu... Je ne trouvais plus de bonnes comédies à tourner" (ibid). Dès lors, le comédien espace ses apparitions à l'écran, rêvant d'un rôle dramatique où révéler, comme Coluche dans TCHAO PANTIN, une autre face de son talent. Teint en brun, barbu, redingote noire et chapeau haut de forme, "avec MANGECLOUS. Même tentative de renouvellement avec BIENVENUE A BORD ! : il y incarne un auto-stoppeur insolite et collant qui martyrise l'automobiliste (Martin Lamotte) qui l'a recueilli : succès d'estime mais son public habituel est resté... au bord de la route ! A l'évidence, Pierre Richard brûle de repasser derrière la caméra. Déjà , en 1987, il avait produit et réalisé, à Cuba et en Amérique Latine, un document sur Che Guevara. Montré à la télévision, cet essai très personnel confirmait l'intérêt du comédien/cinéaste pour ce qui, dans le monde, bouscule les idées reçues, les certitudes politiques et désigne, en même temps qu'un malaise, social ou racial, les voies à explorer pour tenter d'y remédier dans ON PEUT TOUJOURS REVER. Grisonnant, ridé, parfois odieux en puissant homme d'affaires, Pierre Richard s'y montre pathétique lorsqu'il reprend goût à la vie au contact de Rachid (Smaïn), cet ami dont il n'aurait osé rêver. 1967 - Alexandre le bienheureux (Yves Robert)1967 - Un Idiot à Paris (Serge Korber)1968 - La coqueluche (Christian-Paul Arrighi)1970 - Le distrait (Pierre Richard)1971 - Les Malheurs d'Alfred (Pierre Richard)1971 - Térésa (Gérard Vergez)1972 - Le Grand Blond avec une chaussure noire (Yves Robert)1973 - La raison du plus fou est toujours la meilleure (François Reichenbach)1973 - Juliette et Juliette (Remo Forlani)1973 - Je sais rien mais je dirai tout (Pierre Richard)1973 - Un nuage entre les dents (Marco Pico)1974 - Les naufragés de l'ile de la tortue (Jacques Rozier)1974 - Trop c'est trop (Didier Kaminka)1974 - La moutarde me monte au nez (Claude Zidi)1974 - Le Retour du grand blond (Yves Robert)1975 - La course a l'échalotte (Claude Zidi)1976 - On aura tout vu (Georges Lautner)1976 - Le Jouet (Francis Veber)1978 - La Carapate (Gérard Oury)1978 - Je suis timide, mais je me soigne (Pierre Richard)1980 - Le Coup du parapluie (Gérard Oury)1980 - C'est pas moi c'est lui (Pierre Richard)1981 - La Chèvre (Francis Veber)1983 - Les Compères (Francis Veber)1983 - Un chien dans un jeu de quille (Bernard Guillou)1984 - Le Jumeau (Yves Robert)1984 - Tranches de vie (Francois Leterrier)1985 - Les Rois du gag (Claude Zidi)1986 - Les Fugitifs (Francis Veber)1988 - Mangeclous (Moshé Mizrahi)1988 - A gauche en sortant de l'ascenseur (Édouard Molinaro)1989 - Bienvenue à bord (Jean-Louis Leconte)1990 - Promotion canapé (Didier Kaminka)1991 - On peut toujours réver (Pierre Richard)1992 - Vieille Canaille (Gérard Jourd'hui)1993 - La Partie d'echecs (Yves Hanchar)1993 - La Cavale des fous (Marco Pico)1996 - Les Mille et une recettes du cuisinier amoureux (Nana Djordjadze)1997 - Droit dans le mur (Pierre Richard)2000 - L' Eté de mes 27 baisers (Nana Djordjadze) Charlie Brown & Cie.
Peanuts
Sortie de l'intégrale Snoopy 1950-1952, 350 pages 29 € intégrale qui comprendra 25 volumes en 12 ans. Contrairement aux idées reçues, Snoopy enfin "Peanuts" (et son vrai héros Charlie Brown) est tout sauf un comic strip pour les enfants. "Depuis 1950 et jusqu’à la mort de son créateur Charles Monroe Schulz en février 2000, une aventure inédite apparaissait tous les jours dans les journaux, la semaine comme le dimanche. Comme le précise Francis Lacassin dans l’encyclopédie Universalis, "aucun romancier parmi les plus célèbres du monde ne peut se flatter d’avoir autant de lecteurs, ni de conserver avec eux un contact quotidien pendant tant d’années". Mais la notoriété des personnages de Peanuts ne s’arrête pas là . Lors du vol spatial américain Apollo 10 (18 mai – 2 juin 1969), le module lunaire avait été baptisé Snoopy et la capsule Charlie Brown. Pendant plusieurs jours, le monde entier a entendu les officiers de la NASA à Houston échanger les noms de code avec les astronautes dans l’espace.La vie intellectuelle de Snoopy est très intense. Snoopy fréquente les cinémas, lit à la lueur de l’astre lunaire et écrit des romans refusés par les éditeurs. A l’occasion, il se prend pour un vautour ou pour « l’as de la première guerre mondiale" opposé au Baron rouge. Editions originales: "The world according to Lucy » qui, comme son nom ne l’indique pas, n’est pas exclusivement dédié à Lucy. Il s’agit en fait de tous les strips parus lors de l’année 1996. On retrouve par exemple Snoopy se prenant pour un pirate avec Woodstock faisant office de perroquet. C’est assez savoureux ! Editions anglaises :Les éditions Ravette Publishing rééditent en format poche plusieurs séries de strips classées par thème. Les ouvrages les plus récents (février 2002) sont : Snoopy features as The Music Lover Snoopy features as The Master Chef Snoopy features as The Fearless Leader Snoopy features as The Sportsman Mais le meilleur de cette série reste à mon sens Snoopy features as The Literary Ace (Snoopy écrivain), petite merveille remplie de jeux de mots et de subtilités langagières. On peut regretter la désarticulation des strips (format trop petit pour accueillir les séquences organisées de manière linéaire à l’origine) mais cela rappelle les premières éditions des Peanuts présentes dans la bibliothèque paternelle, petits bouquins sans doute rapportés de Londres, coincés quelque part entre l’intégrale de Shakespeare et les livres sur le cinéma hollywoodien ! Finalement, le format poche correspond assez bien à Snoopy ! Editions françaises: Dernière en date (novembre 2002) : Joyeux Noël. Edité chez Dargaud. Les strips sont tous colorisés alors que les strips quotidiens originaux sont en noir et blanc. Editions italiennes: Les éditions Baldini & Castoldi ont eu la bonne idée de rééditer la majeure partie du travail de Schulz en livres de poche numérotés. La collection comprend 41 numéros pour le moment (jusqu’à 1986). mardi, décembre 13, 2005
Avez-vous un TOC ?
Les grands troubles obsessionnels-compulsifs. Nous avons tous nos petites manies et nos obsessions ! Mais comment savoir si elles deviennent une maladie, et si elles doivent être soignées ? Laveurs, vérificateurs, amasseurs… Faisons le tour des grands types de TOC et de leurs manifestations. Les manifestations des troubles obsessionnels compulsifs varient énormément d’une personne à l’autre, dans leur forme et dans leur intensité. Mais les scientifiques distinguent plusieurs grandes catégories : Les laveurs : Ce sont les personnes qui ont des rituels de lavage associés à des obsessions phobiques de contamination et de souillure. Les femmes sont le plus souvent concernées. La victime craint les contaminations pour les autres autant que pour elle-même. Les obsessions peuvent concerner les microbes, les secrétions corporelles, etc. Cela entraîne des rituels incessants de nettoyage, lavage… Les vérificateurs : Ce sont les personnes qui doutent et sont indécis de manière obsessionnelle. Ils vérifient tout de manière compulsive. Ce TOC touche plutôt des hommes. Ceux-ci vérifient tout le temps ce qu’ils font, ce qu’ils disent, etc. Ils passent souvent leurs soirées à récapituler en détail leurs actions de la journée. Les obsessionnels-impulsifs : Ce TOC est en quelque sorte une lutte angoissée contre des pulsions obsessionnelles. La victime a continuellement peur de faire, contre sa volonté, des actes déplacés, immoraux ou même criminels. La résistance face à ces peurs est compulsive et peut amener la personne a poser 500 fois la même question. Le syndrome de lenteur primaire : Moins fréquent que les autres, ce TOC entraîne une lenteur excessive dans la vie quotidienne. La victime exécute de manière méticuleuse et excessive chaque action. Les amasseurs : Ils ne peuvent rien jeter. Du coup, ils accumulent chez eux des montagnes de papiers ou de déchets. Les TOC d’ordre : Ce sont toutes les personnes obsédées par l’ordre, la symétrie ou le rangement. Les compulsions cachées : Aussi appelées compulsions cognitives. Elles consistent à faire des listes dans sa tête, compter, répéter sans fin. Les ruminateurs : Ils sont perpétuellement en train de se poser des questions et essaient de tout rationaliser. Ils ont en permanence un sentiment d’incomplétude et d’insatisfaction. Cette liste n’est pas exhaustive et ne reflète que les troubles les plus fréquents. D’autres rituels ou croyances peuvent se mettre en place (toucher plusieurs fois chaque objet, ne pas faire plus de 13 activités par jour…). Parmi les plus fréquentes des obsessions figurent : La crainte permanente des germes ou de la saleté, qui entraînent comme rituel de se laver les mains des dizaines de fois par jour, de ne pas pouvoir serrer la main des gens, de nettoyer son bureau ou son logement en permanence ; Les doutes sur ce qu’on vient de faire (a-t-on bien fermé la porte à clef avant de partir, par exemple), qui obligent à vérifier des dizaines de fois des actes simples de la vie quotidienne ; Des pensées de violence, ou d’actes sexuels envers des proches, pensées auxquelles on craint de céder et qui font mettre en place des rituels pour ne pas y succomber ; L’obsession de l’ordre, de la symétrie, qui conduit à effectuer des opérations de rangement incessantes. Ces rituels ne procurent aucun plaisir particulier au malade, mais il se sent contraint de s’y livrer. C’est la seule manière d’obtenir un répit temporaire de ses obsessions. De même le sujet se rend compte en général que les obsessions et les rituels pour les combattre n’ont aucun sens, mais il ne peut les arrêter. La plupart des personnes sont sujettes de temps en temps à ce genre de symptômes (certaines superstitions par exemple comme la crainte de passer sous une échelle peuvent être rapprochés de rituels obsessionnels), mais on parle de TOC lorsque les troubles occupent au moins une heure par jour de la vie d’un sujet et retentissent négativement sur ses activités. De plus ces troubles s’accompagnent parfois de dépression, de troubles de l’alimentation (anorexie ou boulimie), d’autres manifestations anxieuses. Ils peuvent conduire ceux qui en sont atteints à fuir dans la consommation d’alcool ou de drogues. Ils arrive qu’ils aient, par leur intensité et le temps qu’ils font perdre, un retentissement sérieux sur l’activité professionnelle.Quelles en sont les causes, quelle est l’évolution ? Les causes des troubles obsessionnels compulsifs ne sont pas connues. Les hommes et les femmes sont atteints de façon à peu près égale. On estime qu’une personne sur cinquante a été ou sera touchée une fois dans sa vie, de façon plus ou moins durable. La maladie commence le plus souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Elle est volontiers de tendance familiale. L’évolution est très variable. Dans certains cas les symptômes ne sont pas trop importants ou ils diminuent avec le temps et restent supportables et compatibles avec une vie normale. Dans d’autres cas ils évoluent par poussées entre lesquelles ils restent modérés. Dans d’autres cas enfin ils s’aggravent progressivement et nécessitent un traitement spécialisé. Quels sont les traitements ? Il y a deux sortes de traitements des TOC : les psychothérapies et les médicaments. Ils sont souvent utilisés de concert. Les psychothérapies sont diverses. La thérapie comportementale est souvent efficace. C’est au spécialiste neuropsychiatre de déterminer la meilleure indication, en fonction des troubles et de la personnalité du sujet. Les médicaments anxiolytiques (benzodiazépines notamment) réduisent l’anxiété, mais les antidépresseurs, sans que l’on sache exactement pourquoi, ont souvent un effet très positif sur la maladie. Avez vous un TOC ? Il est parfois difficile de faire la différence entre une petite manie et un véritable trouble obsessionnel compulsif.
Pour savoir si vous souffrez de TOC, ce questionnaire vous propose une liste de situations 'a problème' que l'on peut rencontrer dans la vie quotidienne. Il n'existe pas de bonnes ou de mauvaises réponses, ni de question piège. Répondez rapidement, sans passer trop de temps à réflechir au sens de chacune.
Ce questionnaire est inspiré de l'inventaire des troubles obsessionnels compulsifs de Maudsley utilisé dans l'enquête AR-TOC.
Question 1 : J'évite les cabines téléphoniques à cause d'une contamination possible.
Vrai Faux
Question 2 : De mauvaises pensées me viennent à l'esprit et j'ai du mal à m'en débarasser.
Vrai Faux
Question 3 : Je suis souvent en retard parce que je suis incapable de tout terminer à temps.
Vrai Faux
Question 4 : Etre contaminé(e) quand je touche des animaux m'inquiète excessivement.
Vrai Faux
Question 5 : Je dois fréquement vérifier des choses : gaz, robinets, portes (à plusieurs reprises).
Vrai Faux
Question 6 : Presque tous les jours, des idées désagréables me viennent à l'esprit, me dérangent contre ma volonté.
Vrai Faux
Question 7 : J'ai tendance à avoir du retard dans mon travail car je dois refaire les choses plusieurs fois.
Vrai Faux
Question 8 : J'utilise une quantité anormale de savon.
Vrai Faux
Question 9 : Je passe trop de temps à m'habiller le matin.
Vrai Faux
Question 10 : Je suis extremement préoccupé par la propreté.
Vrai Faux
Question 11 : J'ai du mal à utiliser des toilettes même si elles sont propres.
Vrai Faux
Question 12 : Mon problème majeur est d'avoir à vérifier plusieurs fois la même chose.
Vrai Faux
Question 13 : Je suis excessivement préoccupé(e) par les microbes ou les malades.
Vrai Faux
Question 14 : J'ai tendance à vérifier plusieurs fois la même chose.
Vrai Faux
Question 15 : Je pense que mes mains sont sales après avoir touché de l'argent.
Vrai Faux
Question 16 : Je passe beaucoup de temps à terminer ma toilette matinale.
Vrai Faux
Question 17 : Je consomme des des quantités importantes d'antiseptiques.
Vrai Faux
Question 18 : Je perds chaque jour beaucoup de temps à vérifier sans cesse la même chose.
Vrai Faux
Question 19 : Plier et accrocher mes vêtements le soir me prend trop de temps.
Vrai Faux
Question 20 : Même quand je fais les choses très soigneusement, j'ai souvent l'impression qu'elles ne sont pas faites correctement.
Vrai Faux
Question 1 : J'évite les cabines téléphoniques à cause d'une contamination possible.
Vrai Faux
Question 2 : De mauvaises pensées me viennent à l'esprit et j'ai du mal à m'en débarasser.
Vrai Faux
Question 3 : Je suis souvent en retard parce que je suis incapable de tout terminer à temps.
Vrai Faux
Question 4 : Etre contaminé(e) quand je touche des animaux m'inquiète excessivement.
Vrai Faux
Question 5 : Je dois fréquement vérifier des choses : gaz, robinets, portes (à plusieurs reprises).
Vrai Faux
Question 6 : Presque tous les jours, des idées désagréables me viennent à l'esprit, me dérangent contre ma volonté.
Vrai Faux
Question 7 : J'ai tendance à avoir du retard dans mon travail car je dois refaire les choses plusieurs fois.
Vrai Faux
Question 8 : J'utilise une quantité anormale de savon.
Vrai Faux
Question 9 : Je passe trop de temps à m'habiller le matin.
Vrai Faux
Question 10 : Je suis extremement préoccupé par la propreté.
Vrai Faux
Question 11 : J'ai du mal à utiliser des toilettes même si elles sont propres.
Vrai Faux
Question 12 : Mon problème majeur est d'avoir à vérifier plusieurs fois la même chose.
Vrai Faux
Question 13 : Je suis excessivement préoccupé(e) par les microbes ou les malades.
Vrai Faux
Question 14 : J'ai tendance à vérifier plusieurs fois la même chose.
Vrai Faux
Question 15 : Je pense que mes mains sont sales après avoir touché de l'argent.
Vrai Faux
Question 16 : Je passe beaucoup de temps à terminer ma toilette matinale.
Vrai Faux
Question 17 : Je consomme des des quantités importantes d'antiseptiques.
Vrai Faux
Question 18 : Je perds chaque jour beaucoup de temps à vérifier sans cesse la même chose.
Vrai Faux
Question 19 : Plier et accrocher mes vêtements le soir me prend trop de temps.
Vrai Faux
Question 20 : Même quand je fais les choses très soigneusement, j'ai souvent l'impression qu'elles ne sont pas faites correctement.
Vrai Faux
Sheitan - Kourtrajme.
J'arrête pas de vous dire que le "Sheitan" de Kim Chapiron sera une énoooorme baffe visuelle, courez acheter le double DVD Kourtrajme vous ne le regretterez pas une seule seconde !!! "Au dernier festival de Cannes, l'équipe de Kourtrajmé a présenté le teaser de Sheitan ("diable" en arabe), film d'horreur sataniste made in France. Ils ont trouvé un argument de poids en la présence de Vincent Cassel qui, entre deux grosses productions américaines, les a toujours suivi sur Kourtrajmé, et maintenant leur prête main forte pour leur premier long-métrage. Derrière la caméra du Sheitan, on trouve Kim Chapiron, déjà réalisateur de quelques court-métrages du collectif, dont le fameux "Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette". Vincent Cassel produit (avec sa société 120 Films et en collaboration avec La Chauve-Souris) ce thriller coécrit par Christian Chapiron, père du réalisateur. Synopsis simplissime : trois mecs draguent deux nanas en boîte. En sortant de la piste de danse, ils tombent de concert sur Joseph, un berger qui prépare une nuit de culte satanique. C'est ce qui s'appelle ne pas avoir de chance. Dans le rôle du berger, on retrouvera Vincent Cassel tandis que les jeunes et jolis Olivier Barthelemy, Ladj Ly, Nico Le Phat Tan, Roxane Mesquida et Leïla Bekhti seront les victimes du boucher. Envie de jouer avec les codes du survival ? On ne sait pas, mais le projet est bien parti pour faire du bien dans une production hexagonale qui n'accorde pas suffisamment d'importance au genre. Après avoir publié l’année dernière le court-métrage réalisé en 16mm The Funk Hunt qui retrace avec humour l’histoire d’un disque, Kourtrajmé s’apprête à sortir leur premier DVD Kourtrajmé Vol.1. Soit 6 heures de videos regroupant l’ensemble de leur court-métrage et de leur clips ainsi qu’une 1h30 de bonus cachés. Le réseau Kourtrajmé regroupe plus de 200 membres actifs qu’ils soient rappeurs, producteurs, musiciens, sound-designers, graphistes, breakeurs, acteurs ou potes. Rencontre avec les réalisateurs Kim Chapiron et Romain Gavras (le fils de) ainsi que les deux acteurs Bart et Ladj.Vous avez 22 ans et votre première réalisation remonte à 1995, vous avez commencé très jeunes ?
Romain : Oui à 14-15 ans. En 95, avec Kim on a co-réalisé notre premier court-métrage de 20 minutes "Paradoxe perdu". On avait accès à une V8 familiale, le montage a été fait de magnéto à magnéto. Après on y a pris goût.
Kim : Personne ne voulait jouer dans ce court-métrage ce qui fait que nous avons dû jouer tous les rôles à nous deux. Après des potes ont aimé, certains qui faisaient de la musique nous ont proposé leurs sons. On a monté une bande au fur et à mesure. Ce premier court métrage n’est pas sur le DVD, il est en voie de disparition. Il mériterait un DVD à lui-même. "Paradoxe perdu" est le plus Kourtrajmé de tous nos court-métrages. Il y a de la zoophilie, du sperme et de la violence complètement gratuite. Nous voulions le mettre sur le DVD mais il n’y avait plus de place.
Depuis ce premier court-métrage que vous avez co-réalisé, chacun réalise de son côté tout en gardant la touche Kourtrajmé ?
Kim : "Paradoxe perdu" est le seul court métrage que nous avons co-réalisé. Maintenant chacun de nous réalise les films de son côté. Toumani Sangaré s’occupe de Kourtrajmé Africa dans le DVD il a sa rubrique. Toumani est parti à Bamako il y a 3 ans pour développer la vidéo sur place. Toumani c’est le "Steven Spielberg" de Bamako. Il fait tous les clips, les pubs. Avec sa caméra et son ordinateur, il est le roi !
Romain : L’unité que tu retrouves dans nos films est liée au fait que ce sont les mêmes acteurs qui jouent dans nos court-métrages respectifs. Nous avons les même façons de tourner. La musique tient une part aussi important que l’image dans vos court-métrages. Comment intégrez-vous la musique dans vos réalisations ?
Kim : Initialement nous choisissions les musiques au montage. Plein de personnes gravitent autour de Kourtrajmé : Lord Funk, Kifondat, Rocé, Nikkfurie, TTC, Mafia K’1Fry, Solo, Touré Kounda. Certains de ces artistes composent désormais des musiques pour l’une de nos scènes après l’avoir visualisée. Ils sont partie intégrante de Kourtrajmé.
Vous revendiquez le fait de ne pas écrire de scénarios. Vous avez même établi un dogme à ce sujet !
Romain : Le dogme de Kourtrajmé, c’est "Il est interdit d’écrire un scénario digne de ce nom". En fait nous avons l’histoire principale. On écrit des scénarios mais pas des scénarios digne de ce nom ! Je ne sais pas si tu saisis la nuance (ndr : rires). Ce qui veut dire que sur le lieu de tournage, tu vas devoir t’adapter ou intégrer des éléments en plus.
Kim : Les acteurs jouent leur rôle dans les films, ils amènent beaucoup de leur personne. Les scénarios sont aussi calés sur des histoires qui nous sont arrivées.
Cela reste une volonté de votre part de ne pas avoir de messages à délivrer et de se cantonner au domaine du délire ?
Romain : Nous n’avons pas la volonté de délivrer un message fort surtout à notre âge. Les court- métrages qui évoquent un message sont souvent ennuyeux. Le format court ne permet pas de délivrer un message ou une opinion personnelle sur la vie.
Dans l’avenir souhaiteriez-vous vous tourner vers le long métrage?
Kim : Nous ne cherchons pas à passer tout de suite à un long-métrage. Ce n’est pas encore d’actualité.
Mathieu Kassovitz a aussi commencé par le court métrage avec "Fierrot le pou" qui était très hip-hop avec la musique en fond sonore. Est-ce quelqu’un qui représente pour vous une influence ?
Romain : Nous avons kiffé ses films "Métisse" et "La haine". C’est quelqu’un que nous respectons.
Kim : Notre influence principale reste le réalisateur russe Mikheil Kalatozishvilli. Il a fait le film de propagande "I am Cuba". Nous ne te citerons que ce réalisateur comme influence mais on oublie à chaque fois son nom. Il filme en 35 mm en grand angle et plan séquence.
Le public connaît plus le clip de la Mafia K’1Fry qui a été censuré par les chaînes de télévisions que celui d’Oxmo Puccino qui a été diffusé. La censure ne créée-t-elle pas une visibilité plus forte ?
Kim : La censure créée un phénomène de médiatisation. Le clip de la Mafia K’1Fry "Pour ceux" qui a été censuré par les chaînes télévisées a eu un gros impact. En deux semaines, 40000 personnes ont téléchargé le clip sur notre site. Notre hébergeur nous a jeté et nous a demandé 15 000FF parce que notre site Internet explosait. Jamais nous avons fait une réalisation qui a été autant regardée. Notre mode de diffusion est basé sur Internet et les cassettes vidéos qui se passent de main à la main. Le public actuel de Kourtrajmé est principalement le public Internet.
Comment avez-vous réussi à créer le lien entre des gens comme Vincent Cassel et Mathieu Kassovitz et vos potes de quartier ?
Kim : C’est avant tout le désir de faire des films.
Bart : J’ai travaillé dans "La barbichette" avec Vincent Cassel. Je n’ai pas eu le temps d’y penser. Ils m’ont appelé la veille pour me dire que je tournais le lendemain avec Vincent Cassel.
Ladj : En plus d’être acteur, je commence aussi à réaliser de mon côté.
Le numérique introduit une démocratisation et permet à un nouveau public de se lancer dans la vidéo. Qu'est-ce qu'il vous apporte?
Kim : Avant que le numérique apparaisse, nous avons eu la chance d’avoir accès à des bancs de montage. En 95-96, nous étions déjà dans le montage donc quand le matériel numérique est arrivé nous avons été les premiers dessus.
Romain : J’espère que d’autres réalisateurs dans le même registre que nous vont se lancer. Nous aimerions participer à des battles vidéos avec d’autres réalisateurs qui seraient dans le même délire. Tu balances 3 minutes d’images, l’autre équipe balancent ses images, et le public gueule pour choisir le gagnant. On a déjà participé à ce genre d’évènements au Batofar.
Bart : Beaucoup de réalisateurs qui font du court métrage, le font dans l’optique de réaliser une bande démo pour passer au long métrage. Pour Kourtrajmé, ce format est une fin en soi, ce n’est pas une bande démo. En plus, beaucoup crament leur énergie dans des démarches pour réussir à filmer en 35mm alors que leur film ne sera jamais diffusé dans une salle en 35mm.
Romain : Ou alors, ils filment en DV comme si c’était du 35mm. Alors que le support DV apporte d’autres avantages. Le DV ne doit pas être considéré comme un handicap.
Vous répondez à des commandes de majors ou de publicitaires ?
Romain : Ce n’est pas notre but de faire des clips ou des publicités. Pour les pubs, ils ne veulent pas garder notre touche Kourtrajmé. Dans les années 90, le réalisateur des pubs pouvait être mis en avant. Comme Jean-Paul Goude pour les publicités Perrier. Maintenant, c’est uniquement le produit qui est mis en avant.
Vous pouvez présenter le contenu du DVD "Kourtrajmé Vol.1" ?
Kim : Le DVD contient deux volumes de 3 heures chacun. Le premier volume présente tous les court-métrages et le second tous les clips et les bonus. Il y a 1h30 de bonus cachés. Il faut trouver dans le DVD le lien menant à une page cachée qui te donnera un code d’accès à notre site Internet qui délivrera le plan du DVD. Il y a des bonus simples à trouver et d’autres pour lesquels il faut faire des manipulations plus compliquées. Le court métrage de Toumani Sangaré "Sacrifice de poulet" se trouve dans les bonus cachés. Il y a des liens qui ne seront pas dévoilés avant deux ans.
Tonton Vito.
Tout est bien dans cette trilogie, les acteurs, la musique, l'histoire, la photographie, le réalisateur, le coffret DVD, les bonus, le packaging, même le prix 39€ à ce prix là c'est noel tous les jours "Le film avait été le premier de l'Histoire américaine à franchir la barre mythique des 100 millions de $, et fait rare, en plus d'être un énorme succès public, il était un succès critique unanime. Cette réussite financière et artistique était due à l'époque à un réalisateur, un jeune homme de 30 ans, plus connu pour ses scénarii... S'inspirant de ses propres déboires financiers, il avait accepté l'adaptation de ce premier tome sur la Famille Corleone, écrit par Mario Puzzo (The Last Don étant le plus récent). A l'occasion de l'anniversaire du parrain, un livre de Harlan Lebo a paru sous le titre de The Godfather Legacy, qui retrace l'histoire de cette fresque, et de ses frasques. A l'époque Al Pacino (désormais adepte des rôles de maffieux, et fil conducteur de la trilogie), était un jeune acteur de théatre quasiment inconnu. Et Marlon Brando était tombé dans l'oubli à Hollywood. Pourtant son interprétation de Don Corleone est imprégnée dans l'Histoire du Cinéma. Il s'autoparodiera même dans une comédie, The Freshman, avec Matthew Broderick, à la fin des années 80. Cependant Coppola avait obtenu ce qu'il voulait, concernant Brando. Pour la première fois, la star avait accepté de faire des essais (pudiquement appelés travail de recherche sur le rôle), et surtout avait convaincu les patrons du studio (la Paramount), hostiles au "bad guy". Marlon était tellement méconnaissable, grimé en Corleone (il avait 48 ans à l'époque, il en paraissait 20 de plus), que ceux-ci ne l'ont pas reconnu. Le Parrain c'est aussi une marque : les maffieux y sont bien habillés, les lumières et les décors rendent l'univers séduisants, comme s'il s'agissait d'histoires de palais, de pouvoir. D'ailleurs Joe Pistone (Le vrai Donnie Brasco) dans Première avouait: "Les vrais truands adoraient ces films parce qu'ils en sortaient grandis. Ils adoraient Pacino, Brando. Depuis, dans tous les cafés, il y a des photos d'eux. Ça leur renvoyait une image d'eux parlant un anglais de salon, (...). Une image complètement fausse, mais dont ils étaient fiers. Après la sortie du Parrain, c'était assez marrant: les maffiosi soignaient leur apparence, paradaient comme dans le film." Il n'y a pas que la Mafia qui fut aveuglée : le public aussi. Et la réincarnation de Brando y est pour beaucoup dans ce plaisir. Rarement un acteur s'était approprié un personnage avec autant de maestria et de grâce. Né dans les années 50 sur les écrans, il était "has-been" dès les années 1960....Marc Esposito (Studio) témoigne 25 ans plus tard : "... j'ai vu Le Parrain. Le genre de film dont vous sortez hébété, ébloui d'émotion, transporté d'admiration, en vous disant que vous venez de voir le plus beau film que vous verrez jamais. (...) Le Parrain nous semblait historique, indépassable. C'était ce que le cinéma pouvait faire de mieux (...). Il y avait le souffle et l'émotion, Hollywood, l'Italie et toute l'humanité, un metteur en scène qui filmait avec génie, des dialogues qu'on avait envie de connaître par coeur, et un acteur prodigieux, extraordinaire: Marlon Brando." Depuis Coppola a obtenu deux palmes d'or, cotoyant Scorcese et Spielberg dans le panthéon hollywoodien; Al Pacino a traversé l'une des carrières les plus riches de ces 30 dernières années (un oscar) et Marlon Brando continue de tourner... La même année, sortait Le dernier tango à Paris du sulfureux Bertolucci; ce tango érotique marquait ainsi son grand retour au Cinéma. Après il a retrouvé Coppola pour un rôle anthologique dans Apocalypse Now. Il donnera sa démesure aux services de comédies, par la suite, avec de jeunes acteurs... Cette année, il a "donné" une interview à Studio Magazine pour les 10 ans du mensuel...En attendant peut-être de le voir à Cannes pour The Brave de Johnny Depp. Brando le sublime, a pris des kilos, accumulant les souffrances, et reçu 7 nominations aux Oscars dans toute sa carrière. Il en eut 2. Le premier pour Sur les quais (1954), le second pour Le Parrain. Idéaliste, il refusa ce second Oscar. Il avait réussi un come-back encore inégalé. Lors de cette re-sortie en 97, beaucoup ont protesté devant la mauvaise qualité des copies. Le public, les critiques ont réclamé urgemment la restoration du chef d'oeuvre. La Paramount a reconnu ses torts... Le studio n'a consulté aucun des artisants du film. Gordon Willis, le chef op', a parlé de bordel. Son assistant à la caméra, Michael Chapman (futur chef op de Taxi Driver) a parlé de mérpis de la part du studio lorsqu'il a vu le négatif si mal entretenu. la pellicule originale aurait d'ailleurs subi quelques dommages... Paramount a certes dépensé 500 000$ pour cette sortie; mais l'argent a surtout été réparti entre la remasterisation du son et le nettoyage global du film. La Paramount se disait prête à engager les travaux de rénovation avec Willis. On attend toujours... Petits détails qui tuent Le rôle de Pacino fut proposé à Dustin Hoffman, Jack Nicholson et Warren Beatty, qui refusèrent. Laurence Olivier a été l'un des choix du studio pour le rôle de Brando. Frank Sinatra a été pressenti pour interpréter Johnny (qui échoua à Al Martino). Cependant on jugea la vie de l'acteur-chanteur trop proche de celle du personnage. On peut voir le dentier, les boules de coton et le costume qui servit à Brando pour faire son parrain (comme un "bulldog" selon son propre aveu) aux Studios Universal. Le mot mafia n'est pas prononcé une seule fois dans le film. Choix délibéré des auteurs. Les phrases assassines Vito Corleone: Passez vous du temps avec votre famille? Bien. Parce qu'un Homme qui ne passe pas du temps avec sa famille, n'est pas un vrai Homme. Michael Corleone : Aujourd'hui je prend soin des affaires de la famille. Cuneo, Stracchi, Phillip Tattaglia, Moe Green, Barzini... toutes les têtes des 5 familles. Toutes mortes. Vito Corleone: J'ai passé toute ma vie à essayer de ne pas être imprudent. Les femmes et les enfants peuvent être insouciants. Pas les hommes. Michael Corleone : Je lui ai fait une offre qu'il ne peut pas refuser. Tom Hagen : Mr Corelone ne demande jamais une seconde faveur, une fois que la première lui a été refusée. Compris ? Sonny Corleone : Tom c'était personnel. C'est le business et cet homme le prend très très personnel. Michael Corleone : Ce n'est pas personnel, Sonny. C'est strictement affaires."lundi, décembre 12, 2005
Des photos.
Ferrara roche d'or.
Abel Ferrara est sûrement le cinéaste indépendant américain le plus controversé de sa génération : cocaïnomane, alcoolique, ne dormant que deux heures par nuit, tournant frénétiquement film sur film, il vit au rythme de ses personnages dérangeants... On le connaît dirigeant des films comme Bad Lieutenant (1992), au propos volontairement provocateur et choquant. Il impose un style net et un sujet subversif ; même dans Body Snatchers, pourtant, au départ, une oeuvre de commande, qu'il transforme en un magnifique pamphlet politique. Son premier film, Driller Killer est plus un exercice de style que réellement un film où il explique son propos. Ce n'est qu'en 1987 que Ferrara connaît le succès avec King of New York : un film avec Wesley Snipes et Christopher Walken où il aborde le problème de la drogue à New York. Mais Ferrara ne le traite pas de manière conventionnelle, et il évite le piège moralisateur. Il transpose l'univers de la banlieue New Yorkaise dans un univers à la mesure de la splendeur des personnages (Il utilise une grande partie de son budget pour la création de décors majestueux). Grâce à l'argent gagné avec ce film, Ferrara produit et réalise Bad Lieutenant, film dans lequel il s'interroge sur le déclin d'un officier de police (symbole de l'Amérique malade?!) magnifiquement interprêté par Harvey Keitel. Toujours dans le plus pur style subversif, Ferrara utilise les décors comme éléments narrateurs majeurs, et amplifie le dramatique de la situation sans jamais tomber dans le cliché. Harvey Keitel reprendra du service auprès de Ferrara dans Snake Eyes, où il interprète un réalisateur décadent et névrosé. A ses côtés, Madonna joue le rôle d'une actrice en proie à de nombreux vices (alcool, drogues, sexe). Ferrara nous dévoile une ambiance sombre et inquiétante dans laquelle baignent des personnages complexes et mystérieux. En 1993, la MGM lui commande Body Snatchers, un film de science-fiction apparemment banal, qu'il transforme en un magnifique pamphlet sur l'holocauste et la vie. Body Snatchers est la suite d'une longue série de films SF qui a commencée dans les années soixante, mais Ferrara nous subjugue là encore avec son style incisif et percutant. Il nous prouve une fois de plus qu'il est le réalisateur de l'imprévisible. C'est à ce jour son film le plus coûteux. En 1995 il réalise The Addiction, une merveilleuse parabole du vampirisme, et une réflexion sur la nécessité du "Mal" pour l'homme. Le film s'inspire très fortement de philosophes comme Nietzsche ou Heidegger, et l'héroïne, Lily Taylor est une étudiante en philosophie. Ferarra atteint là un niveau de réalisation et d'utilisation de la caméra qui plonge le spectateur dans une atmosphère toute aussi étrange que celle de la diégèse: la caméra se comporte comme un personnage (le spectateur), et Ferrara utilise un maximum de symboles pour connoter l'angoisse de l'héroïne (comme cette lumière qui glisse lentement vers le crucifix). Malheureusement le film est d'un abord assez difficile. Il est nécessaire de posséder quelques rudiments de la philosophie de Nietzsche, Heiddeger, Schopenhauer, avec un soupçon de connaissance de l'oeuvre de Dante, pour bien saisir la profondeur du propos. (C'est à mes yeux son plus grand film!). The Addiction est tout entier une métaphore qui remet en question la "moralité" de notre société, et son prétendu "Bien". Il est quand même regrettable que seulement quatre bobines aient été " disponibles " en France, ce qui prive un large public de ce chef d'oeuvre qui a obtenu le Grand prix du Festival de Sundance!) Sorti aux Etats-Unis depuis juillet 96, The Funeral apparaît en France. Le film parle de vengeance entre des familles de la communauté italienne à New-York. Le rôle principal est toujours tenu par Walken, aux côtés d' Anabella Sciorra, déjà présente dans The Addiction, et de Isabella Rossellini. Ferrara tourne avec Béatrice Dalle, Claudia Schiffer, Dennis Hopper et Matthew Modine. Le film est une oeuvre qui lui a été commandée et devrait s'intituler Blackout. On peut donc s'attendre après cela à un nouveau film, car Ferrara accepte de tourner des oeuvres de pure commande afin de pouvoir ensuite produire ses propres films. Zarathoustra empoudré, Ferrara opère son dépassement de la philosophie par vampires interposés.Une étude de Jacques Aumont, consacrée à Leçon de ténèbres (Body Snatchers) , de Ferrara vient tout juste d'être publiée dans la revue Cinémathèque, n° 10. (Revue semestrielle d'esthétique et d'histoire du cinéma, éditée par la Cinémathèque française, 29, rue du Colisée, 75008 Paris) Un article est paru dans les Inrockuptibles de décembre : Une journée dans la vie d'Abel Ferrara et dans son univers dérangé... Abel Ferrara ne se cantonne pas simplement au cinéma. Il a en outre réalisé deux épisodes de Miami Vices (Deux flics à Miami) et le clip de California, une chanson de Mylène Farmer. Même si l'on n'apprécie pas la musique, l'image reste déroutante et fidèle à son style. Titre Original: Bad Lieutenant, 1992, Etats-Unis, couleur, 35mm, environ 90minutes. Avec: Harvey Keitel. Nominé au festival de Cannes 1992. Beaucoup de spectateurs ont comparé la violence des films de Tarantino (Tartantino !?) à celle des films de Ferrara ! Sacrilège... A croire que certains n'ouvrent les yeux que pour regarder la violence du microcosme cathodique, cette violence dont Pradel nous parle comme d'un fléau. Cette violence commerciale par laquelle "Tartantino" est devenu le soit disant "emblème d'une génération"... Mais cette génération, dont je fais partie, ne revendique pas le "tarantinisme". Pulp Fiction est le meilleur exemple de la violence commerciale. Ferrara lui, a compris, il ne vante pas la violence par la violence; il nous parle, nous décrit la violence comme catharsis et non comme médium du vaniteux dollar de l'Uncle Sam. Comment oser comparer un seul plan de Tarantino avec les tableaux que nous projette Ferrara, un seul scénario de l'auteur de Natural Born Killer avec les poèmes que sont The Addiction ou encore le récent The Funeral. Tarantino (Tartantino ?!) se vautre dans le scabreux et la facilité, là où Ferrara nous offre un prélude malsain à la contemplation du Bien et du Mal. Tarantino ne connaît qu'une seule moconnaitrale, celle d'Hollywood : "l'argent et la gloire"... Ferrara ne moralise pas, il dépeint la décadence d'un officier de police (dont la devise est Servir et protéger), qui, lentement, va se superposer au déclin de l'Amérique malade et rongée de l'intérieur. Tarantino ne conçoit de l'Amérique que la puissance et l'égocentrisme. Ferrara nous lance à la figure une oeuvre chaotique, pamphlétaire, inspirée de Nietzsche et des auteurs décadents de la Beat Generation comme Burroughs ou Ginsberg, parfois même marquée par l'absurdité du catholicisme; comme la scène finale de Bad Lieutenant où apparaît le Christ rédempteur, et face auquel Keitel ne trouve pas d'autre mot que "Fuck". Quand "Tartantino" se contemple dans la presse hollywoodienne, Ferrara se rallie au symbolisme de Fassbinder et de Godard (qu'il site en référence comme ses maîtres!). On peut maintenant se poser la question: "Quel camp Harvey Keitel a-t-il choisi de rejoindre ?" L'acteur de Pulp Fiction, Reservoir Dogs, mais aussi (et surtout) de Bad Lieutenant et de Snake Eyes, serait-il suffisamment "amphibie" pour supporter les deux ? Titre original : The Addiction (1995), Etats-Unis, Film de vampires, noir & blanc, environ 90 minutes. Avec Christopher Walken, Lili Taylor, Annabella Sciorra. Grand Prix du Festival du film de Sundance. Pour écrire le scénario de The Addiction, Abel Ferrara s'est inspiré de philosophes comme Friedrich Nietzsche ou encore Heiddeger. Il remet en question les valeurs de bien et de mal dans notre société, et s'interroge sur la valeur de la nature humaine. Pour cela il choisit de transformer Lili Taylor, jusqu'alors une simple étudiante en philosophie, en une vampire assoiffée de sang. La médiation de ses symptômes vampiristiques se fait grâce à une femme, Annabella Sciorra, qui un soir l'agresse et la mord au cou. Dès lors Taylor commence une lente et pénible descente aux enfers (la référence à Dante est explicite), elle apprend à connaître ses pulsions, et à maîtriser sa soif de sang. Elle entraîne son professeur de philo chez elle et le mord au cou. Plus tard, après la remise des diplômes, elle organise une fête chez elle où elle regroupe tous ses amis vampires et d'autres illustres personnages. Mais la fête est en réalité une embuscade pour se nourrir des autres invités non vampires. Ferrara filme cette scène comme une scène de viol collectif, caméra portée... Taylor ne parvient pas à accepter sa différence et tente de se suicider. Elle rencontre alors Christopher Walken, lui aussi un vampire, qui va lui apprendre à survivre en état de manque. Il incarne un personnage mystique qui fait sans cesse référence à Nietzsche ou Dante. Il lui apprend qu'elle est immortelle et qu'elle doit savoir restreindre son addiction. Elle se sent complètement envahie par le "mal" et tente une nouvelle fois de se suicider. Elle se réveille à l'hôpital, elle demande à l'infirmière de la tuer mais elle dit qu'elle ne doit pas vouloir mourir. Au dessus de sa tête est placé un crucifix, elle le regarde, la lumière qui passe au travers des stores vénitiens glisse lentement vers elle, elle parle à Dieu et lui demande de la tuer. Mais au moment où la lumière va la pénêtrer (symbole de la main salvatrice de Dieu) Annabella Sciorra baisse les stores. Taylor la supplie de la laisser mourir mais elle refuse. Le film se clôt sur Christopher Walken citant une phrase de Friedrich Nietzsche issue de Par delà le Bien et le Mal" : Titre original: The Funeral, 1996, Etats-Unis, drame, couleur, 35mm, environ 90 minutes. Avec Christopher Walken, Annabella Sciorra, Isabella Rossellini, Chris Pen, Vincent Gallo.Le film s'ouvre sur une chanson de Billie Holliday et avec, à l'écran, l'arrivée d'un corbillard. Les croque-morts sortent un cercueil de la voiture et le rentrent dans une maison, transformée en chapelle ardente... Ferrara nous plonge dans la vie d'une famille italienne mafieuse, dans le New York des années trente. La famille se réunit à la suite de la mort de Johnny (Vincent Gallo), tué lors d'un règlement de comptes. Ses frères, Ray (Christopher Walken) et Cesarino (Chris Penn), s'attristent de la mort de leur frère et préparent déjà leur vengeance. Bien au delà d'une simple histoire de vengeance, Ferrara nous décrit la violence des relations humaines, entre frères, entre amants, entre amis... La violence de ce film est bien loin de celle de Tarantino ou d'Oliver Stone, qui s'adonnent à une violence commerciale qui séduit le grand public. Ferrara nous montre, comme une suite à The Addiction, une violence humaine, un besoin (souvent masculin) de se libérer par la violence. On peut même interpréter la folie de Cesarino par un symbole de la perte de ses moyens et de l'expression de la violence comme parade. Mais le film ne se cantonne pas dans la violence physique. Elle n'est pas traduite à l'écran que par des jets d'hémoglobine ou des fusillades. Le monologue d'Annabella Sciorra est un parfait exemple de la violence intérieure d'une femme qui parle de sa vie, des études qu'elle a faites, de ce qu'elle a manqué... Là encore Ferrara fait preuve d'un incontestable talent à diriger des acteurs. Il ne bâtit pas son film sur la virtuosité technique ou sur les mouvements de caméra, mais sur un scénario puissant (écrit par Nicholas St John) et sur des acteurs qu'il dirige à merveille et avec lesquels il se sent en symbiose. Ferrara nous prouve une fois de plus qu'il est le réalisateur le plus controversé de sa génération. En ayant réalisé The Funeral, il signe un chef d'oeuvre sur la vie et la violence, et nous laisse sans voix devant une scène finale aussi surprenante que fascinante. Titre original : Body Snatchers (1993), Etats-Unis, couleurs, 35mm. Budget environ $10 millions. Ferrara accepte la proposition qui lui était faite par la MGM, et réalise ce film de commande en le transformant en un magnifique pamphlet. Ce qui à l'origine ne devait être qu'un banal film de Science-fiction, devient un prétexte à des images flamboyantes, et il nous propose en filigrane un discours sur l'holocauste et la condition humaine. Ferrara s'imspire du film de Stanley Kubrick , 2001 l'Odyssée de l'espace pour traiter en images un aspect inattendu de la vie extraterrestre. Le générique s'ouvre sur des explosions dans l'espace, qui nous rappellent le mur de lumière du film de Kubrick. De même que le "foetus astral" nous renvoie au "starchild", l'enfant-étoile qui se profilait dans l'espace sur fond de planète Terre à la fin de 2001. A première vue, l'histoire de Body Snatchers paraît bien classique, sur un thème déjà abordé dans les années cinquante : la conquête du monde par une entité extraterrestre. Mais ici, elle est traitée par Ferrara avec plus de majestuosité qu'autrefois. Dans une base militaire, une jeune adolescente s'ennuie. Elle lie connaisance avec la fille du colonel qui va la traîner dans les bars, et lui faire rencontrer un garcon dont elle tombe amoureuse. Jusque là , tout paraît normal. Mais, un soir, la base est lentement envahie par une forme de vie gélatineuse qui prend la forme de sa victime. Des centaines de GI's sont contaminés, et deviennent des sortes de mutants capable de se reconnaître les uns les autres, en dépit de la nouvelle forme, humaine, qu'ils ont prise. Ferrara rompt avec le traditionnel Happy end du cinéma américain, et abandonne le spectateur sur cette phrase : "personne ne les croira". Ici encore, on retrouve une similitude avec Kubrick, et le célèbre dénouement ouvert de 2001. Ferrara nous jette cette formule au visage, comme si l'humanité était coupable de son incrédulité et de son obstination à vouloir toujours considérer qu'elle est summum de l'intelligence dans l'univers.Bancal city étage 8 (rayon j'aime pas Noel)
Je suis naze, passé un week-end à traîner un peu partout. Vendredi soir émission. Samedi soir "Les rockeurs ont du cœur" avec une programmation plus pourrie que jamais mais enfin on est là pour la bonne cause. Plus de 200 cadeaux à se traîner jusqu’à 5h00 du mat dans un froid glacial. Dormi quelques heures et retour en réunion où je suis à nouveau adoubé trésorier de cette magnifique association musicale. Vive Paul anka (qui passe à la radio). Tiens, en fait Raphaël quand il parle c’est Fanny Ardant. Re-tiens, mauvaise nouvelle, un français enlevé en Irak. Tiens, re-mauvaise nouvelle, c’est pas un journaliste. J’ai bien envie de lire "cloner le christ", le bouquin de Didier Van Cauwelaert (DaVinci Code wanna-be-like ?) marrant, c’est les même initiales. "C'est la plus grande énigme du monde ou la plus belle arnaque de tous les temps. De la quête du Saint Graal aux manipulations génétiques, le sang de Jésus n'a jamais nourri autant de fantasmes qu'à notre époque où certains voudraient remplacer l'eucharistie par le clonage. Mais quelle réalité se cache derrière ces fantasmes ? Le même sang imprègne-t-il vraiment les reliques de la Passion - Linceul de Turin, Suaire d'Oviedo, Tunique d'Argenteuil ? Si elles sont authentiques, comment s'explique l'incroyable conservation des globules rouges et blancs que les biologistes y ont découvert ? L'ADN attribué à Jésus est-il réellement exploitable ? Et quel est le but de ceux qui, aujourd'hui, tentent le diable en voulant réincarner Dieu ?" Je suis toujours dans ma période" Des bouts de suaire sont étudiés aux quatre coins du monde avec plus ou moins de précautions, et si cela tombait entre de mauvaises mains, comme une secte millénariste O.T.S ou Raeliens par exemple ? C'est vraiment une periode de l'année où tout le monde m’emmerde avec un pic vers 18h00 quand tous ces crétins de Marmandais sortent du boulot pour aller faire ces putains de courses de noël. Justement parlons-en de Noël, cette magnifique époque de l’année où la population locale ne sait plus conduire, ni tenir une porte, ni dire "merci" ni "bonjour", pas plus de "aurevoir", et encore moins de "s’il vous plait" et ne pense qu’à une seule chose : consommer. La fameuse dictature du "soyons heureux près de l'atre avec ma brue penchée sur mon épaule. Conception Pétainiste de mes couilles. Je pense à certaines personnes qui n'auront pas de chauffage et d'autres qui mangeront seules le jour de noel. Alors etouffez vous avec cette connasse de dinde (Non, non ce n'est pas de vous dont il s'agit Mlle Rosenfeld et permettez moi de vous dire que votre blog est completement ridicule, je préfere de loin celui de Miss Aquitaine (baptisé Miss ricard) et de ses nuits libertines et alcoolisées, dommage qu'il soit interdit maintenant). Nous sommes toujours à la recherche d’un illustrateur pour le prochain festival, le notre montrant de sérieux signes de faiblesses et ses projets guère satisfaisants. Je sais ce que je vais avoir pour noël. Je suis content (intégrale Baby cart, cool) bon, moi par contre il faut que je trouve ce putain de coffret "desperate housewives", qu’est ce qu’elles ont toutes avec cette série…Mieux que Sex&the city ? Encore un truc de nanas…En cherchant une maquette de Citroen traction avant pour mon père je suis tombé sur des maquettes de robots géants et de Godzilla dévastant Tokyo, un peu chères mais quand on aime on ne compte pas...La semaine prochaine, j’ai 450 personnes à l’espace expo, j’ai pas intérêt à me trouer mais j’ai l’habitude, et puis de toute manière chaque année il y a une couille alors on fera avec, comme à chaque fois…Je me demande bien ce que ma mère va m’offrir cette année ?? Une huche à pain ? Un couteau électrique ? Un service à fromage ? Et à chaque fois elle me sort la phrase pêteglaouis "Ah de toute façon, avec toi on sait jamais quoi te prendre, t’as tout !" "Non je n’avais pas cette affreuse huche à pain et je n’en voulais pas d'ailleurs !!! Tiens, nous avons une ridicule et hideuse patinoire au square de Verdun qui bloque toute la circulation, c’est toujours pareil, l’idée est bonne mais à l'atterissage c’est moche, mal foutu et ça bloque toute la circulation…Toute la nuit j’ai rêvé que j’avais un gosse, putain quel cauchemar, en plus il ressemblait à Yoda, tout le monde me disait "mais ça va pas votre enfant ou bien ?" et moi je trouvais super classe d’avoir un gosse tout vert avec des oreilles pointues…C’est quand même chelou cette histoire de clonage… je m'étonne d'aimer "Down in albion"…
M le maudit.
J'aimais pas du tout l'univers de M et son coté Wolverine castra-cheap m'emmerdait profondement, mais au fil du temps j'ai appris à entrer dans la mégalopole créative de Monsieur Mathieu, ce type là est une usine à idées, et j'aime bien son côté "je prends des jeunes dans le public et je les invite à jouer de la guitare avec moi sur scène "Si Matthieu Chédid a choisi un nom de scène énigmatique, ce n'est pas pour faire oublier son patronyme. Il s'est simplement créé un personnage plein d'humour, un peu décalé qui lui permet de dépasser sa timidité naturelle. Instrumentiste de talent, il a choisi de s'exprimer par la chanson, relayé par des prestations scéniques remarquées. Matthieu Chédid naît le 21 décembre 1971 à Boulogne-Billancourt en région parisienne, un an avant que son chanteur de père, Louis Chédid, ne sorte son premier album. Lorsqu'il a 6 ans, Matthieu fait les chours sur le premier tube de Louis, "T'a beau pas être beau". Il est accompagné par sa sour aînée Emilie. Depuis, il ne quitte guère les studios. Dès son adolescence, il devient un excellent multi-instrumentiste et un musicien développant un univers imaginaire et ludique très personnel. Avec des copains qui s'appellent Julien Voulzy, Pierre Souchon ou Matthieu Boogaerts, il monte quelques groupes : les Poissons Rouges ou les Bébés Fous. A l'âge adulte, Matthieu devient tout naturellement musicien professionnel et accompagne de nombreux artistes français en studio : Philippe Chatel, Nina Morato, NTM, Sinclair ou Billy Ze Kick. Il fait les arrangements du premier album de Faudel. Et on le voit même sur scène aux côtés de son père. Assez naturellement, il sort son premier album en mars 1997, "le Baptême". C'est dans une ambiance familiale, à tous les sens du terme, que Matthieu enregistre 16 titres poétiques et groovy à souhait. De sa voix haut perchée, il raconte un tas d'histoires avec une totale aisance teintée d'humour et de causticité. Pour les textes, il s'est adjoint le talent de la chanteuse de Billy Ze Kick, Nathalie. De plus, à l'instar des voix d'Emilie et de Matthieu sur "T'as beau pas être beau" vingt ans plus tôt, c'est au tour de Joseph et de Anna, les derniers-nés de la famille Chédid, de faire les chours sur le titre "Nostalgic du cool". Déjà fort d'une expérience de studio, il enrichit très vite son expérience de la scène. On le voit dans toutes les bonnes petites salles parisiennes, le Cithéa, le Divan du Monde ou le New Morning. Le 12 décembre 1997, il passe à une autre dimension en faisant la première partie du groupe écossais Texas à Bercy, devant 12.000 personnes. A la même période, il accompagne CharlElie Couture dans sa tournée des clubs, puis remonte pour trois soirs sur la scène des Etoiles les 2,3 et 4 février 1998. Sur scène, chaque titre est illustré d'une mise en scène et parfois même, quelques comédiens viennent entourer M ("Les Acariens") revêtu de son costume de scène rouge et le front orné de son incontournable houppe. C'est un réel univers enfantin et ironique qui marque son arrivée dans le paysage musical. Entre délire, jeu et un perfectionnisme certain, M le Musicien ou M le Magicien s'est imposé aux yeux des professionnels d'abord, puis d'un public avide de rêveries. Lors des Francofolies de la Rochelle 1998, M reçoit le Prix Félix Leclerc destiné à promouvoir un jeune auteur compositeur en France et au Québec, d'où est issu ce prix. Au cours de l'été 1998, M commence à travailler sur l'écriture de plusieurs titres pour Vanessa Paradis. Il compose et écrit aussi des titres pour lui-même. C'est ainsi qu'à l'automne 1999 sort "Je dis aime". Ce nouvel opus donne une vision poétique des événements parfois absurdes de la vie quotidienne. La fantaisie, l'humour mais aussi la tendresse sont les ingrédients essentiels de ces "petits plats" musicaux. Une fois le disque sorti, le plus grand plaisir du musicien est de se produire en public avec ses deux acolytes Vincent Segal à la basse et au violoncelle et Cyril Atef à la batterie et aux percussions. Dès la fin de l'année, il est en tournée en France avec un passage parisien à l'Elysée-Montmartre les 22 et 23 novembre. L'échange avec les gens venus l'écouter semble être une priorité pour ce jeune chanteur. Sur scène, Matthieu s'amuse, délire, dialogue avec qui veut, danse, s'embarque dans des riffs de guitare façon Jimmy Hendrix, etc. Il essaie de faire partager son enthousiasme. Pari réussi. Petit à petit, Matthieu devient une figure originale et incontournable du paysage musical hexagonal. Au cours du printemps 2000, il reprend sa tournée avec un succès grandissant. Son passage à l'Olympia en mars se déroule à guichets fermés. Des simples sortent les uns après les autres. Après "Je dis aime", c'est "Onde sensuelle", puis "Bleu électrique" enregistré en live à l'Elysée-Montmartre. Le point d'orgue de cette saison est la cérémonie des Victoires de la Musique le 11 mars au cours de laquelle M remporte la Victoire convoitée du Meilleur interprète masculin de l'année ainsi que celle, fort méritée, du meilleur concert. La suite de la tournée est d'autant plus une réussite. M est désormais un artiste populaire, qui plaît par sa gentillesse, son humour et l'immense énergie qui se dégage de ses prestations. En juin, M s'installe quatre soirs à la Cigale. Puis le 9 juillet 2000, en pleine tournée des festivals d'été, M fait une escale à Montreux pour un hommage à Serge Gainsbourg. Il y donnera une magnifique version de "Nazi Rock" ainsi que de "L'Eau à la bouche". Point de répit, à l'automne, M repart sur la route et fait un passage remarqué de cinq dates à l'Olympia en novembre. Alors que le disque s'est vendu à plus de 200.000 exemplaires, que la tournée a très bien marché, M ressent le besoin de se poser un peu et envisage de cesser pour un temps, ses activités scéniques. Pour répondre à la demande générale, Matthieu sort un double live en juin 2001. "Le Tour de M", tel est son titre, comporte des morceaux qui ont été enregistrés à différents endroits tout au long de sa tournée et qui n'ont pas été retouchés en studio comme cela arrive la majorité du temps. M a ainsi voulu conserver l'authenticité du son, des interprétations et des ambiances de toutes les salles et festivals où il s'est produit. Le 1er mai 2002, le jeune homme devient père. En effet, sa compagne Céline donne naissance à une petite fille nommée Billie. Matthieu commence à écrire de nouvelles chansons dès le mois de juillet. Au printemps suivant, il publie d'abord, un album d'instrumentaux intitulé "Labo M1", bric-à -brac de morceaux, maquettes et inédits issus de son studio d'enregistrement. Avide de nouveaux projets, M collabore aussi avec des réalisateurs de films: il compose et interprète le titre générique du premier film de Vincent Perez, Peau d'ange (sorti en France en octobre 2002) et interprète le générique des Triplettes de Belleville, dessin animé de Sylvain Chaumet (juin 2003). Puis avec ses acolytes, Cyril Atef et Vincent Segal, il rode quelques semaines plus tard, ce qui sera son prochain album de chansons, "Qui de nous deux ?", sorti en novembre 2003. Le chanteur met une nouvelle fois, son personnage de M en scène, même s'il songe aujourd'hui à s'en séparer et à devenir y compris sur scène, Matthieu Chédid lui-même. La paternité ayant sans doute jouer un certain rôle, les titres intimistes comme "le Radeau" ou "la Corde sensible" font preuve d'une sobriété assez récente. Le propos général de l'album semble être plus profond et de l'aveu même de l'artiste, plus personnel comme dans "Je me démasque". 13 février 2004, premier concert de l'année à Clermont Ferrand et premier d'une longue tournée qui passe par Le Caire, en Egypte, le 19 juin. Un concert exceptionnel pour la fête de la musique qui marque les retrouvailles avec les racines familiales : sa grand-mère, Andrée Chedid, écrivain et poète d'origine libanaise, son grand père Louis Antoine et son père, le chanteur Louis Chedid, sont en effet nés au pays des Pharaons."vendredi, décembre 09, 2005
From the valley of wind.
Hayao Miyazaki.
"Miyazaki est né pendant la seconde guerre mondiale, le 5 janvier 1941, à Tokyo. Son père dirige alors l’entreprise familiale qui fabrique des pièces pour un avion de guerre japonais. Fasciné par ces avions, Hayao développe dès l'enfance une passion dévorante pour les engins volants qui ne le quittera jamais. C’est en 1958, alors qu’il est déjà très attiré par l’univers des mangas de Tezuka (Astro boy), qu’il découvre au cinéma Hakujaden (La légende du serpent blanc) que Taiji Yabushita réalise pour la Toei Doga. C’est le premier long métrage d’animation japonais en couleur, et Miyazaki se rend compte des possibilités de cet art. Pendant cette période il s’engage dans le combat syndical. Devant la baisse constante de qualité des films d’animation, la nouvelle génération d’auteurs, dont Miyazaki et Takahata font partie, s’attaque à la préparation d’un long métrage aidé par des animateurs confirmés comme Yasuo Otsuka, Kotabe Yoichi. C’est ainsi qu’Horus, Prince du Soleil (voir article)sort sur les écrans en juillet 1968. Le film ne marche pas très bien lors de sa sortie mais les artistes qui ont réalisé ce film se rendent compte qu’il est possible de créer des œuvres de haute qualité. Miyazaki continue son apprentissage au sein de la Toei Doga malgré les nombreuses tensions qui existent entre les dirigeants et les animateurs. C’est à cette époque (1969-1970) qu’il se lance dans le manga en utilisant le pseudonyme de Akitsu Saburo, avec Sabakuno Tami (Le peuple du désert).A la Toei, il enchaîne notamment les longs métrages Nagagutsu Wo Haita Neko (Le Chat botté - 1969), Dobutsu Takarajima (L'île au trésor des animaux - 1971) et Ali Baba to 40 no Tozoko (Ali Baba et les 40 voleurs - 1971). En 1971, Miyazaki quitte finalement la Toei Doga pour retrouver Takahata, Yoichi Kotabe et Otsuka Yasuo aux studios A-Pro. Ils créent dans ce studio deux merveilles : Panda Ko Panda (Panda et petit-Panda) et Panda Ko Panda amefuri Circus no maki (Panda et petit-Panda, Jour de pluie au cirque). Ces deux courts métrages d’une vingtaine de minutes sont d’une inventivité et d’une tendresse qui préfigurent l’un des chefs d’œuvres de Miyazaki : Totoro (ne serait-ce que pour la ressemblance entre le Papa Panda et Totoro). Puis en 1973, nouveau départ de Miyazaki cette fois-ci pour pour Zuiyo Pictures, en compagnie de Takahata et de Kotabe. Miyazaki y travaille sur la série Heidi réalisée par Takahata. En 1975 Zuiyo Pictures devient Nippon Animation et c’est quatre ans plus tard , en 1979, que Miyazaki réalise pour cette société son premier film Lupin III Cagliostro no Shiro (Le Château de Cagliostro), basé sur le personnage Lupin III lui-même tiré d’un manga. Malgré cette première expérience plutôt réussie dans la réalisation, Miyazaki retourne à l’animation de série télé pour la TMS (Tokyo Movie Shinsha). Mais en 1982 la vie d’artiste de Miyazaki va littéralement changer grâce à la publication dans Animage d’un manga du nom de Kaze no Tani no Nausicaä, dont Miyazaki terminera l’éciture en 1994. Le manga obtient un beau succès et il est rapidement décidé d’en faire une adaptation animée. Celle-ci est confiée à Miyazaki lui-même. Et c’est grâce au succès de ce film que Miyazaki et Takahata, producteur de Nausicaä, créent les Studios Ghibli (dont le nom est tiré d’un avion de guerre italien !) en 1985. Le premier film qui sort des studios est réalisé par Miyazaki, c’est Tenkû ni shiro Laputa (Le Château dans le ciel) en 1986, un film magnifique qui permet à Miyazaki de dessiner des avions. Puis les succès vont se succéder pour Miyazaki. 1988 : Totani no Totoro (Mon voisin Totoro) l’histoire de la rencontre de deux petites filles avec un monstre merveilleux de la forêt. Sûrement l’un des plus beau et plus tendre film de Miyazaki. Totoro marque tellement les esprits que les studios Ghibli l’utilisent comme emblème. Un an après c’est autour de Majo no takkyubin (Kiki la petite sorcière) d’apparaître sur les écrans japonais. Au travers de cette jeune sorcière, Miyazaki nous livre une très belle étude sur la difficulté de s’intégrer à un environnement étranger et la difficulté de passer de l’age adolescent à un âge adulte, thèmes que l’on retrouvera dans de nombreux films par la suite. Puis, en 1992, c’est Kurenai no buta (Porco Rosso) qui permet à Miyazaki de dessiner de nombreux avions. Miyazaki se consacre ensuite aux autres films de Ghibli, et c’est en 1994 que le producteur des studios Ghibli, Suzuki Toshio, convainc Miyazaki que le moment est arrivé de réaliser un vrai film épique. Il se remet alors à la réalisation sur un vieux projet qui deviendra l’un de ses films les plus importants. Pendant plus de trois ans Miyazaki va travailler sur le développement et la réalisation de Mononoke-hime (Princesse Mononoke), bien qu’il en profite aussi pour réaliser un court-métrage On your Mark (1995). Mononoke sort pendant l’été 1997 au Japon et bat tous les records au box office. Le film raconte l’histoire d’un jeune guerrier, Ashitaka, qui à la suite d’une malédiction doit partir dans une longue quête pour sa guérison. C’est à partir de ce film que Miyazaki fait apparaître autant de caractéristiques purement japonaises. La maestria de réalisateurs et l’animation sont sublimes. Quatre ans après, Miyazaki assit définitivement sa réputation de géant de l’animation avec Sen To Chihiro No Kamikakushi (Le voyage de Chihiro). Avec ce film, il revient sur l’un de ses thèmes favoris : le passage d’un état à l’autre dans cas précis, le passage de petite fille à adolescente avec l’histoire de Chihiro qui va devoir affronter de nombreuses épreuves afin de pouvoir sauver ses parents transformés en cochons. Là encore le film bat tous les records du box office japonais et remporte la récompense suprême du festival de Berlin (l’Ours d’or) ainsi que l’Oscar du meilleur film d’animation. Enfin, en 2001, Miyazaki réalise un court métrage - dans lequel apparaissent la petite fille Mei et les chats bus de Totoro - pour le Ghibli Museum qui vient d’ouvrir ses portes. Désormais, Miyazaki Hayao est une des valeurs les plus sûres du cinéma japonais, ses qualités dont l’exigence, la sensibilité, l’imagination et bien sûr un talent qui semble sans bornes, font que chaque nouveau film du maître est un événement. Si aujourd’hui on peut se féliciter de la sortie rapide du Château Ambulant en France (il est sorti au Japon en novembre 2004), il faut se souvenir que cette situation est très récente et qu’il y a encore quelques années, le meilleur moyen de découvrir les films de Miyazaki était le laserdisc non sous-titré. Pourtant Miyazaki arrive rapidement sur les écrans français (cf. Nausicaä dès 1987). Le problème c’est qu’à l’époque on espère peu de ce genre de "produit" et le film, distribué sous le titre Le Vaisseau fantôme, bénéficie d’une traduction très aléatoire. De plus, le film est remonté (21 minutes en moins), une version que Miyazaki lui-même veut qu’on oublie ! Il faudra attendre huit ans pour de nouveau voir un de ses films sur les écrans français. Alors que Porco Rosso sort au Japon, Miyazaki voit sa réputation grandir parmi les fans d’animation japonaise en Europe. Et c’est au festival d’Annecy 1993 que l’on pourra découvrir quelques uns de ses films, on se souvient notamment d’une séance mémorable de Totoro, pour laquelle Miyazaki avait été présenté par Moebius, et du quart d’heure de standing ovation à la fin du film… A ce même festival, Porco Rosso obtient le prix du long métrage. Fort de ce succès, le distributeur décide de promouvoir le film, et il fait même doubler la voix du héros par Jean Reno. Mais n’ayant pas réussi à se positionner, entre film d’auteur ou film pour enfant, le film ne marche pas tellement (150 000 entrées). Et il va donc de nouveau falloir attendre plusieurs années pour voir un nouveau Miyazaki. Ce sera Mon voisin Totoro d’abord sorti en vidéo puis diffusé à la télé ; le film finit par sortir en salle en décembre 1999. Cette fois-ci le score est honorable avec près de 250 000 entrées en France ( le film atteindrait maintenant presque 600 000 entrées grâce à une ressortie en 2002). Les sorties vont alors se succéder, grâce à l’accord passé entre Ghibli et Disney pour la distribution des films à travers le monde. Les sorties en salle ont parfois frisé le ridicule en ce qui concerne la chronologie des réalisations Le voyage de Chihiro sortant avant Kiki ou Le Château dans le ciel, faisant passer tous ces film pour des nouveautés !! La puissance de Buena Vista en France va réussir à imposer le génial cinéaste japonais sur nos écrans. Car avec plus de 700 000 entrées pour Princesse Mononoke, 1 437 000 entrées pour Le Voyage de Chihiro, 930 000 pour Le Château dans le ciel et 600 000 pour Kiki, chaque film du réalisateur sortant sur nos écrans devient un événement. Ceci ne devrait pas changer avec Le Château Ambulant qui risque de continuer sur sa lancée et qui devrait, après avoir battu des records au Japon et en Corée, rencontrer un franc succès en France. La quasi-intégralité des films de Miyazaki est passée sur grand écran, mais il en manque quelques uns puisque 20 ans après sa sortie au Japon, le premier chef d’œuvre de Miyazaki, Nausicaä, n’a toujours pas eu le droit à une vraie sortie. Encore un petit effort messieurs les distributeurs ! Et puis maintenant qu’on a eu le plaisir de découvrir cet immense auteur, il est nécessaire de ne pas oublier les autres réalisateurs d’animation japonaise… 1963 WAN WAN CHUSHINGURA Court métrage Histoire des 47 loyaux sujets (Participation d'Hayao Miyazaki à la partie animation)1963 OKAMI SHONENE KEN Série TV Ken l'enfant loup 1964 SHONEN NINJA KAZE NO FUJIMARU Série TV Fujimaru le garcon chevalier du vent 1965 GARIBA NO UCHU RYOKO Court métrage Les voyages spatiaux de Gulliver (Long métrage d'animation sur lequel Miyazaki travaille en tant qu'animateur) 1965 HASSURU PANCHI Série TV Panchi, le bagarreur Série TV qui marque une des premières rencontre entre Hayao Miyazaki (Croquis ) et Isao Takahata (séquence générique)1966 REINBOSENTAI ROBIN Série TV Robin, le soldat de l'arc en ciel 1967 MAHOTSUKAI SALLY Série TV Sally, la petite sorciere 1968 TAYO NO OJI HORUS NO DAIBOKEN Long métrage Le prince du soleil, les grandes aventures d'Horus. Tiré d'une légende nordique, ce long métrage est dirigé par Isao Takahata. La participation d'Hayao Miyazaki se situe au niveau des croquis et de la conception des décors 1969 NAGAGUTSU WO HAITA NEKO Long métrage Le chat botte, libre adaptation du célèbre conte de Perrault. Miyazaki réalise une partie de la fin du film en story board. Le chat botté eut un tel succès qu'il devint le symbole de la compagnie productrice, la Tôei Doga. 1969 SORATOBU YUREISEN Long métrage 1970 HIMITSU NO AKKO-CHAN Série TV Mysterieuse Akko-Chan(Caroline) 1971 DOBUTSU TAKARAJIMA Long métrage l'ile aux tresors des animaux Hayao MIYAZAKI souhaitait que la jeune fille est plus de caractère contrairement au réalisateur qui la souhaitait assez douce. Après des négacoations par Takahata entre Hayao et le réalisateur, c'est Hayao qui imposa son opinion. 1971 ALI BABA TO 40 NO TOSOKO Long métrage Ali Baba et les 40 voleurs 1971 LUPIN III Série TV 1972 AKADO SUZUNOSUKE Série TV 1972 PANDA KOPANDA Court métrage Panda, le petit panda 1973 DOKONJO GAERU Série TV 1973 PANDA KOPANDA AMEFURI SAKASUNOMAKI Court métrage Panda, le petit panda, journee pluvieuse au cirque 1973 KOUYA NO SHONEN ISAMU Série TV Isamu, le garcon des landes incultes 1974 SAMURAI JYAIANTSU Série TV Les samourai geants 1974 ALPS NO SHOJO HEIDI Série TV Heidi, la fille des Alpes 1975 FLANDERS NO INU Série TV Le chien des Flandres 1976 HAHA OTAZUNETE SANZENRI Série TV 3 000 lieues a la recherche de maman 1977 ARAIGUMA RASCAL Série TV Ce coquin de raton laveur 1978 LUPIN III Série TV 1978 MIRAI SHONEN CONAN Série TV Conan, le fils du futur. Miyazaki avait réalisé le story-board, dirigé la mise en scène et conçut des personnages 1979 AKAGE NO AN Série TV Anne aux cheveux roux 1979 CAGLIOSTRO NO SHIRO Long métrage Le chateau de Caggliostro. C'est le premier long métrage dont Hayao Miyazaki assure la réalisation et le scénario. 1982 SPACE ADVENTURES COBRA. 1983 LITTLE NEMO. Ce long métrage raconte les aventures de "Little Nemo". Adapté du personnage de BD de Winsor McCay, ce film devait être prometteur. Miyazaki, comme tant d'autres (même le Français Moebius) avaient apporté leur contribution à ce long travail dont la version finale (1991) se révèle être un film sans âme par rapport à la qualité du travail de Winsor MacCay. 1984 KAZE NO TANI NO NAUSICAA Long métrage Nausicaa de la vallee du vent 1984 AOI KOOGOKU NO MAKI Court métrage le rubis bleu 1984 KAITANO GIHOO NO MAKI Court métrage L'escroquerie au tresor des fonds marins 1984 MEITANTEI HOLMES Série TV Sherlock Holmes 1986 TENKU NO SHIRO LAPUTA Long métrage LAPUTA, le chateau du Ciel 1988 TONARI NO TOTORO Long métrage Mon voisin Totoro 1989 MAJO NO TAKKYUBIN Long métrage La messagerie de l'ensorceleuse 1992 PORCO ROSSO, KUREINA NO BUTA Long métrage Porco Rosso 1995 ON YOUR MARK (Clip musical) 1997 MONONOKE HIME Long métrage Princesse Mononoke 2001 LE VOYAGE DE CHIHIRO Long métrage 2004 LE CHATEAU AMBULANT Long métrage COURTS METRAGES "Kujiratori" réalisé par Miyazaki, et sur lequel a travaillé Masaaki Yuasa. Basé sur un livre pour enfant de Yuriko Oomura & Rieko Nakagawa "Koro no Dai Sanpo" réalisé pour le musée, par Hayao Miyazaki. "Meï & le Chaton-Bus" "Kûsô no Sora Tobu Kikaitachi" réalisé par Miyazaki pour un special Laputa. Miyazaki aurait prêté sa voix à un personnage cochon censé le représenter dans le court-métrage ...Il raconte l'époque du 19ème où Albert Robida tentaient de construire des engins volants farfelus, et explique le fonctionnement relatif de certains engins dans Laputa."Astro boy & Cie.
Osamu Tezuka.
Né le 3 novembre 1928 à Toyonaka, dans la préfecture d’Osaka, Osamu Tezuka n’est pas le pionnier de la bande dessinée japonaise, titre revenant de droit à Rakuten Kitazawa (1876-1955), mais il est celui dont le coup de crayon et les coups de génie ont, sitôt après la guerre, donné à l’industrie du manga ses nouvelles fondations, celui dans lequel plusieurs génÃ














































































































